Sami Hafez Annan

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Sami Hafez Annan
سامي حافظ عنان
Illustration.
Sami Hafez Annan en 2012.
Fonctions
Vice-président du Conseil suprême des Forces armées

(1 an, 4 mois et 19 jours)
Président du Conseil Mohamed Hussein Tantawi
Prédécesseur Création du conseil
Successeur Dissolution du conseil
Biographie
Date de naissance (70 ans)
Lieu de naissance gouvernorat de Dakhleya
Parti politique Parti arabiste égyptien
Profession militaire

Sami Hafez Annan (arabe : سامي حافظ عنان), né le , est un lieutenant-général des forces armées égyptiennes et homme politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Sami Hafez Annan (à droite) en compagnie de l'amiral Michael Mullen (à gauche), en 2011.

Il est nommé chef d'état-major en 2005.

Il est le vice-président du Conseil suprême des forces armées, organe exécutif transitoire mis en place entre le 11 février 2011, date de la démission de Hosni Moubarak et le 30 juin 2012, date de l'investiture du président Mohamed Morsi.

Le , Morsi abroge le décret constitutionnel du 17 juin donnant les pouvoirs législatifs au Conseil suprême des forces armées et met à la retraite le lieutenant-général Annan et le ministre de la Défense Mohamed Hussein Tantawi[1].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Il est membre du Parti arabiste égyptien[2], qu'il a fondé en 2014[3] dans la perspective des élections législatives égyptiennes de 2015. Celui-ci est dirigé par son fils Samir[4]. Néanmoins, le parti n'obtient pas de députés.

Tentative de candidature à la présidentielle de 2018 et arrestation[modifier | modifier le code]

Le , son parti annonce sa candidature à l'élection présidentielle égyptienne de 2018[5]. Il officialise celle-ci le 19 janvier[6]. Il appelle les institutions à être neutres et à ne pas soutenir un « président dont le mandat prendra fin dans quelques mois »[7]. Il promet de nommer Hicham Geneina[8], ancien président de l'autorité de contrôle des comptes publics limogé par le président Abdel Fattah al-Sissi en 2016 après la publication d'un rapport sur la corruption[9], et l'universitaire Hazem Hosni comme vice-présidents de la République[7].

Le , il est arrêté par la justice militaire, accusé d'avoir falsifié des documents relatifs à sa retraite de l'armée[10]. Le soir même, la commission électorale décide de retirer son nom de la liste de candidats à parrainer[11]. La justice militaire interdit également à la presse de communiquer sur l'affaire[12]. Depuis, son entourage se dit sans informations sur son sort[13]. Son avocat annonce finalement qu'il est détenu dans une prison militaire[14]. Quelques jours plus tard, Geneina est agressé par des individus à l'œil et à un bras[15].

Le , dans une lettre ouverte, Mohamed Anouar el-Sadate, Abdel Moneim Aboul Foutouh, candidat à la présidentielle de 2012, Hicham Geneina et Hazem Hosni, qui dirigeaient la campagne d'Annan avant son arrestation, ainsi que le scientifique Essam Heggi, appellent à boycotter le scrutin en évoquant un « climat de peur » et « un calendrier électoral ne donnant pas aux candidats une réelle chance de se présenter »[16]. Le 13 février, Hicham Geneina est arrêté et déféré devant le parquet militaire[17]. Le 14 février, Abdel Moneim Aboul Foutouh est lui aussi arrêté[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Egypt's Morsi 'empowered' by army shake-up », sur aljazeera.com,
  2. « Le président Sissi briguera un second mandat en Égypte en mars », sur Radio-Canada.ca (consulté le 20 janvier 2018)
  3. « Anan will officially declare new political party », sur Cairo Post (consulté le 20 janvier 2018)
  4. « Political parties affairs committee rejects 'Tamarod' political party » (consulté le 20 janvier 2018)
  5. « Former military chief of staff Sami Anan to run in Egyptian presidential election: Party » (consulté le 19 janvier 2018)
  6. Reuters Editorial, « Ex-military chief of staff to run in Egyptian presidential election », sur U.S. (consulté le 20 janvier 2018)
  7. a et b « Egypt's former army chief of staff Anan announces 2018 presidential elections bid » (consulté le 22 janvier 2018)
  8. La-Croix.com, « En Égypte, le maréchal Al Sissi entend garder le pouvoir », sur La Croix (consulté le 22 janvier 2018)
  9. Javier Cacho Gómez, « Egypte: un ancien chef d'état major candidat à la présidentielle », sur Forbes Afrique magazine (consulté le 22 janvier 2018)
  10. Home, « Égypte : un ex-général arrêté pour s'être déclaré candidat à la présidentielle », sur Le Figaro (consulté le 23 janvier 2018)
  11. « Egypt's election authority excludes Anan from voters' database » (consulté le 23 janvier 2018)
  12. AFP, « Présidentielle en Egypte: un autre candidat jette l’éponge face à Sissi », sur Libération, (consulté le 24 janvier 2018)
  13. « Sissi toujours seul dans la course présidentielle après deux désistements en Egypte », sur VOA (consulté le 28 janvier 2018)
  14. http://aa.com.tr/fr/monde/annan-détenu-dans-une-prison-militaire-au-caire-selon-son-avocat-/1044702
  15. « Egypte: L'ex-chef de l'anti-corruption agressé, trois suspects arrêtés - L'Orient-Le Jour », sur www.lorientlejour.com, (consulté le 1er février 2018).
  16. « Egypte: des personnalités appellent au boycott de la présidentielle », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 28 janvier 2018)
  17. « Egypte: un conseiller d'un ex-prétendant à la présidentielle arrêté », sur LExpress.fr (consulté le 15 février 2018)
  18. « Egypte : la police arrête l’ancien candidat à la présidentielle Abdel Moneim Aboul Foutouh », sur Le Monde.fr (consulté le 15 février 2018)