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Seiko Noda

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Seiko Noda
野田 聖子
Illustration.
Seiko Noda, en 2017.
Fonctions
Ministre chargée des Mesures contre la dénatalité, de la Revitalisation régionale et de l'Égalité des sexes

(10 mois et 6 jours)
Premier ministre Fumio Kishida
Gouvernement Kishida I et II
Prédécesseur Tetsushi Sakamoto (Revitalisation régionale)
Tamayo Marukawa (Égalité des sexes)
Successeur Naoki Okada (Revitalisation régionale)
Masanobu Ogura (en) (Égalité des sexes)

(11 mois et 1 jour)
Premier ministre Shinzō Abe
Gouvernement Abe IV
Prédécesseur Masaji Matsuyama (en)
Successeur Satsuki Katayama
Ministre des Affaires intérieures et des Communications

(1 an, 1 mois et 29 jours)
Premier ministre Shinzō Abe
Gouvernement Abe III
Prédécesseur Sanae Takaichi
Successeur Masatoshi Ishida
Ministre de la Poste et des Télécommunications

(1 an, 2 mois et 6 jours)
Premier ministre Keizō Obuchi
Gouvernement Gouvernement Obuchi
Prédécesseur Shōzaburō Jimi (en)
Successeur Eita Yashiro (ja)
Ministre chargée de la sécurité alimentaire et de la protection du consommateur

(1 mois et 14 jours)
Premier ministre Yasuo Fukuda
Tarō Asō
Gouvernement Gouvernement Fukuda et Gouvernement Asō
Prédécesseur Shin’ya Izumi
Successeur Mizuho Fukushima
Ministre d'État chargée de la politique scientifique et technologique

(1 mois et 14 jours)
Premier ministre Yasuo Fukuda
Tarō Asō
Gouvernement Gouvernement Fukuda et Gouvernement Asō
Prédécesseur Fumio Kishida
Successeur Naoto Kan
Représentante du Japon
En fonction depuis le
(30 ans, 10 mois et 28 jours)
Élection 18 juillet 1993
Réélection 20 octobre 1996
25 juin 2000
9 novembre 2003
11 septembre 2005
30 août 2009
16 décembre 2012
14 décembre 2014
22 octobre 2017
31 octobre 2021
Circonscription 1re de Gifu
Législature 40e, 41e, 42e, 43e, 44e, 45e, 46e, 47e, 48e et 49e
Prédécesseur Circonscription créée
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Kitakyūshū, préfecture de Fukuoka, Drapeau du Japon Japon
Nationalité Japonaise
Parti politique PLD
Conjoint Yōsuke Tsuruho
Diplômée de Université Sophia
Site web Site officiel de Seiko Noda

Seiko Noda (野田 聖子, Noda Seiko?), née le à Kitakyūshū, est une femme politique japonaise, représentant la préfecture de Gifu à la chambre des représentants du Japon pour le Parti libéral-démocrate. Elle est nommée au sein de plusieurs gouvernements depuis 1998, notamment au poste de ministre des Affaires intérieures et des Communications au sein du gouvernement Abe III en 2017, ou Ministre chargée de la revitalisation régionale, des mesures contre le déclin de natalité et de l'Égalité des sexes dans les différents gouvernements Kishida. Elle est notamment candidate à la présidence du PLD en 2021, devenant ainsi l'une des premières femmes à candidater au poste de Premier Ministre au Japon.

Jeunesse, études et carrière pré-électorale[modifier | modifier le code]

Noda naît le à Kitakyūshū, dans la préfecture de Fukuoka. Petite-file de l'ancien ministre de la construction Uichi Noda (ja)[1], elle étudie la culture comparée à l'université Sophia[2], puis commence à travailler en 1983 à l'Hôtel impérial[3].

Carrière électorale[modifier | modifier le code]

Noda en 1998, lors de sa nomination au gouvernement Obuchi.

En 1987, elle est élue à l’assemblée départementale de Gifu, dont elle devient la plus jeune élue[3],[2]. Elle est élue pour la première fois à la Chambre des représentants du Japon en 1993, lors des élections législatives de la même année, et a depuis toujours été réélue[4], reprenant le siège de son grand-père[3].

Noda rejoint pour la première fois le gouvernement japonais en 1998, date à laquelle elle est nommée ministre des Postes et télécommunications dans le gouvernement Obuchi[5]. Elle devient à l'époque la plus jeune membre d'un gouvernement nippon, entrant dans ce dernier à 37 ans[5], et est qualifiée par le premier ministre Obuchi de « prochaine première ministre femme »[6].

En 2005, elle s'oppose au projet de privatisation postale du gouvernement Koizumi, et quitte par conséquent le PLD, qu'elle réintègre en 2006 avec l'arrivée de Shinzō Abe à la présidence du PLD[2],[5]. Elle occupe par la suite plusieurs postes au sein des gouvernements Fukuda et Asō, notamment au poste de Ministre d'État chargée de la politique scientifique et technologique, ainsi que chargée de la sécurité alimentaire et de la protection du consommateur[5],[7].

Du au , elle est ministre des Affaires intérieures et des Communications, en plus du poste de Ministre d'État chargée de l'égalité hommes-femmes et des mesures contre la dénatalité[6],[8]. À ce poste, elle fait notamment acter plusieurs lois favorisant l'accession des femmes à des hauts postes dans la société japonaise[9]. Elle devient ensuite présidente de la commission budgétaire de la Chambre basse, puis préside le centre pour la mise en œuvre de la réforme du système politique et des partis du PLD[2]. À la Diète du Japon, elle est également présidente de l'association parlementaire d'amitié Japon-Corée[1].

Noda et Tarō Asō en 2008, lors de sa nomination au gouvernement de ce dernier.

En 2021, Noda annonce rejoindre la primaire interne du PLD pour prendre la tête du parti, après avoir obtenu les vingt soutiens internes requis, espérant ainsi devenir la prochaine Première Ministre du Japon[10]. Elle est ainsi opposée à Tarō Kōno, Fumio Kishida et Sanae Takaichi[10]. Noda déclare vouloir représenter toute la diversité du PLD, notamment sa frange plus progressiste[10],[11]. Bien qu'arrivant en dernière place du vote, elle rejoint le cabinet Kishida en 2021, au poste de Ministre chargée des Mesures contre le déclin de Natalité, de l'Égalité des sexes et de la revitalisation régionale[12].

En 2022, elle est évincée du gouvernement Kishida II à cause de ses relations avec la secte Moon, organisation religieuse dont la proximité avec le PLD a joué un rôle dans l'assassinat de Shinzo Abe la même année[13]. Masanobu Ogura (en) lui succède en tant que Ministre chargé des Mesures contre le déclin de Natalité et de l'Égalité des sexes[14].

Prises de position[modifier | modifier le code]

Noda en 2017, lors de la cérémonie d'ouverture des Festival International des Dramas (en) à Tokyo.

Noda œuvre durant toute sa carrière politique pour l'autonomisation des femmes japonaises, et dans la lutte contre les discriminations faites contre ces dernières[15]. Noda cherche également à faire évoluer la société japonaise, et à la transformer pour que la maternité n'empêche plus les femmes de travailler, et inversement[16]. Elle est également favorable à l'inclusion de quotas dans la vie politique japonaise, pour favoriser l'accession de femmes à des postes importants[3].

Elle se bat également pour une meilleure inclusion des populations fragiles, que ce soit les seniors, les personnes atteintes de handicap ou les personnes LGBT[17],[18],[19]. Noda est par ailleurs favorable à la reconnaissance du mariage homosexuel au Japon[20]. Elle critique sévèrement et ouvertement les remarques sexistes et homophobes, surtout celles venant de son propre parti politique, comme Mio Sugita[21]. Noda n'hésite d'ailleurs pas à remettre en cause certaines décisions de son parti[22],[23].

Noda se bat également pour faire évoluer les lois japonaises concernant les mesures liées à la natalité, notamment le don d'ovocytes[16]. Noda milite activement pour modifier la loi japonaise qui impose aux conjoints de porter le même nom, et est favorable à ce qu'un couple puisse avoir des noms différents[24].

Noda est également une pacifiste convaincue, regrettant l'importance de plus en plus grande accordée aux forces d'auto-défense japonaise, et arguant que le pacifisme japonais devait être porté comme une médaille[25].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Noda est mariée à Kimura Fuminobu, un japonais d'origine coréenne qu'elle a rencontré dans un restaurant à Kyoto[1].

Souffrant de problèmes de fertilité et plusieurs fausses couches, Noda donne naissance en 2011 à 50 ans, après un don d'ovocytes issu des États-Unis[16],[26]. Son enfant est handicapé[3],[19]. Elle avoue elle même faire de sa grossesse un acte de militantisme[27], pour faire évoluer les lois japonaises sur le sujet[16],[18].

C'est une passionnée de base-ball[28].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (ja) Choi Eun-kyung, « 韓国系の夫持つ野田聖子幹事長代行が出馬表明…自民党総裁選は四つどもえ », sur Chosun Ilbo,‎ (consulté le )
  2. a b c et d (en) Ryuichi Sato, « LDP executive acting secretary general : Still difficult to get women, new candidates involved in politics in Japan », sur Yomiuri shinbun, (consulté le )
  3. a b c d et e (en) Foster Klug et Mari Yamaguchi, « The AP Interview: Japan minister says women ‘underestimated’ », sur Associated Press, (consulté le )
  4. (en) Kyodo News, « Profiles of Japan PM Kishida's Cabinet members », sur Kyodo News, (consulté le )
  5. a b c et d (ja) « 女性大臣の系譜 写真特集 : 野田 聖子 », sur Jiji Press (consulté le )
  6. a et b (en) Wiliam Pesek, « Japan's 'womenomics' finally gets a face », sur Nihon keizai shinbun, (consulté le )
  7. (en) « Aso elected premier / Announces Cabinet lineup himself; poll likely on Nov. 2 », sur Yomiuri shinbun, (consulté le )
  8. (en) Hiroyuki Tanaka, « Internal Affairs Minister Noda hints gov't's measures to stem depopulation insufficient », sur Mainichi shinbun, (consulté le )
  9. (en) AFP, « Japan passes law to get more women into politics », sur The Straits Times, (consulté le )
  10. a b et c (en) « Seiko Noda throws hat into ring in LDP presidential race », sur Asahi shinbun, (consulté le )
  11. (en) Kanako Takahara, « Seiko Noda makes last-minute bid for LDP presidency », sur The Japan Times, (consulté le )
  12. (en) Walter Sim, « Who's who in Cabinet of Japan's new PM Fumio Kishida », sur The Straits Times, (consulté le )
  13. (en) Mari Yamaguchi, « Japan’s leader names new Cabinet to distance his administration from Unification Church », sur Los Angeles Times, (consulté le )
  14. (en) Isabel Reynolds, « Japan’s new male minister for birthrate tried ‘pregnancy belly’ », sur The Japan Times, (consulté le )
  15. (en) Bloomberg News, « Seiko Noda fights for the other half of Japan's 126 million people », sur South China Morning Post, (consulté le )
  16. a b c et d « Au Japon, une ex-ministre bouscule les tabous autour de la maternité », sur Radio France internationale, (consulté le )
  17. (en) Yoshifumi Takemoto et Ju-min Park, « Japan's Noda, former gender equality minister, joins PM race », sur Reuters, (consulté le )
  18. a et b AFP, « Japon : qui sont les quatre candidats au poste de Premier ministre? », sur Challenges, (consulté le )
  19. a et b (en) Walter Sim, « Japan's former minister Noda devotes herself to looking out for the vulnerable », sur The Straits Times, (consulté le )
  20. (en) Maggie Baska, « Japan’s new prime minister could herald a ‘historic moment’ for LGBT+ rights », sur PinkNews, (consulté le )
  21. (en) Shinya Hamanaka et Masahiro Tateno, « Women empowerment minister Noda criticizes alleged discrimination by Sugita, Tokyo Med. U », sur Mainichi shinbun, (consulté le )
  22. (en) Masatoshi Toda et Ryutaro Abe, « Noda doubts poll showing falling support for dual surnames », sur Asahi shinbun, (consulté le )
  23. (en) Yuko Kato, « #MeToo Japan: What happened when women broke their silence », sur BBC, (consulté le )
  24. (en) AFP, « From Twitter star to Thatcher fan: Japan's PM candidates », sur France 24, (consulté le )
  25. (en) Leo Lewis, « Potential Abe successor questions Japan military expansion », sur Financial Times, (consulté le )
  26. (en) Mizuho Aoki, « Seiko Noda's most coveted post: motherhood », sur The Japan Times, (consulté le )
  27. (en) Mariko Sanchanta, « A Debate Arrives With Japan Politician's Baby », sur Wall Street Journal, (consulté le )
  28. (ja) « 野田聖子総務相が始球式 新魔球?で防災アピール », sur Sankei shinbun,‎ (consulté le )

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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