Sencha

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Sencha
煎茶
Image illustrative de l’article Sencha

Pays d’origine Japon
Ville d’origine Miyazaki,Kyoto,...
Type Thé vert
Parfum(s) Fort goût vert

Le sencha (煎茶?) est un thé vert japonais dont le nom signifie littéralement « thé infusé ». Le sencha est le thé le plus courant au Japon. Il peut être bu froid durant l'été.

Production[modifier | modifier le code]

On situe le début de la production du sencha vers le XVIIIe siècle[1],[2]. Il est principalement produit au Japon où sa production représentait 80 % de la production totale de thé nippon vers les années 2000[3]. En 2019, la production de sencha est estimée à 80 000 tonnes[2].

La culture du sencha se fait dans plusieurs zones géographiques, comme Uji, quinze kilomètres au sud de Kyoto, où 70 % de la production de thé vert est consacrée au sencha[4].

La technique dite « ooishita » consiste à protéger de la lumière les plants de théiers pendant les vingt jours avant la cueillette afin de réduire l'amertume et de développer son goût moelleux. La récolte, souvent mécanisée, se fait entre mai et juin[4].

Fabrication[modifier | modifier le code]

Son processus de fabrication repose sur un arrêt de l'oxydation à la vapeur et diffère des thés chinois véritablement grillés, comme le Long Jing. Le sencha est ainsi soumis à un bain de vapeur de 15 à 45 secondes pour arrêter l'oxydation. Puis les feuilles sont roulées et séchées.

Le goût résultant est plus végétal que les thés chinois, presque un goût d'herbe fraîche ou d'algue. L'infusion est très verte et peut développer une saveur amère.

Préparation[modifier | modifier le code]

Pour la dégustation du sencha, il est recommandé d'utiliser entre 3 et 5 grammes par personnes, ainsi qu'une eau pure et neutre[4].

Préparation du thé sencha :

  • Température de l'eau  : +/- 80 °C.
  • Temps d'infusion : 1 min.
  • 7 à 8 g par litre.

Santé[modifier | modifier le code]

On reconnait au thé vert sencha des vertus médicinales. Riche en antioxydants, il entretiendrait le système immunitaire et ralentirait le vieillissement des cellules[réf. nécessaire]. De ce fait, ce thé est l'une des boissons recommandées pour la récupération des sportifs[5].

Le sencha est entre autres utilisé pour faciliter la digestion et tonifier l'esprit grâce à la théine qu'il contient[6].

Cela implique que des doses excessives peuvent troubler l'endormissement et causer de l'hypertension. Le thé, de manière générale, a par ailleurs des effets diurétiques.

Sencha dans la culture[modifier | modifier le code]

Consommation en Asie[modifier | modifier le code]

Le sencha est principalement associée au Japon, où il est le thé vert le plus consommé[7],[2] car de qualité moyenne donc à un prix accessible[3]. pendant la période de la contemplation de la floraison des cerisiers, les fleurs sont souvent transformées en gourmandises. Ces dernières sont accompagnées de différente manière, notamment avec du sencha pendant les cérémonies du thé (principalement à Takayama)[8]. Il n'y est jamais sucré[8].

En Occident[modifier | modifier le code]

Avec les échanges culturels avec les pays occidentaux, l'usage du thé sencha se diversifie et est incorporé dans des recettes de pâtisseries et de boissons. Le sencha est un thé populaire qui est souvent mis en avant dans les salons[9].

Très populaire en France, il y a une recherche de l'association de ce thé avec des plats, tout comme le vin[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • Fukuju
  • Tamaryokucha, thé vert, dont la feuille, au lieu d'être pliée en aiguille comme pour le sencha, est torsadée

Références[modifier | modifier le code]

  1. Seiichi Iwao, Teizō Iyanaga, Susumu Ishii et Shōichirō Yoshida, « 452. Kiyomizu-yaki », Dictionnaire historique du Japon, vol. 13, no 1,‎ , p. 7–8 (lire en ligne, consulté le )
  2. a b et c AFP, « La folie du matcha sauvera-t-elle le thé japonais ? », sur Geo.fr, (consulté le )
  3. a et b Sylvie Guichard-Angis, « L'éphémère comme modèle culturel japonais », Matériaux pour l'histoire de notre temps, vol. 45, no 1,‎ , p. 48–52 (DOI 10.3406/mat.1997.403071, lire en ligne, consulté le )
  4. a b et c Stéphane Davet, « Le thé, la fée verte d’Uji », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  5. Léa Quinio, « Le thé vert aide à la récupération du sportif », sur L'Équipe, (consulté le )
  6. Marianne Comolli, « Thé vert : santé et sérénité », sur www.psychologies.com, (consulté le )
  7. Ariane Le Febvre, « Le thé, 5 couleurs, mille saveurs », sur www.psychologies.com, (consulté le )
  8. a et b Sylvie Guichard-Anguis, « Les douceurs du Japon, évocations éphémères de la « Beauté japonaise » (Nihon no bi) », Sociétés & Représentations, no 34,‎ , p. 137 à 147 (lire en ligne)
  9. Sophie de Santis, Nathalie Jérôme, Anne Sollier, Alice Bosio, Sophie Béguerie et Emilie Jamgotchian, « Les meilleurs salons de thé de Paris », sur LEFIGARO, (consulté le )
  10. Marie-Laurence Grézaud, « Le thé est-il le nouveau vin ? », sur www.psychologies.com, (consulté le )