Scarface (film, 1983)

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Scarface
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Titre québécois Le Balafré
Titre original Scarface
Réalisation Brian De Palma
Scénario Oliver Stone
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film de gangsters
Durée 170 minutes
Sortie 1983


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Scarface[n 1] ou Le Balafré[1] au Québec, est un film de gangsters américain réalisé par Brian De Palma, sorti en salles aux États-Unis en .

Scénarisé par Oliver Stone, ce film est un remake du film du même nom réalisé en 1932 par Howard Hawks, mais celui-ci traitait de la mafia américaine et s'inspirait de la vie d'Al Capone. Ce remake est transposée ici à travers l'histoire d'un petit malfrat cubain, Tony Montana (incarné par Al Pacino) débarquant sans rien à Miami au début des années 1980 avant de devenir un puissant trafiquant de drogue. La distribution comprend également les acteurs Steven Bauer, Michelle Pfeiffer, Mary Elizabeth Mastrantonio et Robert Loggia.

Quand Al Pacino s'est intéressé à un remake de la version de 1932, le producteur Martin Bregman et lui ont commencé à développer le projet. Le réalisateur Sidney Lumet a été initialement embauché pour diriger le film, mais fut remplacé par De Palma qui engagea Oliver Stone pour écrire le scénario. Le tournage a eu lieu de à . Le film a été tourné à Louisville dans le Kentucky à Los Angeles en Californie. La bande originale du film a été composée par l'artiste Giorgio Moroder.

Scarface a rapporté 65,9 millions de dollars de recettes mondiales au box-office. Sa réception critique initiale était négative, en raison de la violence excessive, des jurons et de la consommation de drogue montrés dans le film. Certains expatriés cubains à Miami se sont même opposés au film car il les décrivaient comme des criminels et des trafiquants de drogue.

Dans les années qui ont suivi, toutefois, les critiques ont réévalué leur avis et un certain nombre le considèrent désormais comme l'un des meilleurs films du genre policier. Des scénaristes et réalisateurs tels que Martin Scorsese ont fait l’éloge de ce film, qui a été largement référencé dans la culture pop, en particulier dans le rap et le hip-hop, ainsi que dans les comic books, les émissions de télévision, les jeux vidéo et la culture populaire en général. Le film est depuis longtemps devenu un classique culte, et son héros Tony Montana reste une icône, notamment dans le monde du rap.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

En 1980, au cours de l'exode de Mariel, les États-Unis du président Jimmy Carter offrent l'asile politique aux exilés cubains qui s'opposent au communisme de Fidel Castro à Cuba, que Castro fait expulser après les avoir dépouillé ; mais le « Líder máximo » en profite aussi pour se débarrasser de ses prisonniers de droit commun qui garnissent ses prisons, dont on estime qu'ils étaient 25 000 parmi les 125 000 expulsés cubains partant vers les États-Unis.

L'arrivée aux États-Unis[modifier | modifier le code]

Un de ses réfugiés cubains, Antonio Montana dit Tony Montana et son ami, Manolo « Manny » Ribera, deux petits malfrats issus de la rue, profitent de cette occasion et arrivent à Miami dans l'espoir de faire fortune. À leur arrivée sur le sol américain, ils sont parqués avec les autres exilés dans un camp de réfugiés, et attendent de savoir s'ils vont être acceptés par leur nouveau pays. Manny trouve alors le moyen, auprès d'un caïd de Miami, d'obtenir une carte verte américaine s'il accepte d'effectuer un contrat d'assassinat visant à liquider un opposant communiste du camp, nommé Rebenga. Les deux hommes se chargent du contrat et obtiennent peu après leur visa d'entrée américain.

Grâce à leur carte verte, les deux hommes trouvent un petit boulot dans une gargote minable de Miami. Mais travailler pour quelques malheureux dollars ne correspond pas à l'idée que les deux amis se font du « rêve américain ». Omar Suarez, le bras droit d'un caïd de la pègre locale, Frank Lopez, leur propose alors 500 dollars pour décharger de la marijuana d'un bateau. Tony refuse avec véhémence, désirant obtenir beaucoup plus d'argent. Suarez lui offre alors 5 000 $ pour faire ses preuves lors d'un rendez-vous avec des trafiquants de drogue colombiens : il devra acheter de la cocaïne pour Lopez ; mais Suarez l’avertit que s'il ne revient pas avec la drogue, il sera dans de beaux draps. Tony, Manny et leurs complices se rendent au rendez-vous et commencent la transaction, mais les choses tournent mal : un compagnon de Tony se fait assassiner à la tronçonneuse dans une baignoire, et Tony va subir le même sort. Mais, grâce à l'intervention de Manny, Tony se libère et tue le revendeur colombien qu'il rattrape en pleine rue. Ils s'enfuient avec l'argent et le stock de drogue du dealer.

Suspectant Omar Suarez de vouloir les doubler, Tony et Manny insistent pour livrer personnellement la drogue et l'argent à Franck Lopez. Lors de leur rencontre avec le caïd, Tony est immédiatement attiré par la petite amie de Frank, une ravissante américaine nommée Elvira Hancock. Impressionné par leur efficacité et leur sang-froid, Lopez les recrute sur le champ, leur promettant la richesse s'ils sont loyaux avec lui. Plus tard, il explique à son bras droit Omar qu'il lui fallait à tout prix recruter des hommes tels que Tony, prêts à se faire tuer pour lui dès lors que leur loyauté est acquise.

Quelques mois plus tard, Tony rend visite sa mère Georgina qui vit elle-aussi à Miami, ayant émigré depuis plusieurs années avec sa plus jeune sœur, Gina. À son arrivée, Gina est enchantée de revoir son grand frère Tony, ne l'ayant pas revu depuis des années (quand il était en prison à Cuba), mais sa mère lui fait un moins bon accueil. Lui reprochant sa vie de criminel, son allure de gangster et son absence, elle refuse l'argent que Tony lui jette sur la table puis le met à la porte de chez elle. Malgré sa mère, Gina rejoint Tony au dehors en lui disant de pardonner son attitude, lui affirmant que pour elle rien n'a changé car ils ont « le même sang ». Quand Tony retourne à sa voiture, Manny lui fait des commentaires sur la beauté de Gina qui mettent Tony hors de lui. D'un air menaçant, il lui défend de la voir, affirmant qu'elle n'est pas pour lui.

Collaboration avec Alejandro Sosa et indépendance[modifier | modifier le code]

Plus tard, Frank envoie Tony escorter Omar Suarez en Bolivie lors de sa rencontre avec un important producteur de cocaïne du pays, Alejandro Sosa. Lors de la rencontre dans la luxueuse propriété de Soza, et alors qu'il n'est officiellement que le garde du corps d'Omar, Tony prend des initiatives et négocie une importante transaction de drogue avec le trafiquant colombien, sans avoir obtenu au préalable l'accord de Frank, et en court-circuitant Omar, qui tente vainement de le remettre à sa place. Sosa conseille alors à Omar de retourner à Miami pour consulter son chef, puis lui propose de rejoindre l'aéroport avec son propre hélicoptère, gardant Tony avec lui.

Peu après, Sosa affirme à Tony qu'Omar est un informateur de la police ; Tony est témoin de son assassinat, pendu après avoir été passé à tabac depuis l'hélicoptère. Se demandant s'il peut faire confiance à l'organisation de Frank, Sosa demande à Tony de lui prouver qu'il n'est pas lui aussi un informateur ; Tony, avec aplomb, lui certifie qu'il n'a jamais fait confiance à Suarez mais que Frank est réglo. Acceptant ses explications, Sosa conclue la vente de drogue avec Tony, mais le met en garde de ne jamais chercher à le doubler ; Tony acquiesce.

De retour à Miami, Frank apprend avec fureur la mort d'Omar, ainsi que la transaction de Tony passée avec Sosa sans son accord. Les deux hommes, ayant des points de vue divergeants sur l'expansion de leur activité criminelle, commencent à s’éloigner l'un de l'autre. Tony entame alors son indépendance, en vue de monter sa propre organisation et quitte le service de Frank. Dans le même temps, il informe Elvira de son intérêt pour elle, et lui demande de faire un choix entre lui et Frank.

Un soir, dans un night-club où ils ont leurs habitudes, Tony est accosté par Mel Bernstein, un inspecteur de police corrompu qui tente de lui extorquer de l'argent en contrepartie d'une protection policière et d'informations sur ses concurrents. Le même soir, Tony met en colère Frank en faisant ouvertement des avances à Elvira. Tony remarque aussi la présence de sa sœur Gina, et ses manières lascives avec un homme. Il la suit quand celle-ci entre dans les toilettes avec son cavalier et la gifle, en colère devant son attitude. Manny ramène ensuite Gina chez elle, lui disant que son frère s’inquiète pour elle, la voyant comme quelqu'un de pur.

Plus tard, Tony échappe de peu à une tentative d'assassinat au night-club. Accompagné de Manny et Chi Chi, il se rend le lendemain au bureau de Frank, certain que son ancien patron est le commanditaire de l'assassinat. Ils le trouvent là avec Bernstein. Sous la menace de son arme, Frank confesse à Tony son implication dans la tentative d'assassinat mais le supplie de l'épargner, lui promettant une importante somme d’argent et qu'il va disparaître. Mais Tony le fait tuer par Manny, puis s'occupe de Bernstein.

Expansion et déclin[modifier | modifier le code]

Devenu le chef de sa nouvelle organisation, Tony se marie avec Elvira et devient le distributeur principal de la cocaïne de Sosa en Amérique, accumulant alors les richesses. Il vit dans une vaste et somptueuse propriété privée, protégée en permanence par des gardes et des caméras de surveillance.

Mais en 1983, Tony commence à devenir paranoïaque, du fait de sa consommation excessive de cocaïne. Devant l'afflux d'argent liquide à blanchir, lié à son trafic de drogue, le banquier véreux de Tony exige un pourcentage plus élevé, ce qui pousse ce dernier à chercher un nouvel intermédiaire. Il tombe alors dans un piège monté par des agents fédéraux du fisc, qui l'arrêtent et l'inculpent de blanchiment d'argent et de fraude fiscale. Mais Sosa intervient et propose son aide à Tony. Il lui offre d'utiliser ses relations aux États-Unis pour éviter à Tony la prison et ne payer qu’une importante amende. En échange, Tony doit accepter d'assister un des hommes de main de Sosa, Alberto, qui doit assassiner un journaliste avant son témoignage à l'ONU sur les liens entre Sosa, son cartel et les officiels boliviens.

Alors que Tony, Manny et Elvira sont au restaurant, Tony, sous le coup de la cocaïne et d'un excès de boisson, se met à reprocher à Manny sa récente arrestation, car il avait suivit son conseil de s'adresser à l'usurier Seidelbaum. Puis, sans gène, il dévoile que sa femme est infertile à cause, dit-il, de sa trop grande consommation de drogue. Elvira, furieuse, lui jette son verre au visage et le quitte, en lui disant qu'entre eux deux c'est fini. Tony quitte alors les lieux, accompagné de ses gardes du corps, dévisageant et raillant l’assistance médusée en leur disant de laisser la place aux « mauvais garçons » tels que lui.

Tony se rend ensuite seul à New York où, avec Chi Chi et Alberto, le bras droit de Sosa, ils préparent l'attentat contre le journaliste. Le soir, Alberto place une bombe radiocommandée sous la voiture du journaliste. Le lendemain, ils suivent la voiture pour la faire exploser devant l'ONU mais, au dernier moment, en se rendant compte que la victime est accompagnée de sa femme et de ses enfants, Tony dit à Alberto d'annuler la mission. Alberto insiste pour continuer, mais Tony, devenant fou furieux, le tue juste avant qu'il n'active la bombe, l'accablant de sarcasmes. De retour à Miami, Tony est contacté par Sosa qui, en colère, met fin à leur partenariat et lui promet de se venger.

Peu après, Tony va à la recherche de Manny et Gina qui ont disparu depuis plusieurs jours. Il les retrouve dans une luxueuse maison inconnue. Alors que Manny vient lui ouvrir, il voit Gina à l'étage en petite tenue, qui lui sourit. Comprenant que Manny est avec Gina, Tony, fou de colère, abat Manny d'un coup de pistolet. Gina, dévastée par le chagrin, lui explique qu'ils viennent de se marier la veille et qu'ils avaient prévu de lui en faire la surprise.

Tony, en état de choc, est ramené à sa propriété où il arrive à son bureau et plonge la tête la première dans un grand sac de cocaïne, puis reste prostré en pensant à Manny. Mais, le soir venu, les hommes de Sosa envahissent la propriété, tuant silencieusement les gardes de Tony. Pendant ce temps, Gina arrive dans le bureau de Tony et, l'air étrange (elle avait reçu un calmant auparavant), accuse son frère de la vouloir pour lui seul. Elle pointe ensuite une arme sur lui et lui tire dessus. À ce moment, un des hommes de Sosa surgit du balcon derrière eux et tue Gina. Tony sort de sa torpeur et tue l'assaillant. Puis, il reste un long moment à contempler le cadavre de sa sœur mais, après avoir remarqué les assaillants sur les caméra de surveillance, il s'arme d'un fusil d’assaut M 16 équipé d'un lance-grenade et invective ses ennemis.

Après avoir fait sauter la porte de son bureau avec le lance-grenade, tuant plusieurs assaillants, Tony arrive sur le balcon attenant et mitraille les hommes de Sosa, qui ripostent. Touché de plusieurs balles, mais rendu insensible grâce à la cocaïne, Tony continue à les défier jusqu'à ce qu'il soit achevé, dans le dos, par le tir d'un fusil à canon scié. Son corps tombe alors du balcon dans une fontaine plus bas, celle-ci étant décorée d'une statue portant l'inscription « The World is Yours » (Le monde est à vous).

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le réalisateur du film, Brian De Palma, lors du Festival de Deauville 2011.

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : version française (VF) sur Allodoublage[5]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Oliver Stone (ici en 1986), est le scénariste de Scarface.

Le Scarface de Brian de Palma est un remake du film du même nom de 1932, qui relate l'histoire d'un immigré bâtissant à Chicago un empire sur le trafic d'alcool pendant la Prohibition. L'histoire est réactualisée en changeant l'origine du héros et les trafics auxquels il est lié. Antonio Montana, en référence à Joe Montana, un joueur de football américain dont Oliver Stone est un fan[6], se fait néanmoins appeler « Tony » comme le héros de 1932, d'origine italienne. Le film de 1932 décrit de manière indirecte Al Capone, qui était autrefois surnommé « Scarface ».

À l'époque où il écrivit le film, Oliver Stone luttait contre une dépendance à l'héroïne[7].

Sidney Lumet était pressenti pour réaliser le film : c'est lui qui suggéra l'idée des personnages cubains et l'exode de Mariel dans l'histoire[7] mais se désista finalement en raison du ton très violent du projet[n 6], il est donc remplacé par Brian De Palma qui quitte pour l'occasion le film Flashdance[6] après avoir aimé le script de Scarface[7].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Sylvester Stallone devait tenir le rôle de Tony Montana et être coscénariste avec Oliver Stone mais déclina en raison du tournage de Staying Alive. Le rôle est confié à Al Pacino[7]. Stallone souhaitait offrir le même scénario que pour Cobra et Le Flic de Beverly Hills et voulait que Tony Montana soit un flic corrompu accro à la drogue.

John Travolta était pressenti pour incarner Manny Ribera[7], mais le rôle est finalement confié à Steven Bauer, alors relativement inconnu à l'époque : les producteurs étaient convaincus qu'il était bon pour le rôle, avis fondé sur une audition frappante, ainsi que sur ses origines cubaines[8].

Le rôle principal féminin, celui d'Elvira Hancock, est proposé à Rosanna Arquette, Jennifer Jason Leigh, Melanie Griffith, Kim Basinger, Kathleen Turner et Jodie Foster, mais toutes le déclinent[7]. Brooke Shields se voit également offrir ce rôle, mais sa mère refuse[7]. D'autres actrices – Geena Davis, Carrie Fisher, Kelly McGillis et Sharon Stone – ont auditionné pour incarner Elvira[7]. Kay Lenz et Kristy McNichol auraient voulu l'incarner, mais Brian De Palma était contre[7]. Le choix se porte donc sur la jeune actrice Michelle Pfeiffer, qui venait d'obtenir des commentaires favorables pour sa prestation dans Grease 2, malgré l'échec critique et commercial du film.

Au départ, Brian De Palma refuse d'auditionner Michelle Pfeiffer après l'avoir vu dans Grease 2, mais le producteur le pousse à lui laisser sa chance[9]. Bien qu'intimidée par Al Pacino durant la répétition d'une scène[9], elle obtient le rôle. Al Pacino et Michelle Pfeiffer se retrouveront en 1991 pour le drame sentimental Frankie et Johnny.

F. Murray Abraham est engagé pour le rôle d'Omar Suarez, lui permettant ainsi de sortir d'une longue et difficile période de chômage.

Le producteur Martin Bregman révèle dans son livre Scarface Nation que Glenn Close avait été le premier choix pour le rôle d'Elvira, mais il n'était pas satisfait car il pensait qu'elle serait seulement « la moitié d'une pute »[7].

Bien que certain des personnages – principaux ou secondaires – aient des origines cubaines, seul Steven Bauer est né à Cuba, tandis qu'Angel Salazar (en) (Chi-Chi) est cubano-américain[7].

Tournage[modifier | modifier le code]

El Fureidis, lieu où ont été tournés les extérieurs du manoir de Tony.

L'action du film devait se dérouler à Chicago, comme dans l'original, mais l'équipe n'a pas pu le faire pour des raisons de moyens, la transposition situe l'action du film à Miami[6]. Pourtant ce choix ne fait pas l'unanimité, notamment au sein de l'Office du Tourisme, craignant qu'il n'offre à la ville une réputation de haut lieu de la criminalité cubaine, faisant ainsi fuir les touristes[6].

Le tournage de Scarface, débuté le et terminé près de huit mois plus tard, le [2], s'est déroulé à Miami[10], mais également à Miami Beach, notamment au 728 Ocean Drive, là où est tourné la scène de la tronçonneuse à l'hôtel[10], à Atlantis Condo, sur Brickell Avenue, pour la scène de la piscine de la maison de Frank Lopez[10], à South Beach, quartier de Miami Beach et au Fontainebleau Miami Beach et s'est étendue à Los Angeles, Montecito et Torrance (la scène de la maison de la mère de Tony Montana) (Californie)[10] et à New York[10].

Une partie du film est tournée aux Universal Studios, à Universal City, en Californie[10].

Steven Spielberg est venu donner un coup de main à son ami Brian De Palma pour la réalisation de la scène finale[6].

Alors qu'il est sur le point de jouer une scène avec son personnage, F. Murray Abraham reçoit le scénario d'Amadeus. Pensant y tenir un autre second rôle, l'acteur accepte de s'y engager lorsque, plus tard, il apprendra qu'il jouerait le rôle principal : Antonio Salieri.

Musique[modifier | modifier le code]

Scarface

Bande originale de Giorgio Moroder
Sortie 1983
2003 (réédition)
Langue anglais
Genre Disco, Hi-NRG, rock électronique
Compositeur Giorgio Moroder
Label MCA
Critique

La musique du film est composée par Giorgio Moroder et publiée par MCA Records en 1983. L'album sera réédité à grande échelle en 2003.

Liste des titres
  1. Scarface (Push It to the Limit) - Paul Engemann - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  2. Rush Rush - Debbie Harry - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Debbie Harry)
  3. Turn Out the Light - Amy Holland (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  4. Vamos a Bailar - Maria Conchita Alonso - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Maria Conchita Alonso)
  5. Tony's Theme - Giorgio Moroder - générique du film (Musique et Paroles : Giorgio Moroder)
  6. She's on Fire - Amy Holland (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  7. Shake It Up - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  8. Dance Dance Dance - Beth Anderson (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  9. I'm Hot Tonight - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  10. Gina's and Elvira's Theme - Giorgio Moroder et Helen St. John (en) (Musique : Giorgio Moroder)

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Le film a échappé de peu à être « classé X » (interdit aux moins de 18 ans) aux États-Unis car la scène de la tronçonneuse fut jugée trop violente. De Palma se mobilisa et finit par obtenir un classmement « R » (interdit au moins de 17 ans non accompagnés).

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Scarface
Score cumulé
SiteNote
Metacritic65/100[n 7]
Rotten Tomatoes81 %[n 8]
Allociné3.9 étoiles sur 5[n 9]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

Lors de sa présentation en avant-première à New York, le , Scarface rencontra des réactions mitigées. Al Pacino et Steven Bauer étaient présents et ont été rejoints entre autres par Burt et Diane Lane, Melanie Griffith, Raquel Welch, Joan Collins, accompagnée de son petit ami Peter Holm et Eddie Murphy[12]. Selon DVD TV : Much More Movie, diffusé sur AMC, Cher l'a adoré, Lucille Ball, qui est venue en famille, quant à elle, l'a détesté en raison du langage et de la violence, tandis que Dustin Hoffman dit s'être endormi. Les auteurs Kurt Vonnegut et John Irving auraient quitté la salle de dégoût à cause de la scène de la tronçonneuse. Au milieu du film, Martin Scorsese se tourna vers Bauer et lui dit « Les gars, vous êtes superbes, mais il faut vous préparer parce qu'ils vont le détester à Hollywood »[13].

Initialement, Scarface a rencontré des commentaires très négatifs de la part des critiques, ce qui vaut à Brian De Palma d'être nommé à la cérémonie des Razzie Awards de 1984 pire réalisateur. Le film attise alors la controverse en raison du langage et de la violence employés dans le long-métrage. Sur le DVD édition collector, le producteur Martin Bregman déclarait que seul Vincent Canby (en), du New York Times l'avait très bien accueilli. Cependant, Roger Ebert, du Chicago Sun-Times lui attribua une note de 4 étoiles sur 4 en 1983 et l'a ajouté, quelques années plus tard, dans sa liste des grands films[14].

Au fil des années, la réaction des critiques de cinéma a évolué, changeant leurs commentaires négatifs en positifs, voire favorables. Le site Rotten Tomatoes lui attribue 81 % d'avis favorables, sur la base de 69 commentaires et une note moyenne de 7.610[15], tandis que le site Metacritic lui attribue le score de 65100, sur la base de 9 commentaires[16].

Le film est classé à la 105e position du Top 250 des meilleurs films de tous les temps du site Internet Movie Database, avec une note moyenne de 8.310[17].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays Box-office Box-office arrêté le...
Drapeau des États-Unis États-Unis[18] 45 408 703 $
Drapeau de la France France[19] 794 085 entrées
Monde Monde[18] 66 023 329 $

Lors de son premier week-end d'exploitation en salles aux États-Unis, le film, sorti dans une combinaison de 996 salles, débute à la deuxième place du box-office avec 4 597 536 $ de recettes, se classant derrière Le Retour de l'inspecteur Harry, sorti le même jour[20]. Scarface garde la deuxième position pour sa première semaine d'exploitation avec un total de 6 758 000 $[21] avec la même combinaison de salles, qui passera à plus de 1000 à diffuser le film durant les deux semaines suivantes, qui totalise un cumul de 17 632 000 $[21]. Resté dix semaines dans les dix premiers au box-office depuis sa sortie, le film engrange durant sa huitième semaine avec 34 702 000 $[21], dépassant ainsi son budget de 25 millions [2], finissant son exploitation avec 44 668 798 $[18]. Lors de sa reprise en salles sur le territoire américain, pour le vingtième anniversaire, Scarface ressort de façon limitée et reste à l'affiche durant deux semaines avec 739,905 $ de recettes[22]. Les recettes au box-office américain sont d'un total de 45 408 703 $[23], comprenant la sortie initiale et la ressortie.

À l'étranger, le film totalise 20 476 000 $ [18], résultat décevant par rapport à celui engrangé sur le territoire américain, mais permettant à Scarface de faire un excellent score au box-office mondial avec 65 884 703 $, cumul des résultats américains et internationaux[18]. En France, le film totalise 770 544 entrées durant son exploitation[24], dont 219 819 entrées à Paris[25], ce qui ne constitue pas un énorme triomphe par rapport aux États-Unis, mais va acquérir au fil des années le statut de « film culte »[26] grâce au succès du film dans le marché vidéo. Avec les ressorties en 1999 et 2013, le film frôle les 800 000 entrées[19].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[27]

Nominations[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Scarface est classé dixième meilleur film de gangsters de l'AFI's 10 Top 10, le classement des dix meilleurs films américains dans dix classements de genres cinématographiques différents, dévoilé par l'American Film Institute en [28]. La ligne de dialogue « Say hello to my little friend! »[n 10], dite par Tony Montana (Al Pacino) au début de la scène finale de la fusillade est classé à la 61e place du AFI's 100 Years... 100 Movie Quotes, la liste des 100 meilleures répliques du cinéma américain.

Le magazine Entertainment Weekly l'a classé à la huitième place des « 50 meilleurs films culte »[29] et le magazine Empire l'a classé à la 284e place des « 500 meilleurs films de tous les temps »[30]. En 2010, la chaîne VH1 le classe à la cinquième place des « 100 plus grands films de tous les temps ».[réf. souhaitée]

Scarface est l'un des premiers films à faire l'usage fréquent du juron « fuck » ; il est utilisé 207 fois (en) (à titre de comparaison, 265 fois dans Pulp Fiction) ; le chiffre dans le nom du groupe Blink-182 désigne le nombre de fois où c'est Al Pacino qui le prononce dans le film[31].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Scarface est peu à peu devenu le film le plus populaire des banlieues françaises. Le personnage de Tony Montana est devenu culte, beaucoup de jeunes se retrouvant dans le destin de cet immigré cubain. Dans le film Générations Scarface, le journaliste Nicolas Lesoult explique : « Je suis né au Maroc, j'ai grandi dans une banlieue des Yvelines et, comme tous ceux qui m'entouraient, j'ai trouvé des valeurs dans le film qui me correspondaient »[32]. La volonté de s'en sortir pour les uns, des rêves de puissance pour les autres, Tony Montana inspire ces jeunes car il apparaît pour eux comme un « bandit d'honneur » qui, même s'il est un assassin, est une sorte de « Robin des Bois du ghetto »[33].

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans L'Appât (1995) de Bertrand Tavernier, les deux personnages masculins interprétés par Bruno Putzulu et Olivier Sitruk vouent une vénération au film. Ils en revoient souvent la vidéo, ce qui fâche le personnage de Nathalie (Marie Gillain) qui préférerait choisir un autre programme. Lors de la diffusion de la vidéo, Nathalie imite une réplique de Tony Montana : « Je suis, comment vous dites ?... paranoïaque ».
  • La fin du film Taxi 4 (2007) de Gérard Krawczyk parodie la fusillade concluant Scarface. Dans cette scène, le criminel belge Albert Vandenbossche reprend la réplique de Tony (« On fait la guerre ! ») et ouvre le feu dans son manoir sur les forces de l'ordre depuis le premier étage (surplombant également un bassin) avant que le commissaire Gibert, qui a consommé à son insu de la cocaïne, ne tire sur tout le monde. La maison est d'ailleurs presque exactement la même que dans Scarface.

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans l'épisode Nouveaux labos de la série télévisée américaine Breaking Bad (saison 5, épisode 3), le personnage de Walter White regarde la fin du film avec son fils Walter Jr. Un clin d'œil au film est également présent dans l'épisode Comme un chien enragé (saison 5, épisode 12) : Saul Goodman porte un costume blanc et rouge similaire à celui de Tony Montana et, regardant dans un miroir une blessure sur son visage, demande si celle-ci va laisser une cicatrice. Le créateur de la série avait par ailleurs cité le film dans une métaphore pour expliquer l'évolution du personnage principal : « Prendre Mr. Chips et le transformer en Scarface ». À noter également que deux acteurs de la série ont participé au film : Mark Margolis et Steven Bauer.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans Grand Theft Auto III (2001), la station de radio Flashback FM ne comprend que des chansons de la bande originale du film, dont le morceau Scarface (Push It to the Limit). De plus, certains passants reprennent certaines citations du film, comme « Say hello to my little friend ». L'acteur Robert Loggia, incarnant Frank Lopez dans le film, donne également sa voix au personnage de Ray Machowski[34].

Les références au film sont plus nombreuses dans Grand Theft Auto: Vice City (2002), dont ce dernier ressemble d'ailleurs beaucoup au niveau du scénario. Les deux histoires se déroulent d'ailleurs à la même époque (les années 1980) et au même endroit. Vice City étant une parodie de la ville de Miami. Le manoir de Diaz dans le jeu ressemble à s'y méprendre au manoir de Tony Montana, en particulier le bureau où les caméras montrent clairement le bassin du manoir du long métrage avec le globe The World is Yours, alors que ce bassin n'apparaît nulle part dans le jeu ; au rez-de-chaussée, le salon comporte une tapisserie avec des palmiers semblable à celle du bureau de Frank Lopez. De plus, les initiales de Tommy Vercetti, le personnage principal de Vice City apparaissent sur les fauteuils comme celles de Tony Montana dans Scarface. On peut retrouver la réplique de l'appartement (appelé Appartement 3C) dans lequel se déroule le massacre au début du film, notamment la salle de bain éclaboussée de sang dans laquelle se trouve une tronçonneuse. On peut aussi remarquer la ressemblance quasi parfaite entre la rue où se trouve le premier point de sauvegarde du jeu et celle de l'hôtel où Tony effectue son premier deal. La discothèque du Malibu Club ressemble à celle du Babylon. Par ailleurs, outre la chemise hawaïenne, le joueur peut débloquer au cours du jeu une tenue appelée Mr. Vercetti, semblable à celle que porte Tony Montana à la fin du film. Enfin, la mission finale du jeu présente une fusillade dans le manoir du protagoniste semblable à celle concluant le long métrage[34].

Dans le jeu Red Dead Redemption (2010), le personnage du capitaine Vincente de Santa est une parodie de Tony Montana, aussi bien dans son apparence que dans son attitude.

Dans le jeu Far Cry 3, les traits physiques et moraux du trafiquant d'esclave Hoyt Volker s'apparentent à ceux de Tony Montana, seulement à l'inverse de Tony Hoyt est un psychopathe sans entendement qui tue en toute situation.

Dans le jeu Payday 2, lors de la mise à jour de noël 2016, deux DLC nommés respectivement "Scarface Character Pack" et "Scarface Heist" permettent de jouer Tony Montana et d'organiser un casse dans son manoir.

Musique[modifier | modifier le code]

En 2003, le label Def Jam publie la compilation Music Inspired by Scarface qui regroupent des chansons dans lesquelles des rappeurs parlent notamment de leur passion du film, de son influence sur leurs carrières.

De nombreux rappeurs français comme Booba, Django DKZ, Stomy Bugsy, Ärsenik, IAM, Rohff et Fonky Family font souvent référence à Scarface et utilisent parfois des répliques du film ou des samples de la bande originale.

Le rappeur américain Rick Ross a repris un sample de Scarface (Push It to the Limit) dans Push It de son premier album Port of Miami.

Le groupe de rap américain Mobb Deep a repris un sample du générique final pour la chanson « G.O.D Pt III » sur son album Hell On Earth.

Le rappeur américain Saint Jhn (en) y a fait référence dès le début de sa chanson Roses avec « This gonna make 'em feel the way like Tony killed Manolo » (« Ça va les faire se sentir comme lorsque Tony a tué Manolo »).

Le rappeur français Nekfeu fait référence au film dans le morceau Tricheur en duo avec Damso dans son album Les Étoiles vagabondes sorti en 2019. On y entend « J's'rai plus l'ami d'un lascar faible, la sœur de mon frère c'est ma sœur / Chez nous, y a pas de sale manie comme dans Scarface ». Le rappeur joue sur l'homonymie entre « Manny » et « manie ». Nekfeu souligne qu'il ne sera jamais comme Manny, à avoir des relations amoureuses et sexuelles avec les sœurs de ses amis[35]

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Scarface: The World Is Yours (2006) repose sur une histoire alternative de Scarface où Tony Montana aurait échappé à la mort, en abattant le tueur qui lui donnait le coup de grâce dans le film. Le joueur doit alors aider Tony à reconquérir Miami.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

La maison d'édition Indeez Urban Éditions[36], spécialisée dans la BD traitant des cultures urbaines et du hip hop, a lancé le la commercialisation de la BD du film culte, intitulée Scarface : marqué à vie[n 11]. Suite du film Scarface, par John Layman et Dave Crosland, la BD raconte le retour de Tony Montana aux affaires. Scarface sera prêt à tout pour retrouver tout ce qu'il a perdu...

Projet de suite et de remake[modifier | modifier le code]

En 2010, l'idée d'un Scarface 2 est évoquée par Oliver Stone[37].

En , Universal Pictures lance l'idée de refaire Scarface en utilisant le film de 1983 et celui de 1932[38]. En , il est révélé que le réalisateur chilien Pablo Larraín serait en négociation pour réaliser un nouveau film Scarface, qui raconterait les péripéties d'un truand mexicain aux États-Unis[39].

En mars 2014, une suite alternative, Scarface 2 : Vengeance Aveugle, se déroulant dans les années 2010 avec pour protagoniste le neveu de Tony Montana, Lorenzo Gibson alias Enzo Montana est écrit par l'auteur français Samy Baroukh et publié aux éditions Edilivre

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le titre original peut se traduire littéralement par : « Le balafré »
  2. Crédité Jerry Greenberg au générique.
  3. Crédité Ed Richardson au générique
  4. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  5. Créditée Dawnell Bowers au générique
  6. Gangsters, les plus grands chefs-d'œuvre en DVD no 1(page 4 du fascicule)
  7. Moyenne réalisée sur 9 critiques
  8. Moyenne réalisée sur 69 critiques
  9. Moyenne réalisée pour 8 titres de presse
  10. Littéralement « Dis bonjour à ma petite amie ! ». Dans la version française du film, la phrase a été traduite par « Elle va cracher, ma vieille frangine ! » — Source Article de Challenges, 25 septembre 2015.
  11. Édition Collector en français tirée à 2 000 exemplaires, 124 pages (ISBN 2-9532-9600-X)

Références[modifier | modifier le code]

  1. cinoche.com, « Le Balafré » (consulté le 16 octobre 2019)
  2. a b et c (en) Scarface sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  4. « Visas et Classification | CNC », sur www.cnc.fr (consulté le 24 octobre 2018)
  5. Fiche de doublage de « Scarface ».
  6. a b c d et e Secrets de tournage - AlloCiné
  7. a b c d e f g h i j et k (en) Scarface sur l’Internet Movie Database
  8. (en) « Biographie de Steven Bauer », sur IMDb.com (consulté le 7 mars 2012).
  9. a et b (en) « Michelle Pfeiffer Biography », Talk Talk, Tiscali UK Limited trading (consulté le 23 octobre 2008)
  10. a b c d e et f (en) Scarface sur l’Internet Movie Database
  11. (en) Critique - AllMusic
  12. (en) « Wireimage Listings: Scarface Premiere: Dec 1, 1983 », Wireimage, (consulté le 20 juillet 2007)
  13. (en) « Scarred for Life », The Palm Beach Post, (consulté le 20 juillet 2007)
  14. (en) Roger Ebert, « Review of Scarface », Chicago Sun-Times, (consulté le 2 janvier 2007)
  15. « (en) « Scarface » », sur Rotten Tomatoes.com (consulté le 2 mars 2020).
  16. « (en) « Scarface » », sur Metacritic.com (consulté le 2 mars 2020).
  17. IMDb Top 250
  18. a b c d et e (en) « Scarface », sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  19. a et b http://www.boxofficestory.com/box-office-brian-de-palma-c22668731
  20. (en) « Box-office du week-end du 9 au 11 décembre 1983 », sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  21. a b et c (en) « Box-office par semaine de « Scarface » », sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  22. (en) « « Scarface » (re-sortie) », sur Box Office Mojo.com (consulté le 7 mars 2012).
  23. http://boxofficemojo.com/movies/?page=releases&id=scarface.htm
  24. (fr) « Scarface », sur Jp's Box-office.com (consulté le 7 mars 2011).
  25. http://cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=31646
  26. « BOX-OFFICE : RETABLISSONS QUELQUES VERITES (2ème partie) - Le box-office pour les nuls », sur Le box-office pour les nuls, (consulté le 20 septembre 2020).
  27. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  28. (en) « AFI's 10 Top 10 », American Film Institute,
  29. (en) « The Top 50 Cult Films », Entertainment Weekly,‎ .
  30. (en) « Empire's 500 Greatest Movies of All Time », sur Empire, .
  31. http://www.urbandictionary.com/define.php?term=182
  32. « Présentation de Générations Scarface », sur film-documentaire.fr (consulté le 17 avril 2020).
  33. Jean-Claude Renard, « Tony Montana, héros des cités », sur politis.fr, (Accès payant).
  34. a et b (en) Cliff O'Neill, « Grand Theft Auto: Scarface », sur SinjinSolves.com, consulté le 24 juillet 2014
  35. Un_Enable, « J's'rai plus l'ami d'un lascar faible, la sœur de mon frère, c'est ma sœur / Chez nous, y a pas de sale manie comme dans Scarface », sur genius.com, (consulté le 27 août 2020).
  36. Site de Indeez
  37. Oliver Stone intéressé par Scarface 2 ? - Excessif.com
  38. « http://onparledefilms.ca/2011/09/22/universal-aimerait-faire-une-nouvelle-version-de-scarface/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  39. « Un remake de Scarface par le réalisateur de No ? », sur Allociné, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]