Sara Omar

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Sara Omar
Naissance (32 ans)
Sulymaniah, Kurdistan
Nationalité Kurde e Danois
Pays de résidence Danemark
Activité principale
Romancière, stud.scient.pol, auteut-compositeur, scénariste, activiste des droits de l’homme, chroniqueur
Distinctions
  • Prix Liberté d’expression 2018 [1]
  • Prix Livre de lecteur 2018 [2]
  • Auteur du mois, mars 2018 (Plusbog) [11],[12]
  • Auteur du mois, février 2018 (Bibliothèque principale de Copenhague) [13]
  • Travel Grant d’Erik Hoffmeyer [14]
Auteur

Œuvres principales

  • Laveuse de Morts

Sara Omar ((kurde : سارا عومه‌ر; née le 21 août 1986 à Sulymaniah, Kurdistan) est une romancière et militante pour les droits des femmes, de nationalité kurde.


Biographie[modifier | modifier le code]

Sara Omar est née en 1986 dans la ville de Sulymaniah au Kurdistan. Elle y passe les 10 premières années de sa vie dans le contexte de la Guerre Iran–Irak (1980-1988), puis de la Guerre du Golfe. Elle passe ensuite 5 ans avec sa famille dans un camp de réfugiés avant de fuir la guerre et de partir habiter au Danemark en 2001. Elle y effectue sa scolarité et suit un cursus en science politique[15].

Sara Omar écrit depuis 2004 de la poésie et contribue à un débat critique des médias au Moyen-Orient.[réf. nécessaire] Elle montre dans son œuvre une grande préoccupation pour des questions telles que la circoncision, l'inceste, l'agression sexuelle, les crimes d'honneur, le contrôle social, les droits de l'homme, l'oppression des femmes, les personnes handicapées, les droits fondamentaux des enfants et de l'homme dans des sociétés patriarcales.

Sara Omar se fait connaître avec son premier roman, Laveuse de Morts (da: Dødevaskeren) publié en 2017[16]. Ce livre, à large composante autobiographique, et rédigé après une profonde dépression, dénonce la culture de l’honneur et l’oppression des femmes aussi bien dans son pays d'origine que dans son pays d'accueil, avec le soutien implicite de la gauche qui « animé de bonnes intentions [...] a trop longtemps fermé les yeux », et de la droite qui « met[tait] de l’huile sur le feu, au lieu d’apporter des solutions »[15].

Son roman devient un best-seller au Danemark et fait l'objet d'une critique unanimement élogieuse[15].

Elle est reconnue et récompensée avec son livre au Danemark et elle gagne ainsi plusieurs prix. Sur le plan littéraire, le journal danois Jyllands-Posten la compare à Elena Ferrante [17] et DR2 Dagen (émission de télévision danoise) note des similitudes entre Khaled Hosseini et elle. D'autres la comparent à Karen Blixen et Anne-Cathrine Riebnitzsky[15].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gladsaxe Bladet, « Omstridt forfatter får ytringsfrihedspris », Gladsaxe Bladet,‎ (lire en ligne)
  2. Danmarks Biblioteksforening, « Sara Omar vinder Læsernes Bogpris 2018 », Danmarks Biblioteksforening,‎ (lire en ligne)
  3. Poul Madsen, « Årets Victor til Sara Omar », Ekstrabladet,‎ (lire en ligne)
  4. Mads Kastrup, « Jeg er ikke ene om at være mor til en dræbt datter », Ekstrabladet,‎ (lire en ligne)
  5. Politikens Forlag, « Sara Omar får Årets Victor », Politikensforlag.dk,‎ (lire en ligne)
  6. Saxo, « Sara Omar får prisen som Danmarks modigste forfatter », Saxo.dk,‎ (lire en ligne)
  7. Peter Boier, « Årets Victor har sat livet på spil: - Jeg har brudt tavsheden », Ekstrabladet,‎ (lire en ligne)
  8. Have Kommunikation, « Artbeat Prisen 2018 går til Historien om Danmark », Mynewsdesk.dk,‎ (lire en ligne)
  9. HAVE kommunikation, « Mød vinderne af Artbeat Prisen 2018 », Havekommunikation.dk,‎ (lire en ligne)
  10. Artbeat Prisen, « Nominerede 2018 », Artbeatprisen.dk,‎ (lire en ligne)
  11. Uffe Aalborg, « Sara Omar er månedens forfatter », Plusbog.dk,‎ (lire en ligne)
  12. Politikens Forlag, « Dødevaskeren Plusbog », Facebook.dk,‎ (lire en ligne)
  13. Københavns hovedbibliotek, « Månedens forfatter: Sara Omar: Dødevaskeren », Issuu.com,‎ (lire en ligne)
  14. Dansk Flygtningehjælp, « Rejselegat til dansk-kurdisk kunstner », flygtning.dk,‎ (lire en ligne)
  15. a b c et d « " La laveuse de morts ", le best-seller qui passionne les Danois », sur Le Monde.fr (consulté le 26 avril 2018).
  16. Peter Nielsen, « Først Yahya Hassan, nu Sara Omar », Information,‎ (lire en ligne).
  17. « Dansk litteratur har fået en ny og tiltrængt stemme: Sara Omars debutroman er rystende læsning », Jyllands-Posten,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]