Semion Fourman

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Semion Abramovich Fourman

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Semen Fourman en 1961

Nom de naissance Семён Абрамович Фурман
Naissance 1er décembre 1920 (93 ans)
Décès 17 mars 1978
Nationalité Drapeau de l’URSS Union soviétique
Profession Joueur d’échecs
Distinctions
Grand maître international d'échecs
Champion de Leningrad en 1953, 1954 et 1957
14 fois finaliste du championnat d'URSS

Semion Abramovich Fourman (en russe: Семён Абрамович Фурман) (né le 1er décembre 1920 et mort le 17 mars 1978) est un joueur d'échecs soviétique, grand maître à partir de 1966. Son nom est parfois écrit Semen Fourman ou Semyon Fourman.

Carrière[modifier | modifier le code]

Champion de Leningrad en 1953, 1954 et 1957 (avec Viktor Kortchnoï), Semion Fourman a collaboré avec Mikhaïl Botvinnik, David Bronstein et Mark Taimanov, puis a été entraîneur de Viktor Kortchnoï dans les années 1960.

Fourman a participé à quatorze finales du championnat d'URSS, de 1948 à 1975. Il a été 3e du championnat d'URSS 1948, 5e-7e du championnat d'URSS 1949, 4e-5e du championnat d'URSS 1965.

Fourman a remporté les tournois de Harrachov en 1966 et du mémorial Rubinstein à Polanica-Zdroj en 1967.

Entraîneur de Anatoli Karpov de 1969 jusqu'à sa mort en 1978, il l'a accompagné dans ses préparations pour le championnat du monde et dans ses tournois à l'étranger : il a été 3e du tournoi de Madrid remporté par Karpov en 1973, 3e-4e du tournoi de Portoroz-Ljublana remporté par Karpov en 1975 et 3e du tournoi de Bad Lauterberg remporté par Karpov en 1977.

Dans les années 1960 et 1970, il était considéré par ses pairs comme « invincible » avec les pièces blanches[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Lev Polougaïevski a dit de lui dans Secrets d'un grand maître : « ... Dans la 16e ronde mon adversaire était Semion Fourman qui, non sans raison, était surnommé le champion du monde du jeu avec les Blancs. Lorsqu'on avait les Noirs contre lui, on ne pouvait normalement espérer au mieux que la nullité et dans ce contexte je n'aurais jamais pensé à tenter mieux. Mais compte tenu des circonstances, je ne pensais qu'en termes de victoire car c'était le seul moyen de conserver mes chances de gagner la première place. Comment devais-je jouer ? Le surprendre mais comment ? Jouer des positions connues de la théorie était inutile : il les connaissait comme le fond de ses poches... »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Nicolas Giffard, Alain Biénabe, Le Guide des échecs. Traité complet, collection Bouquins, Robert Laffont, 1993
  • (fr) Lev Polougaïevski, Secrets d'un grand maître, Armand Colin, 1994.