Scarface (film, 1983)

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Scarface
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Titre québécois Le Balafré
Titre original Scarface
Réalisation Brian De Palma
Scénario Oliver Stone
Musique Giorgio Moroder
Acteurs principaux
Sociétés de production Universal Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film de gangsters
Durée 170 minutes
Sortie 1983


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Scarface[n 1] ou Le Balafré[1] au Québec, est un film de gangsters américain réalisé par Brian De Palma, sorti en salles aux États-Unis en .

Scénarisé par Oliver Stone, ce film est un remake du film du même nom réalisé en 1932 par Howard Hawks, mais celui-ci traitait de la mafia américaine et s'inspirait de la vie d'Al Capone. Ce remake est transposée ici à travers l'histoire d'un petit malfrat cubain, Tony Montana (incarné par Al Pacino) débarquant sans rien à Miami au début des années 1980 avant de devenir un puissant trafiquant de drogue. La distribution comprend également les acteurs Steven Bauer, Michelle Pfeiffer, Mary Elizabeth Mastrantonio et Robert Loggia.

Quand Al Pacino s'est intéressé à un remake de la version de 1932, le producteur Martin Bregman et lui ont commencé à développer le projet. Le réalisateur Sidney Lumet a été initialement embauché pour diriger le film, mais fut remplacé par De Palma qui engagea Oliver Stone pour écrire le scénario. Le tournage a eu lieu de à . Le film a été tourné à Louisville dans le Kentucky et à Los Angeles en Californie. La bande originale du film a été composée par l'artiste Giorgio Moroder.

Scarface a rapporté 65,9 millions de dollars de recettes mondiales au box-office. Sa réception critique initiale était négative, en raison de la violence excessive, des jurons et de la consommation de drogue montrés dans le film. Certains expatriés cubains à Miami se sont même opposés au film car il les décrivait comme des criminels et des trafiquants de drogue.

Dans les années qui ont suivi, toutefois, les critiques ont réévalué leur avis et un certain nombre le considèrent désormais comme l'un des meilleurs films du genre policier. Des scénaristes et réalisateurs tels que Martin Scorsese ont fait l’éloge de ce film, qui a été largement référencé dans la culture pop, en particulier dans le rap et le hip-hop par le biais du personnage de Tony Montana, mais aussi dans les comic books, les émissions de télévision et les jeux vidéo. Le film est depuis longtemps devenu un film culte, et son héros Tony Montana reste une icône.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Contexte[modifier | modifier le code]

En 1980, au cours de l'exode de Mariel, les États-Unis du président Jimmy Carter offrent l'asile politique aux exilés cubains qui s'opposent au communisme de Fidel Castro sur l'île, que Castro fait expulser après les avoir dépouillés ; mais le « Líder máximo » en profite aussi pour se débarrasser de ses prisonniers de droit commun qui garnissent ses prisons, dont on estime qu'ils étaient 25 000 parmi les 125 000 expulsés cubains partant vers les États-Unis.

L'arrivée à Miami[modifier | modifier le code]

Parmi ces réfugiés cubains, l'un d'eux, Antonio Montana dit Tony Montana et son ami, Manolo « Manny » Ribera, deux petits malfrats issus de la rue, profitent de cette occasion et arrivent à Miami dans l'espoir de faire fortune. À leur arrivée sur le sol américain, ils sont parqués avec les autres exilés dans un camp de réfugiés, et attendent de savoir s'ils vont être acceptés par leur nouveau pays. Manny leur trouve alors le moyen, grâce à ses contacts avec un caïd de Miami, d'obtenir une carte verte américaine s'ils acceptent d'effectuer un contrat d'assassinat visant à liquider un opposant cubain réfugié lui aussi dans le camp, un certain Rebenga. Tony et Manny, aidés de leur camarade Angel, se chargent du contrat et obtiennent peu après leur visa d'entrée américain.

Grâce à leur carte verte, les deux amis trouvent un petit boulot dans une gargote minable de la ville. Mais travailler pour quelques malheureux dollars ne correspond pas à l'idée qu'ils se font du « rêve américain ». C'est alors qu'Omar Suarez, le bras droit du caïd Frank Lopez qui leur avait donné le contrat d’assassinat, leur propose 500 dollars pour décharger une cargaison de marijuana d'un bateau. Mais, devant le refus de Tony qui affirme que son offre est insuffisante, Suarez leur offre 5 000 dollars pour faire leurs preuves : ils devront aller dans un hôtel et acheter de la cocaïne pour Lopez à des trafiquants de drogue colombiens. Tony accepte, mais Suarez les avertit que s'ils ne reviennent pas avec la drogue, ils seront dans de beaux draps.

Tony et Manny, accompagnés de leurs complices cubains, se rendent au rendez-vous et commencent la transaction avec les trafiquants colombiens. Mais les choses tournent mal : Tony est capturé par les trafiquants. Peu après, Angel, un de ses compagnons est assassiné à la tronçonneuse dans la baignoire de la chambre (pour intimider Tony afin qu'il donne l'argent aux colombiens), et lui-même est sur le point de subir le même sort. Mais, grâce à l'intervention de Manny qui surgit dans la pièce et tire sur les trafiquants, Tony se libère et tue le revendeur colombien, l'exécutant en pleine rue après l'avoir rattrapé. Puis, avec ses complices, ils s'enfuient avec l'argent ainsi que le stock de drogue des Colombiens.

Suspectant Suarez de vouloir les doubler, Tony et Manny insistent pour livrer personnellement la drogue et l'argent à Franck Lopez. Lors de leur rencontre avec le caïd, Tony est immédiatement attiré par la petite amie de Frank, une ravissante américaine nommée Elvira Hancock. Lopez, impressionné par leur efficacité et leur sang-froid, les recrute sur le champ, leur promettant la richesse s'ils sont loyaux avec lui. Plus tard, Lopez explique à son bras droit Omar qu'il lui fallait à tout prix recruter des hommes tels que Tony, prêts à se faire tuer pour lui, ce qui montre leur loyauté.

Quelque temps plus tard, Tony rend visite à sa mère Georgina qui vit elle-aussi à Miami, ayant émigré depuis plusieurs années avec sa plus jeune fille, Gina, la sœur de Tony. À son arrivée, Gina est enchantée de revoir son grand frère, ne l'ayant pas revu depuis des années (quand il était emprisonné à Cuba), mais sa mère lui fait un moins bon accueil. Lui reprochant sa vie de criminel, son allure de gangster et son absence, elle refuse l'argent que Tony lui jette sur la table puis elle le met à la porte de chez elle. Malgré sa mère, Gina rejoint Tony au dehors et lui dit de pardonner son attitude, affirmant à son frère que, pour elle, rien n'a changé car ils ont « le même sang ». Quand Tony retourne à sa voiture, Manny lui fait des commentaires flatteurs sur la beauté de Gina qui mettent Tony hors de lui. D'un air menaçant, il lui défend de la voir, lui disant qu'elle n'est pas pour lui.

Collaboration avec Alejandro Sosa et indépendance[modifier | modifier le code]

Plus tard, Frank Lopez envoie Tony escorter Omar Suarez en Bolivie lors de sa rencontre avec un important producteur de cocaïne du pays, Alejandro Sosa. Lors de la rencontre dans la luxueuse propriété de Sosa, et alors qu'il n'est officiellement que le garde du corps d'Omar, Tony prend des initiatives et négocie une importante transaction de drogue avec le trafiquant bolivien, sans avoir obtenu au préalable l'accord de Frank et en court-circuitant Omar, celui-ci tentant vainement de le remettre à sa place. C'est alors que Sosa conseille à Omar de retourner à Miami pour consulter son chef, puis lui propose de rejoindre l'aéroport avec son propre hélicoptère pour aller plus vite, gardant Tony avec lui.

Mais, peu après son départ, Sosa affirme à Tony qu'Omar Suarez est un informateur de la police ; Tony est témoin de son assassinat, pendu depuis l'hélicoptère après avoir été passé à tabac. Sosa, en se demandant s'il peut faire confiance à l'organisation de Frank, demande à Tony de lui prouver qu'il n'est pas lui aussi un informateur. Tony, avec aplomb, lui certifie qu'il n'a jamais fait confiance à Suarez mais que Frank est réglo. Acceptant ses explications, Sosa conclut la vente de drogue avec Tony, mais le met en garde de ne jamais chercher à le doubler ; Tony acquiesce.

De retour à Miami, Frank apprend de Tony, avec fureur, la mort de son bras droit Omar, ainsi que la transaction qu'il a passée avec Sosa sans son accord. Les deux hommes, ayant des points de vue divergents sur l'expansion de leur activité criminelle, commencent à s’éloigner l'un de l'autre. Tony entame alors son indépendance en vue de monter sa propre organisation. Dans le même temps, il informe Elvira de son intérêt pour elle, et lui demande de faire un choix entre lui et Frank.

Un soir, dans un night-club de Miami où les hommes de Lopez ont leurs habitudes, Tony est accosté par le policier Mel Bernstein, un inspecteur de police corrompu par Lopez, qui lui demande de l'argent en contrepartie d'une protection policière et d'informations sur ses concurrents. Le même soir, Tony met en colère Frank en faisant ouvertement des avances à Elvira. Peu après, il remarque la présence dans la boîte de nuit de sa sœur Gina, et ses manières lascives avec un homme. Il la suit quand celle-ci entre dans les toilettes avec son cavalier ; Tony la gifle, en colère devant son attitude. Par la suite, Manny ramène Gina chez elle, lui expliquant que son frère s’inquiète pour elle, car il la voit comme quelqu'un de pur.

Plus tard au night-club, Tony échappe de peu à une tentative d'assassinat perpétrée par deux hommes inconnus. Il est blessé mais parvient à s'échapper. Le lendemain, accompagné de Manny et de leur ami Chi Chi, Tony se rend au bureau de Frank, certain que son patron est le commanditaire de l'assassinat. Ils le trouvent là avec Mel Bernstein. Sous la menace de son arme, Frank confesse à Tony son implication dans la tentative d'assassinat mais le supplie de l'épargner, lui promettant une importante somme d’argent et lui affirmant qu'il va disparaître. Mais Tony le fait tuer par Manny, puis s'occupe de Bernstein.

Expansion et déclin[modifier | modifier le code]

Devenu le chef de sa nouvelle organisation, Tony se marie avec Elvira et devient le distributeur principal de la cocaïne de Sosa aux Etats-Unis, accumulant alors les richesses et développant son empire criminel. Il vit alors dans une vaste et somptueuse propriété privée, protégée en permanence par des gardes et des caméras de surveillance.

Mais, en 1983, sous l'impulsion de sa consommation excessive de drogue, Tony commence à commettre des erreurs. Quand son banquier véreux habituel exige un pourcentage plus élevé pour blanchir ses revenus en argent liquide issus de son trafic de cocaïne, Tony, sur le conseil de Manny, cherche un nouvel intermédiaire. Il tombe alors dans un piège monté par des agents fédéraux du fisc, qui l'arrêtent et l'inculpent de blanchiment d'argent et de fraude fiscale. Mais Sosa intervient et lui propose son aide, offrant d'utiliser ses relations aux États-Unis pour lui éviter la prison et ne payer qu’une importante amende. En échange, Tony doit accepter d'assister l'un des hommes de main de Sosa, Alberto, qui doit assassiner un journaliste avant que celui ne témoigne au quartier général de l'ONU à New York sur les liens entre Sosa, son cartel et les officiels boliviens.

Alors que Tony, Manny et Elvira sont au restaurant, Tony, sous le coup de la cocaïne et d'un excès de boisson, se met à reprocher à Manny sa récente arrestation car ce dernier avait suivi son conseil de s'adresser à l'usurier Seidelbaum à la place de son banquier habituel. Puis, sans gène, il dévoile à son ami que sa femme Elvira est infertile à cause, dit-il, de sa trop grande consommation de drogue. Furieuse, Elvira lui jette son verre de vin au visage et quitte les lieux, en disant à Tony qu'entre eux deux c'est fini. Peu après, Tony, accompagné de ses gardes du corps, quitte le restaurant d'une démarche hésitante, dévisageant l’assistance médusée tout en la raillant, leur disant de laisser la place « aux mauvais garçons » tels que lui.

Plus tard, Tony se rend à New York avec des complices pour escorter Alberto (le bras droit de Sosa), alors que doit se dérouler l'assassinat du journaliste. Le soir, Alberto place une bombe radiocommandée sous la voiture du journaliste. Le lendemain, ils suivent la voiture pour la faire exploser devant le siège de l'ONU mais, au dernier moment, en se rendant compte que leur cible est accompagnée de sa femme et de ses enfants, Tony dit à Alberto d'annuler l'opération. Mais Alberto refuse et insiste pour continuer ; Tony, devenant fou furieux, le tue juste avant que celui-ci n'appuie sur le boîtier de déclenchement de la bombe, puis l'accable de sarcasmes après sa mort. De retour à Miami, Tony est contacté au téléphone par Sosa qui, furieux, met fin à leur partenariat et promet de se venger.

Peu après, à la demande de sa mère inquiète, Tony part à la recherche de Manny et Gina, les deux ayant disparu depuis plusieurs jours. Il les retrouve dans une luxueuse maison inconnue. Alors que Manny vient lui ouvrir, il voit Gina à l'étage en petite tenue, qui lui sourit. Comprenant que Manny est avec Gina, Tony, fou de colère, abat Manny d'un tir de pistolet. Mais Gina, dévastée par le chagrin, s'approche de lui et lui explique qu'ils se sont mariés la veille, et qu'ils avaient prévu de lui en faire la surprise.

Tony, en état de choc, est ramené à sa propriété où il arrive à son bureau, puis plonge la tête la première dans un grand sac de cocaïne, restant prostré pendant de longues heures en pensant à Manny. Mais, le soir venu, des hommes de Sosa envahissent la propriété, tuant silencieusement les gardes de Tony. Pendant ce temps, Gina arrive dans le bureau de Tony et, l'air étrange (elle avait reçu un calmant auparavant), accuse son frère de la vouloir pour lui seul. Gina pointe ensuite un pistolet sur lui et lui tire dessus. Au même moment, un des hommes de Sosa surgit du balcon derrière eux, et tue Gina. Tony sort de sa torpeur et tue l'assaillant. Puis, hébété, il reste un long moment à contempler le cadavre de sa sœur en délirant. Mais, après avoir remarqué les assaillants sur les moniteurs des caméra de surveillance, il s'arme d'un fusil d’assaut M 16 équipé d'un lance-grenade et invective ses ennemis, regroupés devant la porte de son bureau et prêts à l'assaillir.

Après avoir fait sauter la porte de son bureau avec le lance-grenade, tuant plusieurs de ses assaillants, Tony arrive sur le balcon attenant et mitraille les hommes de Sosa, qui ripostent. Touché de plusieurs balles, mais rendu insensible grâce à la cocaïne et l’adrénaline, Tony continue à les défier jusqu'à ce qu'il soit achevé d'un tir dans le dos par un des hommes de Sosa, qui lui tire dessus au fusil de chasse à canon scié. Son corps tombe alors du balcon et finit dans une fontaine en contrebas, celle-ci étant décorée d'une statue portant l'inscription « The World is Yours » (« Le monde est à vous »), la devise de Tony Montana.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Le réalisateur du film, Brian De Palma, lors du Festival de Deauville 2011.

Distribution[modifier | modifier le code]

Source et légende : version française (VF) sur Allodoublage[5]

Production[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Oliver Stone (ici en 1986), est le scénariste de Scarface.

Le Scarface de Brian de Palma est un remake du film du même nom de 1932, qui relate l'histoire d'un immigré bâtissant à Chicago un empire sur le trafic d'alcool pendant la Prohibition. L'histoire est réactualisée en changeant l'origine du héros et les trafics auxquels il est lié. Antonio Montana, en référence à Joe Montana, un joueur de football américain dont Oliver Stone est un fan[6], se fait néanmoins appeler « Tony » comme le héros de 1932, d'origine italienne. Le film de 1932 décrit de manière indirecte Al Capone, qui était autrefois surnommé « Scarface ».

À l'époque où il écrivit le film, Oliver Stone luttait contre une dépendance à l'héroïne[7].

Sidney Lumet était pressenti pour réaliser le film : c'est lui qui suggéra l'idée des personnages cubains et l'exode de Mariel dans l'histoire[7] mais se désista finalement en raison du ton très violent du projet[n 6], il est donc remplacé par Brian De Palma qui quitte pour l'occasion le film Flashdance[6] après avoir aimé le script de Scarface[7].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Après le refus de Robert De Niro, Sylvester Stallone devait tenir le rôle de Tony Montana mais déclina, en raison du tournage de Staying Alive. Le rôle est confié par la suite à Al Pacino[7].

John Travolta était pressenti pour incarner Manny Ribera[7], mais le rôle est finalement confié à Steven Bauer, alors relativement inconnu à l'époque : les producteurs étaient convaincus qu'il était bon pour le rôle, avis fondé sur une audition frappante, ainsi que sur ses origines cubaines[8].

Le rôle principal féminin, celui d'Elvira Hancock, est proposé à Rosanna Arquette, Jennifer Jason Leigh, Melanie Griffith, Kim Basinger, Kathleen Turner et Jodie Foster, mais toutes le déclinent[7]. Brooke Shields se voit également offrir ce rôle, mais sa mère refuse[7]. D'autres actrices – Geena Davis, Carrie Fisher, Kelly McGillis et Sharon Stone – ont auditionné pour incarner Elvira[7]. Kay Lenz et Kristy McNichol auraient voulu l'incarner, mais Brian De Palma était contre[7]. Le choix se porte donc sur la jeune actrice Michelle Pfeiffer, qui venait d'obtenir des commentaires favorables pour sa prestation dans Grease 2, malgré l'échec critique et commercial du film.

Au départ, Brian De Palma refuse d'auditionner Michelle Pfeiffer après l'avoir vu dans Grease 2, mais le producteur le pousse à lui laisser sa chance[9]. Bien qu'intimidée par Al Pacino durant la répétition d'une scène[9], elle obtient le rôle. Al Pacino et Michelle Pfeiffer se retrouveront en 1991 pour le drame sentimental Frankie et Johnny.

F. Murray Abraham est engagé pour le rôle d'Omar Suarez, lui permettant ainsi de sortir d'une longue et difficile période de chômage.

Le producteur Martin Bregman révèle dans son livre Scarface Nation que Glenn Close avait été le premier choix pour le rôle d'Elvira, mais il n'était pas satisfait car il pensait qu'elle serait seulement « la moitié d'une pute »[7].

Bien que certains des personnages – principaux ou secondaires – aient des origines cubaines, seul Steven Bauer est né à Cuba, tandis qu'Angel Salazar (en) (Chi-Chi) est cubano-américain[7].

Tournage[modifier | modifier le code]

El Fureidis, lieu où ont été tournés les extérieurs du manoir de Tony Montana.

L'action du film devait se dérouler initialement à Chicago, comme dans le film original, mais l'équipe n'a pas pu le faire pour des raisons de moyens, la transposition situe l'action du film à Miami[6]. Pourtant ce choix ne fait pas l'unanimité, notamment au sein de l'Office du Tourisme, craignant qu'il n'offre à la ville une réputation de haut lieu de la criminalité cubaine, faisant ainsi fuir les touristes[6].

Le tournage débute le et se termine près de huit mois plus tard, le [2]. Il se déroule à Miami[10], mais également à Miami Beach notamment au 728 Ocean Drive, là où est tournée la scène de la rencontre avec les trafiquants à l'hôtel[10] ; à Atlantis Condo sur Brickell Avenue, pour la scène de la piscine de la maison de Frank Lopez[10] ; à South Beach, quartier de Miami Beach et au Fontainebleau Miami Beach et s'étendend à Los Angeles, Montecito et Torrance (la scène de la maison de la mère de Tony) (Californie)[10] et à New York[10].

Une partie du film est tournée aux Universal Studios à Universal City, en Californie[10].

Steven Spielberg est venu donner un coup de main à son ami Brian De Palma pour la réalisation de la scène finale[6].

Alors qu'il est sur le point de jouer une scène avec son personnage, F. Murray Abraham reçoit le scénario d’Amadeus. Pensant y tenir un autre second rôle, l'acteur accepte de s'y engager lorsque, plus tard, il apprend qu'il jouera le rôle principal d'Antonio Salieri.

Musique[modifier | modifier le code]

Scarface

Bande originale de Giorgio Moroder
Sortie 1983
2003 (réédition)
Langue anglais
Genre Disco, Hi-NRG, rock électronique
Compositeur Giorgio Moroder
Label MCA
Critique

La musique du film est composée par Giorgio Moroder et publiée par MCA Records en 1983. L'album sera réédité à grande échelle en 2003.

Liste des titres
  1. Scarface (Push It to the Limit) - Paul Engemann - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  2. Rush Rush - Debbie Harry - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Debbie Harry)
  3. Turn Out the Light - Amy Holland (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  4. Vamos a Bailar - Maria Conchita Alonso - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Maria Conchita Alonso)
  5. Tony's Theme - Giorgio Moroder - générique du film (Musique et Paroles : Giorgio Moroder)
  6. She's on Fire - Amy Holland (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Pete Bellotte (en))
  7. Shake It Up - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  8. Dance Dance Dance - Beth Anderson (en) - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  9. I'm Hot Tonight - Elizabeth Daily - (Musique : Giorgio Moroder / Paroles : Giorgio Moroder et Arthur Barrow)
  10. Gina's and Elvira's Theme - Giorgio Moroder et Helen St. John (en) (Musique : Giorgio Moroder)

Accueil[modifier | modifier le code]

Sortie[modifier | modifier le code]

Le film a échappé de peu à être « classé X » (interdit aux moins de 18 ans) aux États-Unis, car la scène de la tronçonneuse fut jugée trop violente. Le réalisateur Brian De Palma se mobilisa et finit par obtenir un classement « R » (interdit au moins de 17 ans non accompagnés).[réf. souhaitée]

Le , lors de sa présentation en avant-première dans un cinéma de New York, Scarface rencontre des réactions mitigées. Les acteurs Al Pacino et Steven Bauer, présents lors de cette avant-première, sont rejoints entre autres par leurs collègues Burt et Diane Lane, Melanie Griffith, Raquel Welch, Joan Collins (accompagnée de son petit ami Peter Holm) et Eddie Murphy[12].

Selon l'émission DVD TV : Much More Movie diffusée sur AMC, la chanteuse Cher a affirmé adorer le film, au contraire de l'actrice Lucille Ball qui, venue en famille, l'a détesté en raison du langage et de sa violence, tandis que l'acteur Dustin Hoffman a déclaré s'être endormi. Les auteurs Kurt Vonnegut et John Irving auraient quitté la salle de dégoût, à cause de la scène de la tronçonneuse. Au milieu du film, le réalisateur Martin Scorsese se tourna vers Steven Bauer et lui dit : « Les gars, vous êtes superbes, mais il faut vous préparer parce qu'ils vont le détester à Hollywood »[13].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Scarface
Score cumulé
SiteNote
Metacritic65/100[n 7]
Rotten Tomatoes82 %[n 8]
Allociné3.9 étoiles sur 5[n 9]
Compilation des critiques
PériodiqueNote

Initialement, le film rencontre des commentaires très négatifs de la part de la critique professionnelle, ce qui vaut à Brian De Palma une nomination aux Razzie Awards 1984 pour le prix du Pire réalisateur. Le film attise notamment la controverse en raison de son niveau de langage et de sa violence. Sur le DVD de l'édition collector de Scarface, le producteur Martin Bregman déclare que seul le critique Vincent Canby du New York Times l'avait bien accueilli. Cependant en 1983, Roger Ebert, le critique du Chicago Sun-Times attribue au film une note de 4 étoiles sur 4 et, quelques années plus tard, l'ajoute à sa liste des plus grands films[14].

Au fil des années toutefois, la réaction d'ensemble des critiques de cinéma change, les commentaires négatifs sur le film évoluant de manière positive, voire favorable. Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 82 % d'avis favorables, sur la base de 71 critiques collectées et une note moyenne de 7,50/10 ; le consensus du site indique : « Le réalisateur Brian De Palma et la star Al Pacino vont jusqu'à la limite dans cette épopée de gangsters stylisée, ultra-violente et éminemment propice à la citation, qui trace une mince ligne blanche entre le drame moral et l'excès de célébration »[15]. Sur Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 65 sur 100, sur la base de 9 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis généralement favorables »[16].

Le film est classé à la 105e position du Top 250 des « Meilleurs films de tous les temps » du site de l'Internet Movie Database, avec une note moyenne de 8,3/10[17].

Box-office[modifier | modifier le code]

Récapitulatif du box-office
Pays Box-office
(toutes exploitations)
Drapeau des États-Unis États-Unis[18] 45 408 703 $
Drapeau de la France France[19] 799 563 entrées
International[18] 20 614 882 $
Alt=Image de la Terre Mondial 66 023 585 $

Le , Scarface sort aux États-Unis dans 996 salles et prend la deuxième place du box-office lors de son premier week-end d'exploitation, avec une recette de 4 597 536 $ derrière le film Le Retour de l'inspecteur Harry, sorti le même jour[18]. Le long-métrage est diffusé dans 1 008 salles la semaine suivante[18]. Il rapporte plus de 39 000 000 $ en douze semaines d'exploitation[18], terminant sa carrière avec 44 668 798 $ de recettes totales sur le territoire américain[18]. À l'étranger, il récolte 20 476 000 $ de recettes supplémentaires, pour un total de 65 144 798 $[20].

Le film connaît plusieurs reprises à l'étranger entre 2012 et 2020, pour un total à 138 882 $[18].

En France, le film sort en salles le et fait un démarrage correct avec 236 446 entrées lors de sa première semaine d'exploitation, pour un total de 237 204 entrées cumulées avec les avant-premières[21]. Le film connaît une décélération dans sa fréquence d'exploitation à partir de la semaine suivante, chutant en septième position à cette période avec 152 778 entrées, pour un cumul de 389 982 entrées depuis sa sortie[22]. Scarface quitte le top 30 après la semaine du , où il avait déjà enregistré 604 239 entrées[23]. Pour sa première année d'exploitation, le long-métrage totalise 719 566 entrées, lui permettant de se hisser à la 74e place annuel du box-office français[24]. La première exploitation française de Scarface totalise 770 544 entrées[20],[25].

Bien que son score en salles soit correct, sans pour autant avoir été un énorme succès populaire, Scarface va acquérir au fil des années le statut de « film culte »[25] grâce à son succès dans le marché de la location vidéo. Avec l'exploitation initiale et les nombreuses reprises, Scarface approche les 800 000 entrées, le positionnant à la 67e place du box-office annuel de 1984[19].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Source : Internet Movie Database[26]

Nominations[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Scarface est classé dixième meilleur film de gangsters de l'AFI's 10 Top 10, le classement des dix meilleurs films américains dans dix classements de genres cinématographiques différents, dévoilé par l'American Film Institute en [27]. La ligne de dialogue « Say hello to my little friend! »[n 10], dite par Tony Montana (Al Pacino) au début de la scène finale de la fusillade est classé à la 61e place du AFI's 100 Years... 100 Movie Quotes, la liste des 100 meilleures répliques du cinéma américain.

Le magazine Entertainment Weekly l'a classé à la huitième place des « 50 meilleurs films culte »[28] et le magazine Empire l'a classé à la 284e place des « 500 meilleurs films de tous les temps »[29]. En 2010, la chaîne VH1 le classe à la cinquième place des « 100 plus grands films de tous les temps ».[réf. souhaitée]

Le film est l'un des premiers films à faire l'usage fréquent du juron « fuck » ; il est utilisé 207 fois (en) (à titre de comparaison, 265 fois dans Pulp Fiction) ; le chiffre dans le nom du groupe Blink-182 désigne le nombre de fois où c'est Al Pacino qui le prononce dans le film[30].

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Scarface est peu à peu devenu le film le plus populaire des banlieues françaises. Le personnage de Tony Montana est devenu culte, beaucoup de jeunes se retrouvant dans le destin de cet immigré cubain. Dans le film Générations Scarface, le journaliste Nicolas Lesoult explique : « Je suis né au Maroc, j'ai grandi dans une banlieue des Yvelines et, comme tous ceux qui m'entouraient, j'ai trouvé des valeurs dans le film qui me correspondaient »[31]. La volonté de s'en sortir pour les uns, des rêves de puissance pour les autres, Tony Montana inspire ces jeunes car il apparaît pour eux comme un « bandit d'honneur » qui, même s'il est un assassin, est une sorte de « Robin des Bois du ghetto »[32].

Cinéma[modifier | modifier le code]

  • Dans L'Appât (1995) de Bertrand Tavernier, les deux personnages masculins interprétés par Bruno Putzulu et Olivier Sitruk vouent une vénération au film. Ils en revoient souvent la vidéo, ce qui fâche le personnage de Nathalie (Marie Gillain) qui préférerait choisir un autre programme. Lors de la diffusion de la vidéo, Nathalie imite une réplique de Tony Montana : « Je suis, comment vous dites ?... paranoïaque ».
  • La fin du film Taxi 4 (2007) de Gérard Krawczyk parodie la fusillade concluant Scarface. Dans cette scène, le criminel belge Albert Vandenbossche reprend la réplique de Tony (« On fait la guerre ! ») et ouvre le feu dans son manoir sur les forces de l'ordre depuis le premier étage (surplombant également un bassin) avant que le commissaire Gibert, qui a consommé à son insu de la cocaïne, ne tire sur tout le monde. La maison est d'ailleurs presque exactement la même que dans Scarface.

Télévision[modifier | modifier le code]

Dans l'épisode Nouveaux labos de la série télévisée américaine Breaking Bad (saison 5, épisode 3), le personnage de Walter White regarde la fin du film avec son fils Walter Jr. Un clin d'œil au film est également présent dans l'épisode Comme un chien enragé (saison 5, épisode 12) : Saul Goodman porte un costume blanc et rouge similaire à celui de Tony Montana et, regardant dans un miroir une blessure sur son visage, demande si celle-ci va laisser une cicatrice. Le créateur de la série avait par ailleurs cité le film dans une métaphore pour expliquer l'évolution du personnage principal : « Prendre Mr. Chips et le transformer en Scarface ». À noter également que deux acteurs de la série ont participé au film : Mark Margolis et Steven Bauer.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

Dans Grand Theft Auto III (2001), la station de radio Flashback FM ne comprend que des chansons de la bande originale du film, dont le morceau Scarface (Push It to the Limit). De plus, certains passants reprennent certaines citations du film, comme « Say hello to my little friend ». L'acteur Robert Loggia, incarnant Frank Lopez dans le film, donne également sa voix au personnage de Ray Machowski[33].

Les références au film sont plus nombreuses dans Grand Theft Auto: Vice City (2002), dont ce dernier ressemble d'ailleurs beaucoup au niveau du scénario. Les deux histoires se déroulent d'ailleurs à la même époque (les années 1980) et au même endroit. Vice City étant une parodie de la ville de Miami. Le manoir de Diaz dans le jeu ressemble à s'y méprendre au manoir de Tony Montana, en particulier le bureau où les caméras montrent clairement le bassin du manoir du long métrage avec le globe The World is Yours, alors que ce bassin n'apparaît nulle part dans le jeu ; au rez-de-chaussée, le salon comporte une tapisserie avec des palmiers semblable à celle du bureau de Frank Lopez. De plus, les initiales de Tommy Vercetti, le personnage principal de Vice City apparaissent sur les fauteuils comme celles de Tony Montana dans Scarface. On peut retrouver la réplique de l'appartement (appelé Appartement 3C) dans lequel se déroule le massacre au début du film, notamment la salle de bain éclaboussée de sang dans laquelle se trouve une tronçonneuse. On peut aussi remarquer la ressemblance quasi parfaite entre la rue où se trouve le premier point de sauvegarde du jeu et celle de l'hôtel où Tony effectue son premier deal. La discothèque du Malibu Club ressemble à celle du Babylon. Par ailleurs, outre la chemise hawaïenne, le joueur peut débloquer au cours du jeu une tenue appelée Mr. Vercetti, semblable à celle que porte Tony Montana à la fin du film. Enfin, la mission finale du jeu présente une fusillade dans le manoir du protagoniste semblable à celle concluant le long métrage[33].

Dans le jeu Red Dead Redemption (2010), le personnage du capitaine Vincente de Santa est une parodie de Tony Montana, aussi bien dans son apparence que dans son attitude.

Dans le jeu Far Cry 3, les traits physiques et moraux du trafiquant d'esclave Hoyt Volker s'apparentent à ceux de Tony Montana, seulement à l'inverse de Tony Hoyt est un psychopathe sans entendement qui tue en toute situation.

Dans le jeu Payday 2, lors de la mise à jour de noël 2016, deux DLC nommés respectivement "Scarface Character Pack" et "Scarface Heist" permettent de jouer Tony Montana et d'organiser un casse dans son manoir.

Musique[modifier | modifier le code]

En 2003, le label Def Jam publie la compilation Music Inspired by Scarface qui regroupent des chansons dans lesquelles des rappeurs parlent notamment de leur passion du film, de son influence sur leurs carrières.

De nombreux rappeurs français comme Booba, Django DKZ, Stomy Bugsy, Ärsenik, IAM, Rohff et Fonky Family font souvent référence à Scarface et utilisent parfois des répliques du film ou des samples de la bande originale.

Le rappeur américain Rick Ross a repris un sample de Scarface (Push It to the Limit) dans Push It de son premier album Port of Miami.

Le groupe de rap américain Mobb Deep a repris un sample du générique final pour la chanson « G.O.D Pt III » sur son album Hell On Earth.

Le rappeur américain Saint Jhn y a fait référence dès le début de sa chanson Roses avec « This gonna make 'em feel the way like Tony killed Manolo » (« Ça va les faire se sentir comme lorsque Tony a tué Manolo »).

Le rappeur français Nekfeu fait référence au film dans le morceau Tricheur en duo avec Damso dans son album Les Étoiles vagabondes sorti en 2019. On y entend « J's'rai plus l'ami d'un lascar faible, la sœur de mon frère c'est ma sœur / Chez nous, y a pas de sale manie comme dans Scarface ». Le rappeur joue sur l'homonymie entre « Manny » et « manie ». Nekfeu souligne qu'il ne sera jamais comme Manny, à avoir des relations amoureuses et sexuelles avec les sœurs de ses amis.[34]

Un titre du rappeur 8ruki en collaboration avec Gouap du collectif Lyonzon se nomme "Scarface" et apparait sur sa tape "Green Lobby Edition 2Luxe" sortie en 2020. Le morceau reprend des extraits du film au début et notamment à la fin où l'on entend les paroles de Tony Montana se disputant avec son ami Manny lors de la célèbre scène du bain.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

Le jeu vidéo Scarface: The World Is Yours (2006) repose sur une histoire alternative de Scarface où Tony Montana aurait échappé à la mort, en abattant le tueur qui lui donnait le coup de grâce dans le film. Le joueur doit alors aider Tony à reconquérir Miami.

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

La maison d'édition Indeez Urban Éditions[35], spécialisée dans la BD traitant des cultures urbaines et du hip hop, a lancé le la commercialisation de la BD du film culte, intitulée Scarface : marqué à vie[n 11]. Suite du film Scarface, par John Layman et Dave Crosland, la BD raconte le retour de Tony Montana aux affaires. Scarface sera prêt à tout pour retrouver tout ce qu'il a perdu...

Projets de suite et de reprise[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

En 2010, l'idée d'un Scarface 2 est évoquée par Oliver Stone[36].

En , Universal Pictures lance l'idée de faire un remake (reprise) de Scarface en utilisant le film de 1983 et celui de 1932[37].

En , le réalisateur chilien Pablo Larraín négocie la réalisation d'un remake de Scarface qui raconterait les péripéties d'un truand mexicain aux États-Unis[38].

En 2020, un nouveau projet de remake de Scarface est lancé par les studios Universal Pictures, avec cette fois une action devrant se dérouler à Los Angeles. Les frères Joel et Ethan Coen son envisagés au scénario, le cinéaste Luca Guadagnino à la réalisation et l’acteur Michael B. Jordan pour le rôle-titre[39].

Littérature[modifier | modifier le code]

En , une suite alternative, Scarface 2 : Vengeance Aveugle, se déroulant dans les années 2010 avec pour protagoniste le neveu de Tony Montana, Lorenzo Gibson alias Enzo Montana, est écrit par l'auteur français Samy Baroukh et publié aux éditions Edilivre[40].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Le titre original peut se traduire littéralement par : « Le balafré »
  2. Crédité Jerry Greenberg au générique.
  3. Crédité Ed Richardson au générique
  4. Le R signifie que les mineurs (17 ans ou moins) doivent être accompagnés pour pouvoir assister à la projection du film.
  5. Créditée Dawnell Bowers au générique
  6. Gangsters, les plus grands chefs-d'œuvre en DVD no 1(page 4 du fascicule)
  7. Moyenne réalisée sur 9 critiques
  8. Moyenne réalisée sur 71 critiques
  9. Moyenne réalisée pour 8 titres de presse
  10. Littéralement « Dis bonjour à ma petite amie ! ». Dans la version française du film, la phrase a été traduite par « Elle va cracher, ma vieille frangine ! » — Source Article de Challenges, 25 septembre 2015.
  11. Édition Collector en français tirée à 2 000 exemplaires, 124 pages (ISBN 2-9532-9600-X)

Références[modifier | modifier le code]

  1. cinoche.com, « Le Balafré » (consulté le )
  2. a et b (en) Scarface sur l’Internet Movie Database
  3. (en) Dates de sortie sur l’Internet Movie Database
  4. « Visas et Classification | CNC », sur www.cnc.fr (consulté le )
  5. Fiche de doublage de « Scarface ».
  6. a b c d et e Secrets de tournage - AlloCiné
  7. a b c d e f g h i j et k (en) Scarface sur l’Internet Movie Database
  8. (en) « Biographie de Steven Bauer », sur IMDb.com (consulté le ).
  9. a et b (en) « Michelle Pfeiffer Biography », Talk Talk, Tiscali UK Limited trading (consulté le )
  10. a b c d e et f (en) Scarface sur l’Internet Movie Database
  11. (en) Critique - AllMusic
  12. (en) « Wireimage Listings: Scarface Premiere: Dec 1, 1983 », Wireimage, .
  13. (en) « Scarred for Life », sur theage.com.au, .
  14. (en) Roger Ebert, « Review of Scarface », rogerebert.suntimes.com, .
  15. (en) « Scarface (1983) », Rotten Tomatoes.com (consulté le ).
  16. (en) « Scarface (1983) Reviews », Metacritic.com (consulté le ).
  17. « IMDb Top 250 », imdb.com
  18. a b c d e f et g (en) « Scarface (1983) », sur Box Office Mojo, IMDb (consulté le ).
  19. a et b Renaud Soyer, « BOX OFFICE FRANCE 1984 TOP 61 A 70 », sur Box Office Story, (consulté le ).
  20. a et b « Scarface (1983) », sur JP Box-office (consulté le ).
  21. Fabrice BO, « BO France - 13 mars 1984 », (consulté le ).
  22. Fabrice BO, « BO France - 20 mars 1984 », (consulté le ).
  23. Fabrice BO, « BO France - 24 avril 1984 », (consulté le ).
  24. Fabrice BO, « Box-Office Annuel 1984 », (consulté le ).
  25. a et b « BOX-OFFICE : RETABLISSONS QUELQUES VERITES (2ème partie) - Le box-office pour les nuls », sur Le box-office pour les nuls, (consulté le ).
  26. (en) Distinctions sur l’Internet Movie Database
  27. (en) « AFI's 10 Top 10 », American Film Institute,
  28. (en) « The Top 50 Cult Films », Entertainment Weekly,‎ .
  29. (en) « Empire's 500 Greatest Movies of All Time », sur Empire, .
  30. http://www.urbandictionary.com/define.php?term=182
  31. « Présentation de Générations Scarface », sur film-documentaire.fr (consulté le ).
  32. Jean-Claude Renard, « Tony Montana, héros des cités » Accès payant, sur politis.fr, .
  33. a et b (en) Cliff O'Neill, « Grand Theft Auto: Scarface », sur SinjinSolves.com, consulté le 24 juillet 2014
  34. Un_Enable, « J's'rai plus l'ami d'un lascar faible, la sœur de mon frère, c'est ma sœur / Chez nous, y a pas de sale manie comme dans Scarface », sur genius.com, (consulté le ).
  35. Site de Indeez
  36. Oliver Stone intéressé par Scarface 2 ? - Excessif.com
  37. « http://onparledefilms.ca/2011/09/22/universal-aimerait-faire-une-nouvelle-version-de-scarface/ »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  38. « Un remake de Scarface par le réalisateur de No ? », sur Allociné, .
  39. « Scarface, un remake ? », sur themoviewer.fr, .
  40. Page de présentation du livre sur le site de l'éditeur, edilivre.com (consulté le 4 janvier 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]