Satawal

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Satawal
Vue de Satawal.
Vue de Satawal.
Géographie
Pays Drapeau des États fédérés de Micronésie Micronésie
Archipel Îles Carolines
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 7° 22′ 49″ N, 147° 01′ 58″ E
Superficie 1,1 km2
Point culminant non nommé (2 m)
Géologie île
Administration
Statut Municipalité

État Yap
District Îles extérieures de Yap
Démographie
Population 501 hab. (2010)
Densité 455,45 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC+10

Géolocalisation sur la carte : Micronésie

(Voir situation sur carte : Micronésie)
Satawal
Satawal
Îles dans les États fédérés de Micronésie

Satawal est une île située à l'ouest des îles Carolines dans l'Océan Pacifique. Elle appartient aux îles extérieures de Yap. Elle forme avec l'île inhabitée de Pikelot à 100 km au nord et avec l'atoll inhabité de Piagailoe à 82 km au nord-est la municipalité de Satawal dans l'État de Yap, dans les États fédérés de Micronésie. Dans le cadre des élections législatives internes à l'État de Yap, la municipalité constitue avec celles d'Elato et de Lamotrek le cinquième district électoral. Ce district élit pour quatre ans un sénateur au scrutin uninominal majoritaire à un tour[1],[2]. Sa population parle le satawal, une langue océanienne proche de celle parlée à Woleai et apparentée à celles de Chuuk, mais très différente de la langue de Yap.


Géographie[modifier | modifier le code]

Topographie[modifier | modifier le code]

L'île isolée de Satawal est avec l'île de Pikelot, à 104 km au nord-est, l'un des points les plus à l'est de l'État de Yap. La terre la plus proche est l'atoll de Lamotrek à 70 km à l'ouest. L'île se trouve au sommet d'une plate-forme corallienne qui émerge sur 2 km de long pour un maximum de 800 m de large. Sa superficie est de 1,3 km2. Un récif frangeant entoure l'ensemble de l'île. Un récif peu profond se prolonge depuis la pointe orientale de l'île sur une distance de 1 km[3].

L'île est un assemblage de sables de corail, de décombres et de rochers. Elle est très boisée et comporte des cocotiers (Cocos nucifera), de grands arbres à pain (Artocarpus altilis) et de petites parcelles de broussailles[3].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique de Satawal depuis 1920
1920 1925 1930 1935 1958 1967
292 (est.) 250 (est.) 253 (est.) 264 (est.) 285 392 (est.)
1973 1980 1987 1994 2000 2010
354 386 466 560 531 501
Chiffres de population des recensements de 1920 à 1935 et de 1967 estimés d'après un tableau récapitulatif dans le rapport de recensement de 2000[6].
(Sources : Recensements officiels des populations de l'État de Yap jusqu'en 2000[4] et en 2010[5])
Évolution démographique de Satawal depuis 1920

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Micronésie.

Les îles Carolines sont sous domination espagnole du XVIe siècle jusqu'à la fin du XIXe siècle, mais la plupart des communautés des îles de l'actuel État de Yap n'ont que peu de contacts avec les Européens et vivent en toute indépendance. En 1885, à la suite d'un conflit entre l'Espagne et l'Allemagne, l'arbitrage de Léon XIII en confirme la possession à l'Espagne contre des avantages commerciaux pour l'Allemagne[7]. Celle-ci acquiert ces îles en 1899 et les intègrent à la Nouvelle-guinée allemande[8]. Au début de la première guerre mondiale, en 1914, l'Empire du Japon occupe la zone[9]. Cette occupation est légalisée dans le cadre du Mandat des îles du Pacifique créé en 1919 par la Société des Nations[10]. Les îles Carolines passent sous le contrôle des États-Unis en 1944 et les administrent en tant que Territoire sous tutelle des îles du Pacifique dans le cadre d'un mandat de l'ONU reçu en 1947. Les États Fédérés de Micronésie accèdent à l'indépendance en 1986[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'île de Satawal a été dénommée Sasaon, Sataawal, Satahoal, Satahual, Sataual, Satavan, Satawan, Seteoel, Setoan, Setuahal, Satoan, Satowal, Satowalairak, Satual, Satuwal, Tucker[C 1].

Navigation[modifier | modifier le code]

Les bateaux de Satawal sont à voile latine, à proues jumelles et à unique balancier. Ces bateaux sont les mêmes que dans le reste des îles Carolines[C 2].

À la suite d'un tremblement de terre en janvier 1849, trois bateaux en provenance de Satawal et de Lamotrek viennent à Saipan dans les îles Mariannes du Nord pour que leurs occupants s'y installent[C 3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • (en) Toni L. Carell, Don Boyer, Richard Davis, Marjorie G. Driver, Kevin Foster, Daniel J. Lenihan, David. T. Lotz, Fr. Thomas B. McGrath, James E. Miculka, Tim Rock, Ros S. N. Manibusan, Dennis Blackenbaker, William Cooper, Edward Hood et Suzanne Hendricks, Micronesia, submerged cultural resources assessment of Micronesia, Santa Fe, Southwest cultural resources center, , 624 p. (lire en ligne).
  • Autres sources
  1. (en) « Constitution, article V, The Legislature », fsmsupremecourt.org (consulté le 20 avril 2015).
  2. (en) « Yap State Releases List Of Election Candidates », pidp.org,‎ (consulté le 26 mars 2015).
  3. a et b (en) « Satawal », oceandots.com (consulté le 7 février 2016).
  4. (en) « Recensement jusqu'en 2000 », pacificweb.org (consulté le 6 mars 2015)
  5. (en) « Recensement de 2010 », pacificweb.org (consulté le 6 mars 2015)
  6. (en) « Recensement de 2000 », pacificweb.org (consulté le 6 mars 2015)
  7. E. Lefebvre de Behaine, « Léon XIII et le prince de Bismarck », Revue des Deux Mondes, vol. 142,‎ , p. 49-70 (lire en ligne).
  8. Charles Stienon, « La campagne coloniale des Alliés en 1914 et 1915 », Revue des Deux Mondes, vol. 30,‎ , p. 666 (lire en ligne).
  9. Sylvette Boudin-Boyer, 1914-1915 : De Nouméa à Apia... vers un nouvel ordre colonial dans le Pacifique sud dans Angleviel Frédéric et Levine Stephen I. (dir.), La Nouvelle-Zélande et la Nouvelle-Calédonie, voisins, amis et partenaires, Wellington, Victoria University Press, (lire en ligne), p. 171.
  10. Pierre Montagnon, Dictionnaire de la Grande Guerre, Flammarion, (lire en ligne).
  11. Dirk Anthony Ballendorf, États Fédérés de Micronésie dans Griffiths Anne (dir.) Guide des pays fédéraux, 2005, Montréal, McGill-Queen'S University Press, (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]