Salva Kiir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Salva Kiir Mayardit
Illustration.
Salva Kiir en août 2014.
Fonctions
Président de la République du Soudan du Sud
En fonction depuis le
(7 ans, 2 mois et 7 jours)
Vice-président Riek Machar
James Wani Igga
Riek Machar
Taban Deng Gai
Prédécesseur Poste créé
Président de la Région autonome du Soudan du Sud

(5 ans, 11 mois et 8 jours)
Élection
Président Omar el-Béchir
Prédécesseur John Garang
Successeur Indépendance du Soudan du Sud
Premier vice-président de la
République du Soudan

(5 ans, 11 mois et 8 jours)
Président Omar el-Béchir
Prédécesseur John Garang
Successeur Ali Osman Taha
Biographie
Date de naissance (67 ans)
Lieu de naissance Bahr el-Ghazal
(Soudan anglo-égyptien)
Nationalité sud-soudanaise
Parti politique SPLM
Profession Militaire
Religion Catholicisme

Salva Kiir Salva Kiir
Vice-présidents de la République du Soudan
Présidents de la République du Soudan du Sud

Salva Kiir Mayardit, né le dans le Bahr el-Ghazal, est un militaire et homme d'État, premier président de la République du Soudan du Sud depuis 2011.

Biographie et parcours politique[modifier | modifier le code]

Salva Kiir Mayardit en uniforme militaire.

Appartenant au peuple des Dinkas, il est l'un des chefs de la rébellion sudiste durant la Seconde Guerre civile soudanaise.

Kiir accède le aux fonctions de président de la région autonome du Soudan du Sud et premier vice-président de la République du Soudan, après la mort du chef politique et militaire du SPLA-M John Garang, tué dans un accident d'hélicoptère et dont il n'était pas un proche. Il occupe aussi le poste de chef de l'Armée populaire de libération du Soudan (Sudan People's Liberation Army ou SPLA).

Considéré comme étant plus indépendantiste que Garang, il mène le Soudan du Sud sur la voie de l'indépendance totale vis-à-vis du régime de Khartoum. Son élection à la présidence de la région autonome en avril 2010 avec 93 % des voix des électeurs sud-soudanais, est alors considéré pour beaucoup d'analystes comme une confirmation des désirs sécessionnistes de la région autonome[1].

Les résultats du référendum d'autodétermination qui a lieu du 9 au , donnent un total de 98,83 % des voix en faveur de l'indépendance.
Celle-ci devient effective le avec Salva Kiir comme chef du nouvel État.

Le , Salva Kiir limoge son vice-président Riek Machar après que celui-ci a fait état de son ambition de briguer le poste de président de la République lors des prochaines élections prévues en 2015[2].

Article détaillé : Guerre civile sud-soudanaise.

Le , des combats éclatent dans la capitale Djouba, entre les partisans de Salva Kiir et ceux de Riek Machar, faisant ressurgir de vieilles dissensions entre les différents clans du Mouvement populaire de libération du Soudan, émanation de la SPLA, sur fond de rivalité ethnique : d'un côté les Dinkas et de l'autre les Nuers (ethnie de Riek Machar). Le 16 décembre, le président Kiir annonce qu'un coup d'État a été déjoué. Au soir du 17 décembre, les affrontements ont déjà fait 73 victimes[3],[4].

Le , quelques jours après la signature à Khartoum d'un accord de cessez-le-feu permanent avec Salva Kiir, il est annoncé que Machar retrouverait son poste de premier vice-président, que les titulaires sortants seraient maintenus à leurs fonctions et qu'une femme membre de l'opposition serait également nommée[5].

Le , le Parlement adopte à l'unanimité une loi prorogeant son mandat de trois ans, jusqu'en 2021[6], [7].

Le , un nouvel accord signé à Khartoum prévoit la nomination pour trois ans de Machar comme vice-président, et de quatre autres vice-présidents, la formation d'un gouvernement de transition de 35 membres, dont 20 de Kiir, neuf de Machar, ainsi que l'élargissement du parlement à 550 membres, dont 332 loyaux à Kiir et 128 à Machar[8].

Le , dans un décret lu à la télévision nationale, Kiir accorde une amnistie à Machar et à d'autres groupes armés qui s'opposaient au gouvernement de la République du Soudan du Sud depuis 2013[9].

Le , l'accord de paix est signé à Addis-Abeba[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « « Le premier président élu du Sud-Soudan prête serment » par Reuters. », sur yahoo.fr (consulté le 24 mai 2010)
  2. South Soudan's Riek Machar eyes Salva Kiir's job, BBC News. Consulté le 31 juillet 2013
  3. Soudan du Sud : les vieux démons resurgissent - article du Point du 17 décembre 2013
  4. Soudan du Sud: 73 morts dans les affrontements à Juba - Article Libération du 17 décembre 2013
  5. « Soudan du Sud: le chef rebelle Riek Machar va retrouver son poste de vice-président », sur L'Orient-Le Jour (consulté le 7 juillet 2018)
  6. Soudan du Sud: le mandat du gouvernement prolongé de trois ans, RFI, 13 juillet 2018.
  7. Soudan du Sud : prolongation du mandat du président Salva Kiir, africanews.fr, 13 juillet 2018.
  8. Le Point, magazine, « Soudan du Sud: les belligérants signent un accord sur le partage du pouvoir », sur Le Point (consulté le 5 août 2018)
  9. (en-GB) « Amnistie accordée aux rebelles du Soudan du Sud », BBC News Afrique,‎ (lire en ligne)
  10. AFP, « Soudan du Sud: les belligérants signent un nouvel accord de paix », sur Libération, (consulté le 12 septembre 2018) (inscription nécessaire)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]