Sainte Jeanne des Abattoirs

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Sainte Jeanne des Abattoirs
Auteur Bertolt Brecht
Dates d'écriture 1929 - 1931
Version originale
Titre original Die heilige Johanna der Schlachthöfe
Langue originale Allemand
Version française
Traducteur Pierre Deshusses
Éditeur Editions de L'Arche
Rôle principal Jeanne Dark

Sainte Jeanne des Abattoirs (Die heilige Johanna der Schlachthöfe) est une pièce de théâtre du dramaturge allemand Bertolt Brecht écrite de 1929 à 1931 et créée dans une version radiophonique partielle en 1932. Elle a été traduite en Français par Pierre Deshusses. Cette pièce est une critique des dramatiques conséquences du système capitaliste, sous la forme d'un conte initiatique.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Lorsque Brecht écrit cette pièce entre 1930 et 1931, la crise économique atteint fortement l'Europe. Sur le plan politique, l'Italie est déjà sous le régime fasciste et Hitler est élu en Allemagne. Brecht est exilé aux États-Unis. Les abattoirs de Chicago, dans le quartier Union Stock Yard fonctionnent depuis 1865 et embauchent plus de 100 000 ouvriers[1].

Résumé[modifier | modifier le code]

Pierpont Mauler est un patron de l'industrie de la viande en conserve. La concurrence dans le secteur est telle que des centaines d'ouvriers des abattoirs se retrouvent au chômage à cause de faillites. Jeanne Dark fait partie des "Chapeaux noirs", une organisation religieuse semblable à l'Armée du Salut. Jeanne Dark veut défendre la cause ouvrière, mais elle est rapidement désillusionnée et quitte les Chapeaux noirs qui sont indirectement complice des industriels. Elle se retrouve également au chômage. La pièce évoque les manifestations, la grève générale, et finalement la victoire des grands industriels qui s'en sortent le mieux tandis que la précarité ne cesse de grandir chez les ouvriers au chômage.

"ça fait longtemps / que ce travail nous dégoûte / cette usine est un enfer / et seules les terribles misères / dans la froideur de Chicago / nous retenaient dans ces entrepôts. / Mais maintenant on ne peut plus / pour douze heures de travail / acheter du pain rassis / ni même un pantalon. / Autant partir d'ici / et crever tout de suite !"[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Dossier pédagogique Sainte Jeanne des Abattoirs », sur mc2grenoble.fr (consulté le 22 avril 2016)
  2. Bertolt Brecht, Sainte Jeanne des Abattoirs, Editions L'Arche,