Aller au contenu

Samuel Cogolati

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Samuel Cogolati
Illustration.
Fonctions
Député fédéral à la Chambre des représentants
En fonction depuis le
(5 ans et 26 jours)
Élection 26 mai 2019
Circonscription Province de Liège
Législature 55e
Biographie
Date de naissance (35 ans)
Lieu de naissance Huy (Province de Liège, Belgique)
Nationalité Belge
Parti politique Ecolo
Diplômé de KU Leuven

Né le 12 mars 1989 à Huy (Belgique), Samuel Cogolati est un homme politique belge, co-président du parti Ecolo, député au Parlement fédéral au sein du groupe Ecolo-Groen de 2019 à 2024[1].

Parcours[modifier | modifier le code]

Scolaire et professionnel[modifier | modifier le code]

Originaire de Huy, Samuel Cogolati effectue ses études secondaires de 2001 à 2008 à l’Institut Sainte-Marie de Huy[2].

Juriste de formation, spécialisé en droit international public et droits humains, il réalise un bachelier en droit à la Katholieke Universiteit Leuven (KULeuven) où il y continue un master en droit international et européen jusqu’en 2013. Il obtient également, en 2012, un certificat en études juridiques et en droit international public au King’s College London. Entre 2013 et 2014, Samuel Cogolati intègre l’Université d’Harvard où il obtient un master en droit international[3].

En 2014, il devient assistant-doctorant FWO et coordonnateur du programme de mémoire en droit international de la faculté de droit de la KULeuven, où il réalise sa thèse portant sur la protection juridique internationale des biens communs en développement. Il obtient son doctorat en janvier 2021[3]. Sa thèse soutient que les règles de la société ne sont pas définies que par l’Etat ou le marché, mais par les sociétés humaines elles-mêmes, et ce au travers de chaînes d’entraide et d’approvisionnement au niveau local, qui s’organisent spontanément[4].

Militant et politique[modifier | modifier le code]

Membre du Conseil Communal des Enfants de Huy à 10 ans, Samuel Cogolati intègre ensuite le parti Ecolo à l’âge de 14 ans[5]. En 2015, alors âgé de 25 ans, il devient conseiller communal à la Ville de Huy et sera réélu lors des élections communales d’octobre 2018[6].

Samuel Cogolati se présente sur la liste Ecolo dans la circonscription de Liège aux élections fédérales de mai 2019[7]. A l’issue de celles-ci, il est élu député à la Chambre des Représentants (55e législature) le 26 mai 2019 et entre en fonction le 20 juin de la même année[1].

Au sein du parlement, Samuel Cogolati est membre de la Commission des affaires extérieures, dont il en devient le vice-président, ainsi que de la Commission énergie[1]. Il devient également le président de la délégation belge de l’Union Interparlementaire (UIP) et préside le Comité des Droits de l’Homme de cette même UIP[8].

En octobre 2023, Samuel Cogolati est le premier belge à être reconnu comme « politicien de l’année » par One Young World, prix récompensant les femmes et les hommes, de 18 à 35 ans, qui se sont distingués à travers le monde pour leur engagement[8].

Samuel Cogolati se représente au sein de sa circonscription pour les élections fédérales de juin 2024[9].

Suite à la défaite d'Ecolo aux élections du 9 juin 2024 et à la démission de Jean-Marc Nollet et Rajae Maouane de la co-présidence, Samuel Cogolati se présente en duo avec Marie Lecocq à la tête du parti. Ils seront élus par les militants écologistes le 13 juillet 2024[10].

Engagements[modifier | modifier le code]

De la défense de l’Ukraine face à l’agression russe[11], à la dénonciation du génocide perpétré par le gouvernement chinois contre les Ouïghours[12], en passant par la défense des droits des Palestiniens,[13] Samuel Cogolati met un point d’honneur à contribuer à la défense des droits humains et des peuples à travers le monde, notamment au sein de la Commission des relations extérieures du parlement fédéral belge.

Au début de l’année 2021, comme d'autres députés européens, Samuel Cogolati est l'objet de sanctions de la part de la Chine (interdiction d'y entrer ou d'y faire des affaires) en raison de son soutien à la minorité persécutée des Ouïghours[14]. De plus, le député belge est victime d'une tentative de piratage informatique par un groupe de hackers chinois (piratage dont il est difficile de savoir si des données ont été volées). Le Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB) pense que ces attaques proviennent d'APT31, qui serait associé au gouvernement chinois. Cette attaque est survenue peu après que le député ait déposé une proposition de résolution à la Chambre des Représentants pour la reconnaissance d'un génocide contre la minorité ouïghoure en Chine. En outre, le SPF Intérieur belge a également été piraté par APT31 durant deux années. Le CCB a confirmé la tentative de piratage sur Samuel Cogolati et a averti une autre victime potentielle (un département informatique d'un parti politique). On ne sait pas si cette seconde tentative a réussi[15].

Membre de la Commission énergie au parlement fédéral, Samuel Cogolati soutient également une réduction drastique des gaz à effet de serre en Belgique, notamment par la promotion des énergies renouvelables et la fin du nucléaire[16]. Il contribue également à faire reconnaître le « crime d’écocide » dans le code pénal belge[17].

Bilingue français-néerlandais à la suite de ses études supérieures à Leuven, Samuel Cogolati dit vouloir « construire des ponts » avec la Flandre[6].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « La Chambre des représentants de Belgique », sur www.lachambre.be (consulté le )
  2. S.L, « Élections 2019: Samuel Cogolati, 30 ans, nouveau député fédéral écolo, a «une idée à la seconde» », sur lavenir.net, (consulté le )
  3. a et b (en) « Samuel Cogolati », sur ghum.kuleuven.be (consulté le )
  4. Samuel Cogolati, « International Law to Save the Commons. The International Legal Protection of the Commons in Development », Katholieke Universiteit Leuven,‎ (lire en ligne)
  5. « Samuel Cogolati (Ecolo) : « À 14 ans, je soutenais Écolo, on se moquait beaucoup de moi à l’école » », sur www.studiobus.uliege.be, (consulté le )
  6. a et b Aude Quinet, « Samuel Cogolati, le député qui se veut bâtisseur de ponts », sur La Libre.be, (consulté le )
  7. Sabine Lourtie, « Élections fédérales: Cogolati, 2e sur la liste », sur lavenir.net, (consulté le )
  8. a et b (en) « Introducing the One Young World Politician of the Year Award 2023 Winners | One Young World », sur www.oneyoungworld.com (consulté le )
  9. Belga Belga, « Elections 2024: Sarah Schlitz emmènera Ecolo en province de Liège, suivie de Samuel Cogolati », sur La Libre.be, (consulté le )
  10. « Samuel Cogolati et Marie Lecocq deviennent les nouveaux coprésidents d’Ecolo », sur Le Soir, (consulté le )
  11. R. T. L. info, « Les avoirs russes gelés en Belgique utilisés au profit des Ukrainiens? C'est la demande d'un député Ecolo », sur RTL Info, (consulté le )
  12. « La Chambre reconnaît le risque de génocide envers les Ouïghours », sur Le Soir, (consulté le )
  13. « Guerre Israël-Gaza : Ecolo veut que la Belgique gèle les avoirs du Hamas et de responsables de crimes de guerre israéliens », sur RTBF (consulté le )
  14. « Ouïghours: qui sont les parlementaires et universitaires européens sanctionnés par la Chine ? », sur L'Express, (consulté le )
  15. Louis Colart, « Cybercriminalité: un député fédéral victime de hackers chinois », Le Soir,‎ (lire en ligne Inscription nécessaire)
  16. « Accord sur le nucléaire et baisse de la facture ? 'Il ne faut pas mentir aux gens', affirme Samuel Cogolati (Ecolo) », sur RTBF (consulté le )
  17. Benjamin Hermann, « Ecocide: pourquoi il ne faut pas s'attendre à voir pleuvoir des procès du jour au lendemain », sur Le Vif, (consulté le )