Scott Pilgrim (film)

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Scott Pilgrim
Description de l'image Scott Pilgrim vs. The World Logo.png.
Titre québécois Scott Pilgrim contre le monde
Titre original Scott Pilgrim vs. the World
Réalisation Edgar Wright
Scénario Edgar Wright
Michael Bacall
Musique Nigel Godrich
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Big Talk Productions
Closed on Mondays Entertainment
Marc Platt Productions
Dentsu
Pays d’origine Drapeau du Canada Canada
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Japon Japon
Genre Comédie, action, fantastique
Durée 112 minutes
Sortie 2010


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Scott Pilgrim ou Scott Pilgrim contre le monde au Québec (Scott Pilgrim vs. the World[note 1]) est une comédie canado-américano-britannico-japonaise coécrite et réalisée par Edgar Wright, sortie en 2010. Il s'agit de l'adaptation de la série de comics Scott Pilgrim de Bryan Lee O'Malley, éditée chez Oni Press.

C'est le premier film du Britannique Edgar Wright sans ses complices Simon Pegg et Nick Frost.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Scott Pilgrim, un jeune homme de 22 ans, bassiste à Toronto, sort avec Knives, une lycéenne de 17 ans au grand dam de ses amis. Lors d’un de ses rendez-vous, il a la vision d’une jeune femme en roller aux cheveux roses dont il tombe amoureux, ce qui le trouble plus rapidement encore quand il la rencontre en vrai. La sachant livreuse, il passe une commande sur Internet pour la revoir et parvient à la séduire assez pour qu’elle lui donne un premier rendez-vous. Wallace, son ami chez qui il squatte, lui impose de rompre avec Knives en premier lieu mais Scott ne l’écoute pas. Il est défié par mail par un inconnu mais il ne prête pas attention à la chose.

Lors de son premier rendez-vous, Knives est venue aussi assister aux qualifications du groupe de Scott qui espère y gagner un contrat et de l’audience. A l’issue du concert, Scott est agressé par Matthew Patel, qui fut le premier amour de Ramona à l’école primaire. Matthew lui annonce que pour pouvoir sortir avec elle pour de bon, il devra vaincre les 7 ex diaboliques de la jeune fille. Scott remporte le combat et rompt ensuite avec Knives qui conçoit dès lors de la rancœur envers Ramona.

Scott rencontre ensuite Lucas Lee, ancien skater reconverti dans le cinéma qui le défie, étant le second amour de Ramona. Scott se défait de ses doublures cascades avant d’user de son orgueil pour le pousser à tenter un ride en skate impossible, ce qui le détruit à son tour.

Envy, l'ancienne petite amie de Scott, revient alors en ville en compagnie de son nouveau copain Todd, le troisième ex, qui tire des pouvoirs télékinétiques de son régime végan strict. Todd est sur le point de gagner quand Scott le piège avec un café au lait de vache. La police végane débarque alors et prive Todd de ses pouvoirs pour ses multiples violations de son régime. Scott n’a aucun mal à le finir.

Scott espère avoir un peu de tranquillité mais Roxy, la quatrième, débarque à son tour. Ramona estime qu’elle n’a pas compté, n’ayant été selon elle qu’un test. Scott est réticent à l'idée de combattre une fille, et Ramona l’aide en lui dévoilant son seul point faible. Scott en a toutefois assez et reproche à Ramona la situation ; cette dernière rompt, estimant s’être trompée sur le compte de Scott. Alors que Scott, rendu grincheux par sa rupture, participe à un concours de rock avec son groupe, il est finalement opposé aux jumeaux Katayanagi et les défait avec ses amis.

Après le concours, Scott est dévasté de voir Ramona se remettre avec Gidéon, qu’elle avait quitté depuis peu, et qui contrôle en réalité la Ligue des Ex Maléfiques. Goguenard devant la défaite de Scott, Gideon signe le groupe pour trois albums, ce qui pousse Scott à les quitter et à trouver un bassiste remplaçant.

Afin de goûter complètement à sa victoire, Gidéon invite Scott à l’ouverture de son club. Déterminé à reconquérir Ramona, Scott écarte les sbires de Gidéon avec l’épée de l’amour qu’il a tiré de son cœur. Knives intervient et agresse Ramona pour lui avoir volé Scott, qui n’a pas d’autre choix que d’avouer qu’il a en quelque sorte trompé les deux jeunes femmes, puisque chacune n'était pas consciente de l'existence de l'autre. Distrait, Scott est tué par Gidéon et se retrouve dans les limbes ou Ramona lui fait comprendre que Gidéon la contrôle avec une puce implantée. Scott utilise alors sa vie supplémentaire gagnée et retourne au club ou il fait amende honorable envers tous ses amis qu’il a trahi d’une façon ou d’une autre. Il y gagne l’épée de l’Estime de soi et met Gidéon à terre. Il admet ensuite alors avoir trompé les jeunes femmes qui lui pardonnent, Knives se joignant même à la lutte contre Gidéon qu’ils finissent par vaincre.

Avant de disparaître, Gidéon envoie le boss ultime Néga-Scott affronter son rival, mais les deux sympathisent rapidement et deviennent amis.

Libérée du contrôle mental de Gidéon, Ramona s’éloigne. Knives persuade Scott d’aller la retrouver, car elle a réalisé que Scott tenait sincèrement à elle, et s'est donc fait une raison. Scott la remercie de son aide et part rejoindre Ramona qui l’accepte à ses cotés.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Edgar Wright, au Comic-Con de San Diego, en 2010
L'auteur Bryan Lee O'Malley, au Comic-Con de San Diego, en 2010

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Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : Version française (VF) sur AlloDoublage[1] et Version québécoise (VQ) sur Doublage QC[2]

La Ligue des Ex Maléfiques[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage du film a débuté en [3] et s'est déroulé à Toronto, au Canada, notamment aux Pinewood Toronto Studios[4].

Références du film à la pop-culture[modifier | modifier le code]

Billy Corgan le 6 août 2005
L'équipe à l'avant-première du film au Fantastic Fest 2010.
L'acteur principal Michael Cera en dédicace au Comic-Con de San Diego 2010.
  • Le film transcrit l'univers de la BD et du jeu vidéo par des effets visuels, représentant des pixels, des onomatopées ou des super pouvoirs. Le film contient beaucoup de références à la culture du jeu vidéo 8-bits et 16-bits, que ce soit dans les bruitages, les effets spéciaux visuels ou autres. Scott Pilgrim obtient des pièces (référence aux bornes d'arcade) quand il bat ses ennemis, et un certain score de jeu. Au bout d'un moment, son score lui permet d'obtenir un 1-up, c'est-à-dire une vie supplémentaire. Des indicateurs similaires à ceux des jeux vidéo accompagnent les combats : score, nombre de combos, versus, K.O, etc.
  • L'introduction de Universal Pictures est entièrement en 8-bit[5].
  • La bande-son du film utilise des morceaux reproduisant la musique 8-bits des vieilles consoles de jeux vidéo (voir Nintendocore). D'ailleurs pendant le film, Scott dit avoir appris la partition de basse de la musique de Final Fantasy II.
  • Quand Scott poursuit Ramona en rêve dans sa fac, des chœurs féminins reprennent le thème musical de la Grande Fée de la saga The Legend of Zelda. De manière similaire, plusieurs effets sonores issus des jeux sont utilisés dans le film. Le Nega Scott peut aussi faire référence au Dark Link, double maléfique du héros de Zelda.[réf. nécessaire]
  • On peut aussi entendre dans le film des effets sonores tirés des sagas Super Mario et Sonic.[réf. nécessaire]
  • La transformation des ennemis vaincus en pièces se retrouve aussi dans les versions européennes et japonaises du jeu No More Heroes, qui différaient de la version américaine par le remplacement de gerbes de sang par des pièces[6]. Cependant, la sortie de No More Heroes étant postérieure (2008) à celle du comic (2004), la référence ne peut être que visuelle.
  • Scott explique durant le film l'origine du nom Pac-Man donné au jeu vidéo éponyme, qui s'appelait au Japon Puck-Man, mais fut changé pour éviter que des plaisantins ne transforment le nom des bornes de jeu en Fuck-man en grattant le 'P'.
  • Au début du film, Scott et Knives jouent sur une borne d'arcade à tapis appelée Ninja Ninja Revolution, clin d'œil à la célèbre licence Dance Dance Revolution.[réf. nécessaire]
  • Comme expliqué dans la bande dessinée originale, le 'X' rouge et jaune sur l'anorak de Scott est un clin d'œil au symbole des X-Men.
  • Todd, bassiste de The Clash At Demonhead durant le concert, porte un T-shirt noir avec un crane blanc semblable au costume du Punisher de l'univers Marvel Comics.[réf. nécessaire]
  • Scott, quant à lui, porte un T-Shirt des 4 Fantastiques durant la répétition avant les jumeaux Katayanagi. On peut par ailleurs remarquer qu'un 1/2 est inscrit à côté du 4, référence au tee-shirt porté par le fils de Reed Richards, alias M. Fantastique, et de Susan Storm (plus connue sous le nom de Femme Invisible), Franklin Richards.
  • Lorsque Ramona évoque son passé avec ses ex, les flashbacks sont mis en scène sous forme de dessins-animés qui reprennent le graphisme de Bryan Lee O'Malley, l'auteur du comic original de Scott Pilgrim.
  • Lors du flashback sur Todd, il y a un clin d'œil à Akira. (Cratère sur la lune).
  • Une scène entre Scott et son colocataire Wallace est filmée comme un sitcom, avec les fameux rires enregistrés inhérents au genre, et en intro le thème de Seinfeld.
  • Lors de cette scène, Wallace fait référence à un acteur fictif, Lucas Lee, qui se révélera être un des 7 ex de Ramona. Puis quelques secondes après, on peut apercevoir d'autres affiches dont il est la star au côté de la première. Ce sont bien entendu de fausses affiches parodiant de vrais films comme Fast and Furious, Mission impossible 3, La Mémoire dans la peau et La Dernière Chanson.[réf. nécessaire]
  • Durant le premier battle du film contre les Crash & The Boys, Scott porte un t-shirt Plumtree. Il s'agit d'un girls band canadien de pop dont un des titres a donné son nom au héros.
  • Au début du film, on entend les bruitages de The Legend of Zelda: A Link to the Past à chaque fois qu'un élément se produit. En fait c'est l'ami de Scott qui y joue.
  • Le tee-shirt noir avec une tête de mort blanche que porte Scott lorsqu'il se bat contre Lucas Lee est un clin d'œil à la dernière salle du dernier donjon du jeu The Legend of Zelda. Effectivement cette salle est en forme de crâne de mort blanc. On peut également y voir une référence à la marque de skate-board Zero, dont le logo en forme de crâne aurait été pixelisé.[réf. nécessaire]
  • Le film contient également plusieurs références au groupe de rock The Smashing Pumpkins.
    • Scott Pilgrim apparaît avec deux tee-shirts du groupe :
      • Un t-shirt vert avec le logo « SP » en forme de cœur, devenu le logo « classique » du groupe sur une grande partie de leur merchandising, et sur plusieurs pochettes de singles et de disques, la compilation Earphoria entre autres ;
      • Un tee-shirt Zero, produit lors de la sortie de l'album Mellon Collie and the Infinite Sadness et du single Zero issu de l'album. Ce tee-shirt iconique fut porté par Billy Corgan dans le clip de la chanson, et durant la tournée suivant la sortie de l'album.
    • De plus pendant le film, un titre de chapitre apparaît également, Scott Pilgrim & The Infinite Sadness, nouvelle référence au double album des Pumpkins.
  • Les noms des groupes sont également des références à des jeux vidéo :
    • Le groupe de Scott, les Sex Bob-ombs, renvoie aux bob-ombs, des créatures en forme de bombes animées issues de la saga Super Mario ;
    • The Clash At Demonhead, le groupe de Envy Adams, tire son nom du jeu vidéo éponyme sorti en 1989 sur console Nes ;
    • Crash & The Boys, le premier groupe qui affronte les Sex Bob-ombs dans le film, tire également son nom d'un jeu vidéo de sport, sorti sur console Nes en 1992 ;
    • Les deux épées sortant du corps de Scott à la fin du film font référence au jeu Shining Wind, et donc également à l'anime Shining Tears X Wind. Dans Shining Wind, le pouvoir de l'amour (qui est d'ailleurs le nom de la première épée de Scott) permet aux personnages masculins de sortir une épée en provenance du cœur des personnages féminins qui leur sont rattachés.
  • Gideon Graves est connu sous le surnom de G-Man, qui est un personnage mystérieux du jeu vidéo Half-Life.
  • Gideon Graves possède une boîte de nuit nommée « Chaos Theatre » ; il s'agit d'une référence au jeu vidéo MOTHER 2, plus connu sous le nom de EarthBound en Occident. En effet, Ness, le héros du jeu, visite un club du même nom où joue le groupe des « Runaway Five », qui deviendront par la suite des alliés bien utiles.
  • Le logo de Gideon Graves est formé de trois G en forme de triangle. C'est une référence au symbole de la Triforce du jeu The Legend of Zelda.
  • "Young" Neil, qui remplace Scott dans le groupe est une référence à Neil Young.
  • Stephen Stills, le chanteur et guitariste des Sex Bob-ombs fait référence à Stephen Stills, le célèbre chanteur des Buffalo Springfield et de Crosby, Stills, Nash and Young.
  • La musique qui rythme le combat contre Roxy, la quatrième ex, dans la boîte de nuit, est celle de Street of Rage 3.

Accueil[modifier | modifier le code]

Box-office[modifier | modifier le code]

Le réalisateur Edgar Wright aux côtés des têtes d'affiche Mary Elizabeth Winstead et Michael Cera.

Scott Pilgrim sort le aux États-Unis dans 2 818 salles, mais ne parvient qu'à engranger 10 609 795 $ le premier week-end d'exploitation, se contentant d'une cinquième place au box-office[7]. Distribué jusqu'à 2 820 salles la semaine suivante, le film s'effondre le week-end suivant avec 5 201 970 $, soit 20 898 255 $ récoltés depuis sa sortie[7]. Le Wall Street Journal décrit ce résultat au box-office comme « décevant »[8], tandis que Ben Fritz du Los Angeles Times note que le long-métrage semble être « une déception financière majeure »[9]. Universal a reconnu leur déception lors du week-end d'ouverture disant qu'ils étaient « conscients des défis d'élargir ce film à un public grand public », tandis que le porte-parole du studio a déclaré que Universal était « fier de ce film et de notre relation avec le visionnaire et créateur Edgar Wright », tout en ajoutant qu'il « saura être identifié comme un morceau important de cinéma »[10].

Au Royaume-Uni, distribué dans 408 salles, Scott Pilgrim prend la deuxième place du box-office avec 1 600 000 £[11], tombant à la cinquième place le week-end suivant. Il totalise 910 311 entrées, soit le meilleur résultat du film en dehors du territoire américain[12].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

L'agrégateur de critiques Rotten Tomatoes rapporte que 82% des 271 critiques critiques sont positives pour le film et que la note moyenne est de 7,54 sur 10. Le consensus du site Web se lit comme suit: "Son script n'est peut-être pas aussi éblouissant que ses visuels époustouflants, mais Scott Pilgrim est rapide, drôle et inventif ". Selon Metacritic, qui a échantillonné 38 critiques et calculé une note moyenne de 69 sur 100, le film a reçu une réponse "généralement favorable". Le public interrogé par CinemaScore a attribué au film une note «A-» sur une échelle de A à F.

Peter Debruge de Variety a donné au film une critique mitigée, se référant au film comme "un exemple de cinéma à déficit d'attention à la fois le plus beau et le plus frustrant", affirmant qu'il était économique avec sa narration et incorporait avec succès les nombreux grands ensembles de combat. pièces, mais qu'il a raté des occasions de construire la relation entre Scott et Ramona. David Edelstein du magazine New York donne également une critique mitigée, convenant que Scott "ne semble guère digne du Ramona de Winstead", bien qu'il pensait que "le défilé des ex super-vilains est comme une marche forcée ; il sentait qu'il avait eu son plein de combats et qu'il restait encore cinq ex à partir ». Michael Phillips donne une critique généralement positive, mais convient que le nombre de combats retient le film, écrivant que "Sept semble beaucoup. C'est, en fait, deux ou trois de trop." Kirk Honeycutt de The Hollywood Reporter donne une critique largement négative, pensant que le film est "un film décourageant et mou dans lequel rien n'est en jeu. Un personnage peut" mourir ", puis simplement rembobiner la vidéo et revenir à la vie. Ou changer d'avis sur son véritable amour et puis changez-le à nouveau. La bataille de Scott Pilgrim n'est pas contre le monde; c'est contre une boussole morale erratique." Cindy White de l'IGN donne une critique positive, faisant l'éloge de Wright et du style du film, mais mentionne que" le le milieu traîne un peu et la fin n'est pas tout [elle] espérait que ce serait. "

A. O. Scott, qui a fait du film un "choix des critiques" du New York Times, l'a également évalué positivement, suggérant que c'était "le meilleur film de jeu vidéo de tous les temps". Nick Schager de Slant Magazine a également donné au film une critique positive, de 3,5 étoiles sur 4, avec son collègue Simon Abrams l'appelant "le film le plus excitant visuellement, drôle et émotionnellement produit en studio de l'année" et en attribuant 4 étoiles sur 5 dans sa critique de DVD.

Debruge a fait l'éloge du casting de l'ensemble et des talents de réalisateur de Wright qui rendent chacun des nombreux personnages distinctifs. Cependant, il a critiqué la performance de Cera, en disant que "son timing comique est impeccable, mais il a finalement joué la giroflée coupable une fois de trop". Edelstein a trouvé que le plus gros problème du film était le jeu d'acteur de Cera, affirmant qu '"un rôle différent aurait pu vous faire rire et vous engager. Cera ne prend pas vie dans les scènes de combat comme le fait Stephen Chow dans les arts martiaux surréalistes. comédies comme Kung Fu Hustle ", avec Honeycutt disséquant le récit et déterminant que" Cera ne donne pas une performance qui ancre le non-sens "du film. Inversement, AO Scott a écrit que "d'une manière ou d'une autre Cera et Winstead le font fonctionner" en vendant la relation sans être un cliché, et Abrams a dit que les acteurs n'avaient "jamais eu l'air aussi bien, en particulier Cera", notant que " sa performance est sciemment affectée et égocentrique tout au long des scènes dépeignant les rencontres maladroites de Scott et Knives "alors que le film joue délibérément le narcissisme initial de Scott. La prestation par Cera de la phrase particulière «Je pensais que nous devrions rompre, ou quoi que ce soit d'autre» a été jugée amusante et maladroitement réaliste. White a écrit que les acteurs jouant les ex de Ramona "semblent tous s'amuser dans leurs scènes". Brie Larson et Kieran Culkin ont été fréquemment décrits comme les voleurs de scène du film pour leurs performances comme l'ex de Scott, la rock star Envy Adams et le colocataire de Scott, le sarcastique Wallace Wells. Chris Evans et Brandon Routh ont également été appelés des voleurs de scène dans certaines revues.

En négatif, Debruge a ajouté que "toute personne de plus de 25 ans trouvera probablement [le film] épuisant, comme jouer à un chaperon lors d'une fête remplie de collégiens surexcités", remarques reprises par Honeycutt, qui a qualifié le film de "juvénile" et pensait qu '"un public plus large parmi les téléspectateurs plus âgés ou internationaux semble improbable." White a donné au film une note positive de 8/10, disant qu'il est "mieux adapté à la génération filaire et à ceux d'entre nous qui ont grandi sur Nintendo et MTV. Sa nature cinétique et ses sensibilités excentriques pourraient être un désagrément pour certains. " Scott a également trouvé les éléments de la jeunesse attrayants, en écrivant que" il y a des films sur la jeunesse qui vous font vous sentir vieux, même si vous ne l'êtes pas. Mais Scott Pilgrim a l'effet inverse. Son esprit rapide, drôle et joyeux-triste est si contagieux que le film vous fait vous sentir chez vous dans son monde même si le paysage est, à première vue, inconnu. " Abrams a ouvert sa critique en déplorant que "la chose triste à propos de Scott Pilgrim est que les gens ont supposé que parce qu'il embrassait les intérêts de sa population de niche, dans sa campagne publicitaire et dans son contenu, il était destiné au statut de culte et rien de plus. " Schager a écrit qu'Edgar Wright est un "artiste mash-up inspiré, et Scott Pilgrim peut être sa meilleure hybridation à ce jour", affirmant que le film est devenu un "jeu vidéo mêlée-lourd". Debruge a également déclaré que « le style devient le niveau auquel nous devons apprécier le travail de Wright », notant en particulier le logo Universal 8 bits et la scène Seinfeld. White explique que bien que le style et la structure du jeu vidéo ne soient pas réalistes, "même les éléments les plus bizarres découlent naturellement de la narration". Le style a également été comparé aux bandes dessinées. Selon Phillips, "Edgar Wright comprend l'attrait des romans graphiques originaux de Bryan Lee O'Malley. Les livres inspirés des mangas d'O'Malley combinent la banalité absolue avec l'hyperbole de super-héros, et Wright, qui est britannique, a pris [Le film] vit et respire le style des livres originaux, avec des gribouillis animés et des cœurs et des étoiles remplissant le cadre dans de nombreux plans individuels. " Edelstein a ouvert sa critique en disant" Oui, c'est comme ça que vous donnez vie à un roman graphique à l'écran ! », en précisant que « Wright prend les mangas canadiens (dans lesquels le banal rencontre le super-héros) et concocte une syntaxe qui lui est propre: en partie panneau de bande dessinée, en partie jeu vidéo d'arcade ».

En comparant davantage le film aux romans graphiques et en le discutant comme une adaptation, Honeycutt convient que «le réalisateur / producteur / co-scénariste Edgar Wright a reproduit avec succès les images et la vision du monde du roman graphique de Bryan Lee O'Malley, lui-même un mélange de personnages ordinaires perdus dans un monde de manga, de jeux vidéo, de vidéoclips et d'iconographie de bande dessinée. " White écrit que les éléments de mélange dans le style du film créent" un cocktail de culture pop qui est amusant, drôle et délicieusement décalé ", louant Wright pour" [faire travailler les éléments de la bande dessinée] dans la traduction en action réelle, et avoir suffisamment de respect pour le travail d'O'Malley en premier lieu pour essayer de capturer cet esprit ; Scott est d'accord, disant que le succès vient de son ingéniosité à amener le jeu vidéo dans le monde du joueur, plutôt que l'inverse, et donc "la frontière entre le fantasme et la réalité n'est pas tellement floue qu'effacée, parce que le les cinéastes créent un tout cohérent, perpétuellement univers surprenant ". Abrams note également que certains des éléments comiques fonctionnent mieux dans le film, comme lorsque Scott se réveille, suivi de Wallace et d'Autre Scott, en raison du timing du médium. Il est d'avis que Wright a également réussi à inclure des scènes supplémentaires qui informent davantage la caractérisation de Scott et ajoutent de l'humour à des moments des bandes dessinées. Dans l'ensemble, dans sa revue rétrospective de 2020, Meghan Hale de Comic Years a écrit que « Scott Pilgrim ne fait pas seulement une adaptation adéquate, mais donne plutôt vie à l'histoire d'une manière qui innove la façon dont nous regardons. lors des adaptations ".

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Un jeu vidéo basé sur le film est produit par la division d'Ubisoft basée à Montréal[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le sous-titre du film est en réalité celui du tome 2 de la série.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de doublage VF du film sur AlloDoublage, consulté le 16 février 2013
  2. Fiche de doublage VQ du film sur Doublage QC, consulté le 4 novembre 2014
  3. « they start filming at the end of March »
  4. Lieux de tournage de Scott Pilgrim vs. the World
  5. Vidéo sur Youtube
  6. Différences entre les versions de No More Heroes
  7. a et b (en) « Scott Pilgrim vs. the World (2010) », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le 10 mars 2017)
  8. (en) « 'The Expendables' Tops Weekend Box Office », The Wall Street Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 18 août 2010)
  9. (en) Ben Fritz, « Box office: 'Expendables' blows up, 'Scott Pilgrim' out of tune, 'Eat Pray Love' has decent first bite », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne, consulté le 21 août 2010) :

    « Universal spent about $85 million to make the picture, along with a small investment by Relativity Media (« Universal a dépensé environ 85 millions de dollars pour faire la photo, avec un petit investissement de Relativity Media ») »

  10. (en) Richard Corliss, « Box Office: Sly Preys on Julia, World Beats Pilgrim », Time,‎ (lire en ligne, consulté le 18 août 2010)
  11. (en) « UK Box Office 27–29 August 2010 », UK Film Council
  12. http://lumiere.obs.coe.int/web/film_info/?id=34929
  13. Communiqué de presse d'Ubisoft

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]