San-Gavino-di-Fiumorbo

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San-Gavino-di-Fiumorbo
San-Gavino-di-Fiumorbo
San-Gavino-di-Fiumorbo vue depuis la D 945,
en venant de Ania.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Collectivité territoriale unique Corse
Circonscription départementale Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Fiumorbo-Castello
Intercommunalité Communauté de communes du Fium'orbo
Maire
Mandat
Philippe Vittori
2014-2020
Code postal 20243
Code commune 2B365
Démographie
Population
municipale
150 hab. (2015 en diminution de 13,79 % par rapport à 2010)
Densité 6,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 41° 59′ 04″ nord, 9° 16′ 09″ est
Altitude 460 m
Min. 225 m
Max. 1 981 m
Superficie 22,17 km2
Localisation

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San-Gavino-di-Fiumorbo est une commune française située dans la circonscription départementale de la Haute-Corse et le territoire de la collectivité de Corse. Elle appartient à l'ancienne piève de Cursa, dans le Fiumorbo.

Géographie[modifier | modifier le code]

Village de moyenne montagne, à 450 mètres d'altitude, San-Gavino-di-Fiumorbo se situe entre deux belles rivières : l'Abbatescu (Abatesco), qui prend sa source près du col de Bianca, et U Fiumi di a Bughja qui rejoint l'Abbatescu au-dessous du village au lieu-dit l'agghjunghjenti.

Le village est globalement orienté vers le nord-est. Il s'est établi sur le flanc de la montagne, donnant l'impression de posséder plusieurs étages. Il est accessible par une route depuis la Plaine orientale, serpentant le long de la vallée de l'Abbatescu. D'autres axes moins importants permettent de relier San Gavinu aux villages voisins : Ania, Isolaccio-di-Fiumorbo et Pietrapola. Tout autour du cœur du village se situent plusieurs hameaux ou lieux-dits, dont les plus notables sont Bruschiccia, Frassiccia et Milella.

À l'ouest et au sud ouest, la chaîne de montagnes qui le sépare du Pumonte s'élève jusqu'à 1 990 mètres avec comme point culminant à Punta di a Furmicula. D'antiques chemins de transhumance passent par les cols de Laparo et Rapari. Ils permettent notamment de relier le village au fameux GR 20, au sud-est.

Les abords du village sont particulièrement verdoyants. La commune possède plusieurs sources d'eau potable ainsi que de très nombreux ruisseaux, qui sont utilisés pour s'alimenter en eau. Bien que dévasté par un terrible incendie en 1944, le couvert végétal a su se reconstituer. On trouve autour du village une belle châtaigneraie et, plus en altitude, des forêts de pins et de hêtres. Le reste se compose essentiellement de maquis, refuge de très nombreuses espèces animales et végétales (insectes, lézards, sangliers, tortue d'Hermann...).

La beauté de la région a permis à San-Gavino-di-Fiumorbo d'être intégré dans le périmètre du parc naturel régional de Corse. Les efforts des agents du parc et de ceux de la commune ont permis de constituer plusieurs chemins de randonnée, rayonnant dans toutes les directions autour du village.

Vue de San-Gavino-di-Fiumorbo vu depuis Serra-di-Fiumorbo.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom en corse de la commune est San Gavinu di Fiumorbu. San Gavinu est la traduction de Saint-Gabin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Initialement, San Gavinu était un hameau de la commune d'Isolaccio-di-Fiumorbo (L'Isulacciu). Une loi votée le 27 janvier 1939 et promulguée par le président de la République, Albert Lebrun, donna naissance à la commune de San-Gavino-di-Fiumorbo. Durant la guerre, aucune élection ne pouvant être organisée, le village fut administré par une délégation de trois personnes : Noël Andreani, Dominique Achilli et Édouard Alesandrini. À la Libération, la première élection municipale de l'histoire de San Gavinu fit de François Brand Bartoli son tout premier maire. Julien Achilli lui succéda.

François Valentini, qui mourut en 1961, fut le troisième maire du village. Il devait être remplacé par son premier adjoint, Noël Andreani. De 1965 à 1977, c'est à Charles Bartoli que revint de diriger San Gavinu. Henri Poli fut élu pour la première fois en 1977.


Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Philippe Vittori PRG Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1946. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[2].

En 2015, la commune comptait 150 habitants[Note 1], en diminution de 13,79 % par rapport à 2010 (France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1946 1954 1962 1968 1975 1982 2006 2007 2008
442434280301293279188185182
2013 2015 - - - - - - -
148150-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

L'église Saint-Antoine-Abbé[modifier | modifier le code]

Intérieur de l'église Saint-Antoine-Abbé de San Gavinu di fiumorbu.
Vue de l'église.

Située dans la partie supérieure du village, elle était à l'origine une chapelle, bâtie au XVIIe siècle. Elle fut agrandie en 1850 et est dédiée à saint Antoine, le saint patron de la commune. On a conservé le chevet (mur derrière l'autel) et le maître autel en stuc (« stucco lustro »). Le chevet porte trois statues en stuc peint : saint Antoine avec une curieuse coiffure qui pourrait rappeler la coiffure des moines coptes, une Vierge à l'Enfant et sainte Lucie.

Le chœur fut peint vers 1870 par un peintre italien, dans le style du « barochetto » italien). Un bleu outremer éclatant donne à l'ensemble une note de gaieté et paraît très actuel.

On peut admirer dans l'église plusieurs statues, en bois polychrome, dont les deux principales sont : une de saint Antoine achetée en 1882 et la Vierge de Lourdes achetée en 1887. Une troisième statue en terre cuite dorée, baptisée Notre Dame de la Victoire, fut offerte en 1917 par un soldat engagé durant la Première Guerre mondiale, le lieutenant Ottaviolo Giacomini (dont le nom a été donné à la rue principale de San Gavinu), qui devait mourir au combat la même année.

Il y a aussi une admirable crèche, constituée d'un beau groupe polychrome en terre cuite acheté en 1890. Au fond de l'église, on peut enfin voir la croix du « catenacciu » du Vendredi saint (procession qui a lieu tous les ans).

D'anciens ex-voto sont toujours visibles en entrant dans l'église, à droite de la porte, sur le mur. Ils marquent la reconnaissance de plusieurs paroissiens après des guérisons ou la réalisation de vœux.

Dans la chapelle latérale, on peut voir une statue de la Vierge couronnée, revêtue d'un manteau de soie bleue. Cette statue est portée en procession chaque année, lors de la retraite aux flambeaux se déroulant le 14 août au soir. Elle est toute habillée de noir pendant la semaine sainte.

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

À proximité de l'église, sur la place où se situent également la mairie et une fontaine nichée dans le mur, se dresse le monument aux morts. Il figure une "Descente de Croix" sculptée dans un bloc de granit rose. Le Christ descendu de la croix est soutenu par deux poilus de la Première Guerre mondiale. La Vierge qui figure la Mère corse est agenouillée dans le coin inférieur gauche. Une plaque recense tous les habitants du village morts pour la France, notamment lors des deux guerres mondiales, ou encore des conflits indochinois et algérien[5].

À quelques kilomètres au sud de San Gavinu se situe le lieu-dit Catastaghju. Il abrite un gîte d'étape très prisé par les randonneurs, car placé à proximité de plusieurs sentiers de randonnée très fréquentés. Catastaghju marque la fin de la deuxième étape du sentier Mare a Mare centre. De là, il est aussi possible de rallier le GR 20, via le col de Laparo (1 525 m d'altitude), en un peu moins de quatre heures de marche. Le lieu est aussi connu pour avoir accueilli durant les années 1930 les activités de la FORTEF, une entreprise spécialisée dans l'exploitation forestière, et qui disparut dans les années 1940, victime de la guerre et de l'incendie majeur de 1944. On trouve cependant encore sur place des ruines de ces activités, notamment d'un barrage qui alimentait autrefois une petite centrale électrique.

La cascade de Bughja, sur le ruisseau homonyme, est un lieu de canyoning réputé[6], mais difficile d'accès.

La fontaine de Vaccina

L'ancienne fontaine de Vaccina, au bord de la route, à Bruschiccia (abandonnée).

L'ancienne école communale n'accueille désormais plus d'enfants. Elle est cependant encore utilisée régulièrement, notamment dans le cadre de la fête du 25 août, à l'occasion de la Saint-Louis. Cette fête est la dernière grande fête de la saison dans le Fiumorbo, et rassemble un grand nombre d'habitants de la région.

On peut aussi signaler la présence d'une croix juste à l'entrée du village (en venant de Frassicia). Cette croix en métal fut érigée à la fin des années 1930, à l'occasion d'une mission d'un père franciscain.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Charles Bartoli, personnalité incontournable, ancien maire, est la mémoire vivante du village et du Fiumorbo. Il se montre très actif dans la vie de la commune.

Le sous-lieutenant Ottaviolo Giacomini (1899-1917) a vu son nom donné à la rue principale de San Gavinu. Il participa avec éclat à la Première Guerre mondiale. En septembre 1914, il se distingua par son héroïsme, après avoir été fait prisonnier par les Allemands. Ceux-ci l'ayant amené aux positions de son unité, il ordonna à ses hommes d'ouvrir le feu, au risque d'être tué lui-même, afin de les repousser. Décoré de la Médaille militaire pour cet acte de bravoure, il devait ensuite être envoyé en Orient, d'abord à Gallipoli, puis en Serbie. Il mourut de blessures reçues au combat le 16 avril 1917 à Bitola (actuelle Monastir), en Macédoine, où il est enterré.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Palneca Isolaccio-di-Fiumorbo Isolaccio-di-Fiumorbo Rose des vents
Palneca N Serra-di-Fiumorbo
O    San-Gavino-di-Fiumobo    E
S
Palneca Serra-di-Fiumorbo Serra di Fiumorbo

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  2. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  5. La liste de ces hommes valeureux est visible sur le site Memorialgenweb.org
  6. Fiche descriptive sur le site descente-canyon.com

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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