Sensō-ji

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Sensō-ji
Hozomon and pagoda, Sensoji Temple, Asakusa, Tokyo.jpg
Nom originel
浅草寺Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom en kanas
せんそうじVoir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Localité
Asakusa, Tokyo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Culte
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Dédié à
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Le Sensō-ji (金龍山浅草寺, Kinryū-zan Sensō-ji?) est un temple bouddhiste situé à Tōkyō, dans le quartier d'Asakusa (arrondissement de Taitō). C'est le plus vieux temple de la capitale japonaise ; il est dédié à la déesse bodhisattva Kannon.

Histoire[modifier | modifier le code]

La légende rapporte qu'en 628, sous le règne de l'Impératrice Suiko (593 - 628), deux frères, Hamanari et Takenari Hinokuma, pêchant sur la rivière Sumida, trouvèrent dans leurs filets une statue de la Déesse Kannon. Cette découverte parvint aux oreilles du seigneur du village, Haji no Nakamoto, qui vint trouver les deux frères et fit un sermon passionné au Bouddha, la déesse Kannon étant un bodhisattva. Les frères Hinokuma en furent fortement impressionnés et se convertirent ensuite au bouddhisme. La statue de la déesse Kannon fut placée dans un temple de fortune, et les trois hommes vouèrent ensuite leur vie à prêcher la voie bouddhiste.

Le temple Sensō-ji, terminé en l'an 645, prospéra, tout comme le quartier d'Asakusa dans lequel il était établi. Anciennement associé à la secte Tendai, il est devenu indépendant après la Seconde Guerre mondiale.

En 1649, pour rendre hommage aux trois hommes et les élever au rang des divinités, le sanctuaire Asakusa, aussi nommé Sanja-sama (三社様?, « Sanctuaire des Trois Divinités »), fut érigé sur ordre du shogun Tokugawa Iemitsu.

En juin 2014, un saoudien de 31 ans, étudiant à l'université de Keio est arrêté par la police japonaise pour avoir vandalisé quatre représentations de Bouddha[1]. Après son arresttation, l'étudiant saoudien a reconnu les faits et a avoué avoir commis des dégradations similaires dans un autre temple[2].

Composition[modifier | modifier le code]

La Kaminarimon (雷門?, littéralement « porte du tonnerre ») est la principale voie d'accès au temple. Elle est suivie d'une grande allée commerçante appelée Nakamise-dōri (仲見世通り?), qui se termine par le hōzōmon (宝蔵門?, littéralement « Porte de la salle aux trésors »). Derrière cette porte se trouve à gauche la pagode à cinq étages, et devant le bâtiment principal (本堂, hondō?). Les autres bâtiments se trouvent à gauche du hondō, derrière la pagode : Yōgōdō (影向堂?), Yakushidō (薬師堂?), Awashimadō (淡島堂?) et Zenizukajizōdō (銭塚地蔵堂?), à l'exception des Denbōin (伝法院?) et Chingodō (鎮護堂?) situés devant la pagode[3].

Célébrations[modifier | modifier le code]

On y célèbre le troisième week-end de mai la Sanja Matsuri, qui attire tous les ans entre 1,5 et 2 millions de visiteurs, Japonais ou étrangers[4].

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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