Sam Spiegel

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Sam Spiegel
Nom de naissance Samuel P. Spiegel
Naissance
Jarosław, ex-Autriche-Hongrie
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Décès (à 84 ans)
Saint-Martin
Profession Producteur
Films notables Lawrence d’Arabie
Nicolas et Alexandra

Sam Spiegel est un producteur américain, né le à Jarosław (Autriche-Hongrie, aujourd’hui Pologne) et mort le sur l’île de Saint-Martin.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né en Galicie, Autriche-Hongrie, il fit ses études à Vienne et alla ensuite en Palestine. Dans les années 1920 et 1930, il fit carrière dans le cinéma comme producteur. En 1942, il quitta l’Europe pour les États-Unis, où il fonda une compagnie de film en 1947.

Il a produit notamment L’Odyssée de l’African Queen, Le Pont de la rivière Kwaï (7 Oscars), Soudain l’été dernier et Lawrence d'Arabie (7 Oscars). Les films qu'il a produits ont remporté 37 Oscars au total[1].

Accusations de méconduite sexuelle[modifier | modifier le code]

L'actrice américaine Theresa Russell a déclaré que Spiegel lui avait adressé des propositions sexuelles alors qu'elle faisait sa première séance de casting pour le fim de 1976 Le Dernier Nabab[2]. Dans une autre interview, elle a raconté : « J'avais seize ans et je vivais toujours chez mes parents, il m'emmena au restaurant [to the Bistro] et essaya d'enfoncer sa langue dans ma gorge[3]. » Après qu'elle eut refusé de signer un contrat[pas clair] avec Spiegel, Russell « fut complètement laissée hors de la publicité pour Le Dernier Nabab » et Spiegel menaça d'empêcher Russell de travailler encore pour Hollywood[3],[4].

En 2015, l'actrice anglaise Lesley-Anne Down a évoqué ses expériences de harcèlement sexuel par Sam Spiegel dans les années 1970 : « Je suis allée dans son appartement et avant même que je n'aie dit bonjour, il avait enfoncé sa langue dans ma bouche. Il a ensuite fourré du parfum dans ma main et m'a invitée à entrer. Il y a eu un peu de poursuite autour des tables dans la pièce, mais pas de véritable passage à l'acte. Aujourd'hui, les actrices sont protégées par un entourage, mais à l'époque, nous ne l'étions pas. Je ne me rappelle pas être allée une fois à un rendez-vous sans m'attendre à ce qu'il se passe quelque chose[5]. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Récompenses et nominations[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

1954[modifier | modifier le code]

1962[modifier | modifier le code]

1963[modifier | modifier le code]

1964[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ciné Télé Obs n°297 du 16 août 2014 p. 3
  2. Sam Wasson, « A Conversation with Theresa Russell », The Criterion Collection, (consulté le 21 septembre 2016)
  3. a et b Roger Ebert, « Interview with Theresa Russell », sur RogerEbert.com, (consulté le 6 juillet 2016)
  4. Giles Smith, « Mistress of the disturbed », sur The Independent, (consulté le 6 juillet 2016)
  5. « I was chased Upstairs and Downstairs by lecherous Hollywood predators: Star of 70s TV classic joins Helen Mirren's attack on casting couch creeps », Daily Mail,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]