Serge Hercberg

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Serge Hercberg (né le à Paris) est un épidémiologiste français à Paris 13, spécialiste de la nutrition. Il a lancé le programme SU.VI.MAX, et préside le Programme national nutrition santé.

Biographie[modifier | modifier le code]

Serge Hercberg est né en 1951[1]. Docteur en médecine à l'UPMC en 1979, puis chercheur à l’Institut scientifique et technique de la nutrition, il est aussi Docteur es Sciences en 1986 à Paris VII. Il effectue son post-doctorat au Kansas University Medical Center[2].

Il a été un des principaux responsables de l'étude SU.VI.MAX à partir de 1994[3]. Il est le président du Programme national nutrition santé (PNNS) lancé par l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments devenue depuis l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES).

Il a obtenu le prix Recherche de l’Institut français pour la nutrition en 1997[4]. Il est membre du Haut conseil en santé publique depuis 2007, et coordinateur de l’enquête NutriNet Santé depuis 2009, et a conduit plusieurs projets de santé publique pour le compte du ministère de la Santé.

A propos de la taxe soda entrée en vigueur en 2012, il considère que cette taxe permet « d'orienter les consommateurs vers des aliments plus intéressants sur le point de vue nutritionnel »[5].

Ses travaux ont inspiré le système d'étiquetage Nutri-score[6], signalant la qualité nutritionnelle des produits, qui est testé à partir de septembre 2016[7]. Il a été interviewé en septembre 2016 dans le cadre du magazine télévisé Cash investigation à propos de ce logo nutritionnel 5-C, contesté par le lobby agroalimentaire[8],[9]. Ce système d'étiquetage est repris par le wiki alimentaire Open Food Facts depuis 2014[10].

Adopté en mars 2017, le système Nutri-Score est désormais recommandé aux fabricants[11] — le règlement européen 1169/2011 ne permet pas d'imposer un système d'étiquetage nutritionnel[12]. Il est utilisé par Auchan, Fleury Michon, Intermarché et E.Leclerc (uniquement sur son site pour ce dernier)[13]. Les fabricants Coca-Cola, Nestlé, Mars, Mondelez, Pepsico et Unilever ont quand à eux refusé d'appliquer ce système[13].

Publications[modifier | modifier le code]

  • Aspects actuels des carences en fer et en folates dans le monde, Editions de l'Institut national de la sante, 1990
  • Réflexions sur le système d’information nutritionnelle coloriel 5-C, revue Les Tribunes de la santé 2015/4 (n° 49)
  • Pour une politique nutritionnelle à la hauteur des enjeux de Santé Publique !, Santé Publique 2014/3 (Vol. 26)
  • La nutrition : des constats aux politiques, dossier coordonné par Serge Hercberg, 2014, La Documentation française[14]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Serge Hercberg », sur France Inter (consulté le 14 septembre 2016).
  2. « Serge Hercberg – Epidémiologiste de la Nutrition » [PDF], sur Université Paris 13 (consulté le 14 septembre 2016).
  3. « Les vraies leçons de SUVIMAX », sur Lanutrition.fr
  4. « Serge Hercberg », sur Haut Conseil de la santé publique, (consulté le 14 septembre 2016).
  5. « Faut-il taxer la malbouffe ? », sur francetvinfo,
  6. Pr Serge Hercberg, Pr Arnaud Basdevant et Dr Chantal Julia (avec l'aide de), « Propositions pour un nouvel élan de la politique nutritionnelle française de santé publique dans le cadre de la Stratégie Nationale de Santé », -,‎ , p. 48-52 (lire en ligne)
  7. « 4 nouveaux logos nutritionnels testés à la rentrée 2016 », sur boursorama,
  8. « Le prototype du logo nutritionnel 5-C contesté par le lobby agroalimentaire », sur francetvinfo,
  9. « Comment le lobby agroalimentaire veut tuer l'étiquetage nutritionnel », www.francesoir.fr,‎ (lire en ligne)
  10. Open Food Facts Score nutritionnel - Notes de couleurs - France, Open Food Facts
  11. « Logo nutritionnel : le ministère tranche en faveur du 5C recommandé dès le mois d'avril », Le Quotidien du Médecin,‎ (lire en ligne)
  12. « Règlement (UE) n°1169/2011 du Parlement européen et du Conseil du 25 octobre 2011 concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires », article 35, paragraphe 2,  : « Les États membres peuvent recommander aux exploitants du secteur alimentaire d’utiliser une ou plusieurs formes d’expression ou de présentation complémentaires de la déclaration nutritionnelle dont ils estiment qu’elles satisfont le mieux aux exigences fixées au paragraphe 1, points a) à g). Les États membres communiquent à la Commission les modalités de ces formes d’expression ou de présentation complémentaires. »
  13. a et b « Étiquetage nutritionnel simplifié – Le modèle officiel déjà adopté… », Que Choisir,‎ (lire en ligne)
  14. http://www.sudoc.abes.fr//DB=2.1/SET=2/TTL=1/SHW?FRST=2

Liens externes[modifier | modifier le code]