Sancoins

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Sancoins
Sancoins
Donjon de Jouy.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes Les Trois Provinces
(siège)
Maire
Mandat
Pierre Guiblin
2020-2026
Code postal 18600
Code commune 18242
Démographie
Gentilé Sancoinais(es)
Population
municipale
3 025 hab. (2018 en diminution de 5,53 % par rapport à 2013)
Densité 57 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 58″ nord, 2° 55′ 11″ est
Altitude Min. 192*/ m
Max. 233 m
Superficie 53,52 km2
Unité urbaine Sancoins
(ville isolée)
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Dun-sur-Auron
Législatives Troisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
City locator 14.svg
Sancoins
Géolocalisation sur la carte : Cher
Voir sur la carte topographique du Cher
City locator 14.svg
Sancoins
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sancoins
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sancoins
Liens
Site web sancoins.fr

Sancoins est une commune française située dans le département du Cher, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants se nomment les Sancoinais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Sancoins est une commune urbaine[1]. Elle appartient en effet à l'unité urbaine de Sancoins, une unité urbaine monocommunale[2] de 3 080 habitants en 2017, constituant une ville isolée[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Bas latin Cenconio. Cingonius, nom de personne d’origine gauloise.

Histoire moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Sancoins est chef-lieu de son district de 1790 à 1795, regroupant les cantons de Dun-le-Roi, La Guerche-sur-l’Aubois, Nérondes, Ourouer-les-Bourdelins et Sancoins.

Au moment de l'effondrement de la république espagnole, qui provoque la Retirada, d’importantes arrivées de réfugiés espagnols ont lieu. Entre le et le , 3 002 réfugiés espagnols fuyant devant les troupes de Franco, arrivent dans le Cher[7],[8]. Ils sont acheminés en quatre convois à la gare de Bourges[9]. L’atelier du carrossier Rétif, fermé depuis peu, fait partie des lieux choisis pour les héberger[7],[8].

Les réfugiés sont essentiellement des femmes et des enfants, sont soumis à une quarantaine stricte, du fait des risques d’épidémie[10]. Le courrier est limité, le ravitaillement, s'il est peu varié et cuisiné à la française, est cependant assuré[11]. Au printemps et à l'été, les réfugiés sont regroupés au camp de Châteaufer (commune de Bruère-Allichamps)[12].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Sancoins

Les armes de Sancoins se blasonnent ainsi :

Parti : au premier de gueules au château de deux tours, couvert d'argent, ouvert et ajouré du champ, au second d'azur à la fleur de lys d'or[13].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
maire en 1834 ? M. Germain   Conseiller d'arrondissement
mars 1965 mars 1971 Jean-Baptiste Touret SFIO puis DVG Ancien conseiller général (1945-1961)
mars 1971 mars 1989 Pierre Caldi DVD[14] Conseiller général (1983-2004)
mars 1989 mars 1995 Jean Sandrin    
mars 1995 mars 2001 Pierre Caldi DVD Conseiller général
mars 2001 septembre 2012 Raymond Jourdain UMP  
septembre 2012 octobre 2012 Jean-Claude Perrot   Maire par intérim - Photographe
octobre 2012 En cours Pierre Guiblin[15],[16] PS Ancien cadre

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4191 4861 6591 8322 0212 2452 4642 6103 046
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 9173 1333 4503 8334 0014 4844 7064 8654 808
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 7374 8514 6854 0063 9203 9903 9653 8233 751
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
3 5293 5023 5563 6673 6343 5623 2693 3093 107
2018 - - - - - - - -
3 025--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Gravier (1827-1904), géographe, fondateur, président honoraire et secrétaire général de la Société normande de géographie, né à Sancoins.
  • Vincent Amy, de son nom complet Vincent, Charles, Cyr Amy (1813 - 1886), né et décédé à Sancoins, notaire, maire et conseiller général de Sancoins en 1848. Député du Cher (1871-1876).
  • Oscar Méténier (1859-1913), homme de théâtre, fondateur du Grand Guignol à Paris, auteur dramatique et romancier, né dans la commune.
  • Marguerite Audoux (1863-1937), romancière, connue pour son roman Marie-Claire, qui reçoit le prix Fémina en 1910 et qui donne son nom au magazine féminin Marie Claire créé en 1937, y est née.
  • Hugues Lapaire (1869-1967), poète, romancier et conteur berrichon, né et mort dans la commune.
  • Raymond Lainé (1902-1972), négociant et homme politique, député du Cher[21] (1956-1958), né et mort dans la commune.
  • Serge Camaille (1957-), écrivain.[réf. nécessaire]
  • Didier Le Pêcheur (1959), écrivain et réalisateur : son film Home Sweet Home a été tourné à Sancoins en novembre et .

Culture[modifier | modifier le code]

  • Cinémobile
  • Musée et centre artistique Jean Baffier. Ce petit musée sancoinnais présente des sculptures de Jean Baffier et les œuvres de quelques gloires locales parmi lesquelles Marguerite Audoux et Hugues Lapaire. Ouverture le mercredi en été pendant la durée du marché et sur rendez-vous.

Manifestation[modifier | modifier le code]

À Sancoins se tient chaque mercredi un grand marché à bétail, au Parc des Grivelles. Pendant très longtemps, il fut l'un des plus grands marchés de France[22]. L'accordéoniste Serge Berry lui a dédié l'un de ses succès, « La foire à Sancoins »[23].

Tourisme[modifier | modifier le code]

Le GR 654, dont le tracé s'inspire de l'ancienne voie de Vézelay ou via Lemovicensis, passe à Sancoins ; il vient de Nevers et se dirige vers Saint-Amand-Montrond. S'en détache à Sancoins le GR 300 (chemin de Saint-Jacques en Bourbonnais), en direction de Clermont-Ferrand.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. « Unité urbaine 2020 de Sancoins », sur https://www.insee.fr/ (consulté le 8 novembre 2020)
  3. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  4. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 8 novembre 2020)
  7. a et b Jeanine Sodigné-Loustau, « L'accueil des réfugiés civils espagnols de 1936 à 1940. Un exemple : la région Centre », Matériaux pour l'histoire de notre temps, 1996, no 44, p. 43.
  8. a et b Didier Arnold, Les réfugiés de la Guerre d'Espagne dans le Cher. 1936-1946, documents disponibles aux Archives départementales du Cher, Archives départementales du Cher, mis à jour en mars 2013 (consulté le 25 mars 2013).
  9. Alain Gardant, « L’enfance pendant les deux conflits mondiaux », L’enfance dans le Cher (1830-1945), p. 3 (consulté le 25 mars 2013).
  10. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 44.
  11. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 43-44.
  12. Jeanine Sodigné-Loustau, op. cit., p. 46.
  13. Le blason de la commune sur Gaso (consulté en février 2009).
  14. L'Executif des départements et des régions, Compagnie Europeenne d'Editions et de Publications Periodiques, 1991, page 112
  15. « Résultats des élections municipales 2020 - Maire sortant », sur le site du Télégramme de Brest (consulté le 9 août 2020)
  16. « Répertoire national des élus (RNE) - version du 24 juillet 2020 », sur le portail des données publiques de l'État (consulté le 9 août 2020)
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  19. « Donjon de Jouy », notice no PA00096903, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Tour de Jeanne d'Arc », notice no PA00096904, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Lire en ligne
  22. Présentation du parc des Grivelles sur le site officiel de la ville.
  23. Lire en ligne, sur serge-berry.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]