Sciences Po

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie. Cette page d’homonymie répertorie les différents sujets et articles partageant un même nom.

Fondé en 1872 par Emile Boutmy, Sciences Po est le nom usuel de l’Institut d’Études Politiques de Paris (IEP de Paris) un établissement d’enseignement supérieur et de recherche français dans le domaine des sciences humaines et sociales et des relations internationales.

Doté du statut de grand établissement, Sciences Po repose sur une gouvernance duale assurée par une fondation de droit privé d’un côté, et un établissement universitaire de l’autre[1].

Sciences Po recrute ses étudiants dans le monde entier par le biais de diverses procédures d’admission, et propose :

  • une offre de formation initiale qui va du Collège universitaire (le 1er cycle en trois ans) au doctorat, en passant par sa formation de niveau master proposée dans ses sept écoles professionnelles[2].
  • une offre de formation continue à destination des professionnels[3].

L'école est réputée pour la qualité de son enseignement et son exigence. Près de 73 % de ses diplômés travaillent dans le secteur privé, 8 % dans une organisation internationale ou au sein des institutions européennes et 19 % dans le secteur public[4], et pour des domaines variés : le conseil, le marketing et la communication, la finance, la comptabilité et la gestion administrative, les relations internationales et la sécurité[5].

Nom[modifier | modifier le code]

Sciences Po désigne l’ensemble ayant succédé en 1945 à l’ancienne École libre des sciences politiques, un établissement privé d'enseignement supérieur fondé en 1872[6] et transformé en établissement public autonome géré par une Fondation privée (la FNSP) en 1945[7]. Son surnom, Sciences Po, est attesté dans l'entre-deux-guerres.

Sciences Po est devenue une marque en 1988[8], déposée par la Fondation Nationale des sciences politiques (FNSP) et reconnue comme telle par l'INPI. 

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Le modèle de gouvernance de l'école est dual et s'organise autour de :

  • l’Institut d'études politiques de Paris (IEP Paris), établissement d'enseignement public ayant le statut de grand établissement. L'IEP de Paris a pour mission d'assurer une formation initiale et continue en sciences sociales visant à la compréhension du monde actuel. L’IEP de Paris est dirigé par un directeur et administré par un conseil. Le conseil scientifique et le conseil de la vie étudiante et de la formation participent à l’administration de l’Institut[9].
  • la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), fondation de droit privé ayant la responsabilité des grandes orientations stratégiques et de la gestion administrative et financière de Sciences Po. Elle est administrée par un conseil d'administration[10].

Campus[modifier | modifier le code]

Sciences Po est formé de sept campus.

Le campus de Paris, situé Rue Saint-Guillaume, accueille des étudiants de premier et second cycle, ainsi que des doctorants.

Les campus en région accueillent des étudiants du Collège Universitaire (premier cycle), sont installés dans six villes de France. Chacun de ces campus a une spécialisation géographique :

  • le programme franco-allemand à Nancy,
  • le programme européen à Dijon,
  • le programme euro-latino-américain à Poitiers,
  • le programme Moyen-Orient-Méditerranée à Menton,
  • le programme Europe-Asie au Havre,
  • les programmes Europe-Amérique et Europe-Afrique sur le campus de Reims.

Sciences Po a réalisé le 23 décembre 2016 l’acquisition d’un nouveau site, l’hôtel de l’Artillerie situé place Saint Thomas d’Acquin[11], qui permet à l’institution d’annoncer un projet de refonte et de transformation de l’ensemble de son campus parisien[12].

Histoire, Admissions et formations[modifier | modifier le code]

Le recrutement des élèves se fait par différentes procédures d'admission sélectives, permettant l'accès en première année, ou en quatrième année.

Le réseau des IEP[modifier | modifier le code]

Le réseau des institut d’études politiques (IEP) se répartit dans plusieurs grandes villes de France, instituts fondés après 1945 sur le modèle de l’IEP de Paris[13]. L’appellation « Sciences Po » a été déposée en 2007 par l'IEP de Paris qui en tolère toutefois l'utilisation par les instituts d'études politiques de province en précisant le nom de la ville pour les distinguer[14], par exemple « Sciences Po Lyon ». Ces IEP sont rattachés à des universités locales, (par exemple, l’IEP de Strasbourg est rattaché à l’Université de Strasbourg) :

Depuis 2012, l'Institut d'études politiques de Rennes a ouvert un campus à Caen. Le campus de Caen propose des enseignements sur le développement durable, le dialogue territorial et les transitions sous un angle pluridisciplinaire (sciences politiques, droit, géographie, histoire). Il dispose également d'une spécialisation géographique avec un parcours ouvert sur l'Europe du Nord (Norden, Baltique, Arctique).

En 2017, l'Institut d'études politiques de Lyon a lui aussi ouvert un campus à Saint-Étienne.

Autres établissements supérieurs de sciences politiques[modifier | modifier le code]

  • le Département de science politique de la Sorbonne de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
  • l’Institut d’études politiques d’Alger,
  • l'Institut d’études politiques de Madagascar IEP Madagascar
  • l’Institut des sciences politiques de l’université Saint-Joseph de Beyrouth.
  • l’École des Hautes Études Politiques (voir HEI-HEP) prépare les étudiants aux carrières liées aux sciences politiques et aux métiers de l’information.
  • L'ESPOL (European School of Political and Social Sciences, école européenne de sciences politique et sociales), au sein de l'université catholique de Lille créé en 2012 à Lille.

Autres utilisations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Anne-Sophie Beauvais, Sciences Po pour les nuls, First, (ISBN 2412016690)
  2. Marion Senant, « Comment entrer à Sciences Po Paris après le bac? », Le Figaro Etudiant,‎ (lire en ligne)
  3. Marie-Caroline Missir, « Frédéric Mion : "Sciences po a assaini sa situation financière" », Educpros.fr,‎ (lire en ligne)
  4. « Sciences Po : des diplômés très demandés », sur Sciences Po (consulté le 8 août 2017)
  5. Géraldine Dauvergne, « À quoi mène vraiment Sciences po », L'Etudiant,‎ (lire en ligne)
  6. Hulot, Le 25e anniversaire de la fondation de l'Ecole libre des sciences politiques, Paris, Paris : [s.n.], , 34 p. (lire en ligne)
  7. Pierre Rain, L'École libre des sciences politiques (1871-1945), Paris, Presses de Sciences Po, (ISBN 978-2-7246-0033-9)
  8. « Origine garantie : Sciences Po Toulouse soigne sa marque », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne)
  9. Décret n° 2016-24 du 18 janvier 2016 relatif à l'Institut d'études politiques de Paris, (lire en ligne)
  10. Décret n° 2015-1829 du 29 décembre 2015 portant approbation des statuts de la Fondation nationale des sciences politiques, (lire en ligne)
  11. Nathalie Brafman, « Sciences Po acquiert l’hôtel de l’artillerie pour créer son campus parisien », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  12. « L’hôtel de l’Artillerie va accueillir le futur campus de Sciences-po », leparisien.fr,‎ (lire en ligne)
  13. Sciences Po, FNSP 27 rue Saint Guillaume 75007 Paris, « Sciences Po Stories - L'histoire de Sciences Po : la frise, les récits, les portraits et la carte », sur Sciences Po stories (consulté le 26 mai 2017)
  14. « Les IEP s'entendent pour défendre la marque Sciences Po », sur sciencespo.fr,