Satyre au repos

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Satyre au repos
Leaning satyr Musei Capitolini MC739.jpg
Faune du Capitole, exemplaire des musées du Capitole, marbre de Luni, vers 130 ap. J.-C.
Artiste
Localisation

Le Satyre au repos, également connu sous le nom de Satyre anapauomenos (en grec ancien ἀναπαυόμενος, de ἀναπαύω / anapaúô, « se reposer ») est un type statuaire généralement attribué au sculpteur grec Praxitèle. Il est connu par près de 115 exemplaires, dont le plus célèbre est celui des musées du Capitole. Le premier exemplaire date de 360 av. J.-C.

Description[modifier | modifier le code]

Il représente un satyre jeune, identifiable à ses oreilles clairement pointues et à la pardalide (peau de panthère) qu'il porte en travers du torse. Il appuie son coude droit sur un tronc d'arbre, dans une position si peu stable que la jambe gauche sert à peine d'appui. La jambe droite est pliée, le pied calé derrière le pied gauche : la pointe du pied droit vient toucher le talon du pied gauche. La main droite tient dans un certain nombre d'exemplaires un attribut ajouté par le restaurateur, souvent une flûte ou une flûte de Pan tandis que la main gauche est posée sur la hanche et retient la pardalide. Les traits du visage sont bien marqués et le nez légèrement épaté. La lourde chevelure du faune, qui rappelle la représentation des divinités fluviales, est retenue par une cordelette ou une couronne.

Attribution[modifier | modifier le code]

Le Satyre au repos est traditionnellement identifié comme le « satyre periboêtos » mentionné par Pline dans son Histoire naturelle[1] : « [Praxitèle réalisa en bronze] un Liber Pater, et une Ébriété célèbre, et un satyre que les Grecs appellent periboêtos[2] » (« et Liberum patrum Ebriatem nobilemque una satyrum quem Græci periboeton cognominant »). Depuis Winckelmann[3], ce mot est traditionnellement traduit par « fameux ». Cette célébrité expliquerait la fortune du type, l'un des plus répandus du bassin méditerranéen : on en compte en tout un peu moins de 115, dont une quinzaine proviennent de Rome, quatre d'Afrique du Nord, huit de Grèce, deux d'Espagne et un de Gaule[4].

Quelques exemplaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Histoire naturelle [détail des éditions] [lire en ligne] (XXXIV, 69).
  2. Traduction de Marion Muller-Dufeu, La Sculpture grecque. Sources littéraires et épigraphiques, Paris, éditions de l'École nationale supérieure des Beaux-Arts, coll. « Beaux-Arts histoire », (ISBN 2-84056-087-9), no 1396, p. 485.
  3. « Le monde entier parle de son Satyre, objet d'innombrables louanges (περιϐόητος). », Histoire de l'art dans l'Antiquité, Livre de Poche, 2005, p. 493. Traduction de Dominique Tassel.
  4. Bartman, p. 54.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Elisabeth Bartman, Ancient Sculptural Copies in Miniature, Columbia Studies in the Classical Tradition, vol. 19, Brill, Leyde, New York et Cologne, 1992 (ISBN 9789004095328).
  • (en) Francis Haskell et Nicholas Penny, Taste and the Antique, Yale University Press, New Haven et Londres, 1981, no 36.
  • Jean-Luc Martinez, « Les satyres de Praxitèle », dans Praxitèle, catalogue de l'exposition au musée du Louvre, 23 mars-18 juin 2007, éditions du Louvre & Somogy, 2007 (ISBN 978-2-35031-111-1), p. 236-291.
  • (en) Brunilde Sismondo Ridgway, Fourth-Century Styles in Greek Sculpture, Madison, University of Wisconsin Press, (ISBN 0-299-15470-X), p. 265-267.
  • (de) Barbara Vierneisel-Schlörb, Glyptothek München. Katalog der Skulpturen, no 32, p. 353-369.

Liens externes[modifier | modifier le code]