Sarah Marquis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Sarah Marquis
Sarah Marquis Taken on February 25, 2009 by Juliana Rotich.png

Sarah Marquis en 2009

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (45 ans)
DelémontVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domicile
Activités
Autres informations
Site web

Sarah Marquis, née le 20 juin 1972 à Delémont[1], est une aventurière suisse. Elle passe sa jeunesse à Montsevelier[2] et se passionne pour les aventures et la vie sauvage. Après avoir essayé le cheval et le canoë, elle choisit la marche sur de longues distances.

Mode opératoire[modifier | modifier le code]

Son mode opératoire est le suivant : elle marche des dizaines de kilomètres avec un sac ou une petite charrette[3] pour ses affaires et le soir elle plante une tente pour passer la nuit. Le ravitaillement est organisé par son frère et des sponsors financent ses expéditions[4]. Elle donne aussi des conférences[5] pour partager ses expériences.

En 2000, elle effectue sa première longue randonnée en solo du Nord au Sud de l'Ouest des États-Unis (4 260 km en 4 mois)[6] en passant par les Montagnes Rocheuses et le Désert des Mojaves.

La traversée des déserts australiens en 2002-2003 en 17 mois et 14 000 km est racontée dans son premier livre (L'aventurière des sables). Cette traversée dans le fameux outback australien est une classique pour les aventuriers[7],[8].

En 2006, elle suit la Cordillère des Andes, du Chili au Machu Picchu (7 000 km en 8 mois). Dans cette expédition elle a aussi bénéficié de l'aide d'un guide, qui a ensuite révélé l'avoir transportée en voiture sur 200 km. L'émission Mise au point[9] de la Télévision suisse romande a révélé que Sarah Marquis n'avait pas mentionné ce fait dans ses récits (La voie des Andes)[10].

ExplorAsia est le nom donné à l'une de ses dernières aventures (de la Sibérie à l'Australie en passant par la Mongolie, le désert de Gobi, la Chine, le Laos et la Thaïlande)[11]. Elle doit affronter des températures de -20 degrés Celsius, des tempêtes de sable, des visites nocturnes malveillantes de cavaliers mongols, des nuits cachées dans les égouts, des trafiquants de drogue et des poussées de dengue[12]. Dans cette expédition elle a testé un appareil, développé par le Centre suisse d'électronique et de microtechnique, qui permet au Centre hospitalier universitaire vaudois de suivre en direct l'état de santé de la randonneuse[13]. Elle publie en 2014 Sauvage par nature, récit de ce voyage de 1000 jours[14].

En 2014, le magazine National Geographic a nominé Sarah Marquis « Aventurière de l'année »[15],[16] et elle entre ainsi pour 2014 dans le « top 10 des géants de l'aventure »[17]. L'Hebdo voit en Sarah Marquis une nouvelle Ella Maillart[18].

En 2015, elle passe trois mois dans la région de Kimberley (Australie-Occidentale). Elle parcourt 800 kilomètres et peut survivre dans le bush australien en cueillant des baies et en attrapant des poissons[19]. Ces aventures sont décrites dans son livre Instincts.

Télémédecine[modifier | modifier le code]

L'expédition de Sarah Marquis entre la Sibérie et l'Australie a été suivie par télémédecine, en utilisant la même technologie que celle utilisée pour les astronautes de l’Agence spatiale européenne. Les résultats sont transmis par téléphone satellite[20].

Récits[modifier | modifier le code]

  • L'aventurière des sables: 14000 km à pied à travers les déserts australiens, Éditions du Roc, Bévilard, 2004
  • La voie des Andes: 8 mois à pied sur la Cordillère des Andes, Eucalype, Verbier, 2007
  • The Desert Hiker, Eucalype, Verbier, 2007
  • L'extraordinaire destin de D'Joe: le chien australien de l'aventurière Sarah Marquis, Eucalype, Verbier, 2009
  • Sauvage par nature: 3 ans de marche extrême en solitaire de Sibérie en Australie, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2014
  • Déserts d'altitude: Du chili au Machu Picchu, 8 mois à pied sur la Cordillère des Andes, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2015 (Sorti le 19.03.2015)
  • Instincts: Trois mois seule à pied, en survie dans l'Ouest sauvage australien, Michel Lafon, Neuilly-sur Seine, 2016 (Sorti le 01.10.2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire du Jura[21]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Migros magazine, 2 décembre 2013
  2. Madame Figaro, 9 juin 2014.
  3. Elle, 25 novembre 2011.
  4. Neue Zürcher Zeitung, 17 janvier 2014.
  5. [vidéo]Conférence Lift09
  6. http://www.swissinfo.ch/fre/sarah-marquis--marcheuse-de-choc-et-de-charme/171922
  7. Passe-moi les jumelles, Radio télévision suisse, 17 décembre 2003
  8. Elle rencontre aussi un chien qui la suit jusqu'en Suisse (Tribune de Genève, 21 avril 2014)
  9. Mise au point, 24 octobre 2010
  10. Sarah Marquis a menti sur son parcours au Chili
  11. Femina (magazine suisse), 21 mai 2013
  12. New York Times Magazine, September 28, 2014[1], (consulté le 30 septembre 2014)
  13. Le Temps (quotidien suisse), 23 février 2010
  14. « Sarah Marquis, "le petit pont entre la nature et les humains" », sur France Info (consulté le 27 août 2014)
  15. National Geographic, Adventurers of the year 2014[2]
  16. « Sarah Marquis la femme qui marche », sur Le Figaro Madame (consulté le 27 août 2014)
  17. « Sarah Marquis, nominée «Aventurière de l’année» », sur Femina, (consulté le 27 août 2014)
  18. L'Hebdo du 24 avril 2014
  19. Eddie Rachel, The woman who crossed a wilderness: Incredible story of explorer who is the first to walk across Australia's deadly Kimberley, fighting off crocodiles and surviving on bugs" [3], Mail Online, 15 octobre 2015 (consulté le 19 janvier 2017)
  20. « L’expédition de Sarah Marquis permet d’affûter les outils de télémédecine », sur letemps.ch (consulté le 27 août 2014)
  21. Dictionnaire du Jura.ch

Liens externes[modifier | modifier le code]