Sarah McCoy (musicienne américaine)

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Sarah McCoy
Surnom Diva
Nom de naissance Sarah McCoy
Naissance (35 ans)
Pine Plains - Dutchess County, New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité principale Musicienne, Pianiste, Auteur-compositeur-interprète, Chanteur
Genre musical Jazz, blues, soul, pop, rock, folk
Instruments Voix, piano, guitare folk
Années actives Depuis 2007
Labels Universal Music Group
Universal Music Jazz Germany
Deutsche Grammophon
Blue Note Records
Influences Nina Simone, Fiona Apple, Janis Joplin,Billie Holiday, Big Mama Thornton, Bessie Smith, Aretha Franklin
Site officiel sarahmccoymusic.com

Sarah McCoy est une musicienne américaine [1],[2] (pianiste, auteur-compositeur-interprète et chanteuse) [3] de blues, jazz et soul [4] née en à Pine Plains [1], une petite ville du Comté de Dutchess dans l’état de New York[1].Tout droit venue de la Nouvelle-Orléans en louisiane pour s’installer à Paris (France) [3] en , où elle entama sa carrière musicale professionnelle.

Un an plus tard elle sort son premier album Blood Siren[5] le [6] (qu’elle a composée et écrit elle-même) sous le label Blue Note Records/Universal Music avec, à la réalisation Chilly Gonzales et Renaud Letang[6].

Biographie [7][modifier | modifier le code]

Enfance, et jeunesse[modifier | modifier le code]

Sarah McCoy fille cadette d'un policier retraité à la santé fragile et d'une ancienne nonne devenue institutrice, est née à Pine Plains, dans l’État de New York [1],[2].Dans les années 1990, la famille McCoy déménagea à Charleston - (Caroline du Sud) [8] au climat plus chaud. Où Sarah durant son enfance aima vivre près de la plage et le soleil de sa nouvelle ville d’adoption.
À 15 ans, elle dut faire face à la mort de son père (suite à un cancer) et également de sa grand-mère à quelques jours d'intervalle[9]. Un événement triste qu’elle n’a pas pu supporter sombrant de ce fait dans une adolescence triste et mouvementée[10]. Elle était une fille étrange, introvertie, vêtue de noir et souvent en guerre avec sa mère[9].

Son salut fut un piano, qui leur a été offert auparavant par un ami de la famille. Ses parents l’ont poussée pour qu’elle en joue, ainsi, elle a commencé à prendre des leçons auprès d’une femme d’église .Prise vite fait au jeu, elle en a beaucoup pratiqué, surtout dans un registre classique. Grâce à cette dernière elle a aussi pu intégrer une école d’arts. En parallèle, elle commença aussi à écrire ses premiers textes qui reflétaient son état d'esprit triste et sombre de son adolescence[9].
À 20 ans, La séparation avec son petit et meilleur ami la rend d'autant plus impatiente de quitter Charleston - (Caroline du Sud) [10] vers de nouveaux horizons en quête de découvrir l’inconnu et de braver son propre destin. Dès lors, elle prend la route avec sa guitare et son chien, souvent en stop, traverse 44 des 50 états américains [2] (un périple qui a duré plus de deux ans).Lors de son passage à San Diego en Californie [7], elle apprend la guitare avec un SDF [11] et commence à jouer en chantant dans la rue la chanson du nomade ultime, « Me & Bobby McGee», et devient une musicienne de rue pour gagner sa vie, en complément de petits boulot[2].

Le déclic[modifier | modifier le code]

Pendant une longue période de canapé-surf et de squat, Sarah se rend à Monterey - (Californie)[7],[10], où elle s’est initiée au blues par des vieux hippies croisés en chemin. Pendant quatre ans vécus Là-bas, elle fait la manche en jouant dans la rue, joue du piano dans un bar « contre des quésadillas »; accumule les petits boulots; vit dans des camionnettes, des squats et enchaîne les misères. Une période de sa vie qu’elle décrit désormais comme celle de ses " mésaventures psychédéliques " [2],[8] qui ne l’a pas empêché tout de même de composer et d’écrire sur ses chagrins d'amour et ses misères.[9]

Un jour, alors qu’elle a touché le fond et sombré dans l’inconnu de sa vie de hobo[2] (vie de vagabond), elle rencontre le guitariste Salvatore Geloso[7], qui passait par la ville ( Monterey - Californie). Sarah, recevra de lui ce jour-là un pur réveil spirituel à travers sa musique et ses paroles. Cette rencontre ne se passera pas sans conséquence puisque Sal (Salvatore Geloso) lui a dit que si jamais elle voulait le trouver, il fallait qu’elle vienne à La Nouvelle-Orléans (Louisiane). C’est là que commence une lueur d’espoir qu’elle va décider de suivre.

La Nouvelle-Orléans (la révélation)[modifier | modifier le code]

En , Sarah McCoy, prend de nouveau la route (direction La Nouvelle-Orléans - Louisiane)[10],[12], pour retrouver Sal (Salvatore Geloso)[7]. Elle débarque au volant d'un van (sa maison), avec sa meilleure amie Alyssa Potter (musicienne de Glockenspiel)[13], et leurs chiens[10].Elle y découvre la soul de Sophia Lee, forge son blues-punk en faisant la manche sur les trottoirs de la " Frenchmen Street " (La Nouvelle-Orléans - Louisiane)[9],[11].

Elle finit même par être cuisinière dans un restaurant, mais grâce à sa détermination et sa persévérance[13], elle finit par décrocher un gig régulier au mythique cabaret " The Spotted Cat " [9],[14],[15] dans le quartier français de la ville et l'a embauchée pour jouer de la musique autour de l'heure du cocktail deux jours par semaine[16].

Là, Sarah a commencé à trouver sa vraie voix.Elle forme un groupe pour l’accompagner, les " Oopsie Daisies "[14],[16],[2] dont les membres vont et viennent.Composé du bassiste Alvin (Dizzy) Rucker, Alyssa Potter joue du Glockenspiel, et Sal (Salvatore Geloso)[14] de la guitare, pendant que Sarah fait ce qu’elle sait le mieux faire, chanter en s’accompagnant au piano[13],[17],[18].

En , le réalisateur cinéaste-ethnologue français Bruno Moynié[19] installé au Canada est passé par là et découvre Sarah McCoy au " Spotted Cat ", impressionné [13],[9] il décide de lui proposer une collaboration en intégrant sa musique au film documentaire (Le Sens de sa place) [20] qu’il était en train de tourner à la Nouvelle-Orléans (Louisiane) et d’un commun accord deviens également son manager. Aussitôt, Il appelle des connaissances en France qui lui dégotent une invitation au festival des Nuits de l’alligator[13].

En , "Off Beat", le magazine de musique de la Nouvelle-Orléans, remet son prix annuel « Best of the Beat »; Sarah y est nommée meilleure artiste émergente [21].Sarah n’a pas gagné, mais cela importe peu pour elle puisque sa seule motivation était de prendre l’avion pour se produire en France et conquérir le public français.Sarah McCoy sera la découverte annuelle du festival des Nuits de l’alligator en France[10],[9].

L’un des programmateurs de cet événement, Stéphane Deschamps [22] (journaliste aux "Inrocks")[10] lui a renouvelé l’invitation pour les prochaines dates, ravi de l’expérience et du potentiel de l’artiste émergente venue d’outre atlantique [23]. Lors de sa première tournée en France une rencontre avec le groupe The Limiñanas, de Perpignan va conduire à une collaboration en (Backing-band) et l’enregistrement du premier single de Sarah McCoy « Beautiful stranger » sorti en [24]. Pendant trois ans, Sarah McCoy va enchainer des allers et retours entre la Nouvelle-Orléans et la France pour quelques concerts par si et par là (festival des Nuits de l’alligator[13], festival Blues en Seine[9] etc..) avant de faire La Rencontre de sa vie.

La Rencontre (Chilly Gonzales) [25][modifier | modifier le code]

En , Sarah McCoy inaugurait à Paris la soirée piano du Arte Concert Festival à la Gaîté Lyrique [8],[26],[27].Elle faisait la première partie du compositeur-interprète britannique Jarvis Cocker et de Chilly Gonzales, producteur et pianiste expérimental pop-classique primé aux Grammy Awards, qui lançaient leur album commun chez Deutsche Grammophon, « Room 29 » [2],[8],[27].Quelques notes ont suffi pour foudroyer le cœur des auditeurs présents. Les festivaliers n’ont pas été les seuls à tomber sous le charme de la chanteuse-pianiste : Chilly Gonzales[11] lui aussi a été subjugué. C’est ainsi qu’il fait sa connaissance [28] et l’invite le lendemain pour faire un test d'enregistrement avec son ami producteur, Renaud Letang. Ce dernier qui est d'origine iranienne et basé à Paris , est l'architecte derrière les enregistrements d'artistes du monde entier: Feist , Manu Chao, Seu Jorge, Jane Birkin et Jamie Lidell.

En , Sarah déménage de la Nouvelle-Orléans pour s’installer à Paris[28]. Les deux hommes (Gonzales et Letang) étant convaincus par les performances artistiques de Sarah, décident de produire son tout premier album « Blood Siren » et commencent ensemble l’enregistrement,en aux studios Ferber[11] à Paris. L’album est sorti le sur le label Blue Note Records/Universal Music[11],[25],[28].

Style de musique & influences[modifier | modifier le code]

Seule au piano, chantant dans une production sudiste de Tom Waits[10], Sarah McCoy, dévoile un univers intime puissant et métaphorique. Du blues sauvage, de la soul rock et du jazz violent entre mélancolie, colère, nostalgie et rêve[4]. La pianiste-chanteuse exubérante et fulminante, tempête vocale accrochée à son piano, avec de la rage dans les yeux.Une débauche d’énergie, de sensations fortes et d’émotions totalement hors normes [4],[13],[28]. Elle maîtrise autant le grimage que le placement de voix, régulièrement parée de couronnes, peintures corporelles et autres costumes oniriques influencé par sa formation à l’école d’arts et à son gout pour les performances théâtrales.[10],[28],[29]

Connue pour sa voix caractéristique rappelant celles de Nina Simone, Fiona Apple, Janis Joplin, Billie Holiday, Big Mama Thornton, Amy Winehouse, Bessie Smith ou encore Aretha Franklin[3],[10],[28], Sarah McCoy est souvent comparée à ces dernières.[13] On peut également sentir les impressions et influences classiques de Satie [25] et Rachmaninoff[25] ainsi que le zeste de Kurt Weil[9] dans l'œuvre de son piano.

D'une manière générale, la musique de Sarah McCoy est un mélange de styles comme le jazz, le blues ou encore la soul aux influences musicales aussi bien classiques [25] que moderne [30], mais également s’inspire des influences de la vie quotidienne et de son propre vécu[3],[29].Elle essaye toujours d’adapter sa musique à l’environnement qui l’entoure[29].Cela influence sa façon de composer, de jouer et de chanter.Si elle devait définir sa musique, ce ne serait pas un genre, mais plutôt une attitude, dit-elle lors d'une interview[29].

Sarah McCoy ne fait pas que jouer et chanter de la musique. Elle écrit aussi les paroles et compose la musique de toutes ses chansons. Dans une interview, elle affirme être inspirée par ‘ les événements autobiographiques de sa vie et l’environnement qui l’entoure et que dans toute ces chansons il y’a une relation entre les images et les émotions qu’elle crée avec ses mots, et leur relation avec la musique qui les porte [29].

Discographie[modifier | modifier le code]

Albums studio[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

Clips vidéo[modifier | modifier le code]

" Boogieman " est le single promotionnel et l‘un des 13 titres de l’album Blood Siren [6] sorti le [5]. L’album a été dévoilé avec un clip ensorcelant[2],[34]produit par Marc Helfers /Neue Stereo. Ce clip est aussi le premier clip vidéo[2],[32]de Sarah McCoy où on la découvre déguisée et maléfique tout comme le personnage de Boogieman 'le croque-mitaine, caché sous notre lit'.

Distinctions[modifier | modifier le code]

  •  : Classement à la tête du top 5 meilleurs album catégorie musique du monde en [35] par Télérama, un magazine culturel français à parution hebdomadaire.
  •  : Nomination à la catégorie "meilleure artiste émergente" pour le prix annuel « Best of the Beat »[21] que remet Off Beat, le magazine de musique de la Nouvelle-Orléans, Les autres catégories comprenaient Cyril Neville (des Neville Brothers), Jon Batiste, Jason Marsalis et Tab Benoit.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Sarah McCoy », sur culturoscope.ch.
  2. a b c d e f g h i et j « "Boogieman", clip ensorcelant de Sarah McCoy », sur Fip.fr.
  3. a b c et d « Chronique: sarah McCoy », sur citizenjazz.com.
  4. a b et c « SARAH MCCOY (Soul-Jazz - Etats-Unis) », sur lecafemusic.com/.
  5. a b et c (en) « Sarah McCoy – Blood Siren », sur Discogs.
  6. a b c et d (en) « My album blood Siren is out on all platforms », sur Twitter - SarahMcCoyMusic.
  7. a b c d et e (en) « Sarah McCoy Storms Frenchmen Street », sur offbeat.com.
  8. a b c et d « Festival Le Mans : Sarah McCoy », sur europajazz.fr.
  9. a b c d e f g h i et j « Sarah McCoy : les rugissements d'une diva punk », sur telerama.fr.
  10. a b c d e f g h i et j « Sarah McCoy, portrait d'une magnifique ogresse », sur lesinrocks.com.
  11. a b c d et e « Le pouvoir de la voix de Sarah McCoy », sur franceinter.fr.
  12. « Sarah McCoy : "à la Nouvelle-Orléans, j'ai retrouvé goût à la vie" », sur franceinter.fr.
  13. a b c d e f g et h « Sarah McCoy, la puissance d'une diva soul », sur nouvelobs.com.
  14. a b et c (en) « Faces of Frenchmen Ep 4: Sarah McCoy », sur OffBeat Magazine - youtube.com.
  15. (en) « The spotted Cat proudly features these bands & more », sur spottedcatmusicclub.com.
  16. a et b (en) « Sarah McCoy at The Spotted Cat Monday », sur nola.com.
  17. (en) « Sarah McCoy & The Oopsie Daisies », sur Mitch's Music Grapevine - youtube.com.
  18. (en) « Sarah McCoy & The Oopsie Daisies at The Spotted », sur Homeless Romantic - youtube.com.
  19. « A propso de Bruno Moynié », sur studiobrunomoynie.com.
  20. « Le Sens de sa place - Bruno Moyne, music sarah McCoy », sur neworleansfilmsociety.org.
  21. a et b (en) « OffBeat’s 2013 Best Of The Beat Awards Winners voting », sur offbeat.com.
  22. « Stéphane Deschamps: biographie », sur franceinter.fr.
  23. « Les Nuits de l’Alligator 2019 », sur telerama.fr.
  24. « Sarah McCoy : Beautiful Stranger », sur lesinrocks.com.
  25. a b c d et e « Sarah McCoy, sirène du mississipi : interview », sur horsdoeuvre.fr.
  26. « ARTE Concert festival:Jarvis Cocker & Chilly Gonzales + Sarah McCoy », sur gaite-lyrique.net.
  27. a et b « Une réjouissante programmation pour la 2nd édition du Arte Concert Festival », sur lesinrocks.com.
  28. a b c d e et f « L’Interview de Sarah McCoy », sur journalventilo.fr
  29. a b c d et e « Ma musique s’apparente à un oreiller dans lequel je crie », sur Lehavre.fr
  30. « Les 10 titres qui ont influencés la vie de S.McCoy », sur franceinter.fr.
  31. « Beautiful Stranger », sur chartsinfrance.net.
  32. a et b (en) [vidéo] SarahMcCoyVEVO, Sarah McCoy - Boogieman sur YouTube
  33. « Devil's Prospects », sur chartsinfrance.net.
  34. (en) « credits photos & videos », sur sarahmccoymusic.com.
  35. « Les meilleurs albums 2019 », sur telerama.fr.

Presse, Médias & Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources en ligne[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]