Sara Danius

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Sara Danius
Sara Danius - 2016 (cropped).jpg
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (56 ans)
TäbyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Lars Danius (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Anna Wahlgren (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Felicia Feldt (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Stefan Jonsson (d) (depuis )Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Distinctions
Lagercrantzen (d) ()
Prix Disa (d) ()
Prix de l'essai Gerard Bonniers (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Sara Maria Danius est une critique et spécialiste de la littérature suédoise, née le à Täby (banlieue de Stockholm)[1]. Elle est Professeur en esthétique à l'université de Södertörn et enseigne également la littérature à l'université d'Uppsala[2],[3]. De 2015 à 2018, elle est secrétaire perpétuelle de l'Académie suédoise.

Carrière[modifier | modifier le code]

Après l'obtention d'une maîtrise en arts et théorie critique à l'université de Nottingham en 1989, elle débute des recherches pour la rédaction d'une thèse de doctorat à l'université de Duke en 1997[2]. Elle la soutient à la faculté d'Uppsala deux ans plus tard[4]. Sara Danius a publié plusieurs études consacrées au lien entre littérature et société et écrit des ouvrages sur Honoré de Balzac, Stendhal, Gustave Flaubert, Marcel Proust et James Joyce[2].

Elle travaille également comme critique littéraire au Dagens Nyheter depuis 1986.

Académie suédoise[modifier | modifier le code]

Elle devient membre du comité directeur de l'académie Royale Suédoise des Belles-Lettres, de l'Histoire et des Antiquités en 2010[1].

En mars 2013, elle est élue membre de l'Académie suédoise au fauteuil n°7, occupé auparavant par Knut Ahnlund[3],[2]. Elle succède en 2015 à l'historien Peter Englund au poste de secrétaire perpétuel de l'Académie, devenant la première femme à exercer cette fonction[5] .

En plein coeur du scandale d'agressions sexuelles et de réseau d'influence qui secoue l'Académie, elle décide de diligenter une enquête interne confiée à un cabinet d'avocats, en décembre 2017. Les académiciens sont informés des conclusions de cette enquête. Mais, une majorité d’entre eux en refuse les conclusions et renouvelle leur confiance à Katarina Frostenson dont le mari, le Français Jean-Claude Arnault semble mis en cause pour des viols et des agressions sexuelles. Trois « immortels », en désaccord avec cette majorité, annoncent leur mise en retrait le 6 avril 2018. Les membres de l'Académie obligent alors Sara Danius à quitter son poste de secrétaire le 12 avril 2018 ; elle en profite pour se mettre en retrait de son fauteuil. Son prédécesseur au poste de secrétaire perpétuel, Peter Englund, estime que les critiques qui lui ont été adressées en interne sont « injustifiées ». Des manifestations de soutien à Sara Danius se succèdent. Le 20 avril 2018, les onze « immortels » restants,sur dix-huit, indiquent finalement, un peu contraints, qu’ils saisissent la justice sur la base du fameux rapport d'enquête[6],[7],[8].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Sara Danius, Svenskt biografiskt lexikon
  2. a, b, c et d Ny ledamot i Svenska Akademien « Copie archivée » (version du 11 mars 2013 sur l'Internet Archive), communiqué de presse de l'Académie suédoise, le 7 mars 2013 (suédois).
  3. a et b DN-medarbetare tar plats i Svenska akademien, Dagens Nyheter, 7 mars 2013.
  4. Sara Danius sur le site de l'université de Södertörn
  5. [1]
  6. « La patronne de l'Académie qui décerne le Nobel de littérature forcée de démissionner après un scandale sexuel », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne)
  7. Anne-Françoise Hivert, « Le prix Nobel de littérature en péril », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  8. Anne-Françoise Hivert, « En Suède, les féministes empruntent le col lavallière. Le 12 avril, Sara Danius est évincée de l’Académie suédoise. En cause ? Son ardeur à élucider une affaire d’agressions sexuelles au sein de l’institution. Depuis, des milliers de Suédois arborent un col lavallière, son vêtement fétiche, en signe de soutien », Le Monde,‎ (lire en ligne)