Sangmélima

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Sangmélima
Administration
Pays Drapeau du Cameroun Cameroun
Région Sud
Département Dja-et-Lobo
Démographie
Population 82 513 hab.[1] (2005)
Densité 38 hab./km2
Géographie
Coordonnées 2° 56′ 07″ nord, 11° 58′ 43″ est
Superficie 215 500 ha = 2 155 km2
Localisation

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Sangmélima

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Sangmélima est une ville du Cameroun, chef-lieu du département du Dja-et-Lobo dans la région du Sud.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de la cité fut donné par l'officier allemand Von Hagen à l'époque de la colonisation allemande. Il aurait été inspiré par une appellation locale.

  • Hypothèse de l'origine Mekuk (premiers occupants de la zone), selon laquelle Sangmelima signifierait : « attendons l'alignement pour construire » ;
  • Hypothèse de l'origine Bulu : E Zañe Meli ma qui signifie « au milieu de la défriche » ;
  • Hypothèse de l'origine Maka : Ezane Alima qui signifie « la forge d'Alima ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Sangmélima se trouve sur la rivière Lobo (ou Lobo Afamba), un affluent du Dja, à 170 km au sud de Yaoundé, la capitale du pays, à 120 km à l'est d'Ebolowa, la capitale régionale, et à 130 km de la frontière gabonaise, tandis que la ligne de l'équateur terrestre se trouve à environ 330 km au sud. La So'o, autre affluent du Dja parcoure également le territoire de la commune[2].

Le relief de la commune présente dans l’ensemble un relief plus ou moins accidenté constitué de plaines et de vallées s'entremêlant à des collines dont l'altitude est comprise entre 600−700 m. Par endroits, on observe des collines convexes avec des vallées étroites parcourues par rivières affluentes du Lobo : TerrMfoumou, Toto’o, Messozili, Missolo, ndunglu, Nfongo Mombo, Oton-odou’ou Ko’o, Otongbezok, Minanga, Mitotomo, otong-owoutou, ottong-ngom, Ndabiba’a, Ndjombo, Oto’o, Nfobo, Fimba Ndamebeme, Ndi Teto’o, Ndamessambe, Obabe, Otomiane, Ototila, Bibita bi Binombo et Nda, Fom, Ngueng, Fotabo, Otontyeu, Evindi, Afamba Mimba, Nnanga, Mbanje, Awout et Ayina, ainsi que dans une moindre mesure par ceux de la So'o (Toto'o, Mone abolo et Otong-ndik)[2].

Démographie[modifier | modifier le code]

Lors du recensement de 2005, la commune comptait 82 513 habitants[1], dont 51 333 pour Sangmélima Ville.

Sangmélima rassemble une population cosmopolite venant d'horizons divers, mais les Boulous représente l'ethnie principale, majoritairement constituée par les clans Yembong, Yendjok, Yekombo, Esse, Yemfek, Yemveng, Yemvack, Mbidabane, Yemevong et Essaman, lesquels sont regroupée au sein des cantons Nlobo Nlobo, Tekmo, Ndou Libi et Mepho[2]. Le président camerounais Paul Biya est lui-même Boulou, natif d'un village situé à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de kilomètres de Sangmélima, Mvomeka’a. On compte aussi parmi les autochtones de ce département les Fongs.

Structure administrative de la commune[modifier | modifier le code]

Outre Sangmélima proprement dit, la commune comprend les villages suivants[1]  :

Économie[modifier | modifier le code]

L'activité économique du centre urbain de Sangmélima est essentiellement tournée vers le tertiaire comme les commerces formelles ou informelles, ainsi les prestations de services diverses comme l'administration. La seule activité industrielle se limitant à quelques installations de transformation du bois extrait des forêts avoisinantes[2].

À la périphérie de la ville l'activité agricole domine, basée sur les cultures vivrières et pérennes. Les vivriers couvrent des espaces de l'ordre de 0,50 hectare en moyenne par ménage et par an. Les principales productions destinées à l'autoconsommation sont : le plantain, l'arachide, le manioc, le macabo, le maïs, le concombre. Seul environ un cinquième de la production est vendu. Les problèmes soulevés pour le développement de cette activité trouvent plusieurs origines tels que notamment difficultés d'écoulement de la production dû au mauvais état des pistes agricoles, la présence des cochenilles dans le sol, le nombre réduit de Groupes d'Initiative Commune (GIC) dynamique au sein des communautés, l'exode rural, le manque d'outils et de matériel de travail adéquat et enfin de l’inexistence du micro crédit pouvant soutenir cette activité. Depuis quelques années, la commune connait l'émergence de la culture du palmier partout comme alternatives aux aléas conjoncturels des cours mondiaux du cacao[2]. L'élevage se limite essentiellement à léger cheptel se composant de volaille, de porcs et de chèvres. Les grands ruminants tel que les vaches sont inexistants dans les élevages[2].

Transport[modifier | modifier le code]

La RN9 (Mbalmayo-Mintom) traverse la ville et le RN17 qui mène à la frontière gabonaise commence à Sangmélima[3].

L'aérodrome le plus proche se trouve à Mvomeka’a (commune de Meyomessala), à une cinquantaine de kilomètres au nord-est de Sangmélima.

Santé[modifier | modifier le code]

Sangmélima abrite le principal hôpital du Cameroun méridional, inauguré le 23 juillet 2015 après huit ans de travaux[4]. L'établissement qui est situé dans le quartier Bitom à 3,5 km au sud-est du centre-ville, a une capacité d'accueil de 115 à 150 lits, et est chargé de dispenser des soins médicaux de haut niveau, tant pour les habitants de la région que pour ceux des pays limitrophes (République du Congo, Gabon et Guinée équatoriale). Établissement hospitalier public de 2e catégorie, cet « hôpital de référence » est, en effet, selon l'avis des experts, le mieux équipé de tout le pays. Il est doté de huit grands blocs (les consultations externes, l'imagerie médicale, le laboratoire, les hospitalisations, la morgue, les blocs opératoires et les services d'appui dont la cuisine, la stérilisation et la buanderie)[5].

Sports[modifier | modifier le code]

La Colombe Sportive du Dja et Lobo évolue dans le championnat « Elite One » de football depuis la saison 2017.

Écosystème[modifier | modifier le code]

La réserve de faune du Dja est un parc naturel de 5,260 km2 dont les limites ouest formé par la rivière Dja se trouvent à une cinquantaine de kilomètres du centre-ville et qui est inscrit au patrimoine mondial de l'humanité depuis 1984. L'UNESCO l'a désigné comme l'une des plus grandes et des mieux protégées des forêts primaires d'Afrique, avec 90 % de sa surface non encore violée. Il y a également de vaste zones forestières au sud de la ville.

Diocèse[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Sangmélima[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Troisième recensement général de la population et de l'habitat (3e RGPH, 2005), Bureau central des recensements et des études de population du Cameroun (BUCREP), 2010.
  2. a, b, c, d, e et f Super User, « SANGMELIMA », sur cvuc.cm (consulté le 8 septembre 2017)
  3. Les routes nationales du Cameroun
  4. Onana N. Aaron, « Cameroun - Santé: Le Premier Ministre Philémon Yang inaugure l’hôpital de référence de Sangmélima », sur Cameroon-Info.Net, (consulté le 12 mai 2016)
  5. « Hôpital de référence de Sangmelima: Premiers soins en attendant l’inauguration », sur neoindependance.canalblog.com, (consulté le 12 mai 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dictionnaire des villages du Dja-et-Lobo, Institut de recherches scientifiques du Cameroun, juin 1965, 103 p.
  • Bomo Élie Dieudonné, La Colonisation française dans la région de Sangmélima (Cameroun), 1917-1937: administration, commerce, missions, chefferies, Université Panthéon-Sorbonne, Paris, 1984, 358 p. (thèse de 3e cycle d'Histoire des sociétés de l'Afrique noire)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Sangmélima, sur le site Communes et villes unies du Cameroun (CVUC)