Santiago Creel

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Santiago Creel
Illustration.
Fonctions
Secrétaire de l'Intérieur du Mexique
Prédécesseur Diódoro Carrasco Altamirano
Successeur José Carlos María Abascal Carranza
Biographie
Date de naissance (64 ans)
Lieu de naissance Mexico, (Mexique)
Parti politique PAN logo (Mexico).svg

Santiago Creel Miranda (né à Mexico, le 11 décembre 1954) est un homme politique mexicain membre du Partido Acción Naciona (PAN, conservateur).

Formation[modifier | modifier le code]

Il a obtenu une licence de droit à la faculté de Droit de l'Université nationale autonome du Mexique et a continué ses études à l'Université de Georgetown puis à l'Université du Michoacán dont il obtient une maîtrise. Il a participé au Grupo San Angel, une ONG visant à la démocratisation du Mexique et regroupant des tendances politiques diverses.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il a été conseiller citoyen du conseil général de l'Instituto Federal Electoral de 1994 à 1996 et député fédéral de 1997 à 1999.

Il s'est présenté à l'élection au poste de chef de gouvernement de Mexico en 2000, élection qu'il perd au profit du candidat du Partido de la Revolución Democrática (gauche) Andrés Manuel López Obrador. Il fut nommé ministre de l'intérieur par le président Vicente Fox, poste dont il démissionne en 2005 pour lancer sa campagne à l'investiture du PAN pour l'élection présidentielle de 2006. Il est mené au premier tour de la primaire avec 35,5 % des votes contre 45,7 % au vainqueur Felipe Calderón et annonce qu'il se retire de la course s'il n'emporte pas le second tour. Malgré une sévère défaite (36,2 % contre 50,6 % pour son principal adversaire), il se présente au troisième tour qu'il perd également.

Il a été élu sénateur (période 20062012) via le scrutin de liste 2006 puis chef du groupe PAN dans cette assemblée.

Controverses[modifier | modifier le code]

Il a été impliqué dans deux affaires.

Fin mars 2005, la journaliste Marcela Gómez Salce écrit dans le Milenio Diario au sujet d'une négociation supposée entre Santiago Creel — alors ministre de l'intérieur — et Roberto Madrazo — alors président du Partido Revolucionario Institucional (PRI) — pour que les députés du PRI votent en faveur de la levée de l'immunité du chef de gouvernement de Mexico, Andrés Manuel López Obrador du Partido de la Revolución Democrática (PRD) en échanges d'avantages économiques en faveur des États gouvernés par le PRI. Le but est de le faire condamner pour non-respect d'une décision de justice et l'écarter de la course à la présidentielle dont il est l'un des favoris. Devant la dénégation du ministre, la journaliste donne sa source : le président du PRI lui-même, qui nie aussitôt. Au finale, la plupart des députés du PRI votent la levée de l'immunité. Cette affaire mine la candidature à l'investiture de Santiago Creel qui est, jusqu'alors, favori.

En 2006, il se voit impliqué dans l'affaire des scandales vidéos de Ahumada, un entrepreneur argentin qui a produit des vidéos à l'encontre de membres du gouvernement de Mexico dirigé par Andrés Manuel López Obrador. L'entrepreneur a déclaré par vidéo depuis Cuba que Santiago Creel et d'autres membres du PAN ont conclu un accord avec lui : la protection en échange de ces vidéos, destinées à miner la candidature de López Obrador à la présidentielle. L'entrepreneur a ensuite démenti, indiquant que ces aveux avaient été forcés par le gouvernement cubain.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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