Sentier de grande randonnée 533

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GR 533
GR-vosges.jpg
Les GR à travers le massif des Vosges
Localisation
Adresse
Désignation
Autre nom
Crête des Vosges
Lac des Vosges
Type
Tracé
Extrémité
Alt. maximale
1 104 m au col du Luthier
Alt. minimale
246 m à Sarrebourg
Dénivelé
Maximum 570 m
Utilisation
Mois
Mars - Novembre
Difficulté
Facile

Le sentier de grande randonnée 533 (GR 533) parcourt le Massif des Vosges sur son versant lorrain jusqu’au col du Luthier avant de poursuivre vers les Vosges comtoises. Il commence à de Sarrebourg en Lorraine mosellane pour se terminer à Évette-Salbert dans le pays de Belfort. Son balisage est un rectangle vert foncé. Le GR 533 traverse la partie occidentale du Parc naturel régional des Ballons des Vosges. Il ne traverse qu’une seule fois les crêtes au pied du Ballon de Servance.

Description[modifier | modifier le code]

Repères géographiques[modifier | modifier le code]

Les plus hauts sommets du GR 533 sont :

Le GR 533 longe ou croise les vallées ou vallons suivants du nord au sud :

Les principaux massifs traversés sont ceux :

Les lieux stratégiques d’intersection entre d’autres sentiers GR et le GR533 sont :

On dénombre environ onze ascensions, dont 5 en-dessous de 300 m de dénivelé et les autres autour de 450 m. Il y a entre autres les montées à la Roche de Hoff, à la chaume Fonie, à la Roche des Bioquets, au Forgoutte ou au col du Luthier.

Intérêt géographique, historique et gastronomique[modifier | modifier le code]

Le GR531 permet la découverte des Basses et Hautes Vosges ; le randonneur découvre ainsi les faciès[1] très typés de ces massifs dont la roche-mère marque très sensiblement les paysages et la forme des vallées. Le massif du Donon se caractérise à l’œil nu par le grès vosgien[2], le massif vosgien cumule les vallées en V[3] qui explique les nombreux rochers que les randonneurs longent pendant la marche. Le fort taux de boisement et la très faible densité de population de cette région font que le marcheur peut se retrouver finalement assez longtemps dans le calme des forêts de sapins à hêtres sans rencontrer beaucoup de monde. Les distances entre agglomérations sont grandes ; entre Niderhoff et Saint-Dié, le sentier ne passe que par de rares écarts sur environ 60 km de distance. Au-dessus de 500 m, le sapin pectiné redevient endémique et les forêts mixtes sont à l’avantage des conifères[4]. L’impression globale de vallées entaillées avec des pentes raides et rocheuses[5] domine sur ce tronçon de la randonnée.

Sommet du téléski, Tête de la Chaume Francis

Les Hautes-Vosges cristallines[6] se caractérisent par un paysage plus ouvert dû aux vallées en auge[1],[7]. De même, l’altitude plus élevée donne à ce sentier de nombreux points de vue. La randonnée permet de découvrir l’estive et les alpages des chaumes avec de nombreuses fermes-auberges[8]. Le marcheur ne pourra pas se rendre compte de la dichotomie géologique du massif vosgien en parcourant ce sentier : il se trouvera en permanence à l’ouest où l’altitude augmente insensiblement[1] vers les crêtes ; à l’est de la ligne sommitale, la faille du fossé rhénan[5] a provoqué des versants abrupts et rocailleux. Pour compléter la découverte du massif vosgien côté oriental, il faudrait idéalement faire le GR 5 aussi.

À l’exception du pays de Sarrebourg qui se trouve sur la limite des langues germano- romanes, côté francique rhénan, tout le parcours du GR 533 se trouve dans la zone romane, autrefois de patois lorrain[9]. Une infime partie sur Lorquin appartient au lorrain de Seille-et étangs[9] et la partie à l’extrême sud fait partie du domaine franc-comtois. Entre les deux, on est dans l’ancienne aire vosgienne avec le vosgien de la montagne et celui des Vosges granitiques[9]. Quelques tables patoisantes non loin du sentier subsistent dans la partie méridionale, par exemple à Fresse-sur-Moselle.

D’un point de vue historique, le sentier GR 533 permet de passer dans d’anciens états du Saint-Empire romain germanique comme le duché de Lorraine, la Principauté de Salm-Salm et la Franche-Comté. Son caractère historique n’est pas aussi prononcé que dans d’autres GR car il traverse des espaces autrefois moins peuplés aux confins de la Lorraine. En revanche, il donne un bon aperçu des chaumes du massif vosgien. Le sentier traverse, en effet, d’anciennes chaumes secondaires[N 1] reconquises par la forêt ou d’autres primaires abandonnées depuis plus d’un siècle. Avec la chaume Francis ou celle du Grouvelin, le randonneur peut observer la reconversion des pelouses subalpines vosgiennes en pistes de ski.

En s'arrêtant dans les fermes-auberges, les randonneurs liront sur les cartes des plats vosgiens qui compléteront le profil global de ce sentier de grande randonnée essentiellement lorrain:

Itinéraire[modifier | modifier le code]

De la vallée de la Sarre à la vallée de la Plaine[modifier | modifier le code]

Pierre-Percée et son lac en hiver
Lac de la Plaine
WhiteDot.svg Sarrebourg 246 m
WhiteDot.svg Hesse 283 m
WhiteDot.svg Hermelange 269 m
WhiteDot.svg Lorquin 279 m
MissingDot.svg Laneuveville-lès-Lorquin 332 m
WhiteDot.svg Niderhoff 281 m
MissingDot.svgMétairies-Saint-Quirin 317 m
MissingDot.svg Dame Goutte 320 m
WhiteDot.svg Saussenrupt 323 m

Croix Collin 410 m

MissingDot.svg Norroy 310 m
WhiteDot.svg Saint-Sauveur 430 m
MissingDot.svgLa Basse Scie 367 m
Symbol OK.svg Col de la Chapelotte 446 m
MissingDot.svg Icono Gota de Agua.svg Pierre- Percée 495 m
WhiteDot.svg Celles-sur-Plaine 315 m

De Celles sur Plaine au col du Plafond[modifier | modifier le code]

Symbol OK.svg Col Ferry 746 m
Symbol OK.svg Col du Dialtrepoix 670 m
BSicon fKRZ.svg Croix de Malfosse 593 m
City locator 25.svg Haute-Pierre 572 m
WhiteDot.svg Moyenmoutier 330 m
WhiteDot.svg Hurbache 331 m
MissingDot.svg Hébémont 460 m
MissingDot.svg Les Raids 569 m
GreenButton RightArrow.svg Roche du Hoff 902 m
WhiteDot.svg Saint-Dié 360 m
GreenButton RightArrow.svg Legenda widok.svgCôte et Roche Saint-Martin 716 m
GreenButton RightArrow.svg Rocher d’Anozel 711 m
BSicon fKRZ.svg Kemberg- Longchamp 464 m
BSicon fKRZ.svg Carrefour de la Vierge 663 m
Symbol OK.svg Col du Plafond 620 m

Du col du Plafond à La Bresse[modifier | modifier le code]

Massif de la Servance vu du Ballon d’Alsace
City locator 25.svg Tête d’Osseux 908 m
BSicon fKRZ.svg Human-go-home.svg Carrefour de Harfontaine 848 m Abri du CV
City locator 25.svg Chaume Fonie 984 m
GreenButton RightArrow.svg Legenda widok.svg La Roche des Bruyères 950 m
Icono Gota de Agua.svg GreenButton RightArrow.svg Saut des Cuves 691 m Xonrupt-Longemer
Human-go-home.svg Saint-Jacques du Barat 1 001 m Abri du CV
City locator 25.svg MissingDot.svg Chaume Francis 1 014 m
MissingDot.svg Chaume Hautes Vannes 981 m
City locator 25.svg GreenButton RightArrow.svg Roche des Brioquets 1 091 m
MissingDot.svg Chaume de Grouvelin 1 069 m
Icono Gota de Agua.svg Lac de Lispach 909 m
MissingDot.svg Human-go-home.svg Les Champis 1 168 m Abri du CV
Symbol OK.svg Collet de l’Étang 1 098 m Abri du CV
WhiteDot.svg La Bresse 656 m

De La Bresse à Évette-Salbert[modifier | modifier le code]

Icono Gota de Agua.svg Lac des Corbeaux 887 m
Symbol OK.svg Collet Mansuy 1 057 m
Symbol OK.svg Col du Brabant 878 m
WhiteDot.svg Cornimont 523 m
MissingDot.svg Le Daval 621 m
City locator 25.svg Forgoutte 1 009 m
MissingDot.svg Larcenaire 822 m
BSicon fKRZ.svg Croix de Fresse 879 m
City locator 25.svg Tête du Tertre 707 m
WhiteDot.svg Saint-Maurice-sur-Moselle 561 m
Icono Gota de Agua.svg Étang de Presles 562 m
Symbol OK.svg Col du Luthier 1 104 m
WhiteDot.svg La Planche des Belles Filles
WhiteDot.svg Évette-Salbert (90)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Claude Martinaud et Frank Paris, Réussir le commentaire de cartes et de documents géographiques aux concours Agro-Veto: BCPST 2e année, Dunod, , 320 p. (ISBN 2100572008 et 9782100572007, lire en ligne), p. 152
  2. Marcel Jamagne, Grands paysages pédologiques de France, Quae, coll. « Synthèses (INRA) », , 535 p. (ISBN 2759210367 et 9782759210367, ISSN 1777-4624, lire en ligne), p. 318
  3. RGL, « Espaces ruraux et technologies de l'information », Revue de géographie de Lyon, vol. 75,‎ , p. 357
  4. Dominique Auzias et Jean-Paul Labourdette, Lorraine 2014 Petit Futé, Petit Futé, coll. « Guides Régions », (lire en ligne), « Flore », p. 19
  5. a et b Jean-Claude Flageollet, « Morpho-structures vosgiennes », Géomorpholgie. Relief, processus, environnement, no 2,‎ , p. 75-86 (lire en ligne)
  6. (Jamagne 2011, p. 318)
  7. Agnès Acker, Encyclopédie de l'Alsace, vol. 5, Editions Publitotal, , 7896 p., p. 3383-3386
  8. Anthony Simon, La pluriactivité dans l'agriculture des montagnes françaises: un territoire, des hommes, une pratique, vol. 19, Presses Universitaires Blaise Pascal, , 515 p. (ISBN 2845161921 et 9782845161924, lire en ligne), p. 262
  9. a b et c Alain Litaize et Pascal Joudrier (préf. Christian Poncelet), Vosges : Langue et littérature, Paris, Christine Bonneton, coll. « Encyclopédies régionales », , 431 p. (ISBN 2862530778), chap. 3, p. 224.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les chaumes secondaires sont d'origine anthropique. Elles sont situées sous la limite de la forêt à une altitude moyenne, en-dessous de 1 100 m d'altitude. Les chaumes réalisées par l'homme montaient jusqu'au massif du Donon. Seule la toponymie permet de se rappeler que l'estive a eu lieu autrefois à une altitude relativement basse dans les Vosges gréseuses.