Saulx-les-Chartreux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saulx et Chartreux (homonymie).
Saulx-les-Chartreux
Mairie de Saulx-les-Chartreux (91, Essonne).
Mairie de Saulx-les-Chartreux (91, Essonne).
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Palaiseau
Canton Longjumeau
Intercommunalité Communauté Paris-Saclay
Maire
Mandat
Stéphane Bazile (LR)
2016-2020
Code postal 91160
Code commune 91587
Démographie
Gentilé Salucéens
Population
municipale
5 181 hab. (2014 en augmentation de 3,72 % par rapport à 2009)
Densité 677 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 29″ nord, 2° 15′ 51″ est
Altitude Min. 43 m
Max. 158 m
Superficie 7,65 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Essonne

Voir sur la carte administrative de l'Essonne
City locator 14.svg
Saulx-les-Chartreux

Géolocalisation sur la carte : Essonne

Voir sur la carte topographique de l'Essonne
City locator 14.svg
Saulx-les-Chartreux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Saulx-les-Chartreux

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Saulx-les-Chartreux
Liens
Site web saulx.net

Saulx-les-Chartreux[1] (prononcé [so lɛ ʃaʁʁø] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est une commune française située à vingt kilomètres au sud-ouest de Paris dans le département de l’Essonne en région Île-de-France.

L’Ordre des Chartreux s'y est implanté du XIIe siècle à la fin du XVIIIe siècle. Village marqué par la culture maraîchère encore présente sur plus d’un tiers du territoire, complété par la forêt du Rocher de Saulx qui accueille un des sites géologiques départementaux protégés, Saulx-les-Chartreux, intégré aux grands espaces du Hurepoix apparaît comme un poumon vert au sein de l’agglomération parisienne. Située à ving-cinq minutes à peine de la capitale et à la verticale du couloir aérien de l’aéroport Paris-Orly, la commune fut touchée le par la catastrophe du vol 820 Varig, tuant cent vingt-trois personnes.

Ses habitants sont appelés les Salucéens[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Position de Saulx-les-Chartreux en Essonne.
Occupation des sols (2012)
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 21,2 % 167,22
Espace urbain non construit 11,96 % 89,04
Espace rural 66,83 % 512,22
Source : Iaurif[3]

Saulx-les-Chartreux est situé au sud de l’agglomération parisienne, au nord du département français de l’Essonne, dans la région française d’Île-de-France, au cœur de l’ancien pays aujourd’hui région naturelle du Hurepoix. La commune occupe un territoire approximativement trapézoïdal dont la plus grande base orientée au sud s’allonge sur quatre kilomètres, soit une superficie de sept cent soixante-cinq hectares. Près des trois quarts de ce territoire sont encore constitués d’espace rural et environ 20 % de la surface accueillent des constructions, concentrées au centre dans ce qui est encore un village. Bordé à l’est par la ville de Longjumeau, la commune est aussi située à proximité de la sous-préfecture de Palaiseau et du centre-urbain de Massy. L’Institut national de l'information géographique et forestière donne les coordonnées géographiques 48°41'35" N et 02°16'02" E au point central de son territoire[4]. Le terrain s’étage en pente relativement douce entre le point culminant à cent cinquante-huit mètres relevés au sud-ouest de la commune dans le massif forestier du Rocher et le point le plus bas au nord à proximité du lit de l’Yvette. En plus de cette rivière, divers cours d’eau circulent sur le territoire : le ruisseau la Boëlle et la rivière la Morte au nord, le ruisseau de Paradis à l’est qui y matérialise la frontière avec Villebon-sur-Yvette, le ruisseau de Chauffour au centre qui coule du Rocher vers l’Yvette et le Rouillon au sud qui matérialise la frontière avec La Ville-du-Bois. Au nord, l’ensemble de l’espace est occupé par un bassin de rétention des crues. À l’extrême est, le territoire est coupé sur un kilomètre par la route nationale 20, seul axe majeur de la commune.

Saulx-les-Chartreux est situé à dix-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris-Notre-Dame[5], point zéro des routes de France, quatorze kilomètres au nord-ouest d’Évry[6], trois kilomètres au sud-est de Palaiseau[7], six kilomètres au nord-ouest de Montlhéry[8], onze kilomètres au nord d’Arpajon[9], dix-huit kilomètres au nord-ouest de Corbeil-Essonnes[10], vingt-quatre kilomètres au nord-ouest de La Ferté-Alais[11], vingt-six kilomètres au nord-est de Dourdan[12], trente kilomètres au nord-ouest d’Étampes[13] et trente-cinq kilomètres au nord-ouest de Milly-la-Forêt[14].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saulx-les-Chartreux est parcouru par de nombreux cours d’eau. Il est d’une part cerné par la rivière la Morte et le ruisseau la Boëlle au nord, le ruisseau des Paradis à l’ouest et le Rouillon au sud. Ce dernier prend sa source à Courtaboeuf et marque les limites communales entre Saulx, la Ville-du-Bois et Nozay sur 2 kilomètres environ au pied du versant sud du Rocher. S’ajoute l’Yvette qui traverse le nord du territoire, agrémentée d’un bassin de retenue des crues formant un lac de deux hectares et demi. Durant l’hiver 1995, la crue exceptionnelle de la rivière entraîna un remplissage record du bassin à quatre mètres quatre-vingts, à la limite du débordement. Du sud au nord court le ruisseau de Chauffour qui forme un petit bassin dans le parc du château de Monthuchet avant de se jeter dans l’Yvette.

Le ruisseau du Préau, très court, s’écoule dans les jardins de Saulx pour rejoindre certainement le ruisseau de la Cressonnière à hauteur du lavoir de la fontaine Sainte-Amélie. La Cressonnière parcourt environ 500 mètres dans les champs et rejoint le ruisseau du Paradis au niveau du lieu-dit les Glaises.

Le Paradis, infiltration du Rocher, prend sa source au lieu-dit les Paradis à Villejust. Il serpente à l'ouest de Saulx sur environ 2,6 km et reçoit l'eau de la fontaine de Fer (ancien lavoir réinstallé sur le mail). Le Paradis rejoint l'Yvette à hauteur de l'ancien lavoir de la Planche aux Vaches, lieu-dit situé au bassin de rétention d'eau.

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

La commune est située à l’extrême nord-est du plateau de Courtabœuf. Le massif du Rocher de Saulx en forme la pointe est. Il culmine à cent cinquante huit mètres d’altitude et domine le territoire. Le terrain est fortement dénivelé pour tomber à cent mètres d’altitude trois cents mètres plus au nord. Il s’étage ensuite en pente douce vers le nord-est jusqu’au lit de l’Yvette, situé à deux kilomètres au nord où l’altitude n’est plus que de quarante-trois mètres au point le plus bas.

Le sol est constitué pour majeure partie de sable de Fontainebleau. Le sous-sol du Rocher est constitué de grès exploité en carrière jusqu’à la fin du XIXe siècle pour le pavage des voies de Paris. On y retrouve en strates toutes les couches de l’oligocène et des souches de taxodium fossilisés, ce qui justifie sa sauvegarde[15].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Le territoire de Saulx-les-Chartreux, étendu, est limitrophe de diverses communes, pour la plupart séparées par des frontières naturelles. La rivière la Morte sépare au nord le village de Champlan. Au nord-est se trouve Longjumeau. À l’est le village de Ballainvilliers est en partie séparé par la route nationale 20. Au sud-est, le ruisseau du Rouillon sépare La Ville-du-Bois, tout comme au sud, Nozay puis Villejust au sud-ouest. À l’ouest et au nord-ouest, Villebon-sur-Yvette est séparé par le ruisseau du Paradis.

Rose des vents Villebon-sur-Yvette Champlan Longjumeau Rose des vents
Villebon-sur-Yvette N Ballainvilliers
O    Saulx-les-Chartreux    E
S
Villejust Nozay La Ville-du-Bois

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de l'Essonne.

Située en Île-de-France, la commune bénéficie d’un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux. Il est régulièrement arrosé tout au long de l’année. En moyenne annuelle, la température s’établit à 10,8 °C, avec une maximale de 15,2 °C et une minimale à 6,4 °C. Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir. L’ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec 1 798 heures par an. Les précipitations sont également réparties sur l’année, avec un total de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Saulx-les-Chartreux.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 1,6 1,5 3,9 5,9 9,7 11,1 14,7 14,3 11,4 8,4 4,5 2,3 7,6
Température moyenne (°C) 4,2 4,7 7,9 10,6 13,4 14,5 20 19,7 16,3 12,4 7,5 4,7 11,7
Température maximale moyenne (°C) 6,7 7,9 11,9 15,3 18,6 19,3 25,3 25,1 21,2 16,3 10,5 7,1 15,8
Précipitations (mm) 49,4 41,2 47,2 49,4 59,3 49 58 51,5 48,8 57,6 49,8 54,2 615,4
Source : Normales climatiques Orly de 1981 à 2010[16].


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans sa partie extrême est par la route nationale 20, axe d’importance régionale entre Étampes et Paris. La route départementale 118 aujourd’hui déclassée finit sa course à l’entrée nord-est de la commune pour la reprendre sur la commune voisine de Villejust. La commune est à l’écart des voies ferrées. Les gares les plus proches sont celles de Massy (RER B, C, TGV) et de Longjumeau-Gravigny-Balizy (RER C).

La ligne de bus DM 12 (Massy-Palaiseau/Saulx-les-Chartreux/Longjumeau-Gravigny-Balizy) dessert ces deux gares.

Saulx-les-Chartreux est située à neuf kilomètres de l’aéroport Paris-Orly, à quarante-et-un kilomètres de celui de Paris-Charles-de-Gaulle, et à quatorze kilomètres de l’aéroport de Toussus-le-Noble.

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Le village occupe un vaste territoire, principalement composé d’exploitations agricoles. On distingue, pour les parties habitées, la partie ancienne du Saulxier correspondant au site historique et le hameau du Rocher au sud.

Dans les années 1970, la résidence la Salucéenne a été construite par Paul Chemetov[17] comme un site d’habitat collectif expérimental.

Plusieurs résidences sont réparties sur le territoire de la commune : les Terrasses, l’Arpajonnais, la Crossarde, la Montagne, le Hameau du Moulin, Monthuchet, le Village, les Hauts du Pont-Neuf.

Depuis les années 2014-2015, des logements neufs ont été achevés dans le quartier de la Z.A.C. (zone d’activités concertées) du Moulin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous le nom Salix au VIIe siècle[18], Saux au XIe siècle[18], Sauz vers 1080[19], Salices au XIIe siècle[18], Saud vers 1205[19].

Deux étymologies proches expliquent le nom de la commune. D’une part, Saulx viendrait de la présence abondante sur le territoire de saules (du gaulois salico, salix en latin, (saule), mais potentiellement aussi de la salinité des eaux du Rouillon (du latin salis). La mention les Chartreux, ajoutée une première fois au XIIIe siècle, est clairement en rapport avec l’implantation de l’Ordre des Chartreux sur la commune[20].

Toutefois, la graphie actuelle n’apparut qu’en 1801 dans le Bulletin des lois, le nom de « Saux les Chartreux » prévalait sous l’Ancien Régime et même à la constitution de la commune en 1793. Signe de l’anticléricalisme ambiant, sous la Révolution, le village fut appelé Saulx-le-Rocher.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les origines[modifier | modifier le code]

La première mention de Saulx intervient dans un titre de propriété indiquant qu’en 622, les terres appartenaient au futur roi Dagobert Ier qui en fit don à l’abbaye de Saint-Denis. Au XIe siècle, elles appartenaient à un seigneur allié des Montmorency qui y fonda un monastère pour abriter les moines de l’ordre de Saint-Bruno venus de ll’abbaye de Saint-Florent-le-Jeune de Saumur. En 1122, la dépendance du prieuré fut confirmée par le pape Calixte II.

Les Chartreux[modifier | modifier le code]

Carte de « Saux les Chartreux » selon Cassini.

En 1264, les Chartreux devinrent seigneurs des lieux avec l’achat des terres, du fief des Tournelles et des dîmes en blé et vin. En 1285, ils accrurent leur domination en achetant le four à pain, puis des terres au fil des années. En 1379, les religieuses de l’ordre de Sainte-Catherine du Val des Escoliers achetèrent la terre de Mauljuchet. En 1562, durant les guerres de Religion, Saulx fut ravagée par les alliés de Condé, les Chartreux quittèrent le village pour se réfugier à la Grande Chartreuse. En 1647, les Chartreux vendirent le fief des Tournelles à Jean de Forbahure, écuyer du roi qui le céda en 1657 à Jean de La Bruyère, oncle de l’écrivain qui reçut la maison en héritage. Malgré cette longue possession du domaine par les Chartreux, ils devaient néanmoins laisser le pouvoir spirituel aux bénédictins de l’abbaye du Mont-Glonne de Saint-Florent-le-Vieil qui avaient en charge la paroisse. En 1654 fut élevée la Tuilerie de Mauljuchet, plus tard intégrée au domaine du château. En 1665, un accord permit le financement de la réfection du moulin à eau par François d’Harville, marquis de Palaiseau et Champlan. En 1779, la tuilerie fut transformée en demeure. En 1785, le château de Monthuchet fut racheté par Charles-Pierre Savalette de Magnanville. En 1790, Germain Charpentier maintenait encore une présence religieuse, la ferme étant exploitée par un Salucéen jusqu’en 1791 où Charles-Pierre Salavette la racheta. Le , le moulin fut vendu au sieur Antoine Christophe Bloceau, dernier fermier des révérends pères chartreux, il revint en 1820 au marquis de Solle, puis à la duchesse d’Estissac qui le revendit le . Après le départ du dernier moine, la commune n’eût plus d’office religieux jusqu’en 1808.

Histoire moderne[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption en 1924.

Le , après la prise de Paris par les troupes alliées de Russie, Autriche et Prusse, des Cosaques ravagèrent le village et réquisitionnèrent chevaux et nourriture. En 1853 fut construite la mairie, mais elle ne fut inaugurée qu’en 1908. L’histoire se répéta le où dix mille Prussiens envahirent la commune, cette fois vidée de ses habitants avant l’attaque du fort de Châtillon. De 1899 à 1936, une gare sur le tracé de l’Arpajonnais permettait le transport des productions maraîchères vers les Halles de Paris. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les carrières de Lunézy et Chèze étaient exploitées pour la taille des pavés de Paris.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la commune fut occupée du au , date de sa libération par la division Leclerc.

Si jusque dans les années 1970 la commune était rurale, la construction de nombreuses résidences, dont la Salucéenne ou le Phalanstère par Paul Chemetov changea le village en ville-dortoir, doublant le nombre d’habitants en trente ans sans accroître les activités économiques. Le , après le démembrement du département de Seine-et-Oise, Saulx-les-Chartreux fut intégrée au nouveau département français de l'Essonne et abandonna son ancien code Insee, le 78587. Le vers 15 heures survint la catastrophe aérienne du vol 820 Varig en provenance de Rio de Janeiro, un Boeing 707 en approche de l'aéroport Paris-Orly, contraint à un atterrissage d’urgence dans la plaine après un incendie à bord, tuant cent vingt-trois personnes à bord. En 1989, la carrière fut intégrée à la réserve naturelle nationale des sites géologiques de l'Essonne, protégeant ainsi vingt-cinq hectares de terrain.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie depuis 1975 du canton de Villebon-sur-Yvette. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Longjumeau.

Pour les élections législatives, la commune est rattachée à la quatrième circonscription de l'Essonne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , Saulx-les-Chartreux fait partie de communauté Paris-Saclay, fusion de la communauté d'agglomération Europ'Essonne[21] (CAEE) et la communauté d’agglomération du Plateau de Saclay (CAPS).

La commune fait également partie : du SIREDOM (syndicat intercommunal pour le recyclage et l’énergie par les déchets et ordures ménagères), du SIGEIF (syndicat intercommunal pour le gaz et l'électricité en Île-de-France), elle adhère au SIAHVY (syndicat intercommunal pour l'aménagement hydraulique de la vallée de l'Yvette)[22], au SIPE (syndicat intercommunal pour la gestion du Plan d'Eau) et au SIEI (syndicat Intercommunal pour l'enfance inadaptée).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

La vie politique et les résultats obtenus à Saulx-les-Chartreux sont relativement conformes au reste du pays.Ainsi, en 2002, les résultats électoraux de l’élection présidentielle furent marquées par la présence au deuxième tour de Jean-Marie Le Pen, néanmoins son score de 14,21 % au second tour fut plus faible que dans le reste du département (15,04 %)[23] comme inférieur au résultat national (17,79 %)[24]. De même, lors des élections législatives, le candidat de droite l’emporta comme dans le reste du pays.

En 2004, conformément aux résultats nationaux les candidats socialistes arrivèrent en tête lors des élections européennes comme régionales, infligeant des écarts importants aux candidats de droite. On note tout de même un certain conservatisme ou pragmatisme des électeurs Salucéens, ces derniers choisissant de reconduire le mandat du conseiller général divers droite mais aussi plébiscitant le maire pour un troisième mandat dès le premier tour, faisant de Saulx-les-Chartreux une « exception » avec son maire communiste. Ce conservatisme apparaissait aussi en 2005 où les votants rejetèrent le traité constitutionnel européen comme en 1992 le traité de Maastricht à 50,32 %[25].

Élections présidentielles

Résultats des deuxièmes tours :


Élections législatives

Résultats des deuxièmes tours :


Élections européennes

Résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales

Résultats des deux meilleurs scores


Élections cantonales et départementales

Résultats des deuxièmes tours :


Élections municipales

Résultats des deuxièmes tours  :

Référendums

Politique locale[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de la commune est composé de vingt-sept membres.

À la suite de plusieurs démissions de conseillers municipaux, des élections municipales ont été organisées les 5 et 12 juin 2016[45].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[46],[47].
Période Identité Étiquette Qualité
1793 1794 M. Fauchier    
1794 1795 Maurice Thomas    
1795 1804 André Pierre Couvret    
1804 1809 M. Blouaut    
1809 1815 André Pierre Couvret    
1815 1821 Jean-Baptiste Marin Dujat    
1821 1835 M. Dessolle   Marquis
1835 1838 M. Jacot    
1838 1843 Denis Angiboust    
1843 1862 M. Lainne    
1862 1874 Étienne Jean-Baptiste Angiboust    
1874 1876 François Charles-Marie Chartier    
1876 1881 Étienne Jean-Baptiste Angiboust    
1881 1884 François Charles-Marie Chartier    
1884 1886 Jules Perrot    
1886 1902 Eugène Tisserand    
1902 1904 Louis Étienne Guezard    
1904 1906 Léon Baujin    
1906 1911 Jules Hubert    
1911 1912 M. Moulin    
1912 1935 Léon Chartier    
1935 1937 Henri Letellier    
1937 1944 Jules Taveau    
1944 1945 Désiré Delavau    
1945 1947 M. Seigneur    
1947 1959 Paul Taveau    
1959 1989 Jean-Marc Bernard PCF Conseiller général de Villebon-sur-Yvette (1976 → 1983)
1989 1995 Yvon Queffelec DVD  
juin 1995 juin 2016[48] Jean Flégeo PCF Retraité
juin 2016[49],[50] en cours
(au 14 juin 2016)
Stéphane Bazile LR  

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune disposait d’un budget de 8 990 000 € dont 6 978 000 € de fonctionnement et 2 012 000 € d’investissement[51], financés à 38,61 % par les impôts locaux[52], la dette municipale s’élevait à 4 094 000 €[53]. En 2009, les taux d’imposition s’élevaient à 15,31 % pour la taxe d'habitation, 20,72 % et 85,57 % pour la taxe foncière sur le bâti et le non-bâti et 16,26 % pour la taxe professionnelle fixée par l’intercommunalité[54].

Logement social et Loi SRU[modifier | modifier le code]

La commune disposait en 2009 sur son territoire de deux cent cinquante sept logement sociaux gérés par trois sociétés différentes[55], le total des logements Salucéens s’élevant à mille neuf cent vingt-sept, le taux de logement social était donc de 14 %, encore en dessous des 20 % obligatoires au titre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune n’a pas développé d’association de jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

Lors du premier recensement des personnes intervenu en 1793, le village de Saulx-les-Chartreux comptait sept cent trente-et-un habitants. Après une forte croissance, portant ce nombre à mille quarante-deux âmes en l’an 1800, le village connut une chute démographique jusque huit cent vingt-cinq Salucéens en 1821, pour remonter à mille résidents dix ans plus tard et retomber à neuf cent quatre vingt-cinq en 1846. L’occupation prussienne de 1870 fit à nouveau perdre cent trente-six résidents, la commune ne dépassant définitivement le seuil de mille habitants qu’en 1886. À partir de cette date, elle connut une relative stabilité malgré la perte de soixante-quinze Salucéens lors des deux conflits mondiaux[56], le nombre oscillant entre mille et mille cent habitants. La croissance continue n’intervint qu’à partir de 1931, démarrant à mille cent vingt-quatre résidents, mille cent quatre-vingt-treize en 1962, deux mille quatre cent trente-sept en 1975 et quatre mille huit cent soixante et onze Salucéens lors du dernier recensement organisé en 2005.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[58].

En 2014, la commune comptait 5 181 habitants[Note 1], en augmentation de 3,72 % par rapport à 2009 (Essonne : +4,99 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
731 1 042 988 865 1 000 1 015 1 004 985 1 033
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 015 1 050 1 105 969 985 945 1 018 1 030 1 054
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 061 1 117 1 087 1 019 1 075 1 124 1 186 1 172 1 460
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 693 1 934 2 437 3 247 4 141 4 952 4 871 5 048 5 181
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La pyramide des âges de Saulx-les-Chartreux est relativement conforme à celle du département[61] avec cependant un relatif déficit de population née avant 1946. À l’inverse, les résidents nés entre 1946 et 1976 sont majoritairement représentés, marquant une présence plus forte de ménages, le déficit en jeunes habitants indiquant a fortiori cette situation. Pourtant, 34,2 % de la population était âgée de moins de vingt-cinq ans en 1999.

Pyramide des âges à Saulx-les-Chartreux en 2012 en pourcentages[62].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,6 
4,0 
75 à 89 ans
4,6 
12,1 
60 à 74 ans
13,1 
22,1 
45 à 59 ans
23,3 
21,6 
30 à 44 ans
21,5 
18,6 
15 à 29 ans
17,7 
21,7 
0 à 14 ans
19,3 
Pyramide des âges en Essonne en 2012 en pourcentages[63].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,9 
4,8 
75 à 89 ans
6,9 
11,9 
60 à 74 ans
12,5 
19,9 
45 à 59 ans
19,7 
21,2 
30 à 44 ans
20,9 
20,1 
15 à 29 ans
19,0 
21,8 
0 à 14 ans
20,1 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les établissements de Saulx-les-Chartreux sont rattachés à l’Académie de Versailles. La commune dispose sur son territoire de deux écoles maternelles Louis-Mouchard et Eugène-Leroy, d'une école élémentaire Anatole-France[64] et d'un collège intercommunal Pablo-Picasso disposant d’une section d'enseignement général et professionnel adapté[65]. Les activités périscolaires sont organisées à l’accueil de loisirs Les P’tits Loups qui fonctionne les mercredis en période scolaire et en semaine pendant les vacances scolaires, pour les enfants de 3 à 12 ans. Les jeunes de la 6e à 18 ans sont accueillis à l’espace Nelson-Mandela, inauguré en septembre 2014 dans le quartier de la ZAC du Moulin. Les jeunes de 18 à 25 ans peuvent se rendre à la Maison de la Jeunesse (M.D.J.) située en centre-ville, inaugurée en décembre 2012.

La propriété La Tuilerie accueille encore un centre de loisirs de la commune voisine de Massy.

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Longjumeau assure le traitement des urgences. La commune dispose d’un centre communal d'action sociale (C.C.A.S.). Une maison médicale a été créée par la commune en mars 2015. Elle regroupe les cinq médecins généralistes. Deux chirurgiens-dentistes[66] et de nombreux spécialistes (podologue, kinés, infirmiers, ostéopathes, orthophonistes…), deux pharmacies[67] sont également implantés sur la commune.

Services publics[modifier | modifier le code]

La Poste dispose d’une agence dans la commune[68]. Le centre de secours et la brigade de gendarmerie de Longjumeau assurent la sécurité des biens et personnes. Deux refuges animaliers de la SPA, l’un pour les félins l’autre pour les chiens sont implantés sur la commune. Une avocate[69], maître Sophie DELMAS, est installée sur la commune. L’organisation judiciaire rattache les justiciables salucéens au tribunal d’instance et conseil de prud’hommes de Longjumeau, aux tribunaux de grande instance et de commerce d’Évry et à la cour d'appel de Paris.

En 2012, la municipalité a créé le multi-accueil le Ber Saulx qui possède une capacité de 40 places.

Culture[modifier | modifier le code]

La ferme des Tournelles, médiathèque municipale.

La commune dispose sur son territoire d’une médiathèque, installée dans la ferme des Tournelles grâce à un legs : cette ancienne résidence du sculpteur Pol Bury a été léguée à la commune par sa première épouse Claudine. La ferme des Tournelles est réputée pour avoir été la résidence de Jean de La Bruyère.

L’ancien C.M.L. (centre municipal de loisirs - ancienne propriété Bizot) a été rénové et renommé espace culturel Jean-Ferrat en mai 2015. Il abrite aujourd’hui les activités culturelles municipales : conservatoire municipal de Musique, les ateliers de dessin-peinture ainsi que celui de poterie-céramique. Il comprend également la salle Boris-Vian, salle qui fait partie des deux lieux disponibles sur la commune pour l'organisation d'événements associatifs et publics.

La Barakt, lieu de fabrique pour les arts de la rue, est installée dans le centre de la ville. Depuis sa création en 2009, Animakt gère ce lieu, accompagne et soutient la diversité de la création dans le secteur des arts de la rue. Animakt accueille des artistes en résidence de création à la Barakt et dans les villes avoisinantes. Devenu pôle ressource pour les arts de la rue en Essonne, Animakt partage son engagement artistique avec les habitants en ouvrant régulièrement ses portes et à l'occasion de ses deux temps forts : les festivals Jeunes Pousses et Ceux d'en Face.[pertinence contestée]

Sports[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est doté d'un stade « Roger Giger », d’un boulodrome, d’une salle de danse, d’un terrain de tir à l'arc et d'un gymnase intercommunal qui permet de nombreuses activités sportives (gym, arts martiaux, badminton, etc.) Trois centres équestres sont présents sur la commune.

Lieux de culte[modifier | modifier le code]

L’église Notre-Dame-de-l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge.

La paroisse catholique de la commune est liée avec celle de la commune voisine de Champlan. Elles dépendent du diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes et du doyenné de Longjumeau. Elle dispose de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption-de-la -Très-Sainte-Vierge[70].

La fête patronale se tient le 15 août.

Médias[modifier | modifier le code]

L’hebdomadaire Le Républicain diffuse une édition pour le Nord-Essonne qui traite en partie des informations du secteur. S’ajoute la chaîne France 3 Paris Île-de-France Centre disponible dans tout le bassin parisien. Une radio libre 100% reggae Radio Mille Pattes émet depuis la commune[71].

Économie[modifier | modifier le code]

La population active comptait en 1999 2 610 personnes dont 7,0 % étaient au chômage[72], chiffre relevé à 8,6 % en 2005[73].

En 2012, la population active de Saulx-les-Chartreux représentait 3 489 actifs, entre 15 et 64 ans : composée à 71,8 % de travailleurs et à 5,4 % de chômeurs. Les actifs représentaient 77,2 % de la population totale. 7 % de la population salucéenne était au chômage. 41 entreprises ont été créées en 2014 dont 32 individuelles. Deux zones d’activité concentrent les entreprises : les Dévodes au nord et La Batte au sud.

Trois hôtels accueillent les voyageurs. Depuis , la commune est intégrée à l’Opération d'Intérêt National de Massy Palaiseau Saclay Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines[74].

Emplois, revenus et niveau de vie[modifier | modifier le code]

En 2012, le revenu annuel moyen imposable s’élevait à 25 403 euros, chiffre bien supérieur à la moyenne nationale mais 26,7 % des ménages n’étaient pas imposables.

En 2012, les résidences principales représentaient 94 % des 2 091 résidences existantes, 0,9 % pour les résidences secondaires. 69,5 % des Salucéens étaient propriétaires de leur logement et 27,7 % locataires.

La commune a créé une Maison de l’Emploi et de l’Économie en 2012. Complémentaire au Pôle Emploi, cette structure d'accompagnement et d'orientation professionnelle est en étroite relation avec les acteurs économiques locaux. Sa mission est de faire converger demande et offre d'emploi.

Répartition des emplois par catégorie socioprofessionnelle en 2012.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Saulx-les-Chartreux 0,6 % 8,0 % 19,0 % 22,3 % 22,9 % 27,2 %
CA Europ'Essonne 0,1 % 4,3 % 27,9 % 26,1 % 23,9 % 17,7 %
France 1,0 % 3,4 % 9,5 % 13,3 % 16,0 % 12,4 %
Répartition des emplois par secteur d'activité en 2012.
  Agriculture Industrie Construction Tertiaire Administration publique,
enseiegnement, santé
action sociale
Saulx-les-Chartreux 1,1 % 8,4 % 18,7 % 48,6 % 23,3 %
CA Europ'Essonne 0,1 % 12,2 % 6,9 % 57,1 % 23,6 %
France 2,9 % 13,7 % 6,9 % 76,1 % 30,1 %
(compris dans Tertiaire)
Sources : Insee[75] Insee[76] Insee[77]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

Le parc du centre-ville.

Près de sept cents hectares de la commune sont encore vierges de toute construction. Sur cette part, cent quatre-vingt-treize hectares sont constitués de forêt[78] dont quatre-vingt-dix-huit par la forêt du Rocher de Saulx gérée par la direction départementale de l'Agriculture et de la Forêt. Elle est traversée par le GR 111. En outre, la commune est associée au « Triangle Vert des villes maraîchères du Hurepoix » qui vise à promouvoir une agriculture péri-urbaine économiquement viable et garantissant un développement durable.[pertinence contestée] Le lac de rétention des eaux au nord, les champs dans la plaine centrale, les carrières géologiques et les bois au sud ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[79].

Au nord de la commune, le SIAHVY a créé en 1985 un bassin de rétention pour limiter les crues qui affectaient Longjumeau. D’une capacité de 900 000 m3, il a aussi permis la création d’un sanctuaire appelé « l’Île aux Oiseaux », accueillant cent vingt et une espèces parmi lesquelles des grèbes huppés et castagneux, canards colverts, phragmites des joncs, rousserolles effarvattes, hiboux des marais[80]. Un lac permanent qui s’étend sur deux hectares et demi avec une profondeur moyenne de deux mètres accueille des carpes, gardons, brèmes, bouvières, tanches, brochets ou perches[81], l’île et le lac étant classé réserve naturelle en 1998.

En 1992, le bassin de Saulx est reconnu à l'inventaire français des zones naturelles d'intérêt écologique, floristique et faunistique (120 espèces d'oiseaux et 200 espèces végétales recensés, zone de migration pour les oiseaux).[pertinence contestée]

Au sud-ouest, les anciennes carrières Chèze et Lunézy laissent apparaître toutes les couches de l’oligocène. La réserve naturelle des sites géologiques de l’Essonne protège six sites d’affleurement, de type stratotype du stampien, dont la « sablière du bois de Lunezy ». Cette réserve a été mise en place par l’arrêté préfectoral no 96-4639 du [82].

Non loin de la place de l’Église, une propriété comprenant une demeure d’exception a été acquise par la municipalité, renommée parc de la Jonchère. Jusqu’à la Révolution, cette demeure était un presbytère. Aujourd’hui, elle est dédiée aux associations salucéennes. Les promeneurs bénéficient ainsi d’un parc de trois hectares en centre-ville.

Saulx-les-Chartreux a reçu une Victoire du Paysage 2012, dans la catégorie Collectivités « Espace à dominante naturelle » pour le parc des Sources[83].

Les lavoirs de Saulx[modifier | modifier le code]

  • lavoir de la fontaine Sainte-Amélie : situé derrière la mairie chemin de la haie de bruyère. Ses sources proviennent de ruisseaux venant du rocher de Saulx (l'Amoyard...). L’eau jaillit à une température quasi constante de 18e et n'est plus potable depuis 1980. Le lavoir public du XIXe siècle est resté en activité jusque dans les années 1970.
  • lavoir de Saulxier : situé rue Léon-Chartier, il est alimenté par le ruisseau l'Amoyard (qui prend sa source au rocher et se jette dans l'Yvette). Construction du XIXe siècle.
  • lavoir de la fontaine de Fer : alimenté par la Fontaine de Fer (alimentant le ruisseau des Paradis) détruit et reconstruit allée du Mail derrière le cimetière.
  • lavoir du pont de la Planche aux Vaches : route de Champlan sur l'Yvette. Deux lavoirs construits au XIXe siècle se faisaient autrefois face.
  • lavoir de Saulxier : ce lavoir privé rue Caroline-Roux, alimenté par deux sources, a été donné à la municipalité par M. Roux en souvenir de sa fille.

Des fontaines sont présentes sur le territoire de la commune du fait des nombreux ruisseaux.

  • La Grande Fontaine : au croisement des rues de la Division-Leclerc, de la Buhoterie et de Villebon, fut édifiée en 1873 et offerte par M. de Saint Paul. Alimentée à l'origine par les sources des Bouillons et des Gaudrais par un réseau de conduites souterraines ses eaux étaient distribuées à 12 bornes fontaines.
  • la fontaine des Savalette, place Adolphe-Adam, construite en septembre 1785 par Charles Pierre de Savalette, conseiller du Roi.

La commune a également reçu une mention au Grand Prix de l’Environnement 2008 pour la construction de la ZAC du Moulin, pour la « Haute Qualité Environnementale » (type de matériaux utilisés) de la réalisation[84].

Patrimoine architectural[modifier | modifier le code]

Le seul édifice de la commune classé au monuments historiques est l’église de l’Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge, construite entre les XIe et XVIe siècle et classée le [85]. Elle est agrémentée d’une toile représentant saint Jérôme méditant sur la mort du XVIe siècle, classé au titre des objets depuis 1914[86] et un cadre sculpté sur bois du XVIIIe siècle classé en 1911[87] soutenant une toile de l’adoration des Mages.

Fief des Tournelles/Maison de la Bruyère[modifier | modifier le code]

En 1264, lors de leur arrivée à Saulx, les Chartreux achètent une partie du fief des Tournelles, qui appartenait aux religieux de Saint Florent Le Viel (Maine-et-Loire). Les Chartreux acquièrent en 1639 la totalité du fief, puis la cèdent en 1647 à Jean de Forhabure, écuyer du roi, et à sa femme Suzanne des Fossés.

La propriété est acquise en 1657 par Jean II de La Bruyère, oncle de l'écrivain Jean III auteur des « Caractères ». À la mort en 1671, ses neveux deviennent propriétaires des Tournelles en indivision. Après la mort de l'écrivain Jean III, survenue en 1696 à Versailles, les Tournelles reviennent à sa sœur Elisabeth Marguerite. En 1708, elle vend la propriété à un bourgeois de Paris, Gabriel Prevost. Il restaure et embellit la maison et les jardins.

Les Tournelles passent par la suite aux mains de divers propriétaires qui modifient la demeure sans trop aliéner son aspect primitif. Cette tourelle ronde aux assises de grès a été conservée aujourd'hui sur la voie publique. Elle est aujourd'hui occupée par la médiathèque Jean-de-La Bruyère.

Le moulin de Saulx[modifier | modifier le code]

Le moulin à eau de Saulx a fonctionné du XIIIe siècle jusqu’en 1975. Les premiers propriétaires, de 1264 jusqu’en 1790, étaient les Chartreux de Vauvert à Paris, qui ont loué le moulin à différents meuniers.

Après la Révolution de 1789, différents propriétaires se succèdent : 1790 - Christophe Bloceau ; 1820 - le marquis Dessolles, propriétaire du château de Mont Huchet et maire de Saulx-les-Chartreux ; 1843 - monsieur Féron, directeur de la boulangerie des hospices de Paris. De la fin du XIXe siècle et jusqu’en 1975 les familles Perrot et Taveau.

Paul Taveau (1901-1994) fut le dernier meunier, mais aussi le maire de Saulx de 1947 à 1959, et le président du syndicat de l’Yvette qui deviendra plus tard le SIAHVY. Le SIAHVY a fait l’acquisition de la propriété pour y établir son siège.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

D’époque plus récente, le château de Monthuchet construit au XVIIe siècle, sa Tuilerie construite vers 1654[88] et sa ferme[89], le lavoir de la fontaine Sainte-Amélie, la mairie construite en 1853 et l’ancienne gare de l’Arpajonnais construite en 1894 (aujourd’hui centre technique municipal). À proximité, se trouve l'ancien café de la Couture qui sert aujourd’hui, après rénovation, à accueillir des personnes en grande précarité en partenariat avec l’association Solidarités nouvelles pour le logement (S.N.L.).

La résidence La Salucéenne, construite en 1970 et l’immeuble le Phalanstère en 1979 par Paul Chemetov matérialisent le nouveau Saulx-les-Chartreux.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Saulx-les-Chartreux :

Héraldique et logotype[modifier | modifier le code]


Blason de Saulx-les-Chartreux.

La commune ne dispose pas de blason. Elle s’est dotée d’un logotype.

Logotype de Saulx-les-Chartreux.

Saulx-les-Chartreux dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif d'auteurs, Balade dans Saulx du temps jadis, Éd. municipale
  • Léon Risch, La Bruyère à Saulx-les-Chartreux, Ernest Leroux,
  • Aquilas Chaudé, L’Histoire de Saulx-les-Chartreux, Livre d'Histoire, (ISBN 9782843737848)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Fiche de Saulx-les-Chartreux dans le Code officiel géographique sur le site de l’Insee. Consulté le .
  2. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le .
  3. Répartition de l’occupation du territoire en 2008 sur le site du Iaurif. Consulté le 01/11/2010.
  4. Fiche de Saulx-les-Chartreux sur le site de l’IGN. Consulté le .
  5. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Paris sur le site lion1906.com Consulté le .
  6. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Évry sur le site lion1906.com Consulté le .
  7. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Palaiseau sur le site lion1906.com Consulté le .
  8. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Montlhéry sur le site lion1906.com Consulté le .
  9. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Arpajon sur le site lion1906.com Consulté le .
  10. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Corbeil-Essonnes sur le site lion1906.com Consulté le .
  11. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et La Ferté-Alais sur le site lion1906.com Consulté le .
  12. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Dourdan sur le site lion1906.com Consulté le .
  13. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Étampes sur le site lion1906.com Consulté le .
  14. Orthodromie entre Saulx-les-Chartreux et Milly-la-Forêt sur le site lion1906.com Consulté le .
  15. Carrière de grès de Saulx sur le site topic-topos.com Consulté le .
  16. (fr) Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www.lameteo.org/index.php/climatologie/1548-normales-climatiques-1981-2010-orly
  17. Présentation de la résidence La Salucéenne sur le site topic-topos.com Consulté le .
  18. a, b et c Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  19. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1262
  20. toponymie
  21. Site officiel d'Europ'Essonne. Consulté le .
  22. Site officiel du SIAHVY. Consulté le .
  23. Résultats de l’élection présidentielle 2002 en Essonne sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 03/08/2008.
  24. Résultats de l'élection présidentielle 2002 en France sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 03/08/2008.
  25. Résultats du référendum 1992 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 03/08/2008.
  26. Résultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  27. Résultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  28. Résultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  29. Résultats de l’élection législative 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  30. Résultats de l’élection législative 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  31. Résultats de l’élection législative 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  32. Résultats de l’élection européenne sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  33. Résultats de l’élection européenne 2009 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 11/06/2009.
  34. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections européennes 2014 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Europeennes/elecresult__ER2014 (consulté le 14 avril 2016)
  35. Résultats de l’élection régionale 2004 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  36. Résultats de l’élection régionale 2010 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 22/03/2010.
  37. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections régionales 2015 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Regionales/elecresult__regionales-2015 (consulté le 14 avril 2016)
  38. Résultats de l’élection cantonale 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  39. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections départementales 2015 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Departementales/elecresult__departementales-2015 (consulté le 14 avril 2016)
  40. Résultats de l’élection municipale 2008 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 28/01/2013.
  41. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections municipales et communautaires 2014 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014 (consulté le 14 avril 2016)
  42. http://www.interieur.gouv.fr/content/download/95479/745988/file/2016-resultats-elections-municipales-partielles-Saulx-les-Charteux-Essonne-5-12-juin.pdf.
  43. Résultats du référendum 2000 sur le site politiquemania.com Consulté le .
  44. Résultats du référendum 2005 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le .
  45. http://www.interieur.gouv.fr/content/download/95479/745988/file/2016-resultats-elections-municipales-partielles-Saulx-les-Charteux-Essonne-5-12-juin.pdf.
  46. Liste des maires sur mairesgenweb.org Consulté le 12/07/2008.
  47. Mail de la mairie du 03/08/2009.
  48. « Élection partielle à Saulx-les-Chartreux : le maire jette l’éponge », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne).
  49. « Election partielle : Saulx-les-Chartreux bascule à droite », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne).
  50. Nolwenn Cosson, « Saulx-les-Chartreux : il a battu le maire en place depuis 21 ans », Le Parisien, édition de l'Essonne,‎ (lire en ligne).
  51. Comptes municipaux sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 08/12/2010.
  52. Analyse détaillée des comptes municipaux sur la base Alize du ministère des Finances. Consulté le 08/12/2010.
  53. Endettement municipal sur la base Alize sur le site du ministère des Finances. Consulté le 08/12/2010.
  54. Taux d’imposition sur le site taxe.com Consulté le 08/12/2010.
  55. Répartition des logements sociaux en Île-de-France sur le site de l’Aorif Consulté le 15/05/2010.
  56. Memorialgenweb.org - Saulx-les-Chartreux : monument aux morts, consulté le 21/03/2009.
  57. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  58. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  59. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  61. Pyramide des âges en Essonne sur le site de l’Insee. Consulté le .
  62. Pyramide des âges à Saulx-les-Chartreux en 2012 sur le site de l’Insee.
  63. Pyramide des âges de l’Essonne en 2012 sur le site de l’Insee.
  64. Liste des écoles de l’Essonne sur le site de l’inspection académique. Consulté le .
  65. Liste des établissements du second degré en Essonne sur le site de l’Académie de Versailles. Consulté le .
  66. %5Bnom%5D=&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bprenom%5D=&tx_oncdpraticien_pi1 %5Brue%5D=&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bville%5D=saulx+les+chartreux&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bcp%5D=&tx_oncdpraticien_pi1 %5Bdepartement%5D=0&tx_oncdpraticien_pi1 %5Brecherche%5D=rechercher Annuaire des chirurgiens-dentistes sur le site de l’ordre national. Consulté le .
  67. Annuaire des pharmacies sur le site de l’ordre national. Consulté le .
  68. Coordonnées de l'agence postale de Saulx-les-Chartreux sur le site officiel de La Poste. Consulté le 13/11/2010.
  69. Liste des avocats sur le site du Conseil national des barreaux. Consulté le .
  70. Paroisse de Saulx-les-Chartreux sur le site du diocèse. Consulté le .
  71. Radio Mille Pattes, site officiel. Consulté le .
  72. %5CCOM%5CDL_COM91587.pdf Fiche démographique de Saulx-les-Chartreux sur le site de l’Insee. Consulté le .
  73. Données économiques sur le site linternaute.com Consulté le .
  74. Rapport du préfet d’Île-de-France sur le site de la préfecture. Consulté le .
  75. [1]
  76. http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=EPCI-200033371 http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=EPCI-200033371
  77. http://www.insee.fr/fr/themes/dossier_complet.asp?codgeo=COM-91587
  78. Répartition détaillée du territoire sur le site du Iaurif. Consulté le .
  79. Carte des ENS de Saulx-les-Chartreux sur le site du conseil général de l’Essonne. Consulté le 14/02/2013.
  80. Faune de l’étang sur le site NaturEssonne. Consulté le .
  81. Présentation du bassin sur le site NaturEssonne. Consulté le .
  82. Présentation de la réserve naturelle des sites géologiques de l’Essonne sur son site officiel. Consulté le .
  83. vdp.web-events.net, « 2012 - Les Victoires du Paysage 2014 », sur www.lesvictoiresdupaysage.com (consulté le 15 avril 2016)
  84. « Triangle vert », sur www.trianglevert.org (consulté le 15 avril 2016)
  85. Fiche de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption sur la base Mérimée du ministère de la Culture. Consulté le .
  86. Fiche de la peinture au Saint Jérôme sur le site patrimoine de France. Consulté le .
  87. Fiche du cadre de l’adoration des Mages sur le site patrimoine de France. Consulté le .
  88. Fiche de la tuilerie de Monthuchet sur le site topic-topos. Consulté le .
  89. Fiche de la ferme de Monthuchet sur le site topic-topos. Consulté le .
  90. Légendes des tableaux de la réserve 3 sur le site du Musée Louis XVII. Consulté le .
  91. Notice no 00000099232, base Joconde, ministère français de la Culture. Consulté le .