Satirix

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Satirix
Image illustrative de l'article Satirix

Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Trimestriel
Genre Presse satirique
Prix au numéro 5
Fondateur Lucien Grand-Jouan
Date de fondation 1971
Éditeur ADAS
Ville d’édition Paris, Tours

Propriétaire ADAS
Directeur de publication Lucien Grand-Jouan
Directeur de la rédaction Michel Lucas
ISSN 2552-5905
Site web www.satirix.fr

Satirix est un journal satirique français, publié entre 1971 et 1976 et à partir de 2017 par Lucien Grand-Jouan pour faire revivre l’esprit de L'Assiette au beurre, la revue d’art politique et satirique dirigée entre 1904 et 1912 par Jules Grandjouan, son oncle[1]. Les dessins considérés comme des œuvres d’art, publiés souvent pleine page et généralement sans aucun texte, sont, pour les originaux reproduits, vendus en dehors de l’édition ordinaire dans des reliures à tirage bibliophilique, lui conférant ainsi son titre de « la revue qu’on ne jette pas ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Ayant rencontré, au début des années 1970, Jean Effel, dessinateur d’après-guerre, Lucien Grand-Jouan a décidé de renouer avec la tradition de L'Assiette au beurre en créant Satirix et de faire appel aux plus grands talents de l’époque, Sennep, Dubout, Siné, Solo, Serre, Pino Zac et d’autres dessinateurs français et étrangers. La saisie[2], en 1973, par le ministère de l’Intérieur (sur la demande du Premier ministre Pierre Messmer prévenu par l’ambassadeur soviétique) du no 23 de l’Italien Pino Zac[3], présentant, entre autres, les caricatures d’hommes politiques (dont Brejnev, Nixon, Pompidou ou encore Paul VI) affublés de leurs sexes, a stoppé la publication pendant deux ans, pour la durée du procès de l'État contre Satirix[4]. Malgré la victoire de Lucien Grand-Jouan en 1975, le journal tiré à 110 000 exemplaires n'a pas réussi à redémarrer et cesse de paraître, pour des raisons financières, en janvier 1976 avec le numéro 25[5].

À partir du 15 avril 2017 l'Association des Amis de Satirix (ADAS), basée à Tours, a relancé la publication de Satirix avec le numéro 27, Tabous par Marc-Édouard Nabe[6].

Liste des numéros de Satirix parus[modifier | modifier le code]

  1. Jean SENNEP, La naissance de l’Europe. Octobre 1971. 14 dessins.
  2. Jean EFFEL, 43 fablettes de Jean Effel. Novembre 1971. 43 dessins.
  3. Albert DUBOUT, Le gratin. Décembre 1971. 16 dessins.
  4. SINÉ, Siné…catombe ! Janvier 1972. 19 dessins.
  5. BARBE, En ville. Février 1972. 17 dessins.
  6. Jean SENNEP, L’art d’après-demain. Mars 1972. 15 dessins.
  7. MOISAN, Les tueurs. Avril 1972. 16 dessins.
  8. Claude SERRE, Sang de moyenne. Mai 1972. 19 dessins.
  9. François SOLO, Chers amours. Juin 1972. 32 dessins.
  10. VAZQUEZ DE SOLA, Vacances en Espagne. Juillet 1972. 23 dessins.
  11. LAVILLE, Colorgars. Août 1972. 16 dessins.
  12. Fernando PUIG ROSADO, L’éternelle pollution. Septembre 1972. 13 dessins.
  13. CARDON, La condition humaine. Octobre 1972. 14 dessins.
  14. François SOLO, La belle presse. Novembre 1972. 16 pages de dessins et collages.
  15. TETSU, Les belles familles. Décembre 1972. 21 dessins.
  16. Michel LONGUET, Sans titre. Janvier 1973. 14 dessins.
  17. PINO ZAC, Les dessous du Vatican. Février 1973. 22 dessins et collages.
  18. Albert DUBOUT, On vote ! Mars 1973. 26 dessins.
  19. VAZQUEZ DE SOLA, Mein Kampf Story by Nixon ou Mon combat pour le Prix Nobel de la paix. Avril 1973. 43 dessins.
  20. Albert MIGNARD, Psychiatric... Mai 1973. 30 dessins.
  21. CÉSAR, Les armées. Juin 1973. 26 dessins.
  22. Claude SERRE, Pourrir en société. Juillet-août 1973. 28 dessins.
  23. PINO ZAC, La vérité toute nue. Septembre 1973. Numéro saisi et interdit. 27 dessins.
  24. VITOU, Publicité ou duplicité. Octobre 1975. 16 dessins.
  25. KAHER, Un beau parti. Janvier 1976. 12 dessins. Introduction de E. Ionesco[7].
  26. Jules GRANDJOUAN, Grandjouan – Numéro spécial hors-série. Janvier 1998. 55 oeuvres.
  27. NABE, Tabous. Avril 2017. 18 dessins.
  28. KUPKA, À bas le monde contemporain ! Juillet 2017.
  29. MOSE, Art. Octobre 2017. 

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Louis Armengaud Wurmser, « Le factieux facétieux », Reflets,‎ no 117, 2017, p. 34-35
  2. « Satirix saisi », Libération,‎ , p. 9
  3. Jean-Michel Renault, Censure et caricature, Paris, Pat à Pan, , 240 p. (ISBN 2 9524 0503 4), p. 171
  4. J. L., « Sexe et politique », Le Monde,‎
  5. Lucien Grand-Jouan, Ce que je crois, Nantes, Édition du Petit Véhicule, 20, rue du Coudray, 44 000 Nantes, , 82 p. (ISBN 978-2-37145-523-8)
  6. Lucien Grand-Jouan, « Renaissance de Satirix, la revue qu'on ne jette toujours pas », Satirix 27,‎ 15 avril 2017. (ISSN 2552-5905)
  7. « Un journal satirique peut-il être indépendant ? », France moderne,‎ , p. 16

Liens externes[modifier | modifier le code]