Salvador de Madariaga

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Salvador de Madariaga
Salvador de Madariaga.JPG

Salvador de Madariaga en 1966.

Fonctions
Ambassadeur d'Espagne aux États-Unis (d)
Membre du Congrès des députés
Ambassadeur d'Espagne en France
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
MuraltoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Lieu de travail
Formation
Activités
Fratrie
Emilio Madariaga (d)
Pilar de Madariaga Rojo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Nieves Mathews (en)
Isabel de Madariaga (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de
Genre artistique
Distinctions
Premio Mariano de Cavia (d) ()
Prix international Charlemagne d'Aix-la-Chapelle ()
Grand-croix de l'ordre d'Alphonse X le Sage‎ (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Salvador de Madariaga y Rojo (La Corogne 23 juillet 1886 - Locarno (Suisse), 14 décembre 1978) est un ingénieur, journaliste, diplomate, écrivain, homme d'État espagnol et pacifiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à La Corogne le 23 juillet 1886, Salvador de Madariaga fait ses études à l’Institut Cardenal Cisneros puis au collège Chaptal de Paris. En 1906 il entre à l’École polytechnique (X 1906)[1], puis à l’École des mines où il obtient son diplôme d’ingénieur. En 1921, il préside la Commission du désarmement de la Société des Nations à Genève[2].

Pendant la Seconde République espagnole (1931-1939), il est brièvement ministre de l'Instruction publique (1931-1934) et de la Justice (1934), puis ambassadeur à Washington et à Paris. Après la défaite de la République et la victoire de Franco, Madariaga s’exile et devient enseignant à Oxford, au Mexique, aux États-Unis. En 1948 il participe en tant que président de la Commission culturelle aux Congrès de la Haye et, en 1949, il est cofondateur du Collège d'Europe. Il ne revient en Espagne qu’en 1976 après la mort de Franco.

Dans l'après-guerre, il préside le Collège d'Europe de Bruges, institution du Mouvement européen. Il meurt à Locarno en 1978.

Le Collège d'Europe est le plus ancien institut de formation post-universitaire spécialisé dans les études européennes. Il demeure unique et innovateur dans son domaine. Sa création remonte au congrès de La Haye de 1948, au cours duquel Salvador de Madariaga proposa de fonder un Collège où de jeunes diplômés universitaires issus de différents pays pourraient venir étudier et vivre ensemble.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Madariaga a écrit plusieurs ouvrages sur l’Espagne et son empire colonial. De ses œuvres de critique littéraire se détachent une série d’essais sur la littérature moderne, et le Guide pour lire le Quichotte (1926), une ample analyse du chef-d’œuvre de Cervantes.

Les écrits politiques et philosophiques de Madariaga traitent du militarisme européen et de la conception de la démocratie. Il étudie notamment dans son ouvrage Anarchie ou hiérarchie, cité par Raymond Aron dans l'Introduction à la Philosophie politique la dégradation naturelle du suffrage universel direct, condamné par la combinaison de ces deux caractéristiques.

En 1973, il est lauréat du Prix international Charlemagne.

Salvador de Madariaga était le père de l'historienne Isabel de Madariaga (1919-2014), spécialiste de la Russie.

Publications[modifier | modifier le code]

Biographies[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

Madariaga à Genève (S.D.N.) en 1933.
  • Anarchie ou hiérarchie. La crise de la démocratie - ébauche d'une solution. Gallimard, Paris 1935[3].
  • España. Ensayo de Historia contemporánea, Buenos-Aires, 1944 ; Madrid, Espasa-Calpe, 1979.
  • Portrait de l'Europe, éd. Calmann Lévy, 1952.
  • L’essor de l’empire espagnol d’Amérique, 1955[4].
  • Le déclin de l’empire espagnol d’Amérique, 1958.
  • L’Amérique latine entre l’ours et l’aigle, éd. Stock, 1963.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]