Samira Sedira

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En 2014, au 20e Maghreb des Livres

Samira Sedira, née le 29 janvier 1964 à Annaba en Algérie, est une comédienne et une écrivaine.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née le 29 janvier 1964 en Algérie, ses parents émigrent en France et s'installent à La Seyne-sur-Mer. Elle refuse après la troisième d'être orientée vers le BEP, et obtient de rester dans la filière générale. Après avoir obtenu son baccalauréat, elle s'oriente en définitive vers une carrière artistique et entre à l'École de la Comédie de Saint-Étienne[1].

Elle devient ensuite comédienne dans le théâtre public français, joue sur différentes scènes, et participe notamment, en 2004, à un spectacle au Festival d'Avignon, Daewoo, d'après un roman de François Bon. Elle y joue dans une mise en scène de Charles Tordjman, en compagnie d'Agnès Sourdillon, Julie Pilod, et Christine Brücher, pour ces rôles de quatre ouvrières licenciées mais combattantes, se remémorant leur travail perdu et leurs collègues : « Elles voient leur propre grandeur, les filles, et ce qu'on leur cachait de beauté. »[2].

En 2008, après une vingtaine d'années dans des emplois d'actrice au théâtre et au cinéma, c'est elle qui se retrouve en fin de droits, en tant qu'intermittente et sans aucun engagement à venir, ni aucune proposition. Bien que son compagnon travaille, elle veut maintenir une activité, et devient, des années durant, femme de ménage, à défaut d'autre emploi. En 2013, elle publie un premier roman, L'Odeur des Planches, remarqué. Ce roman devient une pièce de théâtre, avec une adaptation de Samira Sedira et Richard Brunel et dans le rôle principal Sandrine Bonnaire, revenant sur les planches après des années consacrées au cinéma. La pièce est jouée pour la première fois à Valence en 2014, et est un succès[1]. Par la suite, Samira Sedira retrouve des engagements au théâtre, mais garde l'envie d'écrire à nouveau. Elle publie en 2016 son deuxième roman, Majda en août[1].

Thèmes de son œuvre[modifier | modifier le code]

L'Odeur des Planches raconte les heures passées à faire le ménage, l'indifférence à la femme de ménage, mais aussi, ce travail la ramenant à sa propre histoire, les difficultés de la première génération de beurs, ses parents immigrés algériens, leur dignité, leurs espoirs, leurs difficultés d'adaptation, les emplois disqualifiés, leur manque de maîtrise de la langue française, etc[3],[4].

Majda en août est consacré à la vie des femmes dans les cités[1].

Principales publications[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Par date de parution.