Sansevieria

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Sansevieria est un genre de 70 espèces de plantes succulentes, généralement herbacées. Il appartient à la famille des Liliaceae (ou à celle des Dracaenaceae) selon la classification classique. Selon la classification phylogénétique ce genre fut classé dans la famille des Ruscaceae, mais avec la classification APG III (2009) cette famille est devenue invalide et ce genre est actuellement dans la famille des Asparagaceae.

Ces espèces sont originaires des régions tropicales d'Afrique ou parfois d'Asie.

Description[modifier | modifier le code]

Les feuilles sont de forme triangulaire. Certaines espèces présentent des feuilles de 10 cm de large à la base et 15 cm de long. D'autres font 6 cm de large au plus et peuvent atteindre 2m de haut[réf. nécessaire] et former des buissons.

La floraison consiste en panicules dressées avec des petites fleurs blanches ou blanc-verdâtre très fragrante à la tombée du jour. Le fruit est une baie rouge ou orange.

Certaines espèces de Sansevieria sont considérées comme plantes dépolluantes. Elles absorbent notamment le benzène, le formaldéhyde, le toluène, le trichloréthylène ou encore le xylène[2].


Nomenclature et systématique[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Ce genre a été nommé en l'honneur de Raimondo di Sangro, prince de San Severo qui naquit à Torremaggiore et mourut à Naples (1710-1771)[3]. Les appellations « Sanseviera », « Sanseveria », « Sansevière » sont parfois utilisées.

Liste des espèces[modifier | modifier le code]

Utilisation[modifier | modifier le code]

En Afrique, les feuilles sont parfois utilisées pour fabriquer des fibres[réf. nécessaire]. La sève de certaines espèces (Sansevieria ehrenbergii) a des qualités antiseptiques et les feuilles sont utilisées pour des pansements traditionnels[réf. nécessaire]. Pour obtenir le poison de leurs flèches, mortel en quelques minutes, des Bushmans mâchent certaines feuilles toxiques de Sansevieria et mélangent le produit avec des extraits de larves toxiques de coléoptères.

Certaines espèces (notamment Sansevieria trifasciata) sont souvent employées comme plantes d'appartement, car elles s'accommodent d'un emplacement ensoleillé ou ombragé et d'oubli d'arrosage (mais elles sont par contre sensible à l'excès d'arrosage). Vu leur taille, elles peuvent aussi former une demi cloison de séparation dans une pièce ou un bureau.

Mode de culture[modifier | modifier le code]

Ces plantes apprécient un emplacement ensoleillé. Elles supportent un environnement mi-ombre, mais les feuilles seront moins belles. Les températures élevées en été ne posent pas de problème, mais elles ne supportent en général pas moins de +12 °C en hiver, avec une terre sèche sinon elle pourrissent facilement en cas d'excès d'humidité. Les espèces supportent l'aridité mais apprécie un apport généreux en eau une fois par semaine, si la température est supérieure à +25 °C (comme les cactus et plantes grasses, avec un bon drainage). Par ailleurs, les sansevières sont calcicoles (indifférentes à l'eau calcaire), ce qui est assez rare.

Pour la multiplication, la meilleure solution est la division des rhizomes. Le bouturage de tronçons de feuilles est possible avec une température suffisamment élevée, au-delà de 20 °C, mais il fait perdre les panachures jaunes du Sansevieria trifasciata.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. IPNI. International Plant Names Index. Published on the Internet http://www.ipni.org, The Royal Botanic Gardens, Kew, Harvard University Herbaria & Libraries and Australian National Botanic Gardens., consulté le 3 juillet 2020
  2. (en) B.C. Wolverton, Interior Landscape Plants for Indoor Air Pollution Abatement, NASA, , 22 p. (lire en ligne).
  3. David Longman (trad. de l'anglais), Comment soigner vos plantes d'intérieurs, Paris, Bordas, , 200 p. (ISBN 2-04-011007-0), p. 160-161.
  4. (en) [PDF] Andrew S. Baldwin et Robert H. Webb, « The genus Sansevieria: An introduction to molecular (DNA) analysis and preliminary insights to intrageneric relationships », Sansevieria no 34, mars 2016, pp. 14-26.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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