Sept arts

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Les sept arts sont une classification des arts, établie en 1969 par le philosophe Étienne Souriau en se basant sur sept caractéristiques sensorielles. Contrairement à d'autres classifications plus anciennes établies par les philosophes Alain et Schelling; celle plus tardive d'Étienne Souriau tente une classification plus générale, essayant d'englober tous les genres artistiques (anciens, actuels et même futuristes) et les formes possibles et les classe en sept catégories.

L'appellation « sept arts » s'appuie sur l'utilisation courante de l’expression septième art pour désigner le cinéma. Les appellations huitième art, neuvième art et dixième art étaient soit non-reconnues à l'époque de Souriau, soit peu utilisées dans le langage courant. Aussi, « sept arts » est une formule se rapportant à la tradition d'attacher un sens mystique au nombre sept, fréquemment considéré comme un nombre positif voire sacré[1].

La classification des sept arts[modifier | modifier le code]

Classification populaire des arts[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Classification des arts.

La classification suivante était communément admise au XXe siècle :[réf. nécessaire]

Pour les arts récents, plusieurs furent généralement qualifiés de « huitième » ou « neuvième art » sans considération pour leur ancienneté : la radio[2], la télévision[3], la photographie, la bande dessinée — généralement plus spécifiquement qualifiée de neuvième art, tel que proposé par Claude Beylie en 1964 qui accordait à la télévision la place de 8e art[4] — ou le jeu vidéo[5].

Classification d'Étienne Souriau[modifier | modifier le code]

Après plusieurs tentatives et propositions voire querelles sur la classification des arts ou sur la comparaison des arts, Étienne Souriau[6] a proposé sa classification qu'il voulait totale et générale dans son livre La Correspondance des arts, éléments d’esthétique comparée (1969), où il distingue sept classes d’art d’après leurs caractéristiques sensorielles (la saillie, la ligne, la couleur, la mélodie, le mouvement, la prononciation et la lumière). Chaque classe peut produire un art sur deux niveaux, représentatif/abstrait, c’est-à-dire :

Les œuvres artistiques composées[modifier | modifier le code]

Les produits artistiques peuvent regrouper un ou plusieurs éléments (arts) comme : les chansons (poésie et musique) et les œuvres théâtrales où les différents types des arts se coopèrent pour présenter une œuvre plus complète en influençant les spectateurs à travers la plupart de leurs sens.

Dans ce sens, plusieurs artistes contemporains tentent de construire des œuvres composées comme celles de l’installation, de l’(art vidéo), de multimédias et des œuvres audiovisuelles et numériques. Ainsi, Dominique Bozo, Président du Centre Georges-Pompidou, en présentant la collection vidéo du Musée national d'art moderne (La Collection Nouveaux Médias) a noté : « La collection met ainsi en évidence la richesse des recherches effectuées dans ce domaine et la complexité des relations existant avec les autres médiums (cinéma, littérature, architecture, peinture, sculpture, musique, danse) »[7].

Cette même idée est soulignée par Michael Rush en présentant l’art vidéo comme lieu de combiner les arts : « La vidéo est apparue au moment où les frontières entre les arts traditionnels - la sculpture, la peinture ou encore la danse - s’estompaient. Peinture, performance, danse, cinéma, musique, écriture, sculpture pouvaient être combinés dans une seule et même œuvre d’art comme, par exemple, lors de l’événement organisé par Robert Rauschenberg et Billy Klùver en 1966, intitulé « Nine Evenings: Theater and Engineering ». Avec Dick Higgins, on commença alors à parler d’art « inter-média ». »[8]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir l'article « Septénaire (symbolisme) ».
  2. Roger Clausse a publié La Radio, huitième art en 1941.
  3. D'après Télévision. La part de l'art, de Gilles Delavaud].
  4. Comme le remarque le blog neuviemeart.citebd.org
  5. « Le jeu vidéo, un "huitième art" en quête de reconnaissance », ladepeche.fr, 7 juin 2012.
  6. Étienne Souriau, La Correspondance des arts, Éléments d’esthétique comparée, Paris, Flammarion, 1969.
  7. Christine Van Assche (dir.), Vidéo et après : la collection vidéo du Musée national d’art moderne, Éditions Carré, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1992, p. 7.
  8. Michael Rush, L’art vidéo, traduit par Dominique Lablanche, Paris, Thames & Hudson, 2003, p. 9.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Cléo Armstrong, Groupe des auteurs, Groupes, Mouvements, Tendances de l’art contemporain depuis 1945, Paris, École nationale supérieure des beaux-arts, 2e édition, 1990.
  • Florence de Mèredieu, Arts et nouvelles technologies, art vidéo, art numérique, Éditions Larousse, 2003.
  • Isabelle Ewig, Guitemie Maldonado, Lire l’art contemporain dans l’intimité des œuvres, Paris, Larousse, 2005.
  • Catherine Francblin, Damien Sausset et Richard Leydier, L’ABCdaire de l’art contemporain, Paris, Flammarion, 2003.
  • Michael Rush, L’art vidéo, Traduit par Dominique Lablanche, Paris, Thames & Hudson, 2003.
  • Étienne Souriau, La Correspondance des arts. Éléments d’esthétique comparée, Paris, Flammarion, 1969.
  • Christine Van Assche (dir.), Vidéo et après : la collection vidéo du Musée national d’art moderne, Éditions Carré, Éditions du Centre Georges Pompidou, 1992.