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Saturnin Arloing

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Saturnin Arloing
Saturnin Arloing photographié par Georges Arloing.
Biographie
Naissance
Décès
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Cimetière de Caluire-et-Cuire (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Saturnin ArloingVoir et modifier les données sur Wikidata
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Saturnin Arloing, né le à Cusset (Allier) et mort le à Lyon (Rhône), est un médecin et vétérinaire français.

Saturnin Arloing nait le à Cusset, rue du Marché au Blé, où son père, Jean est maréchal-ferrant. Les Arloing exerçaient ce métier depuis trois générations, et avaient acquis l'estime de leurs concitoyens[1]. Cultivé, lisant beaucoup, le père de Saturnin Arloing ne limitait pas ses soins aux pieds des chevaux, mais s'essayait également à soigner les animaux. Il décide, en accord avec son fils, que celui-ci deviendrait vétérinaire, et s'installerait à Cusset.

Dès son plus jeune âge, Saturnin Arloing présente des dispositions pour les études. À onze ans, il est admis au collège de Cusset, où il remporte tous les prix. En 1862, il se présente au concours d'admission des Écoles vétérinaires : il entre à l'École vétérinaire de Lyon, d'où il sort le [2], après avoir obtenu chaque année le premier prix de sa division.

Auguste Chauveau

Ses études terminées, plusieurs raisons poussent Arloing à faire carrière dans l'enseignement vétérinaire : son père était mort et l'établissement de maréchalerie de Cusset avait été vendu. De plus, l'élève Arloing avait été remarqué par Auguste Chauveau, qui l'avait associé à ses recherches. Passionné, Saturnin Arloing se décide rapidement et prépare les concours destinés à l'enseignement. Sa mère vient s'installer avec lui à Lyon.

Il réussit au concours, ouvert en 1866, de chef de travaux d'anatomie et de physiologie, et se met immédiatement au travail : comme il avait déjà publié un article de neurologie équine avant l'obtention de son poste, il prolonge ses recherches par l'étude de la sensibilité récurrente. Par la suite, il publie des notes sur le bassin et le pied des solipèdes, ainsi que sur les organes génitaux des léporidés.

En 1869, Saturnin Arloing se présente au concours ouvert pour la place de professeur d'anatomie et de physiologie à l'École vétérinaire de Toulouse. Il l'emporte, mais quitte Lyon à regret : non seulement il laissait là son maître Chauveau, mais il devait également abandonner Mlle Roux, la fille du surveillant général de l'École, dont il était amoureux. Leur relation se prolonge pourtant et ils se marient quatre ans plus tard.

À Toulouse, Arloing se consacre entièrement à ses recherches et à ses études ; en effet, il souffrait de n'être pas même bachelier. Aussi décide-t-il de passer son baccalauréat, puis une licence ès-sciences à la faculté des sciences de Toulouse, tout en suivant les cours de la faculté de médecine en vue de l'obtention du doctorat. Ces multiples activités n'éloignent pas pour autant le jeune homme de ses recherches : il continue d'étudier la sensibilité récurrente, le mécanisme de la déglutition ainsi que la biologie végétale. Durant la guerre franco-allemande de 1870, il est envoyé en Bretagne pour étudier une épidémie de peste bovine.

En 1876, la chaire d'anatomie et de physiologie d'Auguste Chauveau est dédoublée : Saturnin Arloing revient à Lyon s'occuper de l'anatomie, Chauveau se réservant la physiologie. Il reprend ses études de médecine, et devient chef de travaux de médecine expérimentale à la faculté de médecine de Lyon. Arloing est également nommé lauréat de l'Institut pour ses recherches sur la sensibilité récurrente. Il élabore alors ses deux thèses, nécessaires à l'obtention du doctorat ès-sciences naturelles : Application de la méthode graphique à l'étude du mécanisme de la déglutition chez les mammifères et les oiseaux, travail présenté à la Sorbonne le , et Recherches anatomiques sur le bouturage des cactées

Parallèlement, Saturnin Arloing prépare son doctorat en médecine, qu'il soutient le , avec une thèse intitulée Recherches comparatives sur l'action du chloral, du chloroforme et de l'éther. Un an plus tard, il concourt pour l'agrégation des facultés de médecine avec une thèse sur Les poils et les ongles, et leurs organes producteurs.

« En moins de quatre ans, celui qui n'était même pas bachelier lorsqu'il professait déjà à l'École vétérinaire de Toulouse, devint successivement docteur ès sciences, docteur en médecine et professeur agrégé[3]. »

Toujours titulaire de la chaire d'anatomie à l'École vétérinaire de Lyon, Arloing est nommé professeur de physiologie générale à la faculté des sciences de cette même ville en 1884, mais ne conserve le second poste que deux ans. En effet, Auguste Chauveau venant de partir à Paris comme inspecteur général des écoles vétérinaires, il libère la direction de l'établissement lyonnais, ainsi que la chaire de physiologie. Saturnin Arloing reprend ces deux fonctions[4]. Le , il succède de nouveau à Chauveau comme titulaire de la chaire de médecine expérimentale de la faculté de médecine.

Saturnin Arloing voyage beaucoup : on le retrouve ainsi à Lille en 1872, à Nantes en 1875, à Bâle en 1889, à Berlin en 1890, 1902, 1907, à Londres en 1901, à Bruxelles en 1903, en Égypte en 1908, à La Haye en 1907 et 1909, à Washington et à Philadelphie en 1908, et à Stockholm en 1909.


Le , Arloing succombe à une crise cardiaque, cette complication subite d’un état pulmonaire grippal le fatiguait depuis plusieurs semaines. Le savant avait mené une heureuse carrière. On lui fit de grandes funérailles où l’on vit son maître Auguste Chauveau s’incliner devant le cercueil de son élève et, invité à prendre la parole, se trouver incapable d’exprimer autre chose qu’un sanglot. Saturnin Arloing eut — au moins — un fils, Fernand (1876-1944), qui est aussi bactériologiste, professeur de médecine et membre de l'Académie nationale de médecine[5].

Paul Richer, Saturnin Arloing (1846-1911), médaille en bronze, avers.
Paul Richer, Saturnin Arloing (1846-1911), médaille en bronze (avers).
Paul Richer, Saturnin Arloing (1846-1911), médaille en bronze, revers. Saturnin Arloing en train de vacciner l’une des vaches d’un troupeau.
Paul Richer, Saturnin Arloing (1846-1911), médaille en bronze (revers). Saturnin Arloing en train de vacciner l’une des vaches d’un troupeau.

Dans le cadre de ses diverses attributions, Saturnin Arloing réalise de nombreux travaux :

  • En anatomie, il s'intéresse particulièrement aux solipèdes, aux organes génitaux des léporidés et à l'anatomie du crâne des canidés[6]. Il compléta le Traité d'anatomie des animaux domestiques d'Auguste Chauveau à l'occasion des 2e, 3e et 4e éditions.
  • En histologie, il se livre à des recherches sur les fibres musculaires et les phanères.
  • En tératologie, il décrit quelques monstres, qu'il eut l'occasion d'examiner (otocéphalien strophocéphale et cyclocéphalien rhinocéphale).
  • En botanique, il étudie la croissance des plantes, ainsi que le mode d'action des anesthésiques sur la sensitive.
  • En zoologie, il s'intéressa particulièrement aux ténias[6].
  • En physiologie, Arloing conduisit de multiples recherches, dont :
    • L'étude de la sensibilité récurrente. On savait qu'après la section d'un nerf sensitif, la sensibilité du territoire innervé n'était pas totalement abolie. Arloing montra, avec Raymond Tripier (en), l'existence de fibres nerveuses provenant de nerfs voisins de celui qui avait été sectionné. Ainsi s'expliquait l'apparente sensibilité persistante du bout périphérique. Arloing en déduit différentes applications au traitement chirurgical des névralgies.
    • L'étude du sympathique cervical. Arloing démontre l'existence de fibres freinatrices des sécrétions lacrymales et sudorales. Par ailleurs, il met en évidence l'influence du nerf sur la nutrition des téguments.
    • La confirmation de l’action des deux nerfs pneumogastriques, non seulement sur les mouvements de l’œsophage et de l’estomac, mais aussi sur le cœur, en utilisant les sondes radiographiques intra-vasculaire de Chauveau.
    • La confirmation de l’existence de deux fibres musculaires dans différentes espèces animales, que Ranvier avait précédemment mis en évidence chez la raie et le lapin. Arloing conclut ses recherches en montrant que les muscles à contraction rapide présentaient des fibres pâles, alors que les muscles d’action moins rapide, mais plus puissante, sont composés de fibres foncées : il y avait adaptation à la fonction.
    • Des recherches demeurées classiques sur les anesthésiques. Arloing note les effets de ceux-ci sur la température, la respiration et la circulation des animaux ; il s’intéresse en particulier à la circulation cérébrale. Il étudie par ailleurs l’action de la cocaïne comme anesthésique local ;
    • Des travaux expérimentaux sur les mécanismes de la déglutition, en utilisant des vessies placées en différents endroits du trajet du bol alimentaire. Arloing montra que la déglutition s’effectuait en deux phases, et non en quatre, comme on le croyait auparavant.
  • En bactériologie, Arloing s’intéresse principalement à quatre maladies, le charbon symptomatique, la gangrène gazeuse, la septicémie ou fièvre puerpérale et la tuberculose :
    • Le charbon symptomatique : Saturnin Arloing, en collaboration avec Thomas et Cornevin, découvrit l’agent infectieux du charbon symptomatique, lequel était communément confondu avec la fièvre charbonneuse. Les trois auteurs parvinrent à isoler l’agent causal, différent de la bactéridie charbonneuse, et lui donnèrent le nom de Bacterium Chauvei (devenu plus tard Clostridium Chauvei) en hommage à leur maître commun. Arloing, Thomas et Cornevin travaillèrent dès lors à obtenir un vaccin préventif et curatif, ainsi qu’un sérum immunisant.
    • La gangrène gazeuse : Pasteur avait montré l’existence d’un vibrion anaérobie, le vibrion septique. Chauveau et Arloing confirment son rôle lors de gangrène et en déduisent les mesures prophylactiques et thérapeutiques à appliquer dans les hôpitaux.
    • La septicémie puerpérale : alors que cette maladie ravage les maternités lyonnaises. Chauveau et Arloing précisent le rôle du streptocoque et établissent les bases de la prophylaxie à appliquer.
    • La tuberculose : Arloing consacre sa vie à cette maladie et seule la mort vint interrompre son grand dessein, qui était de découvrir un vaccin antituberculeux. Dès 1868, il prend l’initiative de vérifier expérimentalement avec Chauveau les recherches de Jean-Antoine Villemin sur l’inoculabilité de la tuberculose ; puis les deux hommes s’intéressent aux divers modes d’évolution de la maladie. Ils mettent en évidence la possibilité d’une contamination par voie digestive, ainsi que l’identité, jusque-là discutée, des tuberculoses humaine, bovine et aviaire.

La conséquence de ces recherches, menées sous la direction d'Auguste Chauveau, est la mise en place de nouvelles mesures prophylactiques en France dès 1872. Néanmoins, la question de l’identité des tuberculoses est encore discutée. En effet, si le bacille bovin était d’une autre nature que le bacille humain, l’homme n’avait rien à redouter de la contamination bovine : la viande ou le lait des animaux tuberculeux pouvaient être consommés sans péril. Telle était la thèse soutenue par les chercheurs allemands Koch et Behring ; il s’agissait d’une hypothèse éminemment favorable aux désirs des éleveurs allemands, qui en déduisaient qu’il n’y avait pas lieu de décréter de mesures restrictives à l’exportation du bétail, même tuberculeux vers la France. Arloing combattit cette opinion intéressée. Ainsi, aux congrès de Berlin (1902, 1905) et à celui de Washington (1908) il tient tête à Koch, et l’emporte avec des arguments expérimentaux.

« On retrouve dans toutes les péripéties de ces discussions scientifiques, l’opposition de deux mentalités bien différentes : la française, uniciste avec Laennec pour les lésions tuberculeuses, avec Nocard, Courmont, Dor, Gilbert et Roger Cadiot, pour l’identité des tuberculoses humaine et aviaire, avec Arloing pour l’unicité des tuberculoses bovine et humaine ; et les théories allemandes, dualistes sur tous ces points, avec Virchow, Koch et Behring »[7].

Par la suite, Arloing met en évidence la possibilité d’agglutiner des cultures tuberculeuses homogènes avec du sérum de malade, ce qui permettait un sérodiagnostic. Il étudie la tuberculine et recherche la possibilité d’obtenir des effets immunisants ou thérapeutiques à partir du sérum fourni par des animaux soumis à des injections d’extraits bacillaires. Tous ces travaux sur la possibilité d’obtention d’un sérum antituberculeux sont présentés au Congrès de médecine de 1900. Par ailleurs, Arloing développe un vaccin qui, dans le cadre d’une expérimentation, va protéger les trois quarts des animaux immunisés, alors que l’ensemble des animaux témoins développent l’infection tuberculeuse. La mort vient interrompre le savant alors qu’il touchait au but.

Dans le cadre des investigations bactériologiques réalisées par Arloing, il faut également signaler son étude de la toxine diphtérique, ainsi que ses travaux sur l’immunisation du cheval et la production de sérum antidiphtérique. Le savant étudie par ailleurs l’influence des milieux nutritifs sur les propriétés pathogènes des bactéries, et l’action de la lumière sur l’évolution et la virulence de Bacillus anthracis. Enfin, il se consacre aussi à la pleuropneumonie contagieuse bovine, mais n’obtient pas de résultats heureux.

Sociétés savantes et associations

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Arloing occupe un certain nombre de fonctions administratives : outre sa charge de directeur de l’École vétérinaire de Lyon, il devient directeur des Services scientifiques du sanatorium d’Hautevile en 1897, et directeur-fondateur[8] de l’Institut bactériologique de Lyon et du Sud-Est en 1900[9],[10].

En 1898, il est le cofondateur, avec Cadeac et Mathis, de la Société des sciences vétérinaires de Lyon, qui devient en 1950 la Société des sciences vétérinaires et de médecine comparée de Lyon.

Arloing préside l’Association amicale des anciens de l’École vétérinaire de Lyon qu’il fonde avec Guinard en 1901. Il est membre du Conseil départemental d’Hygiène du Rhône, de la Société de médecine, de la Société des sciences médicales, de la Société d’agriculture, sciences et industries, et de l’Académie de Lyon. Il est correspondant de l’Institut et de l’Académie de médecine. Vice-président du Comité permanent des Congrès vétérinaires internationaux. En 1905, il préside l’Association française pour l’avènement des sciences, ainsi que le Congrès de la laiterie. En 1907, il fonde, avec Jules Courmont, le Comité lyonnais d'Alliance d'hygiène sociale[8].

Publications

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  • Le berceau de l’enseignement vétérinaire. Création et évolution de l’École nationale vétérinaire de Lyon, Lyon, Imprimerie Pitrat aîné, 1889, 148 p.
  • « Sur l'obtention de cultures et d'émulsions homogènes du bacille de la tuberculose humaine en milieu liquide et "sur une variété mobile de ce bacille" », Comptes rendus de l’Académie des sciences, n°126, Paris, 1898, p. 1319-1321.
  • Cours élémentaires d'anatomie générale et notions de technique histologique, Paris, 1890.
  • Les virus, Paris, Félix Alcan, coll. «Bibliothèque scientifique internationale», 1891.
  • Leçons sur la tuberculose et certaines septicémies, Paris, 1892.

Sa bibliographie complète peut-être consultée in Archives internationales de pharmacodynamie et de thérapie, n°22, 1912, p. 3–25.

Autres travaux

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  • La reprise de l’ouvrage d'Auguste Chauveau : Traité d’anatomie comparée des animaux domestiques. Arloing collabora aux 2e (1871), 3e (1879), 4e (1890) et 5e (1903) éditions, revues et considérablement augmentées.
  • Caractères ostéologiques différentiels de l’âne, du cheval et de leurs hybrides, 1882, 48 p.
  • De nombreux articles et publications portant sur les thèmes suivants[11] :
Physiologie spéciale, normale et pathologique du système nerveux
  • Travaux sur la sensibilité dans les téguments et les nerfs : 23 articles.
  • Travaux sur le nerf pneumogastrique, le sympathique cervical, le facial et le spinal : 8 articles.
  • Nerfs et muscles : 5 articles.
  • Travaux sur les fonctions de l’encéphale et de la moelle dans leurs rapports avec la motilité : 7 articles.
  • Travaux sur le mécanisme de la déglutition : 4 articles.
  • Travaux sur la physiologie comparée des anesthésiques, et sur l’action de quelques substances médicamenteuses : 7 articles.
  • Travaux sur la circulation du sang : 10 articles.
  • Travaux sur les sécrétions : 7 articles.
Physiologie végétale
  • 6 articles.
Anatomie et histoire naturelle animale et végétale
  • 9 articles.
Tératologie, zoologie et divers
  • 13 articles.
Maladies virulentes
  • Bactériologie générale : 28 articles.
  • Charbon symptomatique : 17 articles.
  • Péripneumonie contagieuse : 15 articles.
  • Septicémies gangreneuse et puerpérale : 5 articles.
  • Diphtérie : 11 articles.
  • Tuberculose ; généralités ; notions générales sur l’inoculation et la contagion : 7 articles.
  • Tuberculose et produits de sécrétion du bacille : 11 articles.
  • Tuberculose occulte : 4 articles.
  • Agglutination du bacille de Koch : 25 articles.
  • Variabilité du virus et du bacille de la tuberculose : 19 articles.
  • Unicité de la tuberculose bovine et humaine : 14 articles.
  • Vaccination antituberculeuse : 9 articles.
  • Tuberculinothérapie et sérothérapie antituberculeuse : 4 articles.
  • Quelques essais de physiologie pathologique sur la tuberculose : 5 articles.
  • Influences prédisposantes ou empêchantes de la tuberculose : 4 articles.
  • Bactériologie dans ses rapports avec les aliments et les boissons : 12 articles.
  • Questions diverses : 5 articles.

Distinctions

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Paul Richer, Monument à Saturnin Arloing (1923), cour d’honneur de l’École vétérinaire de Lyon[12].

Son nom est attribué au Quai Arloing sur la rive droite de la Saône, dans le 9e arrondissement de Lyon depuis le . Il se trouve près de l’École vétérinaire où il a travaillé[13].

Un monument à Saturnin Arloing se trouve dans la cour d’honneur de l’École vétérinaire de Lyon, (actuellement CNSMD de Lyon). Achevé en 1922[14] et inauguré le [15], il est réalisé par Paul Richer, qui lui grava également une médaille commémorative.

A Cusset, sa ville natale, un monument inauguré le [16], il est également l'œuvre du même sculpteur.

« Et comme il représentait bien la science française, avec ses dons de clarté et de mesure, le confrère distingué dont nous déplorons la mort prématurée ! Jamais, je crois, on ne vit plus bel accord entre le physique et le moral. Quel bel exemplaire d’humanité ! Grand, toujours droit, la barbe blanche soigneusement taillée, le visage fin, éclairé par le rayonnement de deux yeux lumineux, Arloing portait, sur toute sa personne, l’expression de sa haute valeur. Sous des apparences un peu froides, il savait être d’une courtoisie et d’une bonté parfaites, non de cette courtoisie et de cette bonté banales qui se livrent au premier venu, mais de cette courtoisie et de cette bonté qui ont leur source dans toutes les qualités du cœur[17]. »

Notes et références

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  1. L’enseignement à l’École vétérinaire de Lyon aux XVIIIe et XIXe siècles, Thèse Vétérinaire du docteur Vincent Krogmann, Lyon, université Claude-Bernard, 1996.
  2. Dans la même promotion que Gustave Eugène Frégis.
  3. M. Roussel, « Éloge du professeur Arloing », Bulletin de l'Académie Vétérinaire de France, LXXXV, 1932, p. 429-448.
  4. T. Violet, « Nomination de M. Chauveau comme Inspecteur général des Écoles vétérinaires », Journal de Médecine Vétérinaire et de Zootechnie, XXXVII, 1886, p.114-115.
  5. ruesdelyon.wysiup.net.
  6. a et b François-Xavier Lesbre, « Notice nécrologique sur le Professeur S. Arloing », Société d’Agriculture, Sciences et Industries de Lyon, Lyon, Imprimerie A. Rey, 1911, 7 p.
  7. Courmont, cité dans M. Roussel, « Éloge du professeur Arloing », Bulletin de l'Académie Vétérinaire de France, LXXXV, 1932, p. 429-448.
  8. a et b pasteur.fr.
  9. M. Bertrand, « La Société des Sciences Vétérinaires et de Médecine Comparée de Lyon : origines et vocations », Bulletin de la Société des sciences vétérinaires et de médecine comparée de Lyon, n° 88, 1986, p.3-5.
  10. M. Bertrand, « La Société des Sciences Vétérinaires et de Médecine Comparée de Lyon », Bulletin de la Société des sciences vétérinaires et de médecine comparée de Lyon, n°89, 1987, p. 217-224.
  11. D'après L’enseignement à l’École vétérinaire de Lyon aux XVIIIe et XIXe siècles, thèse vétérinaire du docteur Vincent Krogmann, Lyon, université Claude-Bernard, 1996.
  12. Le buste en bronze du vétérinaire a disparu.
  13. Dominique Bonnet Saint-Georges et Joëlle Etevenaux, 112 médecins dans les rues de Lyon, Lyon, Fondation Marcel Mérieux et Institut Pasteur de Lyon, , 141 p. (ISBN 2-90-1773-89-3), page 27
  14. « Monument à Saturnin Arloing », notice sur patrimoine.auvergnerhonealpes.fr.
  15. François-Xavier Lesbre, « Compte-rendu de la cérémonie d’inauguration à l’École vétérinaire de Lyon du monument à S. Arloing, et des bustes de L. Bredin, C.J. Bredin, F. Lecoq et C. Cornevin », Journal de médecine vétérinaire de Lyon, LXIX, 1923, p.435-541.
  16. « Monument au docteur Arloing – Cours Tracy – Cusset », notice sur e-monumen.net.
  17. Garraud, cité dans M. Garraud, « Éloge funèbre prononcée à l’occasion des funérailles de M. le Docteur Arloing », Bulletin de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon, Lyon, Imprimerie A. Rey, 1911, 36 p.

Bibliographie

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  • (en) Harry W Paul, From Knowledge to Power. The Rise of the Science Empire in France, 1860-1939, p. 95.
  • (en) Laurence J. Street et H. S. J. Lee, Dates in Infectious Diseases. A Chronological Record of Progress in Infectious Diseases, p. 66.
  • (en) Anton Sebastian, A Dictionary of the History of Medicine, p. 68.
  • Anonyme, Exposé des titres et des travaux de S. Arloing, Lyon, Imprimerie Pitrat aîné, 1887, 63 p.
  • Anonyme, Publications principales de S. Arloing sur la physiologie normale et pathologie, animale et végétale, l’anatomie et la tératologie, manuscrit de la bibliothèque de l’École vétérinaire de Lyon, 1911, 11 p.
  • Anonyme, « Publications principales de S. Arloing », Archives internationales de pharmacodynamie et de thérapie, n°22, 1912, p. 3–25.
  • G. Rollet, Biographies vétérinaires, manuscrit de la bibliothèque de l’École vétérinaire de Lyon, 1994.
  • Christian Bange, « Arloing Saturnin », in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon, Éditions de l'Académie, 2017, p. 55-59.
  • P. Hockberger, « The discovery of the damaging effect of sunlight on bacteria », J. Photochem. Photobiol., 58 (2-3), 2000, p. 185-191.

Liens externes

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