Salima Machamba

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Ursule Salima-Machamba
Illustration.
Salima Machamba en 1920.
Titre
Reine de Mohéli
7e monarque de Mohéli

(21 ans)
Prédécesseur Marjani bin Abudu Shekhe
Successeur Colonisation française
Biographie
Dynastie Dynastie Merina
Date de naissance
Lieu de naissance Fomboni, Île de Mohéli, Comores
Date de décès (à 89 ans)
Lieu de décès Pesmes, Haute-Saône, France
Père Émile Fleuriot de Langle (–1881)
Mère Fatima Soudi bint Abderremane
reine de Mohéli (1836/37–1878)
Conjoint Camille Paule (1867–1946)
Enfants • Henriette Camille Ursule Louise, princesse de Mohéli (1902–1989)
• Louis Camille, prince de Mohéli (1907–1983)
• Camille Fernand, prince de Mohéli (1917–2007)

Ursule Salima-Machamba, ou Salima Machamba bint Saidi Hamadi Makadara (Ursule), née le à Fomboni et morte le à Pesmes, est une reine de Mohéli, île de l'archipel des Comores, aujourd'hui Union des Comores.

Biographie[modifier | modifier le code]

Salima Machamba est la fille de Djoumbé Fatima, reine de Mohéli, et d'Émile Fleuriot de Langle (1837-1881, fils de l'amiral Alphonse Fleuriot de Langle[1],[2]), et la petite-fille du sultan (roi) Abderremane, lui-même cousin de Ranavalona Ire, reine de Madagascar.

Elle est née à Mohéli en 1874 et était destinée à devenir reine de cette petite île des Comores. Elle ne régna pas en tant que reine, subissant une régence de Fadeli bin Othman, de Balia Juma et d'Abudu Tsivandini Mahmudu bin Mohamed Makadara (18631898), puis « chassée » par les résidents français.

En 1900, alors qu'elle résidait sur l'île de La Réunion, elle rencontra un gendarme français originaire de Bourgogne, Camille Paule. Elle l'épousa le à la mairie de Saint-Denis (La Réunion) et donna son trône à la France en 1902, le Gouvernement français lui ayant fait savoir que l'on ne pouvait être à la fois reine et femme de gendarme[3],[4],[5],[6].

Salima Machamba.

Elle suivit ensuite son mari en France et vécut dans une résidence fermière du petit village de Cléry (Côte-d'Or), à la lisière du département de la Haute-Saône. Elle est alors surnommée « la reine en sabots »[7]. Lors d'une visite en Franche-Comté en 1962, le général de Gaulle vint saluer la reine.

Elle eut trois enfants, les princes et princesse Louise, Louis et Fernand de Mohéli. Elle est enterrée à Pesmes, où elle s'est éteinte à 89 ans en  : une stèle est érigée sur sa tombe et porte les mentions « Ursule Salima Machamba, reine de Mohéli, épouse Paule ».

Descendance[modifier | modifier le code]

De Camille Paule (né le à Pesmes (Haute-Saône) et mort le à Champagney (Jura) ), elle eut :

  • Henriette Camille Ursule Louise, princesse de Mohéli (née le à Cléry (Côte-d'Or) et morte le à Dijon (Côte-d'Or) ), qui eut :
    • Christiane, princesse de Mohéli.
  • Louis Camille, prince de Mohéli (né le à Cléry (Côte-d'Or) et mort le à Dole (Jura) ), qui eut :
  • Camille Fernand, prince de Mohéli (né le à Cléry (Côte-d'Or) et mort le à Dijon (Côte-d'Or) ).

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Salima Machamba, Reine de Moheli et agricultrice à Cléry », Archives départementales de la Côte-d'Or, .
  2. Etter et Riquier 2012.
  3. Feyçal, Mayotte, un silence assourdissant, Paris, Publibook, , 111 p. (ISBN 978-2-7483-4210-9), p. 59 [lire en ligne (page consultée le 9 décembre 2020)].
  4. « 1964 : Décès d’Ursule Salima Machamba, dernière reine de Mohéli devenue bourguignonne », Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon (consulté le ).
  5. Jean-Claude Legros, « Une Reine oubliée par l’Histoire », sur dpr974.wordpress.com, (consulté le ).
  6. Bruno Fuligni (ill. Sergio Aquindo), Tour du monde à travers la France inconnue, Paris, Éditions du Trésor, , 188 p. (ISBN 979-10-91534-37-6), p. 74.
  7. « Qui était la reine en sabots de Cléry ? », Le Bien public, .
  8. « L'hommage d'une petite-fille à sa Reine de grand-mère », La Presse de Gray, no 3557,‎ , p. 3–4 (lire en ligne).
  9. Décret du portant promotion et nomination dans l'ordre national du Mérite, Journal officiel de la République française, no 112, , p. 7697, NOR PREX0104833D, sur Légifrance.
  10. Décret no 09-114/PIAM du .
  11. « Discours de Monsieur Charles Josselin, ministre délégué à la Coopération et à la Francophonie, le , lors de la remise de l'Ordre national du Mérite à Madame Anne Etter, présidente de l'ADIC, pour son action sociale sur l'île de Mohéli aux Comores », Association Développement des îles Comores, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julienne Nivois, À Pesmes, en Franche-Comté : Une reine oubliée par l'histoire, Langres, Éditions Dominique Guéniot, , 127 p. (ISBN 2-87825-118-0).
  • Anne Etter et Raymond Riquier, À Salima de Mohéli, dernière reine comorienne, la fidélité d'une petite-fille, Moroni, Komedit, , 137 p. (ISBN 978-2-914564-87-8).

Liens externes[modifier | modifier le code]