Second soulèvement serbe

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Second soulèvement serbe

Informations générales
Date -
(2 ans, 3 mois et 3 jours)
Lieu Sandjak de Smederevo
Issue Victoire stratégique et diplomatique serbe
Changements territoriaux L'Empire ottoman perd le contrôle du Sandjak de Smederevo
Belligérants
Civil flag of Serbia.svg Rebelles serbesFictitious Ottoman flag 2.svg Empire ottoman
Commandants
Civil flag of Serbia.svg Miloš Obrenović
Civil flag of Serbia.svg Jovan Obrenović
Civil flag of Serbia.svg Milić Drinčić (en)
Civil flag of Serbia.svg Jovan Dobrača (en)
Civil flag of Serbia.svg Petar Nikolajević (en)
Civil flag of Serbia.svg Stojan Čupić (en)
Civil flag of Serbia.svg Sima Nenadović (en)
Civil flag of Serbia.svg Sima Katić (sr)
Civil flag of Serbia.svg Toma Vučić Perišić (en)
Civil flag of Serbia.svg Tanasko Rajić
Fictitious Ottoman flag 2.svg Maraşlı Ali Pacha (en)
Fictitious Ottoman flag 2.svg Sulejman Pacha (en)
Fictitious Ottoman flag 2.svg Khursit Pacha
Fictitious Ottoman flag 2.svg Ibrahim Pacha
Fictitious Ottoman flag 2.svg Osman-beg
Fictitious Ottoman flag 2.svg Seuchesmu
Fictitious Ottoman flag 2.svg Caja-Imšir
Fictitious Ottoman flag 2.svg Kara Mustafa
Forces en présence
1 700 soldats (au début)
15 000 soldats et 3 canons (plus tard)
17 000 soldats (au début)
30 000 soldats (plus tard)
Pertes
> 2 500 morts> 10 000 morts

Révolution serbe (en)

Miloš Obrenović, chef de la seconde révolte serbe contre les Turcs.

La seconde révolte serbe contre les Turcs eut lieu de 1815 à 1817. Elle fut principalement conduite par Miloš Obrenović et s’acheva par l’autonomie de la Serbie.

Contexte[modifier | modifier le code]

Entre 1804 et 1813, la première révolte serbe contre les Turcs avait réussi à libérer pour un temps le pays de la tutelle ottomane.

Karageorges avait été l’un des principaux chefs de cette première révolte. Mais, malgré ses efforts pour rallier à sa cause les Serbes d’Autriche et de Bosnie-Herzégovine, les Russes ou même l’empereur Napoléon Ier, la première révolte fut écrasée par les Ottomans en 1813. Un grand nombre des chefs de cette première révolte se réfugia en Autriche.

Miloš Obrenović, qui avait participé à la rébellion, se rendit aux Turcs et reçut d’eux le titre de « prince » (knez).

Stanoje Glavaš se rendit également, mais, suspect aux yeux des Ottomans, il fut arrêté et condamné à mort. Hadzi Prodan Gligorijevic (en) savait que les Turcs allaient l’arrêter lui aussi. C’est pourquoi, dès 1814, il appela à une nouvelle révolte. Mais Miloš Obrenović considéra qu’un tel mouvement était prématuré et il lui refusa son aide. Hadzi Prodan dut s’enfuir en Autriche pour échapper à la mort.

Après cette tentative, les Turcs renforcèrent leur contrôle sur la Serbie. En attisant les sentiments d’hostilité, leur répression ouvrit la voie à une autre révolte.

Déroulement[modifier | modifier le code]

Le , le conseil national des Serbes, réuni à Takovo, lança l’insurrection. Miloš Obrenović, choisi comme chef, proclama : « Je suis présent, vous êtes présents. Faisons la guerre aux Turcs ». Quand les Ottomans eurent connaissance de ce nouveau soulèvement, ils en condamnèrent à mort tous les chefs. Les Serbes livrèrent bataille, notamment à Čačak, Požarevac et Dublje ; et ils finirent par se rendre maîtres du pachalik de Belgrade.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Durant l’été 1815, s’engagèrent les premières négociation entre Miloš Obrenović et le gouverneur ottoman. Obrenović réussit à obtenir une autonomie partielle de la Serbie et, en 1816, la Sublime Porte reconnut la nouvelle principauté de Serbie. Le nouvel État dut continuer à payer un tribut à l’Empire ottoman ; une garnison turque se maintint à Belgrade jusqu’en 1867. Mais, dans les faits, la Serbie était devenue un État quasiment indépendant.

En 1817, Miloš Obrenović conclut avec le gouverneur turc un accord non écrit. Cet accord mit fin à la seconde révolte serbe contre les Turcs. Miloš Obrenović reçut le titre de Prince de Serbie. La même année, Karageorges fut assassiné sur l’ordre d’Obrenović.

La Serbie acquit son indépendance définitive au traité de Berlin en 1878.