Sam Etcheverry

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Sam Etcheverry
Description de cette image, également commentée ci-après
Sam Etcheverry en 1957
Nom complet Samuel Etcheverry
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance
à Carlsbad (Nouveau-Mexique)
Décès
Montréal (Québec)
Numéro 92
Position Quart-arrière
Carrière universitaire ou amateur
1949-1951 Université de Denver
Carrière professionnelle
1952-1960 Alouettes de Montréal
1961-1962 Cardinals de Saint-Louis
Carrière pro. 1952-1963

Carrière d'entraîneur
A entraîné 1964 "Rifles" du Québec
1965 Alouettes de Montréal (entraineur adjoint)
1970-1972 Alouettes de Montréal
Activité 1964-1972
Palmarès Coupe Grey, 1970

Sam Etcheverry (1930-2009), surnommé « The Rifle », est un joueur, entraîneur et dirigeant de football canadien et de football américain, qui a principalement porté les couleurs des Alouettes de Montréal de 1952 à 1960, et qui a aussi brièvement joué dans la NFL. Il a été le quart-arrière étoile de Alouettes et leur joueur le plus populaire durant son séjour à Montréal. Il est membre du Temple de la renommée du football canadien depuis 1969.

Carrière[modifier | modifier le code]

Né de parents français du Pays basque émigrés au Nouveau-Mexique, Sam Etcheverry a joué pour l'équipe de l'université de Denver de 1949 à 1951[1]. Le nouvel entraîneur des Alouettes de Montréal, Doug « Peahead » Walker, remarque une photo prise à l'université et apprécie sa façon de décocher une passe. Sans l'avoir vu jouer, il l'invite au camp d'entraînement des Alouettes[2]. Au début de la saison 1952, le quart-arrière partant Frank Nagle se blesse et Etcheverry prend la relève. Il deviendra dès lors le quart numéro un des Alouettes pour les neuf années suivantes. À cette époque, il joue également comme secondeur et botteur de dégagements[2].

Le 16 octobre 1954 Etcheverry amasse 586 verges par la passe dans un match, record canadien qui tient jusqu'en 1993[2]. Son équipe participe au match de la coupe Grey trois ans de suite, de 1954 à 1956, mais perd à chaque fois contre les Eskimos d'Edmonton. En 1956, Etcheverry obtient 4723 verges par la passe pour la saison, un record qui ne sera battu qu'en 1981[2].

À la fin de la saison 1960, après l'élimination des Alouettes par Ottawa dans un match où il semble avoir eu des difficultés à passer le ballon[3], Etcheverry passe aux Tiger-Cats de Hamilton avec Hal Patterson dans un échange qui génère la fureur des Montréalais (le quotidien Le Devoir titre Protestation générale! dans son édition du 10 novembre)[3]. Il refuse de se rapporter à son nouveau club en invoquant la clause de non-échange de son contrat et rejoint les Cardinals de Saint-Louis de la NFL[2]. Il passe deux saisons avec les Cardinals mais n'obtient pas un grand succès à Saint-Louis. En 1963 il passe aux 49ers de San Francisco mais reste sur les lignes de côté. C'est ainsi que se termine sa carrière de joueur[3].

Entraîneur et président[modifier | modifier le code]

Dès 1964 Sam Etcheverry est de retour à Montréal, comme entraîneur d'une nouvelle équipe, les « Rifles » du Québec, une équipe de football américain, membres de la United Football League, une ligue mineure basée dans le Midwest. Cette équipe ne dura qu'une saison avant de déménager à Toronto, sans Etcheverry[4].

C'est l'acquisition des Alouettes par Sam Berger en 1969 qui permet à Etcheverry de faire un retour au football par la grande porte. En effet on lui offre le poste d'entraîneur-chef du club montréalais. Le directeur-gérant est Red O'Quinn, son ancien coéquipier. Même si la saison 1970 est moyenne (sept victoires, six défaites et une nulle)[5], les Alouettes la couronnent par l'obtention de la coupe Grey, contre toute attente[4]. Les deux saisons suivantes sont cependant moins bonnes, et Etcheverry quitte à la fin de 1972[3]. Etcheverry a une dernière occasion de contribuer au football à Montréal en 1982; alors que les Alouettes viennent de faire faillite, l'homme d'affaires Charles Bronfman met sur pied une nouvelle équipe appelée les Concordes de Montréal et offre le poste de président à Etcheverry. Cependant le succès n'est pas au rendez-vous et Etcheverry perd son poste en juillet 1983[6].

Depuis la fin de sa carrière de joueur, Sam Etcheverry exerçait le métier de courtier en valeurs mobilières. Il a toujours habité au Québec depuis la même époque[7].

Il est mort en 2009 à la suite d'un long cancer[8].

Trophées et honneurs[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Sam "The Rifle" Etcheverry (1930 - 2009), notice nécrologique
  2. a, b, c, d et e Sam Etcheverry - 1re partie, sur Le Grand Club, rds.ca
  3. a, b, c et d (en) History - CFL Legends - Sam Etcheverry sur le site de la LCF
  4. a et b Sam Etcheverry - 2e partie, sur Le Grand Club, rds.ca
  5. Statistiques de la CFL pour 1970, sur Justsportsstats.com
  6. (en) Presse Canadienne, « "Weak link" Etcheverry bounced by Concordes », Ottawa Citizen,‎ , p. 57 (lire en ligne)
  7. Daniel Lemay, « Sam Etcheverry 1930-2009: on l'appelait le Rifle », La Presse,‎ (lire en ligne)
  8. Ronald King, « Une légende n'est plus », La Presse,‎ (lire en ligne)
  9. Merci Sam, sur le site des Alouettes
  10. En 1960, l'IRFU a été remplacée par la Conférence de football de l'Est (Eastern Football Conference)

Liens externes[modifier | modifier le code]