Sarah Wilson

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wilson.
Sarah Wilson
Mw185283.jpg

1893

Biographie
Naissance
Décès
Nationalités
Activité
Père
Mère
Frances Anne Spencer-Churchill (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Parentèle
signature de Sarah Wilson

signature

Lady Sarah Wilson, née Sarah Isabella Augusta Spencer-Churchill le à Woodstock et morte à Londres le , est la première femme correspondante de guerre britannique. Elle est recrutée en 1899, par Alfred Harmsworth pour couvrir le siège de Mafeking pour le Daily Mail, durant la Seconde guerre des Boers.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née en 1865 au palais de Blenheim, Woodstock, Oxfordshire, elle est la plus jeune fille de John Spencer-Churchill, 7e Duc de Marlborough (1822-1883), et de son épouse, Lady Frances Anne Emily Girouette (1822-1899), fille du 3e marquis de Londonderry. Elle est la sœur de George Charles Spencer-Churchill, 8e duc de Marlborough (1844-1892), et de Lord Randolph Churchill (1849-1895), père du Premier Ministre Winston Churchill (1874-1965), dont elle est la tante. Winston Churchill a également travaillé comme correspondant de guerre pendant la Seconde guerre des Boers, pour le Morning Post. Elle est égaleemnt la sœur d'Anne, duchesse de Roxburghe (1854-1923) était sa sœur aînée[1].

Elle épouse le Gordon Chesney Wilson[2], de la Royal Horse Guards. Ils ont un fils, Randolph Gordon Wilson[3].

Correspondante du Daily Mail durant le siège de Mafeking[modifier | modifier le code]

Sarah Wilson et des soldats

Elle est recrutée par le Daily Mail après que le correspondant de ce journal à Mafeking, (actuelle ville de Mahikeng), Ralph Hellawell, est fait prisonnier par les Boers. Elle vit depuis le début de la guerre dans cette ville d'Afrique du Sud, où son mari, le lieutenant-colonel Gordon Chesney Wilson, est aide-de-camp du colonel Robert Baden-Powell, commandant des troupes britanniques. Baden-Powell exige que Sarah Wilson quitte Mafeking en prévision d'un siège, mais durant son voyage[4], elle est faite prisonnière par les Boers puis échangée avec les Britanniques contre un de leurs prisonniers[5].

À son retour à Mafeking, elle constate que la ville n'a pas été attaquée comme prévu. Plus de quatre kilomètres de tranchées ont été creusés et 800 abris construits pour protéger les habitants contre les bombardements[6].

une femme journaliste s'entretient avec trois soldats devant une tente de guerre
Sarah Wilson échangeant avec des soldats.

« The Boers have been extremely active during the last few days. Yesterday we were heavily shelled and suffered eight casualties … Corporal Ironside had his thigh smashed the day before, and Private Webbe, of the Cape Police, had his head blown off in the brickfields trenches[7]. »

Article détaillé : Siège de Mafeking.

Les articles qu'elle envoie au Daily Mail décrivent des éléments de la vie quotidienne de la ville, et ignorent la dureté des combats. Cependant, un des thèmes constants de ses chroniques concerne les difficultés d'approvisionnement alimentaire et la situation qui semble désespérée lorsque la garnison est frappée par une épidémie de typho-malaria. Les difficultés de l'armée britannique permettent aux Boers d'occuper les alentours de la ville, mais la ville elle-même résiste à leurs assauts[8].

Le siège prend fin, après 217 jours, grâce aux renforts de l'artillerie britannique et canadienne, le [Notes 1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. The boisterous celebration ensuing from the lifting of the siege created the word, to maffick, for extravagant and public celebrations).See Pall Mall Gaz. 21 May 2/2 "We trust Cape Town..will ‘maffick’ to-day, if we may coin a word, as we at home did on Friday and Saturday." Complete definition: "To celebrate uproariously, rejoice extravagantly, esp. on an occasion of national celebration (originally the relief of the British garrison besieged in Mafeking (now Mafikeng), South Africa, in May 1900). In later use usually with pejorative connotations." "maffick, v." OED Online. Oxford University Press, June 2015. Web. 5 September 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daryl Lundy, The Peerage. Siblings. See John Winston Spencer-Churchill, 7th Duke of Marlborough family page. Extracted from G.E. Cokayne; with Vicary Gibbs, H.A. Doubleday, Geoffrey H. White, Duncan Warrand and Lord Howard de Walden, editors, The Complete Peerage of England, Scotland, Ireland, Great Britain and the United Kingdom, Extant, Extinct or Dormant, new ed., 13 volumes in 14 (1910-1959; reprint in 6 volumes, Gloucester, U.K.: Alan Sutton Publishing, 2000), vol. 8, p. 502. Ngaio, Wellington, New Zealand. version de décembre 2012. Accès le 5 septembre 2015.
  2. FreeBMD. England & Wales, FreeBMD Marriage Index, 1837–1915. [database on-line]. Provo, UT, USA: Ancestry.com Operations Inc, 2006. here. Accessed 5 September 2015.
  3. Ancestry.com. England & Wales, National Probate Calendar (Index of Wills and Administrations), 1858–1966. [database on-line]. Provo, UT, USA: Ancestry.com Operations Inc, 2010. Probate details p. 444, and p. 666. Accessed 5 September 2015. (inscription nécessaire)
  4. Sarah Wilson, South African Memories Social, Warlike & Sporting From Diaries Written At The Time, Chapter VI. Accessed 5 September 2015.
  5. Wilson, chapters IX and X.
  6. Wilson, chapters XI and XII.
  7. Wilson, Chapter XII.
  8. Wilson, chapter XIII.
  9. The London Gazette, no 27313, 14 mai 1901.
  10. The Times, « Court Circular », mercredi 18 décembre 1901, p. 6, no 36641.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • S. J. Taylor, The Great Outsiders: Northcliffe, Rothermere and the Daily Mail, Weidenfeld & Nicolson, 1996. (ISBN 0-7538-0455-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]