Savoie (AOC)
| Savoie ou vin de Savoie | |
Deux bouteilles de vin de Savoie. | |
| Désignation(s) | Savoie ou vin de Savoie |
|---|---|
| Appellation(s) principale(s) | comprend la mention crémant et seize DGC |
| Type d'appellation(s) | AOC / AOP |
| Reconnue depuis | 1954 (VDQS) et 1973 (AOC) |
| Pays | |
| Région parente | vignoble de Savoie |
| Localisation | Savoie et Haute-Savoie |
| Climat | semi-continental sous influence montagnarde |
| Ensoleillement (moyenne annuelle) |
1 894 heures (à Chambéry)[1] |
| Superficie plantée | 795 hectares (en 2024)[2] |
| Nombre de domaines viticoles | 50 vignerons et 3 coopératives |
| Cépages dominants | jacquère B[note 1], roussanne B, altesse B, chasselas B, gamay N et mondeuse N |
| Vins produits | 51 % blancs, 31 % rouges, 9 % rosés, 8 % mousseux blancs et 0,6 % mousseux rosés |
| Production | 41 358 hectolitres (en 2024)[2] |
| Pieds à l'hectare | minimum 5 000 ceps/ha[3] |
| Rendement moyen à l'hectare | 51 hl/ha en blanc, 50 en rouge, 57 en rosé, 69 en mousseux (en 2024)[2] |
| Site web | vindesavoie.fr |
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Un vin de Savoie, ou un savoie[note 2], est un vin d'appellation d'origine contrôlée produit essentiellement dans les départements de la Savoie et de la Haute-Savoie, auxquels se rajoutent deux communes de l'Ain et une de l'Isère. Il s'agit d'une appellation régionale couvrant tout le vignoble de Savoie, qui se décline en seize dénominations géographiques complémentaires (abymes, apremont, chautagne, chignin, etc.) et une mention (le crémant de Savoie).
Histoire
[modifier | modifier le code]Par l'arrêté du , les appellations d'origine (AO) « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie » obtiennent le label « vin délimité de qualité supérieure » (VDQS), pour les vins produits sur une aire de 34 communes ; est autorisé de rajouter au nom de l'appellation le nom d'une des neuf « sections » que sont Abymes, Apremont, Chautagne, Marestel, Marignan, Mont-du-Chat (sur Lucey, Jongieux, Billième, Saint-Jean-de-Chevelu et Yenne), Montmélian, Sainte-Marie-d'Alloix et Thonon (Ripaille)[4]. En 1957, on passe à quatre AOVDQS que sont « Vin de Savoie », « Roussette de Savoie », « Vin de Savoie-Roussette », « Mousseux de Savoie » et « Vin de Savoie mousseux » ; pour la première appellation est autorisé de rajouter le nom de quatorze « crus » (Abymes, Apremont, Arbin, Ayse, Charpignat, Chautagne, Chignin, Chignin-bergeron, Cruet, Marignan, Montmélian, Ripaille, Saint-Jean-de-la-Porte et Sainte-Marie-d'Alloix) ; le titre d'alcool doit être au moins de 9,5° (10° pour un cru), produit sur une aire de 42 communes avec un rendement maximal de 45 hl/ha (40 pour un cru)[5]. En 1963, l'aire est étendue à 55 communes, avec autorisation du pétillant et rajout d'un cru (le saint-jeoire-prieuré)[6]. En 1972, le degré d'alcool minimum descend à 9° (9,5° pour les crus)[7].
Par le décret du , les « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie » sont reconnues comme des appellations d'origine contrôlée (AOC), sur une aire de 59 communes[8]. En 1998, le cru Charpignat (sur Le Bourget-du-Lac) disparait, remplacé par les crus de Jongieux et de Marin ; le rendement maximal monte désormais à 62 hl/ha en rouge, 67 en blanc ou rosé, respectivement 60 et 65 pour les crus, 67 en mousseux[9]. En 2003, la commune de Chanaz est rajoutée à l'aire d'appellation, l'arbin peut être produits sur Cruet et Montmélian)[10].
Le cahier des charges a été publié en (le crépy devenant une dénomination de l'appellation)[11], puis modifié en [12], en (autorisation de la mention crémant pour les mousseux blancs)[13], en [14] et en [3].
Étymologie
[modifier | modifier le code]Le nom Savoie provient de l'ancien territoire Sapaudie (en latin Sapaudia, vers 354), qui signifierait la « forêt de sapins » ou le « pays des sapins », issu du racine gauloise hypothétique sapo-, sapin (dial. sap) et vidiā, forêt, sur vidu-, arbre, bois (cf. v. irlandais fid, fedo, forêt; v. breton guid, breton gwez, arbres). On rapproche les noms de personnes gaulois Sapauidus, Sapaudus et le gallois sybwydd, pin[15]. Le nom a évolué en Sabaudia, Sabogla. Il est fait mention à la fin du IVe siècle de la Sapaudia dans les Res Gestae d’Ammien Marcellin, puis au Ve siècle dans la Notitia dignitatum et la Chronica Gallica de 511[16]. Le nom est attesté en latin médiéval du XIe siècle Savogia, ager Savogensis, jusqu'à Saboia, Savogia et enfin Savoie, produit de l'évolution phonétique régulière[17].
Vignoble
[modifier | modifier le code]Aire d'appellation
[modifier | modifier le code]| Images externes | |
| Carte des communes concernées | |
| Cartes cadastrales de l'appellation | |
| Orthophotos du parcellaire de l'appellation | |

L'aire d'appellation s'étend sur plusieurs départements, mais varie un peu en fonction du type de produit.
Pour le vin de Savoie blanc, il s'agit des communes suivantes :
- une dans le département de l'Isère : Chapareillan ;
- 28 dans le département de Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint-Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Entrelacs (pour la partie correspondante à l'ancienne commune de Saint-Germain-la-Chambotte), Fréterive, Jongieux, Lucey, Montmélian, Motz, Myans, Porte-de-Savoie (la fusion en 2019 de Francin et Les Marches), Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre-d'Albigny, Serrières-en-Chautagne et Yenne ;
- et 23 dans le département de Haute-Savoie : Ayse, Ballaison, Bassy, Bonneville, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond-Arcine (pour la partie Clarafond), Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marignier, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand.
Pour le vin de Savoie rouge, rosé et mousseux rosé, il s'agit des communes suivantes :
- deux dans le département de l'Ain : Corbonod et Seyssel ;
- une dans le département de l'Isère : Chapareillan ;
- 28 dans le département de Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint-Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Entrelacs (pour la partie Saint-Germain-la-Chambotte), Fréterive, Jongieux, Lucey, Montmélian, Motz, Myans, Porte-de-Savoie, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre-d'Albigny, Serrières-en-Chautagne et Yenne ;
- et 24 dans le département de Haute-Savoie : Ayse, Ballaison, Bassy, Bonneville, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond-Arcine (pour la partie Clarafond), Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marignier, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Seyssel, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand.
Pour le vin de Savoie avec l'indication « crémant » :
- une dans le département de l'Isère : Chapareillan ;
- 28 dans le département de Savoie : Apremont, Arbin, Barby, Billième, Le Bourget-du-Lac, Brison-Saint-Innocent, Challes-les-Eaux, Chanaz, Chignin, Chindrieux, Cruet, Entrelacs (pour la partie Saint-Germain-la-Chambotte), Fréterive, Jongieux, Lucey, Montmélian, Motz, Myans, Porte-de-Savoie, Ruffieux, Saint-Alban-Leysse, Saint-Baldoph, Saint-Jean-de-Chevelu, Saint-Jean-de-la-Porte, Saint-Jeoire-Prieuré, Saint-Pierre-d'Albigny, Serrières-en-Chautagne et Yenne ;
- et 20 dans le département de Haute-Savoie : Ballaison, Bassy, Challonges, Chaumont, Chessenaz, Clarafond-Arcine (pour la partie Clarafond), Desingy, Douvaine, Franclens, Frangy, Loisin, Marin, Massongy, Musièges, Publier, Sciez, Thonon-les-Bains, Usinens, Vanzy et Ville-la-Grand[3].
Le crémant ne peut être produit sur les communes d'Ayse, Bonneville, Marignier et Seyssel (de Haute-Savoie).
Dénominations géographiques
[modifier | modifier le code]Le nom de l'appellation « vin de Savoie » peut être complété par une des seize dénominations géographiques complémentaires (DGC) :
- « Abymes » ou « Les Abymes » (en blanc), sur les communes d'Apremont, Myans, Porte-de-Savoie (pour la partie Les Marches) et Chapareillan ;
- « Apremont » (en blanc), sur les communes d'Apremont, Porte-de-Savoie (pour la partie Les Marches) et Saint-Baldoph ;
- « Arbin » (en rouge), sur les communes d'Arbin, Cruet et Montmélian ;
- « Ayze » (en blanc et mousseux), sur les communes d'Ayse, Bonneville et Marignier ;
- « Chautagne » (en blanc et rouge), sur les communes de Chindrieux, Motz, Ruffieux et Serrières-en-Chautagne ;
- « Chignin » (en blanc et rouge), sur la commune de Chignin ;
- « Chignin-bergeron » (en blanc), sur les communes de Chignin, Montmélian et Porte-de-Savoie (pour la partie Francin) ;
- « Crépy » (en blanc), sur les communes de Ballaison, Douvaine et Loisin ;
- « Cruet » (en blanc), sur la commune de Cruet ;
- « Jongieux » (en blanc et rouge), sur les communes de Billième, Jongieux, Lucey, Saint-Jean-de-Chevelu et Yenne ;
- « Marignan » (en blanc), sur la commune de Sciez ;
- « Marin » (en blanc), sur les communes de Marin et Publier ;
- « Montmélian » (en blanc), sur les communes de Montmélian et Porte-de-Savoie (partie Francin) ;
- « Ripaille » (en blanc), sur la commune de Thonon-les-Bains ;
- « Saint-Jean-de-la-Porte » (en rouge), sur la commune de Saint-Jean-de-la-Porte ;
- « Saint-Jeoire-Prieuré » (en blanc), sur la commune de Saint-Jeoire-Prieuré[3].
Orographie et géologie
[modifier | modifier le code]Le relief alpin de la Savoie a été érodé au Quaternaire par des langues glaciaire et le dégel a entaillé des vallées où le vignoble a pu se développer. Les vignes, au milieu du XXe siècle, se trouvaient encore à des altitudes importantes en Tarentaise et en Maurienne où des vignobles sont attestés entre 800 et 1 000 mètres. Actuellement, elles se retrouvent sur d'anciennes moraines, des cônes de déjection ou des éboulis, entre 300 et 600 mètres[18].

Le vignoble savoyard est presque exclusivement implanté sur des sols caillouteux issus de l'érosion : moraines glaciaires (Marin, Marignan, Crépy et Frangy), cônes d'éboulis (Abymes, Arbin, Cruet, Fréterive) et terrasses fluviales (Ripaille). Les seuls exceptions sont sur des calcaires marneux du Kimméridgien (à Chignin et à Jongieux). Quelques parcelles sont plantées sur des sols schisteux, comme à Cevins ; ce genre de sols a la particularité d'emmagasiner plus facilement la chaleur du jour et de la rendre à la plante durant la nuit et donne aussi des vins avec une riche minéralité.
Le terroir des crus Abymes et Apremont, au sud de Chambéry, est récent : il provient d'un glissement de terrain de la face nord du mont Granier. Dans la nuit du 24 au , les marnes du Valanginien, gorgées d'eau, entraînent avec elles des calcaires durs, une autre couche de marne hauterivien et les calcaires urgoniens qui forment le sommet du Granier, formant un vaste cône d'éboulis de 23 km2. Longtemps laissé en friche, ce chaos de rochers appelé les « Abymes de Myans » a été progressivement planté à partir du XIVe siècle.
Climatologie
[modifier | modifier le code]La Savoie a un climat tempéré de type semi-continental sous influence montagnard à cause du massif alpin. En raison des conditions climatiques, la vigne se limite aux Préalpes et aux versants les mieux exposés des vallées alpines, moins froides. La baisse moyenne de température est de 1 °C tous les 116 mètres ; au-dessus de 600 mètres d'altitude, le différentiel de température est de 1 °C par 247 mètres de dénivelé. Dans la vallée les jours de gel sont fréquents et peuvent atteindre près de 100 jours par an. Seuls les cépages locaux peuvent résister à cette baisse des températures.
Dans les zones particulièrement à l'abri, près de l'eau qui atténue le froid, une influence méditerranéenne est légèrement perceptible, sur les rives du lac du Bourget et dans le nord de la Chautagne en particulier. Plus la vigne est plantée en coteaux orientés au sud, plus elle reçoit la lumière solaire et l'air froid peut circuler dans des endroits plus bas. En moyenne, l'ensoleillement est 1 870 heures par an et suivant les secteurs peut atteindre 2 000 heures par an. La région est parmi les plus humides de France. La moyenne des précipitations se situe entre 1 000 et 1 200 millimètres d'eau par an, elle peut s'élever dans les montagnes au-dessus de 2 000 millimètres par an. L'humidité est généralement associée à la force du vent du sud-ouest, la traverse. Pour se protéger contre le froid du vent du nord, la bise, la majorité des vignobles sont sur les versants sud. Au printemps, le vent peut apporter à la viticulture des gelées dévastatrices. Au cours de l'automne, chaud et humide, les vents du sud apportent de fréquents orages.
La station météorologique de Chambéry (sur l'aéroport de Chambéry - Savoie-Mont-Blanc, à 235 mètres d'altitude : 45° 38′ 29″ N, 5° 52′ 41″ E)[19] est représentative de la partie méridionale du vignoble (cluse de Chambéry, trouée des Marches et combe de Savoie). Pour la Haute-Savoie, il vaut mieux prendre en compte les stations d'Ayse (pour le vin de Savoie Ayze) et d'Évian (pour les crépy, marignan, ripaille et marin). Là comme ailleurs, la comparaison entre les moyennes de 1961-1990 et celles de 1991-2020 montrent le réchauffement actuel.
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 5,5 | 7,6 | 11,7 | 15,1 | 19,6 | 23,5 | 26,6 | 25,8 | 22,1 | 16,1 | 9,8 | 6,5 | 15,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 1,9 | 3,7 | 6,7 | 9,7 | 14 | 17,6 | 20,2 | 19,5 | 16,3 | 11,3 | 5,7 | 3 | 10,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −1,7 | −0,3 | 1,8 | 4,2 | 8,4 | 11,7 | 13,8 | 13,3 | 10,6 | 6,5 | 1,6 | −0,5 | 5,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 19,5 | 15,1 | 9,9 | 3,7 | 0,2 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2 | 11,1 | 17,6 | 79,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 117,6 | 119,9 | 116,8 | 87,4 | 113,7 | 104,9 | 95,5 | 82,8 | 112,7 | 126,8 | 98,1 | 122 | 1 298,1 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 78,7 | 92,1 | 132,5 | 168,7 | 190,7 | 242,7 | 283,4 | 248 | 193,3 | 125,8 | 86,6 | 68,7 | 1 911,2 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Mois | jan. | fév. | mars | avril | mai | juin | jui. | août | sep. | oct. | nov. | déc. | année | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures (°C) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Maximale moyenne | 6,4 | 8,5 | 13,4 | 17,3 | 21,3 | 25,3 | 27,8 | 27,1 | 22,3 | 17 | 10,6 | 6,9 | 17 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Moyenne | 2,9 | 4,1 | 8 | 11,4 | 15,6 | 19,4 | 21,4 | 20,9 | 16,8 | 12,3 | 6,9 | 3,4 | 11,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Minimale moyenne | −0,7 | −0,4 | 2,5 | 5,6 | 10 | 13,5 | 15 | 14,6 | 11,3 | 7,7 | 3,1 | 0 | 6,8 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Nombre de jours avec gel | 17,7 | 15,4 | 8,1 | 1,5 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,9 | 6,9 | 15 | 65,6 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Précipitations | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Hauteur (mm) | 102,6 | 79,1 | 93,1 | 87,9 | 101 | 94,5 | 91,7 | 97,6 | 104,3 | 113,3 | 114,6 | 124,2 | 1 203,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Ensoleillement | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Heures | 76,6 | 101,8 | 157,8 | 176,2 | 202,3 | 236,3 | 261,6 | 237,1 | 180,7 | 123,8 | 74,5 | 66,3 | 1 894,9 | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Encépagement
[modifier | modifier le code]Pour produire les rouges et les rosés, les cépages autorisés par le cahier des charges de l'appellation sont le gamay N[note 1] et la mondeuse N, complétés par un peu de pinot noir N, auxquels se rajoutent en Savoie uniquement le cabernet franc N, le cabernet sauvignon N et le persan N, ainsi qu'en Isère de nouveau le persan N, l'étraire de la Dui N, le servanin N et le joubertin N. Sont aussi autorisés comme « cépages accessoires » (des « variétés d'intérêt à fin d'adaptation », VIFA) le corbeau N, le dousset N, le hibou noir N et la mondeuse grise G.
Pour les blancs, les cépages les plus utilisés sont la jacquère B, la mondeuse B et l'altesse B. Les autres cépages autorisés sont l'aligoté B, le chardonnay B et le veltliner rouge précoce Rs, auxquels se rajoutent en Haute-Savoie le chasselas B, le gringet B et la roussette d'Ayze B, et en Isère la marsanne B et la verdesse B. Les cépages accessoires sont le bia B, la mondeuse grise G, la petite sainte-Marie B et le pinot gris G[3].
L'encépagement est règlementé pour chaque dénomination géographique au sein de l'appellation.
Méthodes culturales et réglementaires
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En fonction de la densité de plantation, c'est soit le tracteur enjambeur qui intervient dans le vignoble (8 000 pieds/ha) ou le tracteur vigneron (6 000 pieds/ha). La taille la plus pratiquée est la guyot simple en laissant 12 bourgeons au maximum pour tous les cépages sauf pour le gamay avec 10 bourgeons maximum et le chardonnay avec 16 bourgeons maximum. Peu à peu s'y substitue la taille courte avec 8 bourgeons au maximum. Elle est devenue obligatoire sur toutes les mondeuses plantées après 1980[3].
Vins
[modifier | modifier le code]Le « vin de Savoie » ou « savoie » est une des deux appellations régionales du vignoble de Savoie ; elle se décline en blanc, rouge et rosé, mais aussi en mousseux blanc et rosé, ainsi qu'en crémant (le crémant de Savoie n'est pas une AOC spécifique, mais un produit au sein de l'appellation savoie). Sur son aire d'appellation, les vignerons peuvent aussi produire l'une des seize dénominations géographiques complémentaires de l'appellation, de l'appellation régionale roussette de Savoie qui comprend quatre autres dénominations géographiques, du seyssel (sur une seule commune savoyarde, le reste dans l'Ain), deux indications géographiques protégées (IGP comtés-rhodaniens et vin des Allobroges) et du vin sans indication géographique (VSIG, sous le nom de « Vin de France »).
Volumes
[modifier | modifier le code]Selon le service des Douanes[2], les données de production des années récentes sont, sans compter les dénominations géographiques (un hectolitre = 100 litres = 133 bouteilles de 75 cl) :
| Année | vin de Savoie blanc | vin de Savoie rouge | vin de Savoie rosé | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | 153 | 9 551 | 62 | 239 | 11 216 | 46 | 82,8 | 4 546 | 54 |
| 2023 | 420 | 24 088 | 57 | 251 | 12 834 | 51 | 77,9 | 4 781 | 61 |
| 2024 | 420 | 21 319 | 51 | 257 | 12 738 | 50 | 67,3 | 3 815 | 57 |
| Année | vin de Savoie mousseux blanc (vin de base) |
vin de Savoie mousseux rosé (vin de base) | ||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | superficie (ha) | production (hl) | rendement (hl/ha) | |
| 2022 | partiellement confidentialisées | 4,22 | 273 | 65 | ||
| 2023 | 44,7 | 3 384 | 76 | 4,49 | 308 | 69 |
| 2024 | 46,9 | 3 230 | 69 | 3,40 | 253 | 75 |
Vinification et élevage
[modifier | modifier le code]C'est l'ensemble des opérations nécessaires à la transformation du moût (nom du jus de raisin) et à l'élaboration du vin. Certaines de ces opérations sont nécessaires, telle la fermentation alcoolique, et d'autres permettent d'affiner le profil du vin, tant au niveau aromatique (olfactif) que gustatif (goûts).
Vinification en rouge
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La vinification en rouge consiste à faire un pressurage après que la fermentation a commencé. Pendant toute cette phase, le moût est en contact avec les matières solides de la vendange. Celles-ci sont très riches en tanins, matières colorantes, odorantes, minérales et azotées. Ces substances vont alors se dissoudre plus ou moins dans le moût et se retrouver dans le vin[21].
C'est la cuvaison pendant laquelle les sucres se transforment en alcool (fermentation alcoolique) et le jus se voit enrichi par les composants du moût. Plus la macération est longue, plus la coloration du vin sera intense[21]. Se disolvent également les tanins, leur taux sera aussi fonction du temps de la cuvaison. Plus elle sera longue, plus les vins seront aptes à vieillir. Durant cette phase, se produit une forte élévation de la température. Celle-ci est de plus en plus contrôlée par la technique de maîtrise des températures[22].
Vinification en blanc
[modifier | modifier le code]Dans la vinification en blanc la fermentation se déroule en dehors de tout contact avec les parties solides de la vendange (pépins, peaux du raisin, rafles). Ce qui explique que l'on peut faire indifféremment du blanc à partir de cépages blancs et rouges. C'est le cas du champagne. Le but de cette vinification est de faire ressortir le maximum des arômes contenus d'abord dans le raisin, ensuite en cours de fermentation, enfin lors du vieillissement[23].
L'extraction du jus et sa séparation des parties solides peuvent être précédés par un éraflage, un foulage et un égouttage, pour passer ensuite au pressurage. Mais ces phases sont évités par nombre de vinificateurs pour éviter l'augmentation des bourbes[23]. Le choix se porte sur une extraction progressive du jus puis un débourbage qui permet d'éliminer toute particule en suspension. Là aussi, encore plus que pour une vinification en rouge, s'impose la maîtrise des températures lors de la fermentation alcoolique. Elle se déroule entre 18 et 20 °C et dure entre huit et trente jours selon le type de vin désiré[24].
Vinification en rosé
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La vinification en rosé se produit par macération, limitée dans le temps, de cépages à pellicule noire avec possible ajout de cépages blancs. Le vin rosé n'a pas de définition légale. Mais ses techniques de vinification sont très strictes et n'autorisent en rien en Europe le mélange de vin rouge et blanc. Deux principes différents sont utilisés :
- Le premier consiste à extraire par écoulement une partie du jus dès l'encuvage lors de la vinification en rouge ; c'est la saignée. C'est le jus qui s'égoutte sous le poids de la vendange - au maximum entre 20 et 25 % - et qui va macérer durant 3 à 24 heures. Cette méthode produit des vins rosés à la robe soutenue, et la quantité potentielle produite dépend de la concentration recherchée pour le vin rouge produit.
- Le second principe est le pressurage direct, qui consiste à extraire le jus en plusieurs fois, au cours de la macération, qui dure quelques heures. Les jus successivement extraits sont progressivement plus chargés en tanins provenant des peaux, et peuvent ensuite être assemblés. Une vendange bien mûre pourra colorer le jus et sa vinification se fait en blanc[24].
La maîtrise des températures est une nécessité, un vin rosé a une robe qui s'apparente à celle d'un vin rouge très clair, plus le fruit et la fraîcheur des vins blancs[25].
Vinification en mousseux
[modifier | modifier le code]La vinification des vins effervescents (mousseux) a pour but de permettre d'embouteiller un vin dont les sucres et les levures vont déclencher une seconde fermentation en bouteilles. Celle-ci et son bouchon doivent pouvoir résister au gaz carbonique qui se forme sous pression. C'est lui au débouchage qui provoquera la formation de mousse[26].
On utilise un vin tranquille auquel est ajoutée une liqueur de tirage, constituée de levures, d'adjuvants de remuage (pour faciliter la récupération et l'éjection du dépôt au dégorgement) et de sucre (de 15 à 24 g/l) selon la pression désirée finalement. La bouteille est rebouchée hermétiquement et déposée sur des clayettes afin que les levures transforment le sucre en alcool et en gaz carbonique[27].
Gastronomie
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Les coteaux calcaires exposés au sud donnent des vins fruités (Chignin et Chignin-Bergeron) ; au nord-est, des vins aux notes minérales (Abymes, Apremont), le cépage le plus adapté est l'altesse B. Sur les rives du lac Léman, pour les vins de Crépy, de Marin et d'Ayze, c'est le chasselas B. Auprès du lac d'Aix-Les-Bains les vins de Seyssel, Marestel, Chautagne, Jongieux sont élaborés à base d'altesse pour les blancs, de gamay N et de mondeuse N, pour les rouges. La mondeuse, cépage typiquement savoyard, se retrouve dans la Combe de Savoie pour les vins d'Arbin et de Chignin-bergeron[28].
- Vin rouge et assiette de diot et pormoniers
Les vins blanc et rouge de Savoie couvrent une gamme assez étendue pour accompagner plusieurs mets. Le chignin-bergeron blanc est parfait pour l'apéritif, L'apremont est idéal avec les plats à base de fromages locaux, quant à l'abyme, son mariage avec une fondue savoyarde est remarquable. Les vins rouges, élaborés à base de mondeuse, gamay ou pinot, accompagnent bien les charcuteries.
Le berthoud, la croûte au fromage, la fondue savoyarde et la poêlée montagnarde sont les quatre principales recettes de la cuisine savoyarde nécessitant des fromages à pâte pressée cuite et du vin blanc de l'appellation.
Structure des exploitations
[modifier | modifier le code]À la demande de la CEE, une enquête sur la structure des exploitations agricoles a eu lieu, au cours de l'année 1967, en Savoie. Dans ce cadre, les quatre communes de Chautagne (Chindrieux, Motz, Serrières et Ruffieux) ont été étudiées d'une façon très exhaustive. La comparaison entre cette étude et les chiffres du recensement de l'agriculture de 1970 permet d'avoir des données précieuses[29].
« En 1967, à Chindrieux, 90 % des exploitations viticoles ont une superficie inférieure à un hectare et 8,8 % en possèdent plus d'un hectare. Or seulement 1 % des exploitations agricoles a une superficie inférieure à cette barre de un hectare, alors que 56 % ont une superficie comprise entre 2 et 5 hectares et 22 % en ont plus de 10 hectares. Le quart de la superficie plantée en vigne est compris dans des exploitations de moins de cinq hectares et 70 % entre cinq et vingt hectares. On pourrait répéter ces chiffres pour les autres communes, ils indiquent la même tendance : peu d'exploitations viticoles, même les plus petites sont des unités spécialisées ; elles ne sont qu'une partie d'exploitations pratiquant une polyculture semblable à celle de la région »[29].
Cette même tendance apparaît dans les données du recensement de 1970. En Chautagne, il est notable que seulement 8 % de la superficie du vignoble appartienne à des exploitations agricoles de moins d'un hectare, à contrario, il apparaît que 59 % des vignes sont englobés dans des exploitations comprises entre 5 et 20 hectares[29].
En dépit de la taille moyenne des exploitations, le vignoble est exploité majoritairement par 50 caves indépendantes, les caves coopératives étant au nombre de trois et regroupant 250 adhérents[30].
Commercialisation
[modifier | modifier le code]L'exportation ne représente que 2 %. Sa commercialisation est assurée pour une moitié par les caves indépendantes, l'autre l'étant par les coopératives et le négoce[30]. Plus des trois-quarts du marché reste local, dans la région[31].
Liste des producteurs
[modifier | modifier le code]| Commune | Cave |
|---|---|
| Aix-les-Bains | Xavier Jacqueline, vigneron œnologue |
| Apremont | Le P’tiou Vigneron EARL, Jean-François Maréchal ; SCEA Chapot Philippe, Philippe Chapot ; EARL Le Cellier du Palais, René et Béatrice Bernard, Maison Philippe Viallet, Domaine Dupraz, Guillaume Pin, Cellier du palais, Jean-Claude Masson |
| Aiton | Domaine de L'Aitonnement |
| Chapareillan | Domaine Uchet, Yannick Uchet ; Domaine Giachino, EARL Chautemps; Domaine Masson, Franck Masson |
| Chignin | Denis & Didier Bethollier, André et Michel Quenard ; Caveau de la Tour, Catherine et Jean-François Quenard ; Cave Plantin, Samuel et Fabien Girard-Madoux, domaine partagé gilles berlioz, Adrien Berlioz |
| Cruet | Cave coopérative des vins fins de Cruet, SAS Maison Philippe Grisard, Philippe Grisard, Philippe et François Tiollier, |
| Frangy | Vincent Courlet, |
| Fréterive | Guy Laurent ; Domaine G. & G. Bouvet, D. et F. Garanjoud ; SCEV Domaine Grisard, Jean-Pierre et Marie-Jo Grisard ; EARL Vullien Jean et fils, David et Olivier Vullien, Domaine des ardoisières (Brice Omont), Michel Grisard, Domaine de Lorbert (Gilles et Frédéric) |
| Jongieux | EARL Justin, Guy Justin ; La Cave du Prieuré, Raymond Barlet et fils ; Éric Masson ; EARL Domaine Eugène Carrel et fils, Eugène Carrel, Château de la Mar, Domaine Dupasquier |
| La-Motte-Servolex | Domaine des Côtes Rousses |
| Les Marches | Adrien Vacher ; Les Rocailles, Pierre Boniface, |
| Myans | Domaine Ravier (Benjamin et Pascal), Philippe et Sylvain Ravier |
| Ruffieux | Cave de Chautagne, |
| Saint-Alban-Leysse | Antoine Petitprez |
| Saint-Baldoph | Denis Fortin, |
| Saint-Jean-de-Chevelu | EARL Million-Rousseau, Xavier et Michel Million-Rousseau, |
| Saint-Jean-de-la-Porte | Domaine de Méjane, Anne Bellemin-Laponnaz, |
| Saint-Pierre-d'Albigny | Domaine Saint-Germain, Étienne et Raphaël Saint-Germain, |
| Serrières-en-Chautagne | Alain Bosson ; Jacques Maillet |
Notes et références
[modifier | modifier le code]Notes
[modifier | modifier le code]- 1 2 Le code international d'écriture des cépages mentionne de signaler la couleur du raisin : B = blanc, N = noir, Rg = rouge, Rs = rose, G = gris. Cf. « 2de édition de la liste des descripteurs OIV – couleur de la baie » [PDF] (consulté le ), p. 41.
- ↑ Le nom du lieu devient ici le nom du produit, par antonomase : c'est un nom commun, il s'écrit donc avec une minuscule, cf. références sur la façon d'orthographier les appellations d'origine. Sauf que le cahier des charges rajoute une majuscule au nom du vin, pour le différencier d'un nom générique, principe repris sur les étiquettes et les déclarations.
Références
[modifier | modifier le code]- 1 2 « Fiche 73329001 Chambéry-Aix » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data (consulté le ).
- 1 2 3 4 « Portail de la Direction Générale des Douanes et Droits Indirects : superficies et volumes en production par produit », sur douane.gouv.fr (consulté le ).
- 1 2 3 4 5 6 « Cahier des charges de l'appellation d'origine contrôlée « VIN DE SAVOIE » ou « SAVOIE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du .
- ↑ « Arrêté du 26 novembre 1954 sur les conditions d'attribution du label « Vins délimités de qualité supérieure » aux vins bénéficiant de l'appellation d'origine « Vins de Savoie », (suivie du nom de la section ou de la dénomination « Roussette ») eu sous l'appellation d'origine « Roussette de Savoie » », publié au JORF du .
- ↑ « Arrêté du 17 septembre 1957 sur les conditions d’attribution du label « Vins délimités de qualité supérieure » aux vins bénéficiant des appellations d'origine « Vin de Savoie », « Roussette de Savoie » ou « Vin de Savoie-Roussette », « Mousseux de Savoie » ou « Vin de Savoie mousseux » employées seules ou suivies d'un nom de cru », publié au JORF du .
- ↑ « Arrêté du 27 septembre 1963 concernant les appellations « Vin de Savoie », « Roussette de Savoie » ou « Vin de Savoie Roussette », « Mousseux ou pétillant de Savoie » ou « Vin de Savoie mousseux ou pétillant » », publié au JORF du .
- ↑ « Arrêté du 1 juin 1972 sur les conditions d'attribution du label Vins délimités de qualité supérieure aux vins bénéficiant des appellations d'origine « Vins de Savoie » et « Roussette de Savoie » employées seules ou suivies d'un nom de cru », publié au JORF du .
- ↑ « Décret du 4 septembre 1973 concernant les appellations contrôlées « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie » employées seules ou suivies d’un nom de cru », publié au JORF no 0225 du .
- ↑ « Décret du 18 mars 1998 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie » », publié au JORF no 67 du .
- ↑ « Décret du 26 septembre 2003 modifiant le décret du 18 mars 1998 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Vin de Savoie » et « Roussette de Savoie » », publié au JORF no 226 du .
- ↑ « Décret n° 2009-1306 du 27 octobre 2009 relatif aux appellations d'origine contrôlées « Vin de Savoie » ou « Savoie », « Roussette de Savoie », « Seyssel », « Côtes de Bordeaux-Saint-Macaire », « Cadillac », « Entre-deux-Mers », « Sainte-Foy-Bordeaux » et « Graves de Vayres » », publié au JORF no 0250 du .
- ↑ « Décret n° 2011-1333 du 20 octobre 2011 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Vin de Savoie » ou « Savoie » », publié au JORF no 0246 du .
- ↑ « Décret n° 2015-1135 du 11 septembre 2015 relatif à l'appellation d'origine contrôlée « Savoie » ou « Vin de Savoie » », publié au JORF no 0212 du .
- ↑ « Cahier des charges de l’appellation d’origine contrôlée « VIN DE SAVOIE » ou « SAVOIE » » [PDF], homologué par l'arrêté du publié au JORF du
- ↑ Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions errance 2003
- ↑ Qu’est-ce que la Savoie ?, sur le site Sabaudia.org, Qu'est-ce que la Savoie ?
- ↑ Informations tirées du site de Henry Suter, sur le site henrysuter.ch
- ↑ Les terroirs de Savoie
- ↑ « 73329001 – CHAMBERY-AIX – AERODROME » [PDF], sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
- ↑ « Normales et records pour la période 1961-1990 à Chambéry – Aix-les-Bains », sur infoclimat.fr (consulté le ).
- 1 2 Berger 1986, p. 76.
- 1 2 Berger 1986, p. 77.
- ↑ Berger 1986, p. 78.
- ↑ Zone d'appellations et terroirs de Savoie
- 1 2 3 Structure des exploitations viticoles des AOC Savoie
- 1 2 Analyse économique sur le site cnaoc.org
- ↑ Olivier Bompas, « Savoie, la piste rouge », Le Point, no 2771, , p. 153-154 (ISSN 0242-6005).
- ↑ Fiche AOC de Savoie sur le site macaveavins.com
- ↑ Producteurs de Vin de Savoie
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean-Luc Berger, « Les filières de la vinification », La vigne et le vin, numéro hors série trimestriel de Science et Vie, no 155, , p. 72-79 (ISSN 0151-0282).
- Bernard Coutin, « La vigne en Savoie », dans Mémoires et documents de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, coll. « L'histoire en Savoie » (no 50), , 48 p. (ISSN 0046-7510).
- .
- Philippe Gilbert et François Gaillard, Les vins de Savoie, Éd. Solar, (ISBN 2263017771).
- André Combaz, Les vins des terroirs de Savoie, Suresnes, Éd. J.P. Taillandier, (ISBN 2876360950).
Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Vins de Savoie », sur vindesavoie.fr (site de l'ODG de l'appellation et du CIVS)
