Télescope de Schmidt Samuel-Oschin

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Samuel Oschin Schmidt Telescope
P48 1994 Jean Large.jpg
Présentation
Observatoire
Type
Construction
Données techniques
Diamètre
1,22 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Adresse
Coordonnées

Le télescope de Schmidt Samuel-Oschin (Samuel Oschin Schmidt Telescope) est un télescope de Schmidt de 48 pouces (122 cm) d'ouverture et de rapport d'ouverture F/D = 2,5 installé à l'observatoire du Mont Palomar.

Les débuts[modifier | modifier le code]

Cet instrument fut mis en projet avec le reste des fonds et la technologie ayant servi pour le vénérable télescope Hale de cinq mètres de diamètre. Le miroir a été coulé par la société Corning et la lame correctrice l'a été à Pasadena. Il fut mis en service en septembre 1948 et est le plus grand télescope de Schmidt à cette époque.

La Palomar Observatory Sky Survey[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Palomar Observatory Sky Survey.

En 1949, avec la contribution de la National Geographic Society, il commença à astrophotographier l'hémisphère Nord jusqu'à la latitude -30°. Chaque région du ciel fut photographiée deux fois, une première fois avec une plaque sensible au rouge Kodak 103a-E, la seconde avec une plaque sensible au bleu Kodak 103a-O. Ce travail, connu sous le nom de Palomar Observatory Sky Survey (ou POSS I), servit à imprimer un atlas de référence pour les observatoires du monde entier lors de leurs travaux d'observation. Sa magnitude limite est de +21 et son échelle est de 53,6 mm par degré. Ce même atlas servit de base à l'établissement du catalogue astronomique Guide-Star Catalogue (ou GSC) qui sert à orienter le télescope spatial Hubble.

POSS II[modifier | modifier le code]

En 1985, un second relevé astronomique débute pour s'achever en 2000, mais en avec des plaques beaucoup plus sensibles fournies par Eastman Kodak. Ce travail est fait en collaboration avec les télescopes de Schmidt de l'observatoire de Siding Spring et de l'observatoire de La Silla. Le relevé comporte 897 photographies dans chacune des trois couleurs utilisées (rouge, bleu et infra-rouge). Le travail donne :

Ces trois travaux servent à présent de référence et servent à vérifier les nouvelles découvertes et à déterminer des orbites précises pour les objets en mouvement.

2000 : La modernisation[modifier | modifier le code]

À l'aube du nouveau millénaire et après cinquante années de bons et loyaux services, le télescope Oschin abandonne l'astrophotographie argentique pour le numérique. Il reçoit une caméra CCD de 161 mégapixels nommée QUEST[1], pour Quasar Equatorial Survey Team, dont le but est la recherche de quasars sur l'équateur céleste. Par ailleurs, la lame correctrice est remplacée par une lame utilisant un verre ayant une plus large bande de transmission.

Cet instrument est formé de 112 capteurs CCD de 2 400 x 600 pixels (chaque pixel fait 13 µm x 13 µm) disposés en quatre rangées de 28 (9 600 x 16 800 pixels)[2]. Cette caméra photographie le ciel dans huit couleurs. Cette caméra est à l'origine de la découverte de (90377) Sedna et de (136199) Éris.

Anecdote[modifier | modifier le code]

La revue Astronomie Magazine[3] présente la caméra QUEST comme « La plus grande CCD astro du monde est au Palomar[4] ». Le mois suivant, une actualité intitulée « Mega Prime : la taille, ça compte » disait :

« Dans notre précédent numéro, nous étions (trop) confiant dans le communiqué de presse de l'observatoire du Palomar, qui se targuait de posséder la plus grande CCD du monde… ils avaient oublié… la Mega Prime du CFHT, le Canada-France-Hawaï Telescope. Cette monstrueuse CCD… de 340 mégapixels ! »

— Astronomie Magazine N°50 - oct. 2003, « On en parle », p. 11.

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]