Sciences du jeu

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Ne doit pas être confondu avec théorie des jeux.

Les sciences du jeu (désignées sous le nom de game studies en anglais) forment un champ de recherche pluridisciplinaire consacré à l'étude des jeux.

Le thème du jeu a été relativement peu étudié par les sciences sociales, et ce malgré leur importance économique grandissante. Et si quelques historiens, sociologues, et ethnologues, comme Leo Frobenius, Johan Huizinga ou Roger Caillois ont déjà abordé le sujet, ce n'est que récemment qu'il fait l'objet d'un champ de recherche structuré à part entière[1].

Terminologie[modifier | modifier le code]

En anglais, le champ de recherche est désigné sous le nom de game studies[1]. Le terme ludologie est parfois utilisé en français bien qu'il soit problématique du fait qu'il désigne également une école théorique particulière dans la littérature anglophone[1].

« Les games studies se définissent comme un ensemble interdisciplinaire dans lequel s’interpénètrent les méthodes de disciplines constituées (histoire, sociologie, psychologie, anthropologie) et de disciplines transversales (génétique textuelle, sémiotique, narratologie et ludologie). »

— Marc Marti et Raphaël Baroni, De l’interactivité du récit au récit interactif[2]

Revues scientifiques[modifier | modifier le code]

  • Game Studies, revue scientifique en ligne anglophone, lancée en 2001 par Espen Aarseth. Deux numéros par an sont publiés.
  • Games and Culture, revue scientifique en ligne anglophone, publiée par Sage Publications depuis 2006. Quatre numéros par an sont publiés.
  • Eludamos, Journal for Computer Game Culture, revue scientifique en ligne anglophone, publiée depuis 2007. Deux numéros par an sont publiés[1].
  • Sciences du Jeu, revue scientifique francophone, publiée depuis 2013[3] par le centre de recherche EXPERICE (Université Paris 13).

Historique[modifier | modifier le code]

Vers la fin du XXe siècle et avec l’apparition de la 5e génération de console (PlayStation, Nintendo 64 entre autres) est apparu un intérêt grandissant pour l’étude de ce médium (que nous définissons comme le support du média jeu vidéo).  Ainsi, cette institutionnalisation de la recherche apparut avec de nouvelles publications scientifiques (principalement dans le milieu anglophone) telles Games Studies en 2001 et Games and Culture en 2006. De même, des conférences orientées sur l’étude de ce média commencèrent à être organisées par des associations telles que la DiGRA (la Digital Games Research Association). Par ailleurs, les Games Studies se caractérisent par la pluridisciplinarité des chercheurs s’y consacrant. Ceux-ci proviennent autant des sciences informatiques, mathématiques que des sciences humaines telles la sociologie ou l’économie[4].

Aujourd’hui, les sciences du jeu comprennent les sciences humaines et sociales, le “Game Design”, la narratologie et la ludologie. Les sciences traditionnelles participent elles aussi à l’analyse et de manière générale à l’émergence de ce domaine.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Patrick Schmoll, « Sciences du jeu : état des lieux et perspectives », Revue des sciences sociales, no 45,‎ (lire en ligne)
  2. Marc Marti et Raphaël Baroni, « De l’interactivité du récit au récit interactif », Cahiers de narratologie, no 27,‎ (lire en ligne)
  3. « Sciences du Jeu », sur http://www.sciencesdujeu.org/index.php, (consulté le 16 mars 2015)
  4. Rueff Julien, « Où en sont les "Games Studies" ? », Réseaux, no 151,‎ , p. 139-166 (ISSN 0751-7971, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]