Samuel Lhéritier de Chézelles

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Samuel François Lhéritier de Chézelles
Image illustrative de l'article Samuel Lhéritier de Chézelles

Naissance
Angles, Vienne
Décès (à 57 ans)
Paris
Origine Drapeau de la France France
Allégeance Drapeau de la France République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Drapeau de l'Empire français pendant les Cent-Jours Empire français (Cent-Jours)
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Arme Cavalerie
Grade Général de division
Années de service 17921815
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerres napoléoniennes
Distinctions Baron de l'Empire
Commandeur de la Légion d'honneur
Hommages Arc de triomphe de l'Étoile, 20e colonne
Autres fonctions Maire de Conflans-Sainte-Honorine

Samuel François Lhéritier de Chézelles est un général français de la Révolution et de l'Empire, né le 6 août 1772 à Angles dans la Vienne et mort le 20 août 1829 à Paris. Il commence sa carrière militaire dans l'infanterie puis dans les états-majors sous la Révolution française, mais c'est surtout en tant que meneur de cavalerie que Lhéritier se fait un nom au cours des guerres napoléoniennes. Officier courageux, il n'hésite pas à charger à la tête de ses hommes et est par conséquent blessé à de nombreuses reprises. Il est fait baron de l'Empire et commandeur de la Légion d'honneur et son nom est inscrit sur l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris.

Entré dans l'armée en 1792, Lhéritier rejoint la cavalerie en 1803 et évolue dans la hiérarchie de façon constante, en se voyant confier le commandement de grosses unités de cavalerie lourde. En 1805, il participe avec la Grande Armée à la guerre de la Troisième Coalition, avant d'être promu colonel et commandant du 10e régiment de cuirassiers en 1806 au déclenchement des hostilités avec la Prusse. C'est en cette qualité qu'il se distingue par une charge intrépide au cours de la bataille d'Eylau en 1807. Deux ans plus tard, alors que la France est en guerre avec l'Autriche, la forte impression que fait Lhéritier sur ses supérieurs, particulièrement lors de la bataille d'Essling et lors de la bataille de Znaïm, lui vaut le grade de général de brigade à l'issue de la campagne et la direction d'une brigade de cuirassiers.

Après avoir pris part à l'invasion de la Russie en 1812, il reçoit les épaulettes de général de division et exerce différentes responsabilités militaires durant les campagnes d'Allemagne en 1813 et de France en 1814. L'année suivante, à l'occasion de la campagne de Belgique, le baron Lhéritier devient commandant d'une division mixte composée de cuirassiers et de dragons, en tête de laquelle il charge les carrés britanniques pendant la bataille de Waterloo. Le général quitte le service actif avec la chute définitive du régime impérial, mais occupe tout de même par deux fois des fonctions militaires prestigieuses sous la Seconde Restauration.

Biographie[modifier | modifier le code]

Du grenadier au cuirassier, 1772-1803[modifier | modifier le code]

Né à Angles-sur-l'Anglin le 6 août 1772[1], Lhéritier s'engage dans l'armée le 26 septembre 1792 à l'âge de 20 ans[2], et passe les premières années de sa carrière à combattre principalement sur le Rhin pendant les guerres de la Révolution française. À son enrôlement, il est d'abord affecté comme simple grenadier[1] au 3e bataillon d'Indre-et-Loire avant de passer au grade de caporal le 22 décembre 1792, date à laquelle il commande les grenadiers de ce même bataillon. L'année suivante, le 18 août 1793, il est nommé secrétaire à l'état-major général de l'armée du Rhin, puis, le 17 mai 1794, adjoint provisoire aux adjudants-généraux de l'armée avec le rang de sous-lieutenant d'infanterie, ce qui fait de lui un officier subalterne. Ce dernier grade est cependant provisoire et ce n'est que deux ans et six mois plus tard, le 4 décembre 1796, qu'il est officiellement confirmé. Le 2 janvier 1797, Lhéritier devient l'aide de camp du général Jacques Nicolas Bellavène et bénéficie à cette période d'une promotion rapide : lieutenant le 3 avril 1797, il est capitaine le 5 octobre et est alors transféré à l'état-major du général Boudet[2].

Le capitaine Lhéritier participe à la décisive bataille de Marengo en Italie, le 14 juin 1800, où il est sévèrement blessé à la cuisse. Six semaines après cet affrontement, le 28 juillet, il quitte sa position à l'état-major pour la cavalerie et est attaché au 6e régiment de dragons. Après s'être complètement remis de sa blessure le 23 octobre, il est détaché en mission et exerce à nouveau pendant un temps des responsabilités d'état-major, en étant notamment transféré en qualité d'aide de camp auprès du général Lariboisière. Il repasse toutefois rapidement dans ce qui deviendra son arme de prédilection et reçoit le 16 septembre 1801 sa promotion au grade de chef d'escadron du 9e régiment de cavalerie. De nombreuses réformes ayant été introduites dans la cavalerie en cette période de paix, Lhéritier reprend ses fonctions d'aide de camp le 16 décembre 1801, fonction qu'il conserve jusqu'à son placement en traitement de réforme le 26 août 1803. Il reprend finalement du service à partir du 13 octobre suivant et se voit confier un poste au sein du 11e cuirassiers dès le 15 décembre[2].

Les premières années de l'Empire[modifier | modifier le code]

Le général d'Hautpoul à cheval, par Édouard Detaille. D'Hautpoul est, de 1805 à 1807, le supérieur divisionnaire de Lhéritier.

Au déclenchement des guerres napoléoniennes, l'empereur Napoléon Ier met sur pied la Grande Armée et réorganise la plus grande partie de ses unités montées en une large réserve de cavalerie placée sous le commandement du maréchal Joachim Murat. Lhéritier continue pour sa part à servir au 11e cuirassiers ; en 1805, ce régiment, commandé par le colonel Albert Louis Emmanuel de Fouler, est incorporé dans la 2e brigade Saint-Sulpice de la 2e division de grosse cavalerie du général d'Hautpoul. Le 11e est fortement engagé pendant la bataille d'Austerlitz le 2 décembre, y perdant 14 tués et 37 blessés sur un effectif initial de 327 hommes[3], mais cavaliers et officiers se distinguent brillamment et le colonel de Fouler est élevé au grade de général de brigade peu après la bataille[4].

L'année suivante voit la création de la Quatrième Coalition, qui oppose la France à la Prusse et à la Russie. Le 5 octobre 1806, Lhéritier est nommé colonel du 10e régiment de cuirassiers[2], une unité de cavalerie lourde prestigieuse, ex-Royal-Cravates sous l'Ancien Régime[5] et dont les origines remontent à l'époque de Louis XIII[6]. Ce régiment fait lui aussi partie de la division d'Hautpoul au sein de la 2e brigade du général Marie Adrien François Guiton[7]. La division ne participe pas activement à la campagne de 1806 mais est en revanche durement impliquée au cours de la bataille d'Eylau le 8 février 1807. Lors de cet affrontement, le colonel Lhéritier et ses cuirassiers prennent part à la grande charge de cavalerie de Murat contre les lignes russes. Lhéritier a son cheval tué sous lui et est touché à la main droite, mais il remonte rapidement en selle et reparaît à la tête de son régiment pour conduire une nouvelle attaque[2]. Son supérieur divisionnaire, le général d'Hautpoul, est mortellement blessé durant l'action[7]. Le 10e cuirassiers ne prend plus par la suite qu'une part réduite dans les opérations ultérieures de la campagne[2].

Un nouvel engagement significatif a lieu pendant la guerre contre l'Autriche en 1809[2]. Le 10e cuirassiers fait toujours partie de la brigade Guiton de la 2e division de grosse cavalerie, à présent commandée par le général Saint-Sulpice promu à ce poste après la mort de d'Hautpoul en 1807[7],[8]. Le régiment, fort de quatre escadrons pour un effectif total de 610 cavaliers, concourt à la bataille d'Essling[8], où le colonel Lhéritier, qui montre courageusement l'exemple, reçoit une balle à l'épaule droite et a son cheval tué sous lui[2]. Six semaines plus tard, à la bataille de Wagram, le 10e cuirassiers est brièvement engagé et ne compte à la fin des combats qu'un seul officier blessé[9]. Il s'illustre pour la dernière fois de la campagne le 11 juillet, lors de la bataille de Znaïm. Le colonel Lhéritier est une fois de plus remarqué pour sa bravoure en emmenant ses hommes au combat et reçoit dans le processus une sévère blessure à la tête. Son comportement tout au long de la campagne de 1809 est tenu en haute estime et le 21 juillet, il est élevé au grade de général de brigade[2].

Général de la Grande Armée[modifier | modifier le code]

Promu au grade supérieur le 21 juillet 1809, Lhéritier quitte son régiment le jour suivant pour prendre la tête de la 2e brigade de la 3e division de grosse cavalerie. Il a sous ses ordres deux régiments, les 7e et 8e cuirassiers. Sa brigade n'a pas le temps de prendre part aux combats puisqu'un armistice a été signé le 12 juillet à Znaïm en vue d'un accord de paix entre les deux belligérants. La guerre de la Cinquième Coalition s'achève le 14 octobre 1809 et le général Lhéritier est relevé de son commandement le 1er mai de l'année d'après. Il reste sans emploi pendant presque un an jusqu'à ce que, le 26 mars 1811, il soit nommé inspecteur général des dépôts de cavalerie dans les 1re, 15e, 21e et 22e divisions militaires, puis inspecteur des dépôts de remonte des 2e, 3e, 4e et 5e divisions le 7 mai. Il retrouve par la suite un commandement opérationnel en devenant, le 7 mai 1812, chef de la 2e brigade de la 3e division de grosse cavalerie aux ordres du général Doumerc[2]. Durant l'invasion de la Russie par Napoléon, la brigade Lhéritier se bat avec distinction lors de la seconde bataille de Polotsk du 18 au 20 octobre 1812, mais à ce moment l'issue de la campagne est déjà décidée et les restes de la ci-devant Grande Armée se replient vers l'Allemagne[1].

Le 15 mars 1813, Lhéritier est promu général de division et est affecté le 1er juillet au commandement de la 4e division de cavalerie lourde appartenant au IIIe corps de cavalerie. Ce poste est éphémère car dès le 8 octobre, il est chargé de diriger plusieurs brigades rattachées au Ve corps bis de cavalerie sous les ordres du général Milhaud, avant de prendre temporairement la tête du corps tout entier en l'absence de celui-ci. À l'été 1813, alors que les affrontements ont lieu en Saxe, Lhéritier se signale par sa conduite émérite pendant la bataille de Gieshübel le 22 août. À partir du 5 octobre, il est chargé de commander la 5e division de cavalerie lourde, entièrement composée de dragons. La campagne de 1814 se déroule sur le sol français et Napoléon réorganise son armée pour défendre les frontières du territoire national. Pour sa part, le général Lhéritier est nommé commandant de la 6e division de grosse cavalerie le 5 janvier, puis de la 4e division de dragons à la fin du mois[2]. Il conduit ses hommes avec talent dans presque toutes les grandes batailles de la campagne, notamment à Brienne, La Rothière et Saint-Dizier[1].

D'une Restauration à l'autre : l'intermède des Cent-Jours[modifier | modifier le code]

À la suite de l'abdication de Napoléon, le général Lhéritier prête serment d'allégeance aux Bourbons ce qui ne l'empêche pas d'être placé en demi-solde à compter du 1er juin 1814. Vers la fin de l'année, il est fait inspecteur général de la cavalerie dans la 16e division militaire et prend officiellement ses fonctions au début de l'année 1815[2]. Lorsque Napoléon, revenu d'exil, débarque en France afin de reprendre le pouvoir, Lhéritier se rallie à sa cause[1] et est mis dès le 23 avril à la tête de la réserve de cavalerie du IVe corps d'armée. Le 3 juin 1815, il prend finalement le commandement de la 11e division de cavalerie, une formation mixte composée de dragons et de cuirassiers[2]. Lhéritier a pour subordonnés directs les brigadiers Cyrille Simon Picquet, commandant la 1re brigade (2e et 7e dragons) et Marie Adrien François Guiton, commandant la 2e brigade (8e et 11e cuirassiers) et qui n'est autre que son ancien supérieur des campagnes de 1806, 1807 et 1809. La division est intégrée au IIIe corps de cavalerie de l'armée du Nord sous les ordres du général François Étienne Kellermann[10],[11].

Le général Kellermann charge en tête des cuirassiers lors de la bataille des Quatre Bras, par Job. Lors de cette bataille, les cuirassiers de la brigade Guiton (division Lhéritier) maltraitent l'infanterie de Wellington.

Alors que l'armée française prend l'offensive en Belgique contre les forces de la Septième Coalition, Kellermann, et avec lui la division Lhéritier, sont mis à la disposition du maréchal Ney. Le 16 juin, celui-ci se retrouve confronté aux troupes anglo-hollandaises du duc de Wellington lors de la bataille des Quatre Bras. De la 11e division de cavalerie, seule la brigade de cuirassiers de Guiton est en mesure de prendre part au combat. Constatant que sa situation devient de plus en plus désespérée, Ney ordonne à Kellermann de lancer sa grosse cavalerie dans une charge frontale contre les lignes adverses. L'attaque est menée de main de maître et contribue à relâcher la pression sur les troupes françaises malgré la difficulté du terrain et la supériorité numérique des Coalisés. Les cuirassiers tombent d'abord sur la brigade Halkett qui est enfoncée, puis infligent le même sort à l'infanterie allemande du duc de Brunswick-Wolfenbütell et parviennent à atteindre le carrefour des Quatre Bras, de haute valeur stratégique. Toutefois, le maréchal a négligé de faire suivre Kellermann par le reste de sa cavalerie et cette percée décisive ne peut être exploitée. Décimés par le feu à courte portée des fantassins britanniques, les cuirassiers font demi-tour et se replient à l'allure du trot vers les lignes françaises, manœuvre durant laquelle Kellermann a son cheval tué sous lui et échappe de peu à la capture[12]. Deux jours plus tard, le IIIe corps de cavalerie tout entier se réunit sous les ordres de Kellermann pour participer à la bataille de Waterloo. La division Lhéritier est engagée vers 17 h 30, alors que la cavalerie française conduite par le maréchal Ney effectue des charges massives sur le centre allié. Les assauts se succèdent l'un après l'autre, mais sans soutien d'artillerie ni d'infanterie, de telles attaques de cavalerie sont vouées à l'échec sur un terrain aussi irrégulier que celui de Waterloo et face à une infanterie qui a eu le temps nécessaire pour se former en carrés. En dépit de l'héroïsme et de l'abnégation de la cavalerie française[13] — la division Lhéritier perd à elle seule six officiers tués, trois mortellement atteints et cinquante autres blessés[10] —, la bataille est perdue[13]. Dans cette journée qui sonne le glas du régime impérial, le général Lhéritier reçoit une balle à l'épaule droite[2].

La défaite de Waterloo entraîne à court terme la seconde abdication de Napoléon et le retour des Bourbons sur le trône de France. Lhéritier est placé en non-activité le 20 septembre 1815 ; cependant, bien qu'il n'ait jamais été appelé de nouveau à un commandement opérationnel, le roi lui confie la charge d'inspecteur général de la cavalerie, puis de la gendarmerie. Le général Lhéritier meurt le 23 août 1829 à Conflans-Sainte-Honorine, près de Paris[1].

Honneurs et hommages[modifier | modifier le code]

Nommé chevalier de la Légion d'honneur le 15 juin 1804, Lhéritier devient officier de l'ordre le 14 mai 1807 et commandeur le 24 août 1814. Il est également fait baron de l'Empire en mai 1808[2]. Son nom figure sur le pilier est de l'arc de triomphe de l'Étoile à Paris[1].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Il fut marié et père de 6 enfants. Il eut 5 fils, dont un mort en bas-âge et quatre qui rentrèrent dans l'armée ainsi qu'une fille.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason : d'argent à la cuirasse de sable chargée de trois H d'or ; au franc-quartier des barons militaires.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Fierro, Palluel-Guillard et Tulard 1995, p. 907.
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n et o Lapray 2008, p. 156.
  3. Smith 2003, p. 253 et 254.
  4. Lapray 2008, p. 96.
  5. Lapray 2008, p. 240.
  6. Bukhari 1977, p. 25.
  7. a, b et c Hourtoulle 2007, p. 104.
  8. a et b Castle 1994, p. 17.
  9. Hourtoulle 2002, p. 106.
  10. a et b Smith 2003, p. 299.
  11. Lapray 2008, p. 113.
  12. Pigeard 2004, p. 692.
  13. a et b Pigeard 2004, p. 934 à 397.


Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alfredo Fierro, André Palluel-Guillard et Jean Tulard, Histoire et dictionnaire du Consulat et de l'Empire, Robert Laffont, (ISBN 2-221-05858-5). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Olivier Lapray, Dictionnaire des officiers de cuirassiers du Premier Empire, Histoire & Collections, (ISBN 978-2-35250-025-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François-Guy Hourtoulle, D'Eylau à Friedland, Histoire & Collections, (ISBN 978-2-35250-020-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • François-Guy Hourtoulle, Wagram, l'apogée de l'Empire, Histoire & Collections, (ISBN 2-913903-32-0). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Alain Pigeard, Dictionnaire des batailles de Napoléon, Paris, Tallandier, coll. « Bibliothèque napoléonienne », (ISBN 2-84734-073-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Digby Smith, Charge! : Great Cavalry Charges of the Napoleonic Wars, Londres, Greenhill Books, (ISBN 1-85367-541-5). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Emir Bukhari, Napoleon's Cuirassiers and Carabiniers, Osprey Publishing, coll. « Osprey / Men-at-Arms » (no 64), (ISBN 0-85045-096-9). Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Ian Castle, Aspern and Wagram 1809, Osprey Publishing, coll. « Osprey / Campaigns » (no 33), (ISBN 1-85532-366-4). Document utilisé pour la rédaction de l’article