Samuel Holland

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Samuel Holland
Samuel Holland.jpg

Samuel Holland

Biographie
Naissance
Décès
Activité
Autres informations
Arme
Conflit

Samuel Johannes Holland (Pays-Bas, ) est un membre du corps britannique des Royal Engineers. Il est le premier arpenteur-géomètre de l'Amérique du Nord britannique, et donc, dans ce qui avait été la Nouvelle-France, le premier cartographe du Régime anglais.

La vie aux Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Holland naît en 1728 à Deventer[1],[2], dans la province d'Overijssel, aux Pays-Bas. Il est baptisé le 22 septembre 1729 dans la petite église luthérienne de Deventer.

En 1745, il entre dans l'artillerie néerlandaise et sert pendant la guerre de Succession d'Autriche. Il est promu lieutenant en 1747.

Premières années en Amérique du Nord britannique[modifier | modifier le code]

A chart of the coast of America from Wood Island to Good Harbor

En 1754, Holland passe au service de la Grande-Bretagne. Probablement avec l'aide du duc de Richmond, il devient lieutenant dans le Corps royal des fusiliers. Il se rend en Amérique du Nord, où il passera le reste de sa vie. Parmi ses premières missions : préparer une carte de la province de New York (elle sera largement utilisée pendant vingt ans).

En 1757, au cours de la guerre de Sept Ans, il est promu capitaine-lieutenant et reçoit la mission de reconnaître le fort Carillon. En 1758 il est transféré à l'expédition contre la forteresse de Louisbourg en tant qu'officier du génie. Holland fait des levés dans les environs de la forteresse, prépare les plans et donne des conseils d'ingénierie au commandement du brigadier général James Wolfe. Après la capitulation de Louisbourg, Holland est chaudement félicité par Wolfe.

Cet hiver-là, Holland et son nouvel élève, James Cook, dressent des cartes du golfe et du fleuve Saint-Laurent en prévision d'une attaque sur Québec. Il supervise aussi la construction du fort Frederick (en) au Nouveau Brunswick. Il est promu capitaine en 1759 et participe activement au siège de Québec[3]. Il échappe de peu à la mort, ses bateaux étant presque coulés par une goélette.

Holland se consacre ensuite à arpenter la partie colonisée de la vallée du fleuve Saint-Laurent et à l'élaboration de nouveaux plans pour une citadelle à Québec après la levée du siège.

Arpenteur en chef[modifier | modifier le code]

Map of New York and New Jersey, 1768

En 1762, Holland se rend à Londres et soumet ses cartes au Board of Trade, proposant une recherche dans toutes les possessions britanniques en Amérique du Nord afin de faciliter le règlement, proposition acceptée en 1764[4].

Le 6 mars 1764, Holland est nommé arpenteur général d'Amérique du Nord. Le 23 mars, il reçoit instruction d'arpenter toutes les possessions britanniques au nord du fleuve Potomac, ce qui comprend l'isle Saint-Jean, les îles de la Madeleine et l'île du Cap-Breton, en raison de leur importance pour la pêche.

Holland arrive en octobre 1764 à l'île de Saint-Jean, après la cession du territoire à la Grande-Bretagne par le traité de Paris de 1763. Sa mission de cartographie de l'île dure deux ans. Le travail de Holland divise l'île en une série de cantons appelés « lots », paroisses, comtés et villages comme système de terre féodal qui a été établi sur l'île au cours du siècle suivant.

En 1767, il propose — sans grand succès — que les explorateurs britanniques recherchent un passage du Nord-Ouest de l'Atlantique au Pacifique.

Samuel Holland meurt à Québec, dans le Bas-Canada, en 1801. Malgré ses vœux, ce n'est pas son fils, John Frederick, qui lui succède, mais son neveu par alliance, Joseph Bouchette[5].

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Holland commence à vivre à Québec en 1762 avec Marie-Joseph Rollet, âgée de 21 ans. Leur premier fils, John Frederick (il sera cartographe, comme son père[6]), naît sur l'île Saint-Jean.

Sa séparation avec Gertrude Hasse, sa première femme, s'est faite à l'amiable ; il lui verse encore une allocation annuelle entre 1756 à 1780. En 1784, Hasse demande sans succès au gouvernement britannique de le forcer à renouveler les paiements.

En 1772 l'union de Holland à Marie-Joseph Rollet devient un mariage. Le couple a dix enfants.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liste bibliographique[modifier | modifier le code]

Mémoire[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Samuel Holland, Canada's first Surveyor-General.
  2. Le DBC dit : « Nimègue ». Mais http://www.lowensteyn.com/Samuel_Holland/ dit de son lieu de naissance : « still incorrectly given as Nijmegen ».
  3. James Murray,Governor Murray's Journal of Quebec,  : « Ordered the chief acting-engineer, Capt. Holland, Major Mackellar being wounded, to visit the works ».
  4. Holland avait proposé de faire le travail pour une livre par jour, sans augmentation : DBC.
  5. DBC.
  6. M. Brook Taylor, « Holland, John Frederick », dans DBC.
  7. http://www.veterans.gc.ca/fra/contact/east-quebec, site du gouvernement du Canada.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :