Serge Espoir Matomba

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Serge Espoir Matomba,  est un homme politique camerounais, premier secrétaire du Peuple uni pour la rénovation sociale (PURS), il est né le à Douala[1]. Conseiller municipal de l’arrondissement de Douala 4e depuis 2013[2], il fait partie des premiers jeunes camerounais qui sont montés sur les tribunes pour dénoncer les travers du régime actuel[3]. C’est un entrepreneur camerounais[4].

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Emmanuel Didier Baboulek, agent de police et de Naomie Mondj mère au foyer, Serge Espoir Matomba est né le  à Douala au Cameroun. Il est élevé dans des conditions modestes et reçoit une éducation chrétienne stricte fondée sur les valeurs telles l’amour du prochain, le sens du partage et de la responsabilité[1]. Il est marié. 

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

En 1996, après un stage effectué au sein de la société camerounaise Okoyo, il crée sa propre entreprise Espoir LDA qui est un cabinet d’études et de viabilisation de projets, d’import-export. La société, oriente les entreprises sur leurs stratégies de développement[1].

Au début des années 2000, il parcourt plusieurs pays avant de s’installer au Portugal[4].  Il y crée l’entreprise Ton Super, spécialisée dans le secteur des hydrocarbures.

En 2008 Ton Super Cameroun voit le jour après que Serge Espoir Matomba ait fait la rencontre de Daniel Proença de Carvalho (pt), portugais, ancien ministre et dirigeant de la multinationale pétrolière portugaise Galp Énergie[1]

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Les débuts en politiques[modifier | modifier le code]

En 2008, il retourne au Cameroun, envisage mettre sur pied une ONG qui aboutit en 2010 à la création d’un parti politique dénommé Peuple uni pour la rénovation sociale[5] où il est élu Premier Secrétaire. Il est le premier à occuper les fonctions de première personnalité du parti. 

Conseiller municipal de l’arrondissement de Douala 4e [modifier | modifier le code]

À l’issue des élections municipales et législatives du , il est élu conseiller municipal de l’arrondissement de Douala 4e[6]. Dans cette commune d’arrondissement plusieurs partis politiques participent au conseil municipal à l’instar du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, du Social Democratic Front, du Peuple uni pour la rénovation sociale, une cohabitation qui laisse parfois percevoir des remous[7].

Grève de la faim en juillet 2014[modifier | modifier le code]

En juillet 2014, Serge Espoir Matomba et les cadres du PURS  entament une grève de la faim,  suite à l’augmentation du prix des hydrocarbures par le gouvernement camerounais, et l’adoption du projet de loi portant ratification des Accords de partenariat Économique[8]. La grève sera interrompue au bout de 3 jours après qu’il leur soit notifier de  rédiger un mémorandum au Président de la République[9]. Serge Espoir Matomba pense que la ratification des APE est une décision suicidaire du gouvernement Camerounais, parce que le tissu économique du Cameroun est encore embryonnaire. Il estime que la signature de ces accords avec un mastodonte comme l’Union Européenne freine  l’envol économique du Cameroun[9].  

Position au sujet de la crise anglophone[modifier | modifier le code]

Depuis le début de la crise anglophone en Octobre 2016, il  a fait plusieurs propositions.

Dialogue inclusif[modifier | modifier le code]

Au début de crise dans la région du Nord-Ouest et la région du Sud-Ouest du Cameroun, Serge Espoir Matomba a appelé à la libération sans condition des prisonniers. Il a également invité le gouvernement à l’ouverture du dialogue[10]. En Septembre 2017, il a condamné l’escalade de la violence, la profanation du drapeau et des emblèmes de la république par les sécessionnistes[11].  Pour éviter que le Cameroun ne devienne un État d’exception[12], il a proposé un dialogue inclusif portant sur la mauvaise gouvernance, avec des acteurs tels que les chefs traditionnels, les leaders religieux, la société civile, les acteurs politiques[13]

Force Tampon[modifier | modifier le code]

À la suite des tensions observées le 1er octobre 2017 dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest du Cameroun, il a proposé la mise sur pied d’une force tampon, constituée d’hommes politiques et acteurs de la société civile. Cette force tampon est présentée comme un organe de médiation entre l’État et les leaders de la crise anglophone[14].

Appel à la démission de Paul Biya[modifier | modifier le code]

Avant la crise anglophone, Serge Espoir Matomba avait déjà appelé à la démission du Président camerounais[15]. De la guerre contre Boko Haram, aux Accords de partenariat économique, tout est prétexte pour clamer la démission de Paul Biya. Après l’enlisement de la crise anglophone, il a une fois de plus demandé au Chef de l’État camerounais de quitter le pouvoir[16]

Candidat à l’élection présidentielle de 2018[modifier | modifier le code]

Lors du deuxième congrès du PURS achevé le , Serge Espoir Matomba a été investi par son parti pour être candidat à l'élection présidentielle camerounaise de 2018[1]. Il fait partie des 9 candidats à l'élection présidentielle du 7 octobre 2018 au Cameroun qui font recours aux réseaux socionumériques[17] pour battre campagne au delà des meetings qu'il tient sur le terrain.

Distinction[modifier | modifier le code]

2013 : Meilleur jeune leader politique et étoile montante du management[18].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « Cameroun : qui est Serge Espoir Matomba, candidat déclaré à la présidentielle 2018 ? – JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne, consulté le 12 décembre 2017)
  2. (en-US) Afrik-Inform, « CAMEROUN: 2018 EST DÉJÀ LÀ! QUI POUR SUCCÉDER À PAUL BIYA? », sur www.afrik-inform.com (consulté le 12 décembre 2017)
  3. Steve Njoh, « ça presse », Approches différenciées du Purs,‎ , p.5
  4. a et b « Serge Espoir MATOMBA – PURS : Peuple Uni pour la Rénovation Sociale / United People for Social Renovation », sur www.purscm.com (consulté le 12 décembre 2017)
  5. « Cameroun,Serge Espoir Matomba: candidat à la présidentielle de 2018 », sur www.camer.be (consulté le 12 décembre 2017)
  6. « Cameroun : qui est Serge Espoir Matomba, candidat déclaré à la présidentielle 2018 ? », sur www.jeunefrique.com, (consulté le 12 décembre 2017)
  7. « Mairie de Douala IV : Serge Espoir Matomba met en difficulte le conseil municipal et le prefet du Wouri », sur www.africapresse.com, (consulté le 12 décembre 2017)
  8. « Vie chère: Serge Espoir Matomba entame une grève de la faim illimitée », sur www.afritime.com, (consulté le 12 décembre 2017)
  9. a et b « Vie chère: Serge Espoir Matomba entame une grève de la faim illimitée », sur fr.africatime.com (consulté le 12 décembre 2017)
  10. M.L.M, « Le Messager », Nous demandons un retour au dialogue,‎ , p10 (www.quotidienlemessager.net)
  11. « Le Purs exige la démission de Paul Biya », sur www.purscm.com, (consulté le 12 décembre 2017)
  12. E.K.K., « La nouvelle expression », Serge Espoir Matomba pour le dialogue inclusif,‎ , p7 (www.lanouvelleexpression.info)
  13. « Non à la médiation de l'ONU, oui à la libération des prisonniers, oui au dialogue inclusif », sur www.purscm.com, (consulté le 12 décembre 2017)
  14. « Cameroun - Crise Anglophone: Le PURS propose la création d’une «Force Tampon» pour mener les négociations », sur www.cameroon-info.net, (consulté le 12 décembre 2017)
  15. « Cameroun: Paul Biya doit démissionner », sur www.camer.be (consulté le 12 décembre 2017)
  16. Edmond Kamguia. K, « Serge Espoi Matomba appelle à la démission de Paul Biya », La nouvelle expression,‎ , p6 (www.lanouvelleexpression.info)
  17. LeBledParle.com, Chancelin Wabo, « Cameroun/Présidentielle 2018 : Joshua Osih est le candidat le plus actif sur les réseaux sociaux numériques », Le Bled Parle | Actualité au Cameroun info Cameroun et tendances, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 25 septembre 2018)
  18. (en-US) « Serge Espoir Matomba Archives - Camernews », sur Camernews (consulté le 12 décembre 2017)