Salans (Jura)

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Salans
Parc et château de Salans
Parc et château de Salans
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Dampierre
Intercommunalité Communauté de communes Jura nord
Maire
Mandat
Philippe Smagghe
2014-2020
Code postal 39700
Code commune 39498
Démographie
Population
municipale
571 hab. (2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 09′ 56″ N 5° 47′ 34″ E / 47.1656, 5.7928 ()47° 09′ 56″ Nord 5° 47′ 34″ Est / 47.1656, 5.7928 ()  
Altitude Min. 211 m – Max. 276 m
Superficie 6,88 km2
Localisation

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Salans

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Salans

Salans est une commune française située dans le département du Jura en région Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Salans est en position limite des départements, Jura et Doubs. C’est le premier village Jurassien situé sur la rive gauche de la rivière du « Doubs ». A 18 kilomètres de Besançon et à 27 kilomètres de Dole, son altitude varie de 217 à 258 mètres. « Charchillac » et « les Calmants » sont des hameaux de Salans.

Séparé de Saint-vit par la rivière du « Doubs », son territoire s’étend en partie dans la plaine alluviale jusqu’à l’orée de la forêt de Chaux. Dans la partie basse, le long de la faille rocheuse se trouve la partie la plus ancienne du village. La poussée démographique et la proximité de Besançon ont nécessité la construction de plusieurs lotissements : Lotissement de la croix, lotissement des cerisiers, lotissement des demoiselles, lotissement des mûriers. Trois sources coulent sur le territoire communal : « la Fontenotte » dont l’itinéraire souterrain est inconnu, « la Parterre » et celle du « Rocher » qui toutes se prolongent par un ruisseau qui se jette dans la rivière. La forêt communale de Salans est composée de 33 parcelles sur 325 hectares. Même si à une certaine époque la forêt a rempli un rôle plus important, elle reste encore maintenant pour la commune, une ressource non négligeable.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Évans Saint-Vit (Doubs) Rose des vents
Fraisans N Saint-Vit
Roset-Fluans (Doubs)
O    Salans    E
S
Courtefontaine

Économie[modifier | modifier le code]

Pont de Salans
Pont de Salans.

Le développement de la commune de Salans est étroitement lié aux communications de la vallée. Le pont métallique à cage dont le tonnage est fortement réduit, réunissant Salans à Saint-vit, est un frein important pour l’implantation de certaines activités économiques et artisanales. Salans est une commune rurale sous influence urbaine forte et la proximité du secteur hospitalier régional de « Besançon-Chateaufarine » conduit à une pression soutenue sur les cours des terrains. Le secteur agricole se trouve fortement réduit avec quatre exploitations encore en activité et l’artisanat autrefois bien présent, ne représente plus qu’une dizaine de micro-entreprises. Comme la plupart des communes périphériques aux grandes villes, Salans est devenue petit à petit, le refuge d’une grande agglomération. Actuellement, soixante pour cent des Salanois travaillent sur Besançon.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origine du nom

Du gothique « SELS », qui veut dire « heureux ». Dès les premiers siècles, un premier groupement humain se fixe dans une crique située sur le front gauche du lit de l'Aar-Doubs. La rivière est le seul moyen de communication. Au VIIIe siècle, les Bourgondes s'établissent dans la plaine. C'est la première époque : Grâce aux trois sources (le parterre, le rocher et la fontenotte), la vie est possible, et le Xe siècle sera la période de défrichage, d'où recule de la couverture végétale, qui entre St Vit et la forêt actuelle, n'était interrompue que par la vallée de l'Aar-Doubs. Une clairière groupant les baraques des essarteurs deviendra « les hauts de Salans ». En 1150 le nom de SALANS apparaît pour la première fois dans une charte de l'Abbaye d'Acey. C'est la seconde époque

En 1348, sous le règne de Philippe VI de Valois, le « chastel » est déroché jusqu'au fondement. En 1477, il est à nouveau rasé par les troupes de Louis XI, l'unité de la France avait ses exigences... Au fil des siècles, les paysans construisirent leur ferme autour du château et de sa chapelle. Les villages s'agrandissent, la jonction du bâti se fait progressivement, les communications se dessinent pour commercer avec les villages voisins. L'équidistance des villages est d'environ trois kilomètres, ce qui représente un aller et retour par demi-journée. C'est la troisième époque.

Au XVIIIe siècle, les frères Sorin édifient leurs trois maisons en continu, ce qui est rare en milieu rural. Nous pouvons encore admirer cet ensemble qui borde la rue de Rozet. Le linteau de la porte centrale porte la date de 1742. L'église actuelle date de 1719. Les habitations sont des fermes d'ouvriers-paysans, les forges de Fraisans assurent l'emploi local. En 1842, c'est la construction de la première école-mairie, qui devenue trop petite, verra son agrandissement en 1905. Cette même année, Salans sera électrifié. L'usine du moulin du pré, alimente les forges de Fraisans et le village se trouve sur le tracé de la ligne. C'est à cette époque qu'est réalisée la nouvelle route de St-Vit. En 1935, deux chantiers importants : les égouts et le réseau d'eau. Enfin l'eau sur l'évier, mais tous n'en veulent pas !

En 1945, il faut réparer le pont dont le tonnage sera déclassé périodiquement en raison de sa vétusté.

Le pont Le Doubs, rivière capricieuse de cent mètres de large, sépare le département du même nom de la commune la plus proche au Nord-est du Jura, vous êtes à Salans. Le pont de Salans à 110 ans. Mais avant, le franchissement de la rivière était assuré par le bac. C’était une grande barque à fond plat, dirigée par le passeur. Il résidait à la maison du passager située sur le territoire du Seigneur de Salans, qui ne manquait pas de percevoir un droit à chaque passage. La construction du pont est envisagée dès 1878. Vingt ans de procédure administrative seront nécessaires pour enfin parvenir à l’ouverture du chantier. Sur deux piles en rivière réalisées en pierre de taille, le tablier repose grâce à l’assemblage des cornières en fer formant poutres à croisillons. Ses larges contreventements latéraux et supérieurs réalisant une longue cage. C’est le nom de ce type de pont. La technique très au point est fournie par les forges de Franche Comté de Fraisans. Ses références sont impressionnantes, jusqu’à 150 m de portée, ces réalisations se trouvent dans le monde entier. Le pont Alexandre III à Paris, mais aussi l’Égypte, le Tonkin, le Niger etc.… Le pont de Salans est modeste à côté. Le chantier débute en 1898, sous la direction de l’ingénieur Girard. Son inauguration a lieu le dimanche 16 avril 1899. Bénédiction et discours inaugural devaient rendre indestructible l’ouvrage qui faisait la fierté des habitants et des constructeurs. Hélas, le poids des ans et les malheurs de la guerre (le pont sera dynamité en 1940 et reconstruit après 1945) le mettront à rude épreuve à tel point que sa charge admissible qui était de 17 tonnes en 1975 est passée à 11, puis à 7,5 t, et se trouve réduite à 3,5 t en 2000.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Salans Blason De gueules à deux filets en fasce abaissée, enserrant cinq filets en bande brochant sur cinq filets en barre, chaque filet d’argent chargé d’un filet de sable, le tout surmonté d’une tour hexagonale dépourvue de créneaux, d’argent, ajourée et couverte de sable, mouvant d’un mur alésé d’argent maçonné de sable, l’édifice accosté de deux branches, à dextre de pommier, à senestre de chêne, fruitées chacune d’une pièce et affrontées, d’or ; en pointe, une trangle ondée d’argent, surmontée de trois gouttes de même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1953 1959 René Vaugier    
1959 1960 Georges Mourcely    
1960 1995 René Vaugier    
1995 2003 Michel Jeannin    
2003 2008 Roger Myotte    
2008   Philippe Smagghe[1]    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 571 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
450 554 522 498 474 453 450 461 462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
459 504 539 478 476 447 445 450 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
430 382 338 312 331 304 275 271 237
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
215 231 250 314 422 464 557 571 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Salans[modifier | modifier le code]

La famille de Laborey:

Le château de Salans a été construit au XVIIe siècle par la famille Laborey. Le premier occupant fut, Charles Jules de Laborey, né à Dole en 1617, qui se distingua entre autres dans la défense de Dole en 1640 contre les Suédois. Le château conserve encore actuellement des éléments de cette époque: ouvertures et escalier en vis. Celui-ci est donc au départ un château défensif avec quatre tours de défense. Il reste une seule des quatre tours, côté église. Le fils de Charles Jules de Laborey, Philippe Paul lui succéda et fit construire l'ég1ise de Salans sur l'emplacement de l'ancienne chapelle du château. La propriété resta dans la famille de Laborey jusqu'à la Révolution. À la Révolution, le dernier héritier doit s'enfuir à l'étranger comme beaucoup de nobles de cette époque. Il devient alors un « émigré» et ses biens lui sont confisqués par les révolutionnaires pour devenir« biens publics ». Pendant son absence, des perquisitions furent faites à son domicile bisontin du palais Granvelle ainsi qu'au château de Salans. La vente de ses meubles le 5 août 1793 produisit la somme de 725 livres. Il tente de revenir clandestinement en France vers la fin de la Révolution pour récupérer ses biens. Il est qualifié d' « émigré rentré », fait prisonnier et fusillé à Paris le 26 juin 1798. Sa mère, Marie Catherine de Reculot restée seule va vendre la propriété de Salans peu de temps après au baron Claude Alexandre Desbiez de Saint Juan, ancien 1er avocat général conseiller au Parlement de Besançon et à son épouse Marie Théodore Le Bas de Bouclans.

La famille Desbiez de Saint Juan:

La famille Desbiez de Saint Juan était originaire de Vuillafans au bailliage d'Ornans Sa filiation suivie remonte à Claude Desbiez (né en 1516, décédé en 1590) marié à Claudine Bauldiquey. Son fils Nicolas Desbiez - ou parfois des Biefs- (né vers 1550, décédé en février 1626) marié en février 1589 à Etiennette Estignard, était notaire à Vuillafans (bailliage d'Ornans). Il fut nommé tabellion général au comté de Bourgogne en 1603 par lettres des archiducs Albert et Isabelle d'Autriche, gouverneurs de la Franche Comté. Au XVIIIe siècle, après la conquête française de la Franche Comté, des membres de cette familles occupèrent des charges parlementaires et ecclésiastiques. Pierre Desbiez (né en 1669, décédé en 1737) marié à Jeanne-Brigitte Perrinot de Cernay, fut conseiller et avocat du roi au bailliage d'Ornans. Son fils Etienne Ignace Desbiez, sgr de Saint Juan (né en 1709, décédé en 1780) marié à Geneviève Caron, fut nommé premier avocat général (1736) puis conseiller (1771) au parlement de Besançon. Son fils Claude Alexandre Desbiez baron de Saint Juan (né en 1747, décédé en 1820) marié à Marie Théodore Le Bas de Bouclans, succéda à son père dans ces mêmes charges de premier avocat général (1771) puis de conseiller (1774) au parlement. Son fils Charles Desbiez baron de saint Juan (né en 1785, décédé en 1862) marié à Zoé Gravier de la Gelière, était propriétaire foncier, conseiller municipal de Besançon et conseiller général du canton de Vercel. Il recevait volontiers les artistes et les hommes de lettres en son hôtel de Besançon et en son château de Salans (Jura) où il résidait. Son fils Alexandre Desbiez baron de Saint Juan (né en 1820, décédé en 1863) marié à Elisabeth de Jouffroy d'Abbans, s'installa à son mariage dans sa propriété de Saint Juan où il se consacra à l'écriture de poésies et de fables qui connurent un certain succès régional. Au XIXe siècle, la famille Desbiez de Saint Juan eut des alliances avec les familles Le Bas de Bouclans, Gravier de la Gelière, de Ganay, de Jouffroy d'Abbans, de Scey-Montbéliard, Gillet de Chalonge, Mareschal de Longeville. Elle reçut en 1786 le titre de baron de Saint Juan (village près de Baumes-les-Dames où elle possédait une propriété).

Le Château à l'époque (fin du XVIIIe siècle) ne comportait que le bâtiment principal central. Le parc était un parc à la Française avec des lignes géométriques et des buis taillés. Une grande allée principale qui arrivait jusqu'à la grille du château. La grille date du XVIe siècle, el1e est classée et est en fer forgé (plus ancien que le fer moulé). Le domaine s'étendait jusqu'au Doubs à environ 800 m avec une grande allée plantée d'arbres. Le domaine comprenait également des forêts et des surfaces cultivées. La ferme du château était la maison située de l'autre côté de la route. Le baron de Saint Juan percevait même un droit de passage sur le bac qui permettait de traverser le Doubs. Jusqu'au XVIIIe siècle, les parcs à la Française lancés par André Le Nôtre le jardinier de Louis XIV étaient très à la mode. Les nobles ne jardinaient pas eux-mêmes, les dames se promenaient dans les parcs pendant que les Messieurs traitaient des affaires politiques. Les nobles tout comme le baron vivaient de leurs rentes et des revenus de leurs terres. Le jardin devait représenter la domination de l'homme sur la nature. Tout est taillé, guidé, encadré. C'est une époque où on se montre beaucoup dans les jardins où les toilettes des dames doivent éclipser la beauté de la nature. Cette mode touche à sa fin lorsque le baron de Saint Juan arrive à Salans. Le baron de Saint Juan comme tous les nobles de cette époque est très attiré par toutes les nouveautés, les découvertes qui permettent d'éblouir et d'être à la mode. Il n'est pas de bon ton de rechercher les antiquités comme aujourd'hui. Le baron va embellir le château. La façade et la décoration intérieure témoignent du style néo-classique. Le baron de Saint Juan fait ajouter les deux ailes latérales pour y installer les escaliers. L'escalier d’honneur de style directoire en pierre bisontine à gauche et l'escalier de dégagement à droite pour une meilleure circulation dans la maison. Il n’était pas concevable en effet de continuer à faire entrer les invités par l’escalier à vis de la petite tour du XVIIe siècle à l’arrière du château. Ceci ne mettait pas assez en valeur le château et le baron a fait ouvrir de grandes fenêtres. À la fin du XVIIIe siècle et au IXXe siècle, les styles directoire et empire font entrer la lumière et la nature dans les maisons, agrandissent les espaces et simplifient le mobilier et la décoration. Le fils du baron, Charles Desbiez de Saint Juan(1785 - 1862) a une dizaine d’années lorsqu’il arrive à Salans. C'est lui le grand architecte du jardin. Il va en faire ce qu’il est encore aujourd’hui : un jardin anglais romantique de style directoire mettant en valeur les huit sculptures de pierre représentants les 4 saisons, qui trônaient à l'époque devant la façade. C’est un changement de mentalité de l’époque qui demande à l'homme de s'effacer devant la nature. Il est alors de bon ton de jardiner soi-même. Dans ce jardin tout est symbole, la cascade est la montagne, le canal représente la rivière qui va vers la mer (l'étang). Le parc est ovale, sans arbres sur la prairie centrale, les arbres sont plantés en pourtour de la prairie en ovale. La promenade part du château et fait une boucle sous les arbres. Le parc comporte actuellement une roseraie ancienne devant le « haha ». Ce point de vue sur la campagne environnante était appelé ainsi car il était censé provoquer un effet de surprise. "haha » fossé remplaçant une clôture, protégeant le jardin du bétail et permettant ainsi au regard d'embrasser la campagne environnante (peu visible à la différence d'un mur, il suscitait des exclamations quand on le découvrait, d'où son nom)

Le parc est inscrit au supplément de l’inventaire des monuments historiques. Le château de Salans est au XIXe siècle. Un salon littéraire fréquenté. le baron Charles de Saint Juan est lui-même poète. On peut y rencontrer tous les poètes écrivains et artistes en vogue à l'époque. (Charles Nodier, Castan, Montalembert Charles Weiss ...) Puis peu à peu, les nobles ne peuvent plus vivre seulement de leurs rentes. Certains d'entre eux vont réussir à temps à se tourner vers l'industrie. La famille Desbiez de Saint Juan devra finalement vendre Salans en 1918. La propriété est d'abord vendue à un antiquaire qui ne gardera le château que le temps de vendre ce qu'il contient et notamment les huit statues qui ornaient la façade. Plusieurs propriétaires vont ensuite se succéder.

En 1935, M. Félicien RUFFET (1872-1958) achète la propriété à son retour du LAOS et en fait sa résidence familiale en 1936. Ancien garde républicain, originaire du village d'EVANS, il y vivra avec son épouse laotienne Phouma (décédée en 1974) et ses deux enfants Jean et Suzanne.Il restaurera la propriété peu entretenue par les derniers propriétaires, remeublera dans le style de la propriété et plantera de nouvelles essences dans le parc, tout en implantant plusieurs ruches et un verger. Madame Suzanne PIERRE-RUFFET a vendu la propriété en 1985 et a quitté la région. Ses enfants passent souvent par Salans pour voir leur maison d'enfance et entretenir la tombe de leur grands-parents au cimetière.

Le château a été restauré dans le style d'origine et le parc a été planté d'essences exotiques et de roses en lui gardant son esprit, par les soins de la famille Oppelt qui l'a acheté en 1985. Depuis 2004, il est la propriété de M. et Mme Guillemin. Ce parc classé ressemble étonnamment au jardin de Chateaubriand de la Vallée-aux-Loups, dans le val d'Aulnay près de Paris. Il est de même forme ovale et de même époque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Charles Desbiez baron de Saint Juan (1785-1862) qui restaura le château de Salans et y reçu de nombreuses personnalités (dont Charles Nodier).

Alexandre de Saint Juan (1820-1863), poète et écrivain franc-comtois.

Marie de Saint Juan (1822-1890), amie et correspondante de Montalembert, elle créa au château de Salans (Jura) un salon littéraire et musical. Elle fut l'auteur d'ouvrages de piété, d'éducation, de littérature et d'un livre de cuisine publié en 1890 (Hetzel) qui eut un certain succès. Elle participa à la création de la Maison de Béthanie, où des religieuses dominicaines accueillent des femmes sorties de prison. Elle fut la donatrice des Vierges de Salans et Durnes.

Charles Nodier: né le 29 avril 1780 à Besançon. Décédé le 29 janvier 1844 à Paris. Écrivain- Précurseur du romantisme français.

Charles Forbes, comte de Montalembert : né le 15 avril 1810 à Londres, décédé le 13 mars 1870 à Paris. journaliste, historien et homme politique français. Député du Doubs.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Gabriel Pelletier "Evans et Salans" Pierre convers "origines de Salans" Annie Guillemin "Chateau de Salans"

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011