Sarojini Naidu

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Sarojini Naidu
Description de cette image, également commentée ci-après
Sarojini Naidu à Bombay en 1946
Nom de naissance Sarojini Chattopadhyay
Alias
« Le rossignol de l'Inde »
Naissance
Hyderabad (Drapeau de l'Empire britanniques des Indes Raj britannique)
Décès (à 70 ans)
Lucknow (Drapeau de l'Inde Inde)
Nationalité Drapeau de l'Inde Indienne
Activité principale
Formation
Conjoint
Descendants
Padmaja (fille)
4 autres enfants
Famille
Aghornath Chattopadhyay (père)
Virendranath Chattopadhyaya (frère)
Harindranath (frère)
6 autres frères et sœurs

Sarojini Naidu, née Sarojini Chattopadhyay (Bengali: সরোজিনী চট্টোপাধ্যায়) aussi connue sous le sobriquet de rossignol de l'inde, était une enfant prodige, une activiste indépendantiste indienne et une poète. Naidu fut premier gouverneur des Provinces Unies d'Agra et d'Oudh de 1947 à 1949 ; la première femme à devenir gouverneur de l'état indien. Elle fut la seconde femme (et la première femme indienne) à devenir présidente du Congrès national indien en 1925.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Sarojini Naidu naît à Hyderabad de Aghore Nath Chattopadhyay et Barada Sundari Debi le 13 février 1879. Son père était docteur en science de l'Université d'Edimbourgh, établie dans l'état d'Hyderabad, où il fonda et administra le College Hyderabad, qui devint plus tard le College Nizam de Hyderabad. Sa mère était une poétesse qui avait l'habitude d'écrire des poèmes en Bengali. Elle était l'aînée de 8 frères et sœurs. Son frère Virendranath Chattopadhyaya était un révolutionnaire et son autre frère, Harindranath fut un poète, acteur et dramaturge.

Elle réussit son matriculation examination (équivalent du baccalauréat) de l'Université de Madras, mais fait une pause de 4 ans dans ses études. En 1895, le "Nizam scholarship Trust" créé par le 6e Nizam - Mir Mahbub Ali Khan, lui donne une chance d'étudier en Angleterre au départ au King's College de Londres et plus tard au Girton College à Cambridge.

Elle rencontre Govindarajulu Naidu, un docteur de profession, et à l'âge de 19 ans, après avoir fini ses études, elle l'épouse. À cette époque, les mariages inter-castes n'étaient pas autorisés, mais son père donna son accord pour ce mariage.

Le couple a eu cinq enfants. Sa fille Padmaja devint gouverneur du Bengale-Occidental.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Sarojini Naidu (tout à droite) avec Mahatma Gandhi pendant la marche du sel en 1930

Mouvement indépendantiste[modifier | modifier le code]

Naidu rejoint le Mouvement pour l'indépendance de l'Inde dans le sillage de la partition du Bengale en 1905. Elle entre en contact avec Gopal Krishna Gokhale, Rabindranath Tagore, Muhammad Ali Jinnah, Annie Besant, C. P. Ramaswami Iyer, Mahatma Gandhi et Jawaharlal Nehru.

Entre 1915 et 1918, elle voyage dans différentes parties de l'Inde donnant des lectures sur la sécurité sociale, l'autonomisation des femmes et le nationalisme. Elle aide également à fonder la Women's Indian Association (WIA) en 1917. Elle fut envoyée à Londres avec Annie Besant, présidente de la WIA, pour évoquer le droit de vote des femmes à la commission parlementaire.

Présidente du parti du congrès[modifier | modifier le code]

En 1925, Naidu présida la session annuelle Congrès national indien à Kanpur.

En 1929, elle présida le Congrès Indien de l'Est Africain en Afrique du Sud. Elle fut récompensée de la Médaille Kaisar-I-Hind par le gouvernement britannique pour son travail sur l'épidémie de peste indienne.

En 1931, elle participa à une table ronde avec Gandhi et Madan Mohan Malaviya.

Elle joua un rôle de leader dans le mouvement de désobéissance civile et fut incarcérée avec Gandhi et d'autres dirigeants. En 1942, elle fut arrêtée pendant le mouvement "Quit India".

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Naidu commence à écrire à l'âge de 12 ans. Son jeu persique, Maher Muneer, impressionne le Nawab of Hyderabad.

En 1905, sa première collection de poèmes, appelée "The Golden Threshold" est publié[1]. Ses poèmes sont admirés par de nombreux politiciens indiens comme notamment Gopal Krishna Gokhale.

Sa collection de poèmes intitulée "The Feather of The Dawn" est édité et publié à titre posthume en 1961 par sa fille Padmaja.

Mort et Héritage[modifier | modifier le code]

Sarojini Naidu meurt d'une crise cardiaque pendant qu'elle travaille dans son bureau à Lucknow le mercredi 2 mars 1949[2].

Elle est commémorée à travers plusieurs noms d'institutions tel que Sarojini Naidu College for Women, Sarojini Naidu Medical College, Sarojini Devi Eye Hospital et Sarojini Naidu School of Arts and Communication, Université d'Hyderabad.

Aldous Huxley écrit : "It has been our good fortune, while in Bombay, to meet Mrs. Sarojini Naidu, the newly elected President of the All-India Congress and a woman who combines in the most remarkable way great intellectual power with charm, sweetness with courageous energy, a wide culture with originality, and earnestness with humor. If all Indian politicians are like Mrs. Naidu, then the country is fortunate indeed."[3]

Traduction : Cela a été une chance de rencontrer Mme. Sarojini Naidu à Bombay, la nouvelle présidente élue du congrès de l'Inde et une femme qui combine une remarquable intelligence avec son charme, la douceur avec le courage, une vaste culture avec l'originalité, et le sérieux avec l'humour. Si tous les politiciens indiens sont comme Mme Naidu, alors le pays a de la chance.

Son 135e anniversaire en 2014 est marqué par un doodle sur la page d'accueil indienne de google[4].

Golden Threshold[modifier | modifier le code]

Le "Golden Threshold" est une annexe du campus de l'Université d'Hyderabad. Le bâtiment était la résidence du père de Naidu, Aghornath Chattopadhyay, le premier directeur d'"Hyderabad College". Il a été nommé d'après la collection de poèmes de Naidu. Golden Threshold héberge maintenant Sarojini Naidu School of Arts & Communication de l'Université d'Hyderabad[5].

Pendant que la famille Chattopadhyay y vivait, c'était le centre de beaucoup d'idées de réformes à Hyderabad, dans différents domaines tels que le mariage, l'éducation, le féminisme, la littérature et le nationalisme[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • 1905: The Golden Threshold, publié au Royaume-Uni[7] (texte disponible en ligne)
  • 1912: The Bird of Time: Songs of Life, Death & the Spring, publié à Londres[8]
  • 1917: The Broken Wing: Songs of Love, Death and the Spring, including "The Gift of India" (première lecture en public : 1915)[8],[9]
  • 1916: Muhammad Jinnah: An Ambassador of Unity[10]
  • 1943: The Sceptred Flute: Songs of India, Allahabad: Kitabistan, publication posthume[8]
  • 1961: The Feather of the Dawn, publication posthume, édité par sa fille, Padmaja Naidu[11]
  • 1971:The Indian Weavers[12]

Poèmes célèbres[modifier | modifier le code]

  • Damayante to Nala in the Hour of Exile
  • Ecstasy
  • Indian Dancers
  • The Indian Gypsy
  • Indian Love-Song
  • Indian Weavers
  • In Salutation to the Eternal Peace
  • In the Forest
  • In the Bazaars of Hyderabad (Refer to English textbook of 9th and 10th [icse]and 6th andhra pradesh textbook)
  • Ramamuratham
  • Nightfall in the City of Hyderabad
  • Palanquin Bearers
  • The Pardah Nashin
  • Past and Future
  • The Queen's Rival
  • The Royal Tombs of Golconda
  • The Snake-Charmer
  • Song of a Dream
  • Song of Radha, the milkmaid
  • The Soul's Prayer
  • Suttee
  • To a Buddha Seated on a Lotus
  • To the God of Pain
  • Wandering Singers
  • Street Cries
  • Alabaster
  • Autumn Song
  • Bangle Sellers
  • The Coromandal Fishers
  • To youth

Références[modifier | modifier le code]

  1. [editors], Amar Nath Prasad, Bithika Sarkar, Critical response to Indian poetry in English, New Delhi, Sarup & Sons, (ISBN 978-81-7625-825-8, lire en ligne), p. 11.
  2. « Google doodles Sarojini Naidu's 135th birth anniversary' », Indiavision,
  3. Huxley, Aldous (1926). Jesting Pilate: Travels Through India, Burma, Malaya, Japan, China, and America. Paragon House, New York. p. 22.
  4. « Google Doodle celebrates Sarojini Naidu's 135th Birthday », news.biharprabha.com (consulté le 12 février 2014)
  5. « Sarojini Naidu School of Arts & Communication » (consulté le 12 février 2014)
  6. Kaushal Kishore Sharma, Feminism, Censorship and Other Essays, Sarup & Sons, (ISBN 978-81-7625-373-4, lire en ligne), « Sarojini Naidu: A Preface to Her Poetry », p. 56–57.
  7. Knippling, Alpana Sharma, "Chapter 3: Twentieth-Century Indian Literature in English", in Natarajan, Nalini, and Emanuel Sampath Nelson, editors, Handbook of Twentieth-century Literatures of India (Google books link), Westport, Connecticut: Greenwood Publishing Group, 1996, (ISBN 978-0-313-28778-7), 10 décembre 2008
  8. a, b et c Vinayak Krishna Gokak, The Golden Treasury Of Indo-Anglian Poetry (1828–1965), p. 313, New Delhi: Sahitya Akademi (1970, first edition; 2006 reprint), (ISBN 81-260-1196-3), 6 août 2010
  9. Sisir Kumar Das, "A History of Indian Literature 1911–1956: Struggle for Freedom: Triumph and Tragedy", p. 523, New Delhi: Sahitya Akademi (1995), (ISBN 81-7201-798-7); 10 août 2010
  10. « Jinnah in India's history », The Hindu,‎ (lire en ligne)
  11. Lal, P., Modern Indian Poetry in English: An Anthology & a Credo, p. 362, Calcutta: Writers Workshop, second edition, 1971 (however, on page 597 an "editor's note" states contents "on the following pages are a supplement to the first edition" and is dated "1972")
  12. « Indian Weavers », Poem Hunter (consulté le 25 mars 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]