Sav Breizh

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Sav-Breizh
Date de fondation 1969
Date du dernier numéro 1975

Directeur de publication Erwan Vallerie

Sav-Breizh (Debout Bretagne) est à la fois un mouvement nationaliste et progressiste breton et le titre de son organe de presse.

Présentation[modifier | modifier le code]

Yvon-Gildas Vallerie, ou Erwan Vallerie, est en 1969 le fondateur du journal mensuel Sav-Breizh. Organe du combat breton avec Yann Choucq, Alain Prigent et Y. Jézéquel, journal transformé en 1971 en revue d’études bimestrielles ; il en assure la direction-gérance jusqu’à la disparition de la revue en 1975. Créé dans la foulée des agitations du mois de mai 1968, Sav-Breizh se présente comme nationaliste révolutionnaire[1]. L’ambition était, dans les premiers numéros d’une revue qui se voulait refondatrice du combat identitaire breton, de poser la nation comme objet d’histoire. Ce groupe réunit de jeunes intellectuels, militants du MOB qui refusent dans un premier temps de suivre la scission de l’UDB. La revue publie 35 numéros de 1969 à 1975 (1 à 12 pour le journal, 13 à 35 pour la revue) et exerce une influence certaine sur le mouvement breton des années 1970.

Yves Daoudal, plus tard journaliste à Présent, quotidien catholique et nationaliste français, a débuté à Sav-Breizh. En même temps que Gwenc'hlan Le Scouëzec, Xavier Grall participe à la transformation du journal en revue à partir de 1971, revue qui considère que les attentats constituent « la réponse normale, voire nécessaire d'un peuple dépossédé et exploité. ». Philippe Le Solliec a participé à ce journal au début des années 1970, et travaillé, avec notamment le futur Grand Druide Le Scouëzec, à la médiatisation du procès du Front de libération de la Bretagne en 1972.

Ont collaboré au journal : Yann Mikael (articles en breton), Gwenc'hlan Le Scouëzec, Gweltaz (Ghildas) Durand, Serge Liégeard, Jean Mazé (sous les pseudonymes Ken Morgol et Job Tibidi), Georges (Jord) Le Guennec (sous son patronyme et sous le pseudonyme Gwendal), Raymond Gestin (sous le pseudonyme Yann Gouer), Philippe Le Solliec (sous son patronyme et sous les pseudonymes Karvac'h et Patrick Conan), Yann Choucq (sous son patronyme et sous le pseudonyme Jord Iliaker), Erwan Vallerie (sous son patronyme et sous les pseudonymes Gildas Kergroaz et Yves Le Goalerec), Koulizh Kedez (en breton et en français). Des tribunes libres ont notamment été offertes à Alan Heusaff, M. O Caollai et Peter Berresford Ellis (Peter Tremayne).

On notera que Sav-Breizh est toujours écrit en titre avec un tiret.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Erwan Vallerie, Théorie de la Nation, publiée en 1971 lors de la transformation en revue d’études du mensuel Sav-Breizh).
  • Erwan Vallerie, Nous barbares locaux (regroupe Théorie de la Nation et trois autres essais : Place de la langue dans le combat de libération nationale, l’Europe contre la Bretagne et Nous barbares locaux », rédigés entre 1971 et 1976) ; éd. An Here, 1997.
  • Xavier Grall, Mémoires de ronces et de galets (textes donnés à la revue Sav-Breizh). An Here, 2002.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. même si Michel Nicolas affirme dans son histoire du mouvement breton que sa logomachie gauchiste de circonstance parvient mal à cacher un groupe de droite nationaliste qui végète deux ans avant de se transformer en groupe d’études... Michel Nicolas, Emsav, Histoire du Mouvement breton, Syros, 1982, p38. Mais dira-t-on du mouvement maoïste qu'il était réactionnaire car ses principaux chefs charismatiques ont fini à droite ?

Articles connexes[modifier | modifier le code]