Sant'Omero
| Sant'Omero | |
L'hôtel de ville. | |
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | |
| Province | |
| Code postal | 64027 |
| Code ISTAT | 067039 |
| Code cadastral | I348 |
| Préfixe tél. | 0861 |
| Démographie | |
| Gentilé | santomeresi |
| Population | 5 077 hab.[1] (2026) |
| Densité | 148 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 42° 47′ 00″ nord, 13° 48′ 00″ est |
| Altitude | Min. 209 m Max. 209 m |
| Superficie | 3 420 ha = 34,2 km2 [2] |
| Localisation | |
Localisation dans la province de Teramo. | |
| Liens | |
| Site web | Site officiel |
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|
Sant'Omero est une commune italienne d'environ 5 300 habitants située dans la province de Teramo, dans la région Abruzzes, en Italie méridionale.
Géographie
[modifier | modifier le code]Sant'Omero est située au sommet d'une colline à 209 mètres d'altitude, à cheval sur les rivières Vibrata (it) et Salinello (it), à environ 14 kilomètres de la mer Adriatique et à 27 kilomètres de Teramo. Le territoire communal s'étend sur 33,97 km2. Le climat est tempéré, influencé à la fois par la proximité de la côte et des Apennins. La conformation du territoire est variée, avec des zones collinaires (Sant'Omero centre, Case Alte, Poggio Morello) et des zones planes (Garrufo, Santa Maria a Vico, la zone bonifiée du Salinello)[3].
Histoire
[modifier | modifier le code]Les origines de Sant'Omero remontent à l'époque préhistorique, comme en témoignent les premières traces de civilisation dans la zone. La première mention historique de la ville date de 1154, lorsque Sant'Omero apparaît comme un centre féodal d'une certaine importance, sous la domination de Gualtiero di Rinaldo. Selon l'archéologue Francesco Savini, Sant'Omero est l'une des localités les plus anciennes de la vallée de la Vibrata, grâce à la découverte d'une inscription sur un cône de grès, le soi-disant « Cippo Italico », retrouvé en 1843 sur les collines de Sant'Omero et aujourd'hui conservé au musée civique de Teramo.
Au XIIe siècle, Sant'Omero devient un fief de la famille Acquaviva, qui y construit un château et des remparts imposants. La famille Acquaviva, y réside périodiquement et renforce les défenses de la ville. En 1173, le Catalogue des barons normands mentionne Sant'Omero comme un fief tenu par Gualtieri di Rainaldo, en service pour le comte d'Abruzzo, fournissant quatre soldats à cheval[4].
En 1644, le fief de Sant'Omero est vendu à Don Alvaro Alarçon De Mendoza, qui y établit sa résidence et développe l'économie locale. Le château féodal, partiellement transformé en habitation privée, reste un témoignage de cette époque, avec son entrée nord-est et son lourd portail en bois ferré. La fin du XVIIIe siècle marque la fin de la domination féodale avec la chute du royaume de Naples et la défaite des armées du roi Ferdinand IV. Sant'Omero passe alors sous la gestion de Gianberardino Delfico, gouverneur des États Allodiaux d'Atri, dépendant directement de la couronne de Naples. En 1806, après la chute du royaume de Naples, Sant'Omero devient une partie intégrante du territoire du royaume d'Italie.
Le centre historique de Sant'Omero conserve des traces de l'époque médiévale, comme l'ancienne église de la Miséricorde, désacralisée et aujourd'hui utilisée pour des conférences et des expositions. La ville est également connue pour ses « pinciare », des maisons en terre crue et paille, typiques de la région, que l'on peut découvrir le long de l'itinéraire touristique « Via delle Pinciare »[5].
Patrimoine
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- L'église Santa Maria a Vico (it) : Église aux caractéristiques paléochrétiennes et préromanes, datant du Xe siècle. Elle est considérée par l'archéologue Francesco Savini comme la plus ancienne des Abruzzes et a été incluse en 1902 dans la liste des Monuments nationaux italiens. Elle conserve une inscription romaine relative à un temple dédié à Hercule [6].
- Borne milliaire de Vallorina : Découvert en 1823 dans la localité de Vallorina, cette borne est considéré comme une preuve de l'ancien tracé de la Via Salaria, rebaptisée Via Metella.
- Château féodal : Construit comme premier rempart de défense, il est partiellement transformé en habitation privée. Il conserve une loggia médiévale et une façade de style Renaissance.
- Case di terra (pingiare) : Construites en terre crue et paille, elles sont typiques de la région et peuvent être admirées le long de la "Via delle Pinciare".
- Simulacre de Sainte Apollonie : Statue en grès à laquelle les fidèles adressaient des supplications contre le mal de dents[7].
Administration
[modifier | modifier le code]- agglomérations : Garrufo, Poggio Morello, Villa Ricci, Case Alte ;
- habitations dispersées : Bivio Sant'Omero, Casette, Villa Gatti, Barracche.
Communes limitrophes
[modifier | modifier le code]Bellante, Campli, Civitella del Tronto, Corropoli, Mosciano Sant'Angelo, Nereto, Sant'Egidio alla Vibrata, Torano Nuovo, Tortoreto.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Resident population by age, sex and marital status on 1st January 2026 », sur demo.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Classificazioni statistiche – anno 2026 », sur www.istat.it, Istituto Nazionale di Statistica italiano, (consulté le ) (Remarque : Lier le fichier à l'ensemble de données techniques.)
- ↑ « Pro Loco Sant'Omero - Il territorio » (consulté le )
- ↑ « Storia e Luoghi d'Abruzzo - Sant'Omero » (consulté le )
- ↑ « Giulianova.it - Sant'Omero » (consulté le )
- ↑ « YesAbruzzo! - Sant'Omero » (consulté le )
- ↑ « Portodeipiceni - Sant'Omero » (consulté le )
