Sequana (mythologie)

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Sequana
Déesse de la mythologie celtique
Possible représentation de Sequana découverte à Gissey-sur-Ouche (Côte-d'Or).
Possible représentation de Sequana découverte à Gissey-sur-Ouche (Côte-d'Or).
Caractéristiques
Fonction principale Déesse de la Seine
Fonction secondaire Déesse guérisseuse
Culte
Temple(s) Sanctuaires des Sources de la Seine
Symboles
Attribut(s) Barque
Animal Canard

Dans la mythologie celtique gauloise, Sequana est la nymphe des sources de la Seine, représentée le plus souvent sous les traits d'une jeune fille debout sur une barque. Des statuettes votives à cette effigie ont été retrouvées le long de la Seine[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Sequana sur son bateau-canard.

Les sources de la Seine, appelées aussi les Fontes Sequanae (« les sources de Sequana »), sont situées dans une vallée sur le Plateau de Langres à Source-Seine. À partir de la fin de La Tène, le sanctuaire fut aménagé par les Lingons aux sud-ouest de leur territoire. Ils y construisirent deux temples, une enceinte avec des colonnes et d'autres structures centrées sur la piscine et la source.

Religion et médecine demeurant mêlées dans l'Antiquité, les sanctuaires guérisseurs de sources sont comparables à des centres médicaux pour cures thermales. Selon les archéologues les pèlerins, après avoir fait leurs ablutions et être passés au temple, offraient à Sequana l'image de la maladie (cécité, paralysie, arthrites et infections diverses) dont ils souhaitaient obtenir ou avaient obtenu la guérison.

De nombreuses dédicaces furent ainsi faites à Sequana et retrouvées dans son temple, incluant un grand vase avec son nom inscrit dessus et rempli de modèles de corps humains en bronze et en argent qui auraient été guéris par elle. Des images et ex-voto en bois (bois sculptés des sources de la Seine) et en pierre de hanches, d'organes internes, de têtes et de corps entier lui furent offerts dans l'espoir d'une guérison, de même que de nombreuses pièces, bijoux et objets précieux. Les maladies respiratoires et les maladies des yeux étaient communes à l'époque. Les pèlerins étaient souvent dépeints comme portant des offrandes à la déesse, y compris de l'argent, des fruits ou un chien ou un oiseau préféré.

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

1. Patrick Huet, Séquana nymphe ou déesse de la Seine ?, Éditions Bod, 2015. (ISBN 978-2-322-01732-4)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bruno Dell, Histoire de Paris, collection Le grenier des merveilles, Éditions Hatier, Paris : 1992

Liens externes[modifier | modifier le code]