Sauvegarde de la Création

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La sauvegarde de la Création désigne, dans le langage chrétien[N 1], la préservation de l'environnement humain, sur les plans tant environnemental, que social et économique. Elle fait référence à la foi commune des chrétiens en un Dieu créateur, telle qu'ils la confessent dans le symbole de Nicée-Constantinople (381). Elle vise à un développement durable, tout en incluant une dimension spirituelle.

L'encyclique Laudato si' du pape François, sous-titrée « sur la sauvegarde de la maison commune » (2015), est le premier document magistériel entièrement consacré à la sauvegarde de la Création. Elle prône une « écologie intégrale » - selon les termes employés par le pape - qui réconcilie l'écologie humaine et l'écologie holistique classique. L'encyclique est adressée « à toutes les personnes de bonne volonté », et « inclut la préoccupation d’unir toute la famille humaine dans la recherche d’un développement durable et intégral ».

Historique[modifier | modifier le code]

Les chrétiens prennent progressivement conscience des enjeux de la sauvegarde de la Création depuis le concile Vatican II[1]. Le pape Paul VI a abordé le thème de l'écologie dès 1970 dans son discours à la FAO[2]. En 1979, Jean-Paul II a proclamé François d'Assise patron céleste des écologistes ; il a écrit une vingtaine de textes sur l'écologie, publiés après sa mort en 2006 sous le titre Les gémissements de la création[3].

En 1983, lors du rassemblement de Vancouver, le programme « Justice, paix et sauvegarde de la Création » a été lancé par le Conseil œcuménique des Églises, en référence à la Bible commune à toutes les confessions chrétiennes[4]. C'est également la même année qu'est créée l'Association A Rocha, sous l'impulsion du pasteur Peter Harris.

En 1989, le patriarche Dimitrios Ier de Constantinople a proposé que le 1er septembre soit une journée consacrée à la préservation de l'environnement chez les orthodoxes.

Le , le Réseau chrétien européen pour l'environnement (ECEN) a adopté une résolution lors de sa réunion à l’Académie évangélique de Loccum, en Allemagne, pour que la période du 1er septembre au deuxième dimanche d'octobre soit considérée dans les Églises chrétiennes comme un « Temps pour la Création »[5].

En 2000, la commission sociale des évêques de France a publié Le Respect de la Création (éd. du Centurion), opuscule d'une cinquantaine de pages dans lequel ils appellent les chrétiens au civisme écologique. La même année, les statuts de la branche française de l'association chrétienne internationale de protection de la nature, A Rocha, sont déposés, et un centre d'étude de l'environnement est installé à côté d'Arles, dans la Vallée des Baux.

Le , le pape Jean-Paul II et le patriarche œcuménique Batholomée Ier de Constantinople ont signé la déclaration de Venise « pour le bien de tous les êtres humains et pour la protection de la création », une des premières déclarations communes entre catholiques et orthodoxes depuis le schisme de 1054[6]. Elle fixe six objectifs éthiques aux hommes et aux femmes de bonne volonté[7].

En 2007, le troisième rassemblement œcuménique de Sibiu en Roumanie, reprenant les initiatives précédentes en faveur d'un « temps pour la Création », a proposé que la période du 1er septembre au 4 octobre soit un temps consacré à la sauvegarde de la Création[8].

Le pape Benoît XVI, outre de nombreuses interventions sur l'écologie, a consacré son message pour la journée mondiale de la paix, le , au thème « Si tu veux construire la paix, protège la création »[9].

En juin 2015, cinq mois avant la Conférence de Paris sur le climat, le pape François a publié l'encyclique Laudato si' « sur la sauvegarde de la maison commune », première encyclique d'un pape entièrement consacrée à l'écologie.

En août 2015, le pape François a institué une journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, reprenant pour cette journée la date du 1er septembre déjà choisie par les orthodoxes[10].

Christianisme et écologie[modifier | modifier le code]

Le christianisme a été accusé d'être responsable de la crise écologique, notamment à la suite d'une conférence donnée par Lynn White et d'un article sur les « racines historiques de notre crise écologique » en 1966[11]. Selon Jean-Marie Pelt, il s'agit d'une interprétation erronée du Livre de la Genèse, qui aurait incité les humains à croître et prospérer, au détriment du milieu. Il n'en reste pas moins vrai que les chrétiens se sont éveillés relativement tard à l'écologie, et parmi eux, ce sont souvent des protestants qui ont été précurseurs. Jean-Marie Pelt rappelle que durant le premier millénaire – et encore aujourd'hui chez les orthodoxes – on dit qu’il y a deux voies pour rencontrer Dieu : l’Écriture Sainte et la beauté de la Création. La deuxième voie a été oubliée par le catholicisme depuis la Renaissance, surtout avec Descartes et les philosophes, pour qui les hommes sont devenus « comme maîtres et possesseurs de la nature ». Il faut donc un travail d'explication très important pour indiquer comment interpréter les premiers chapitres du Livre de la Genèse. Il ne faut pas en rester à la position des darwinistes qui tend à l'athéisme, mais dire clairement que la Bible n'a pas la prétention d'être un texte scientifique, et restituer la dimension spirituelle et morale des représentations qu'elle véhicule[12].

Encyclique Laudato si'[modifier | modifier le code]

Encyclique et enjeux[modifier | modifier le code]

L'encyclique Laudato si' « sur la sauvegarde de la maison commune » du pape François, publiée en , est la première encyclique d'un pape entièrement consacrée à la sauvegarde de la Création, aux questions d'« écologie intégrale » et de développement durable. Elle est adressée « à chaque personne qui habite cette planète ». Selon François, l'écologie intégrale revêt une triple dimension environnementale, économique et sociale[13]. On retrouve ainsi les trois piliers du développement durable. Le titre de l'encyclique reprend les premiers mots du Cantique des créatures de François d'Assise (« Loué sois-tu » en français).

Il faut noter que la traduction française « sauvegarde » ne rend pas entièrement le sens du « soin » qu'il s'agit d'exercer à l'égard de notre maison commune. Les traductions employées en anglais sont : care ; en espagnol : cuidado ; en italien : cura[14].

Dans cette encyclique, le pape François stigmatise les attitudes qui obstruent les chemins de solutions, même parmi les croyants, qui « vont de la négation du problème jusqu'à l'indifférence, la résignation facile, ou la confiance aveugle dans les solutions techniques » (LS 14) ; il constate les effets des activités humaines sur l'environnement (réchauffement climatique...) (LS 23, 24, 25) ; il est préoccupé par l'« inégalité planétaire » entre les pays du Nord et les pays du Sud et notamment des pays les plus pauvres (LS 48-52) ; il voit dans « la globalisation du paradigme technocratique » la cause de la crise écologique actuelle (LS 106-114) ; il critique le court-termisme de notre civilisation (178, 184) ; il se montre attentif aux besoins des générations futures (LS 22, 53, 67, 109, 159, 160, 162, 169, 195). Il prône « la sobriété et l'humilité » (LS 224)[15].

Cette encyclique constitue une étape nouvelle dans la pensée sociale de l'Église, en portant un regard critique sur l'évolution des sociétés globalisées, sur le néolibéralisme triomphant et sur la croyance naïve dans les vertus du marché et du progrès technique. Elle appelle à une révolution écologique, un changement de paradigme, c'est-à-dire un changement dans les manières de penser[16]. Selon le CERAS, il s'agit sans doute du « document magistériel le plus important de l'Église catholique depuis Vatican II »[17]. Selon Mgr Dominique Rey, « Le pape projette l’écologie dans l'économie du salut »[18].

Suites en France[modifier | modifier le code]

Référents diocésains à l'écologie intégrale[modifier | modifier le code]

En France, l'encyclique Laudato si' a confirmé l'engagement de l'Église de France dans l'écologie intégrale et la sauvegarde de la Création. Plusieurs diocèses (Lyon, Nanterre, Chambéry, Lille, Vannes, Nantes, Orléans, Verdun, Beauvais, Sées, Le Puy, Chambéry, Annecy, Aurillac, Rennes, Angoulême, Valence, Gap, Besançon...) ont nommé un référent diocésain à l'écologie. Elena Lasida, chargée de mission « Écologie et société » de la Conférence des évêques de France, a appelé en juin 2016 à généraliser ces initiatives, de façon que chaque diocèse ait un référent à l'écologie intégrale, qui soit accompagné par un chargé de mission à l'écologie intégrale en service civique[19].

Église verte[modifier | modifier le code]

Le label « Église verte » a été lancé le . Il s'agit d'une initiative œcuménique.

Voir #Label Église verte en France

Assemblée des évêques de France[modifier | modifier le code]

Les deux premiers jours de l'assemblée d'automne des évêques de France à Lourdes les 5 et 6 novembre 2019, la question de l'écologie intégrale, chère au pape François, est évoquée. Ce thème fédérateur est l'occasion de changer les méthodes de travail afin de faire émerger une intelligence collective pour une Église plus synodale[20].

C'est la première fois que des laïcs participent à la Conférence des évêques de France : chaque évêque est venu accompagné de deux baptisés, femme, homme, laïc ou prêtre, diacre ou consacré, engagés dans une conversion écologique, avec 55 hommes laïcs, 49 femmes laïques et seulement neuf prêtres et quatre diacres permanents[21].

Année Laudato si'[modifier | modifier le code]

À l'occasion du cinquième anniversaire de la parution de l'encyclique, Le 24 mai 2015, le pape François lance une année Laudato si' du 24 mai 2020 au 24 mai 2021. Il propose une prière spéciale pour cette année[22].

Aspects théologiques[modifier | modifier le code]

Vittorio Hösle estime que les Églises ont une responsabilité sur les questions d'écologie, qu'elles doivent sensibiliser leurs fidèles, mais qu'elles ont tardé à se préoccuper de ces questions. Il pense qu'il existe des besoins de formation des théologiens en ce qui concerne l'écologie[23].

L'exigence écologique chrétienne[modifier | modifier le code]

Selon Jean Bastaire, l'écologie est un signe des temps pour l'Église. Dans un article paru en 2005 en réponse à l'accusation de Lynn White Jr parue en 1967 dans la revue Science, il montre que l'écologie incite les chrétiens à un retour aux sources de la foi et à un surgissement de l’Esprit pour de nouveaux développements du salut en Christ. Selon lui, les chrétiens de l'Antiquité, avec Irénée de Lyon (IIIe siècle), et ceux du Moyen Âge, avec notamment le théologien byzantin Maxime le Confesseur (VIIe siècle) relayé au IXe siècle par son disciple latin Jean Scot Érigène, sont restés fidèles au véritable esprit de la Bible. Ce n'est qu'à l'époque moderne qu'est réapparu le vieux dualisme gnostique qui oppose le corps à l'âme, la chair à l'esprit[24]. Sans qu'il y ait eu de condamnation explicite, on a laissé s'établir une complaisance plus que douteuse à l’égard d’un décri haineux du cosmos, aboutissant in fine à une déchristianisation du cosmos, prélude à la déchristianisation de l'homme[25].

Sens de l'Eucharistie en rapport avec la Création[modifier | modifier le code]

L'Eucharistie est le sacrement du salut de l'humanité, mais aussi du monde entier, comme le rappelle le pape Benoît XVI dans l'exhortation apostolique Sacramentum caritatis[26] :

« Les légitimes préoccupations concernant les conditions écologiques de la création en de nombreuses parties du monde trouvent des points d'appui dans la perspective de l'espérance chrétienne, qui nous engage à œuvrer de manière responsable pour la sauvegarde de la création. Dans la relation entre l'Eucharistie et le cosmos, en effet, nous découvrons l'unité du dessein de Dieu et nous sommes portés à saisir la profonde relation entre la création et la « nouvelle création », inaugurée dans la résurrection du Christ, nouvel Adam. »

Le terme de métanoïa a été employé dans l'homélie du patriarche œcuménique Bartholomée lue à Notre-Dame de Paris en 2015 au moment de la COP21, au sujet de la sauvegarde de la Création, dans le sens d'un « retournement tout entier de l'être »[27].

Les apports de l'encyclique Laudato si'[modifier | modifier le code]

Les causes de la crise contemporaine sont très complexes.

Dans l'encyclique Laudato si', le pape François voit dans la globalisation du paradigme technocratique la cause principale de cette crise[28], soulignant qu'« il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale »[29]. Il y a en effet, selon le pape, une « intime relation entre les pauvres et la fragilité de la planète » qui l'amène à « la conviction que tout est lié dans le monde »[30].

Fabien Revol, dans son commentaire de l'encyclique, voit dans la philosophie de Descartes la racine historique de la crise écologique, plus particulièrement dans le dualisme cartésien entre le corps et l'esprit[31].

Le pape François analyse la sagesse des récits bibliques, et insiste particulièrement sur le second récit de la Création, dans les chapitres 2 et 3 du Livre de la Genèse, où l'homme est placé dans le Jardin d'Éden « pour le cultiver et le garder » (Gn 2, 15)[32]. Par ailleurs, le pape enseigne qu'il est nécessaire d'adorer un Dieu créateur[33] :

« Nous ne pouvons pas avoir une spiritualité qui oublie le Dieu tout-puissant et créateur. Autrement, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde, ou bien nous prendrions la place du Seigneur au point de prétendre piétiner la réalité créée par lui, sans connaître de limite. La meilleure manière de mettre l’être humain à sa place, et de mettre fin à ses prétentions d’être un dominateur absolu de la terre, c’est de proposer la figure d’un Père créateur et unique maître du monde, parce qu’autrement l’être humain aura toujours tendance à vouloir imposer à la réalité ses propres lois et intérêts. »

Le pape François considère que la crise écologique est un « appel à une profonde conversion intérieure »[34].

Dieu le Père, créateur du ciel et de la terre[modifier | modifier le code]

Dans l'encyclique Laudato si', le pape François parle de « maison commune » pour désigner la terre et ses habitants. Il compare la terre à « une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence », et à « une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts »[35]. Il rappelle le début du Cantique des créatures de saint François d'Assise :

« Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe »

.

Il rappelle plus loin que « Nous ne pouvons pas avoir une spiritualité qui oublie le Dieu tout-puissant et créateur. Autrement, nous finirions par adorer d’autres pouvoirs du monde »[36].

La terre n'est cependant pas une déesse : la protection de l'environnement ne doit pas devenir une nouvelle religion intégriste, inflexible dans sa dogmatique parfois aveugle, avec ses prêtres et ses prêtresses voués au culte de Gaïa et imposant leur diktat écologique sur cette terre et ses habitants. Cet « écologisme » tyrannique, enraciné dans l'« utopie verte » visant à « sauver la planète », comme on l'entend souvent, pourrait s'apparenter aux idéologie mortifères[37].

Enseignement des Pères de l'Église[modifier | modifier le code]

Selon le théologien orthodoxe Jean-Claude Larchet, qui s'appuie sur une analyse des écrits des Pères de l'Église (notamment de saint Maxime le Confesseur), les fondements spirituels de la crise écologique sont à chercher dans un changement de paradigme qui s'est produit à la Renaissance, en particulier dans les éléments suivants : l'humanisme, le naturalisme, le rationalisme, l'individualisme, la conquête du Nouveau Monde, le dualisme âme-corps, la mécanisation des corps, le Dieu horloger lointain[38].

Ce qui dit la Bible[modifier | modifier le code]

Le pasteur Frédéric Baudin, qui s'appuie sur une lecture approfondie de la Bible, encourage à « mieux saisir et interpréter le sens exact des verbes » des deux premiers chapitres de la Genèse[39] :

  • Dominer : prendre soin
D'après la Genèse, les hommes et les femmes étaient invités à remplir, dominer et cultiver la terre en communion avec Dieu, en tant qu'êtres humains créés à son image (Genèse 1, 26), capables de penser et d'agir avec amour et justice pour leurs vis-à-vis. Il ne s'agissait pas pour eux d'exercer leur tyrannie sur la création, mais plutôt d'en prendre soin pour le bien de toutes les créatures et pour la gloire du Créateur. C'est l'un des sens du verbe hébreu radâ que l'on traduit par dominer[40].
  • Soumettre : bien gérer
Le verbe hébreu kabas a suscité des contresens douteux et destructeurs pour la nature. Il signifie « soumettre » au sens fort, « assujettir ». Il est souvent employé dans un sens péjoratif pour dénoncer un abus de pouvoir, par exemple lorsque les Israélites réduisent à tort leurs frères en esclavage ou pour suggérer la violence sexuelle. Dans le contexte de la Genèse, les deux verbes « soumettre » et « assujettir » signifient que l'homme et la femme sont appelés à gérer la création, à bien l'administrer, avec l'intelligence et la maîtrise que Dieu leur accorde pour exercer leur mandat[41].
  • Cultiver et garder.
« L'Éternel Dieu prit l'homme et le plaça dans le jardin d'Éden pour qu'il le cultive et le garde » (Genèse 2, 15).
Au-delà du sens littéral (cultiver la terre pour se nourrir), en hébreu, les verbes abad (« cultiver », « travailler », « servir ») et samar (« garder », « veiller sur », « protéger ») ont un sens religieux. Cette parenté linguistique indique un encouragement à envisager l'activité humaine au-delà des simples réalités matérielles. Selon le contexte, le verbe « cultiver » peut avoir le sens de « servir Dieu », « rendre un culte à Dieu ». Les prêtres d'Israël étaient tenus de « garder » le sanctuaire, le peuple d'Israël était invité à « garder » les commandements (Ex 12, 24), l'alliance de Dieu (Genèse 17, 9 ; Exode 19, 5), le sabbat, son âme, ou les fêtes. Les verbes « garder » et « cultiver » de la Genèse signifient que l'autorité déléguée par Dieu aux êtres humaines, leur vocation de remplir et cultiver la terre, d'identifier, de nommer et protéger les êtres vivants, doit s'exercer dans les limites du mandat culturel ordonné au commencement par le Créateur, qui subsiste malgré la « chute »[42].

Saison de la Création[modifier | modifier le code]

Gravure représentant de la lumière émergeant derrière les nuages.
Création de la Lumière, gravure de Gustave Doré.

En 2007, la troisième assemblée œcuménique européenne à Sibiu, en Roumanie, a proposé de célébrer un « Temps pour la Création » d’une durée de cinq semaines entre le 1er septembre (mémoire orthodoxe de la divine création) et le 4 octobre (mémoire de François d'Assise dans l’Église catholique et dans certaines autres traditions occidentales)[8].

Lors du pèlerinage pour la sauvegarde de la Création du 1er au de cinquante délégués des Conférences épiscopales d’Europe provenant de plus de quinze pays, en Hongrie, Slovaquie et Autriche, un message a été délivré :

« Nous appelons en particulier à la prière et à l’action communes avec d’autres Églises chrétiennes et communautés ecclésiales, à l’instar de la prière œcuménique qui a eu lieu à St. Pölten dans le cadre de ce pèlerinage. Nous encourageons chaudement les Églises locales à participer à l’initiative du « Temps pour la Création » lancée en 2007 au 3e Rassemblement œcuménique européen de Sibiu (Roumanie), qui prévoit de dédier la période comprise entre le 1er septembre et le 4 octobre – fête de saint François d’Assise – à la prière et aux actions en faveur de la création, comme le font déjà certaines Conférences épiscopales et Églises. »[43]

Pour aider les communautés chrétiennes à préparer le temps de la Création (1er septembre au 4 octobre), les évêques de France ont établi une fiche qui contient des propositions[44] :

  • textes bibliques ;
  • textes de la tradition chrétienne ;
  • œuvres musicales ;
  • intentions de prière ;
  • chants ;
  • pistes d'action individuelle ou en famille ;
  • en groupe, visite d'agriculteurs, de personnes isolées ;
  • sortie en groupe en forêt ou dans un lieu naturel...

Certaines paroisses organisent pendant le temps de la Création des conférences sur l'écologie, ou des pèlerinages où sont abordés les questions de sauvegarde de la Création.

Un site internet œcuménique et mondial a ouvert sur le Temps de la Création : Seasonofcreation.org. Le site est multilingue et comporte des versions en français, en anglais, en espagnol, en portugais, en italien et en polonais. Il est possible d'y enregistrer des événements locaux.

En juin 2019, le Temps de la Création devient la « saison de la Création »[45].

Prières pour la sauvegarde de la Création[modifier | modifier le code]

Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création[modifier | modifier le code]

Depuis 1989, à l'initiative du patriarche Dimitri Ier de Constantinople, l'Église orthodoxe a adopté une journée annuelle de prière pour la sauvegarde de la Création, le 1er septembre, au début de l'année liturgique orthodoxe. Le , le pape François, sur la suggestion du métropolite Jean de Pergame représentant le patriarche Bartholomée, a retenu cette même date pour instituer la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création dans l'Église catholique, invitant les autres Églises chrétiennes à se joindre à ce mouvement[46].

En 2016, lors de la deuxième journée mondiale de prière pour la Création, le pape François a ajouté aux 14 œuvres de miséricorde traditionnelles, deux œuvres de miséricorde, l'une corporelle, l'autre spirituelle, consacrées à la sauvegarde de la Création. Il a invité les chrétiens à se repentir pour les péchés contre la Création[47].

En 2017, lors de la troisième journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création, le pape François et le patriarche Bartholomée ont envoyé un message commun, et ont lancé « un appel urgent à ceux qui ont des responsabilités sociales et économiques, aussi bien que politiques et culturelles, pour qu’ils entendent le cri de la terre et subviennent aux besoins des marginalisés, mais surtout afin qu’ils répondent à la demande de millions de personnes et appuient le consensus du monde entier pour guérir notre création blessée »[48]. Ce message conjoint souligne la dimension œcuménique de la sauvegarde de la Création.

En 2018, la quatrième journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création a été consacrée au thème de l'eau[49].

Prier avec la Création[modifier | modifier le code]

De nombreux sites internet proposent des prières avec la Création, comme par exemple l'Association A Rocha France qui propose de recevoir par courriel une prière quotidienne[50]. Le pape François a participé à la rédaction de prières en ce sens, parues en 2018[51].

Péché contre la Création[modifier | modifier le code]

Fumées industrielles généralement chargées de résidus de combustion.

Dans un discours en 1997, le patriarche Bartholomeos déclarait qu'« un crime contre la nature est un crime contre nous-mêmes et un péché contre Dieu »[52].

Dans son message pour la deuxième journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création le , le pape François reprend la citation du patriarche Œcuménique Bartholomée Ier de Constantinople déjà mentionnée dans l'encyclique Laudato si' : « Que les hommes détruisent la diversité biologique dans la création de Dieu ; que les hommes dégradent l’intégrité de la terre en provoquant le changement climatique, en dépouillant la terre de ses forêts naturelles ou en détruisant ses zones humides ; que les hommes polluent les eaux, le sol, l’air : tout cela, ce sont des péchés ». Il invite à « chercher la miséricorde de Dieu pour les péchés contre la création que jusqu’à maintenant nous n'avons pas su reconnaître et confesser », en faisant un examen de conscience, en se repentant, et en ayant recours au sacrement de pénitence et de réconciliation[8].

Mgr Paul Ruzoka, évêque de Cigoma en Tanzanie, a utilisé de son côté l’expression « péché contre la terre », dans son intervention au synode africain de 1994. Pour cet évêque, la prédication doit restituer le sens du péché, en particulier celui du péché social ou structurel. Selon Jean-Marc Ela, dans l’Exhortation apostolique post-synodale de Jean-Paul II sur l’Église en Afrique, le pape ne fait aucune allusion au « péché contre la Création » pourtant si visible dans les pays visités par le Pontife romain, bien que celui-ci ait constamment alerté sur la dégradation de l'environnement[53].

Pour Cécile Renouard, l'inertie écologique est un péché social, pour trois raisons principales : la destruction du lien écologique et social par l’action prédatrice de l’être humain vis-à-vis de son environnement, mesurée par l'empreinte écologique ; les institutions, qui sont organisées selon des valeurs qui détruisent la relation dans la durée ; le mensonge organisé, notamment les actions de lobbying de certains industriels et scientifiques[54].

Le , devant des experts en théologie morale, le pape François s'est étonné de pas entendre ce type de péché plus souvent en confession : « Quand j’administre le sacrement de réconciliation (la confession) - et aussi quand je le faisais avant -, c’est rare que quelqu'un s’accuse d’avoir fait violence à la nature, à la Terre, à la Création (...) Nous n’avons pas encore conscience de ce type de péché »[55]. Il se pourrait que le « péché écologique » soit prochainement inscrit dans le droit canon[56],[57],[58].

Le péché écologique ou péché contre la Création est une notion émergente - mais débattue dans le document du Synode sur l'Amazonie (2019), les participants ont proposé une définition[59] :

« Uen action ou une omission contre Dieu, contre le prochain, la communauté et l'environnement. C'est un péché contre les générations futures, qui se manifeste par des actes et des habitudes de pollution et de destruction de l'harmonie de l'environnement, par des transgressions contre les principes d'interdépendance et par la rupture des réseaux de solidarité entre les créatures. »

Labels écologiques[modifier | modifier le code]

Hors de France[modifier | modifier le code]

Les Églises chrétiennes ont développé des labels écologiques pour les communautés chrétiennes. Ce sont des outils qui permettent d'initier ou d'approfondir la conversion écologique des paroisses et des églises locales. Des initiatives similaires ont été menées dans d'autres pays : en Allemagne le label « Coq vert », au Royaume-Uni les « Eco-churches », au Canada les « Églises vertes », en Norvège les « Congrégations vertes »[60] ; en Suisse, « œco Église et environnement » met à disposition un guide « Paroisses vertes »[61].

Label Église verte en France[modifier | modifier le code]

En France, le label « Église verte » a été lancé le dans la Chapelle du Luxembourg, Église protestante unie Pentemont-Luxembourg à Paris[62].

L'association A Rocha France a joué un rôle décisif dans le lancement du label et dans l'organisation de la journée[63], qui a permis à chacun de :

  • relier engagement écologique et foi chrétienne grâce à une table ronde œcuménique avec François Euvé, Michel Maxime Egger, Martin Kopp ;
  • découvrir l’outil d'éco-diagnostic (testé mi-2017 auprès de 10 églises locales) ;
  • échanger en ateliers avec des Églises ayant entamé une démarche et visiter des expériences de terrain ;
  • rencontrer des délégués diocésains à l’écologie intégrale ;
  • découvrir des grands témoins d’Églises européennes engagées de longue date.

Ce label œcuménique est porté par la Conférence des évêques de France, la Fédération protestante de France, le Conseil d'Églises chrétiennes en France, l'Assemblée des évêques orthodoxes de France, est soutenu par le CCFD-Terre Solidaire, le Centre de recherche et d'action sociales, Caritas France, et est mis en œuvre par les associations AVEC (Accompagnement vers une écoresponsabilité chrétienne) et A Rocha France[64].

Pour le label français, la communauté doit établir une évaluation environnementale par le biais d'un questionnaire à choix multiples qui couvre cinq domaines[65] :

  • les célébrations et la catéchèse ;
  • les bâtiments ;
  • les terrains de la paroisse ;
  • l'engagement communautaire et global ;
  • les styles de vie.

L’église doit s’engager à progresser – à son rythme – dans l’un des cinq thèmes durant l’année.

Pollen d'Église verte est un réseau de groupes d'adolescents (collèges, lycées...) qui s'engagent pour l'écologie et veulent faire bouger leur Église.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'expression est commune à tous les courants du christianisme.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Thomas Michelet, Les papes et l'écologie, De Vatican II à Laudato si', Artège, 2016.
  2. Discours du pape Paul VI à l'occasion du 25e anniversaire de la F.A.O. », 1970, DC no 1575, p. 1051-1056.
  3. Jean-Paul II, Les gémissements de la création, vingt textes sur l'écologie, présentation de Jean Bastaire, Parole et Silence, 2006.
  4. Conseil œcuménique des Églises - Justice, paix, création
  5. Lettre de l'Assemblée de Loccum, 31 octobre 1999
  6. Voir l'article Dialogue entre l'Église catholique et l'Église orthodoxe.
  7. Signature de la « déclaration de Venise », déclaration commune du Saint-Père et du patriarche œcuménique Sa Sainteté Bartholomée Ier, lundi 10 juin 2002.
  8. a b et c Pape François, Message pour la deuxième Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, 1er septembre 2016.
  9. Message de sa sainteté Benoît XVI pour la célébration de la journée mondiale de la paix, , Si tu veux construire la paix, protège la création.
  10. Lettre du pape François pour l'institution de la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de Création (1er septembre 2015).
  11. L. White, « The Historical Roots of Our Ecologic Crisis », Science, vol. 155, no 3767,‎ , p. 1203–1207 (ISSN 0036-8075 et 1095-9203, DOI 10.1126/science.155.3767.1203, lire en ligne, consulté le 17 février 2021)
  12. Jean-Marie Pelt, un regard chrétien sur l’écologie.
  13. Laudato si', quatrième chapitre.
  14. Lettre encyclique du pape François, Loué sois-tu ! Laudato si', édition présentée et commentée sous la direction des jésuites du CERAS, 2e édition, 19 mars 2020, p. 11
  15. Lettre encyclique Laudato si' du Saint père François sur la sauvegarde de la maison commune.
  16. Résumé et commentaire de l'encyclique Laudato Si'.
  17. Laudato Si : un appel en faveur d’une « écologie intégrale ».
  18. Samuel Pruvot, « Le pape projette l’écologie dans l’économie du Salut », Famille chrétienne, 18 juin 2015, lire en ligne.
  19. Elena Lasida, « Référents diocésains à l’écologie intégrale », 27 juin 2016, lire en ligne sur le site de la Conférence des Évêques de France.
  20. Dominique Greiner, « L’écologie intégrale bouscule les méthodes de travail des évêques réunis à Lourdes », 6 novembre 2019, lire en ligne
  21. Écho magazine, 7 novembre 2019, « Pour la première fois des laïcs à la Conférence des évêques de France », lire en ligne
  22. « Le Pape François lance une année Laudato Si’ », Vaticannews, lire en ligne, consulté le 24 juin 2020
  23. Vittorio Hösle, Philosophie de la crise écologique, 1990, p. 122.
  24. Voir notamment l'article Dualisme cartésien
  25. Jean Bastaire, « L'exigence écologique chrétienne », Études 2005/9 (Tome 403), pages 203 à 211 lire en ligne
  26. Benoît XVI, Sacramentum caritatis, § 92, cité par Falk van Gaver, L'Écologie selon Jésus-Christ, p. 107
  27. Prière œcuménique pour la sauvegarde de la création : l’homélie de sa sainteté le patriarche œcuménique Bartholomée lu à Notre-Dame de Paris.
  28. Encyclique Laudato si', n° 106-114
  29. Encyclique Laudato si', no 139
  30. Encyclique Laudato si', no 16
  31. Fabien Revol, Une encyclique pour une insurrection écologique des consciences, Parole et Silence, p. 108-115
  32. Encyclique Laudato si', no 66
  33. Encyclique Laudato si', no 75
  34. Encyclique Laudato si', no 217
  35. Laudato si', n° 1
  36. Laudato si', n° 75
  37. Frédéric Baudin, La Bible et l'écologie, p. 194
  38. Jean-Claude Larchet, Les fondements spirituels de la crise écologique, Syrtes, p. 71-77
  39. Frédéric Baudin, La Bible et l'écologie, Excelsis, 2e édition 2020, p. 23 à 29
  40. Frédéric Baudin, La Bible et l'écologie, Excelsis, 2e édition 2020, p. 24 à 26
  41. Frédéric Baudin, La Bible et l'écologie, Excelsis, 2e édition 2020, p. 26 à 28
  42. Frédéric Baudin, La Bible et l'écologie, Excelsis, 2e édition 2020, p. 28 et 29
  43. Message final du pèlerinage pour la sauvegarde de la Création.
  44. Temps de la création : propositions pour les communautés chrétiennes.
  45. Du 1er septembre au 4 octobre 2020 : saison de la Création
  46. Lettre du pape François pour l'institution de la « journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création », 1er septmbre
  47. Ppape François, Message pour la deuxième Journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la création, 1er septembre 2016, Usons de miséricorde envers notre maison commune
  48. Message commun du pape François et du patriarche œcuménique Bartholomée pour la Journée mondiale de prière pour la Création 2017.
  49. Message du Saint-Père pour la Journée Mondiale de Prière pour la Sauvegarde de la Création
  50. « Prier pour la Création », sur France | A Rocha (consulté le 17 février 2021)
  51. Michèle Clavier, Prier avec toute la Création, avec prières du pape François, éditions du Signe, 2018, 48 pages
  52. Anne-Laure Juif, « Le péché écologique », La Croix, 4 septembre 2020
  53. Santé de la terre : Parole à Jean-Marc Ela.
  54. Cécile Renouard, « Penser la sortie de crise à partir du lien social et de l'écologie », La Croix, 18 novembre 2013, lire en ligne.
  55. « Pour le pape François, les atteintes à l'environnement doivent être considérées comme un péché », Novethic, 15 février 2019, lire en ligne
  56. Le « péché écologique » bientôt reconnu par le Vatican sur lesechos.fr
  57. L’Eglise catholique pourrait qualifier de « péché » les actes anti-écologiques sur reporterre.net, site de Reporterre.
  58. Le pape officialise le concept d'« écocide » sur reporterre.net
  59. Anne-Laure Juif, « Le péché écologique », La Croix, 4 septembre 2020
  60. Delphine Allaire, « Les Églises françaises lancent un « Label Église verte » », La Croix, 6 août 2017, lire en ligne.
  61. œco Église et environnement.
  62. A Rocha France, lancement d'Église verte, consulté le 4 février 2021
  63. A Rocha France, lancement d'Église verte, consulté le 4 février 2021
  64. Site du label « Église verte ».
  65. Label Église verte, éco-diagnostic.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Cette bibliographie ne mentionne que les ouvrages parus depuis 2015, l'année de la publication de l'encyclique Laudato si'. Pour une bibliographie plus complète, consulter l'article détaillé.

Par ordre alphabétique de noms :

  • Jean-Philippe Barde (dir.), Crise écologique et sauvegarde de la création, une approche protestante, Édition Première Partie, 2017.
  • Patriarche Bartholomée, Et Dieu vit que cela était bon, éditions du Cerf, juillet 2015, 64 p..
  • Frédéric Baudin, La Bible et l'écologie, Excelsis, 2020 (deuxième édition révisée et enrichie), 208 p.
  • Dave Bookless, Un Dieu zéro déchet, Ed. Je Sème, Dossier Vivre n°42, 2019.
  • Éric Charmetan s.j., Jérôme Gué s.j., Parcours spirituel pour une conversion écologique, l'appel de Laudato si', éditions Vie chrétienne, 2020, 128 p.
  • Michèle Clavier, Prier avec toute la Création, avec prières du pape François, éditions du Signe, 2018, 48 p.
  • Conseil famille et société - Conférence des évêques de France, Nouveaux modes de vie ? L'appel de Laudato', 2017, 9 €
  • Gilles Danroc et Emmanuelle Cazanave (dir.), Laudato si' Pour une écologie intégrale, Lethielleux Éditions, 2017.
  • Tugdual Derville, 67 recettes de bonheur : L'écologie humaine en actions, éditions Emmanuel, 6 novembre 2018, 152 p.
  • Mahaut et Johannes Herrmann, La vie oubliée – Crise d’extinction : agir avant que tout s’effondre, éditeur : Première partie, mars 2018, 160 p.
  • Mahaut et Johannes Herrmann, Comprendre et vivre l'écologie, L'Emmanuel, 26 août 2020, 138 p.
  • Emilie Hobbs, Jean-François Mouhot et Chris Walley (éd.), Évangile et Changement climatique, Ed. Je sème, Dossier Vivre n°40, 2017
  • Henri Hude, Habiter notre nature, écologie et humanisme, edition Mame, 2018, 245 p.
  • Marie-Hélène Lafage, Laudato si' en actes, Petit guide de conversion écologique, éditions Première partie, 2020, 136 p.
  • Dominique Lang
    • Petit manuel d'écologie intégrale. Avec l'encyclique Laudato si' un printemps pour le monde, éditions Saint-Léger, 2015.
    • Générations Laudato si', Bayard, 2020, 228 p.
  • Jean-Claude Larchet, Les fondements spirituels de la crise écologique, Syrtes, Genève, 2018.
  • Elena Lasida, Parler de la Création après Laudato si', Bayard, collection Spiritualité, 2020.
  • Thomas Michelet, Les papes et l'écologie, De Vatican II à Laudato si, Artège, 2016 présentation en ligne.
  • Pape François, Laudato Si édition commentée, CERAS
  • Pape François, Laudato si, illust. Yann Arthus-Bertrand, éditions Première Partie, 2018, 212 p.
  • Pape François, Bartholomée Ier (préface), Notre mère la Terre, Salvator, octobre 2019, 144 p.
  • Fabien Revol
    • avec Alain Ricaud, Une encyclique pour une insurrection écologique des consciences, Parole et Silence, 2015.
    • avec Jean-Marie Gueullette (dir.), Avec les créatures. Pour une approche chrétienne de l'écologie, éditions du Cerf, 2015, 224 p.
    • (dir.), La réception de l’encyclique Laudato si’ dans la militance écologiste, Éditions Cerf, 2017, 153 p.
    • (dir.), Avec Laudato si’ devenir acteurs de l’écologie intégrale, 2017, Éditions Peuple libre, 248 p.
    • (dir.), Penser l'écologie dans la tradition catholique, Labor et Fides, 2018, 408 p.
    • Pour une écologie de l'espérance. Les chrétiens et la création, Les Altercathos, 2015
  • Julien Vidal, Ça commence par moi - Soyons le changement que nous voulons voir dans le monde, Seuil, collection Sciences humaines, 2018
  • Adeline et Alexis Voizard
    • Comment sauver la planète à domicile, l’art de vivre selon Laudato Si’, éditions Emmanuel, 2018, 148 p.
    • Je sauve la planète à domicile. Mon cahier-coach Laudato si', Quasar, mai 2019

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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