Serge Legrand-Vall

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Serge Legrand-Vall
Naissance (60 ans)
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture Français
Genres

Serge Legrand-Vall, né en 1958 à Montauban (Tarn-et-Garonne), est un écrivain français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Maria del Pilar Vall et d’un père originaire de Castres, qu’il n’a jamais connu. Il passe une enfance mouvementée et fondatrice en Ariège, entre Ax-les-Thermes où vivent ses grands-parents réfugiés espagnols et Gourbit, où il est placé par l'Assistance publique. Il est adopté en 1964 et change de patronyme. Il retrouvera sa famille espagnole en 1986.

Attiré par des études artistiques, iI entre à l'École supérieure des arts appliqués Duperré, à Paris, dont il est diplômé en 1979. Il découvre aussi l’ethnologie et suit des cours à l’université Paris-VII sur l’Amérique pré-colombienne. En parallèle d'une carrière de créatif pour la publicité, il s'initie à l'écriture scénaristique en 1986 avec Alem Surre-Garcia aux Ateliers Cinématographiques Sirventès de Toulouse. Il vit depuis 1995 à Bordeaux.

En publicité, il est notamment l'auteur des campagnes radio de l'enseigne Cultura, interprétés par Fabrice Luchini, de 2004 à 2016.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Dans son essai Toulouse-Bordeaux l’un dans l’autre, il explore les origines de la rivalité de ces deux villes mais aussi leurs liens intimes, interrogeant ainsi la valeur de sa propre trajectoire. Il bénéficie pour ce premier ouvrage du parrainage du journaliste et écrivain Pierre Veilletet.

Les îles du Santal, roman d'un voyage reconstructeur aux îles Marquises, concrétise sa fascination pour les îles du Pacifique. À la suite de cette parution, il obtient une résidence d’écriture soutenue par la région Aquitaine, dans l’île de Nuku Hiva, où il séjourne en décembre 2011. La part du requin, fruit de son séjour, évoque l'annexion française de l'archipel, à travers les regards d'un déserteur français et de ses deux enfants “demis”. Ce roman redonne vie à des figures historiques marquisiennes, comme Pakoko et Temoana. Il constitue également un miroir littéraire à Taïpi de Herman Melville, auquel il emprunte plusieurs personnages.

La rive sombre de l’Ebre, quête d'un père disparu pendant la guerre d’Espagne, convoque la mémoire occultée des réfugiés espagnols. Cet ouvrage a été nominé pour le Prix littéraire d'Aquitaine 2013[1] et remarqué par Le Monde des livres :“Plongée dans les années 60, ce roman initiatique, d'une belle et claire écriture, aborde avec sensibilité les thèmes de la mémoire, de la paternité et de la transmission.”

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Toulouse Bordeaux l’un dans l’autre, Loubatières, 2005
  • Les îles du santal, Elytis, 2011
  • La rive sombre de l’Ebre, Elytis, 2013
  • La part du requin, Elytis, 2015
  • Objets littéraires, (nouvelles) StJohn's éditions, 2017

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

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