Seigneurie du Bic

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Seigneurie du Bic
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Localisation sur la carte du Québec : Seigneurie du Bic.

La seigneurie du Bic était une seigneurie lors de la colonisation française de la Nouvelle-France. Elle était située dans l'actuelle municipalité régionale de comté de Rimouski-Neigette au Bas-Saint-Laurent.

Histoire[modifier | modifier le code]

Charles Aubert de la Chesnaye, second seigneur du Bic

Le site maritime du Bic devient un secteur de mouillage des navires dès l'arrivée des explorateurs français en Amérique du Nord[1]. Le Mont-Comi et le pic Champlain sont des points de repères facile à identifier et la baie permet aux navires de s'abriter lorsque les conditions climatiques sont défavorables. Mais aucun effort n'est alors fait pour coloniser la région[1].

La seigneurie est concédée le à Charles Denys de Vitré qui appartient à une famille influente de la Nouvelle-France et est lui-même membre du Conseil souverain de la Nouvelle-France depuis 1673[2].,[3]. De Vitré s'implique fortement pour le développement de l'industrie des pêches sur le fleuve Saint-Laurent et lorsqu'il acquiert la seigneurie en 1675, il envisage surtout d'y développer l'industrie de la pêche compte tenu de son éloignement du cœur de la colonie[3].

Selon l'historien J. D. Michaud, un dénommé Jean Gaignon est le premier résident d'origine européenne à s'y établir vers 1680. Ce dernier conclut une entente avec le seigneur de Vitré le 3 septembre 1686 pour l'exploitation des pêches[1]. L'entente stipule que Gaignon s'engage à s'installer au Bic pour une durée de vingt ans et de partager à part égal avec de Vitré les profits de ses pêcheries, de la traite des fourrures et des autres commerces qu'ils pourraient y pratiquer[4]. Un recensement effectué en 1688 mentionne la présence au Bic d'une famille et de douze enfants.

Toujours en 1688, Charles Denys de Vitré vend la seigneurie du Bic à Charles Aubert de la Chesnaye afin de lui rembourser une dette de 2 050 livres[5]. Le contrat de vente mentionne que le nouveau propriétaire de la seigneurie entend respecter l'entente existant entre Gaignon et de Vitré[4]. Cependant Gaignon décède en 1699 et sa famille quitte la seigneurie qui n'abrite plus aucun colon jusqu'en 1750[4].

Territoire[modifier | modifier le code]

Lors de la concession de la seigneurie en 1675, son territoire mesure deux lieues de front sur le fleuve Saint-Laurent par deux lieues de profondeur. Selon l'acte de concession, elle est située le long de la « rivière métisse », qu'on assimile par la suite à la rivière Rimouski, et son territoire inclut l'île du Bic[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Fortin et Belzile 1996, p. 69
  2. a et b Gouvernement du Québec, « Seigneurie du Bic » (consulté le 21 mai 2013)
  3. a et b A.J.E. Lunn, « Charles Denys de Vitré », Dictionnaire biographique du Canada en ligne, University of Toronto/Université Laval, vol. 2, 1701-1740,‎ (lire en ligne)
  4. a, b et c Fortin et Belzile 1996, p. 70
  5. Yves F. Zoltvany, « Charles Aubert de la Chesnaye », Dictionnaire biographique du Canada en ligne, University of Toronto/Université Laval, vol. 2, 1701-1740,‎ (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Courville et Serge Labrecque, Seigneuries et fiefs du Québec : nomenclature et cartographie, Québec (Québec), Faculté des Lettres de l'Université Laval (CÉLAT), , 202 p. (ISBN 2-920576-22-4)
  • Daniel Fortin et Louis Belzile, Le parc du Bic, Saint-Laurent, Québec, Éditions du Trécarré, , 89 p. (ISBN 2-89249-661-6)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source en ligne[modifier | modifier le code]