Sainte-Colombe-sur-l'Hers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sainte-Colombe.
Sainte-Colombe-sur-l'Hers
Mairie de Sainte-Colombe-sur-l'Hers
Mairie de Sainte-Colombe-sur-l'Hers
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes des Pyrénées Audoises
Maire
Mandat
Thierry Couteau
2014-2020
Code postal 11230
Code commune 11336
Démographie
Population
municipale
457 hab. (2014)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 57′ 12″ nord, 1° 58′ 01″ est
Altitude Min. 389 m – Max. 764 m
Superficie 10,61 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Sainte-Colombe-sur-l'Hers

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Sainte-Colombe-sur-l'Hers

Sainte-Colombe-sur-l'Hers (en catalan ou occitan Santa Colomba d'Ers) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Sainte-Colombiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Lucien Clergue[1] SE  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[3],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 457 habitants, en diminution de -9,86 % par rapport à 2009 (Aude : 3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 093 1 057 1 098 1 045 1 233 1 467 1 368 1 315 1 426
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 325 1 166 1 178 1 275 1 321 1 350 1 391 1 274 1 227
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 078 1 123 1 166 882 853 797 795 716 759
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
711 603 544 534 530 539 511 496 457
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Fontaine Wallace

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Raymond Viviès, baron de La Prade (1763-1813), général de l'Empire, officier de la Légion d'honneur, chevalier de la Couronne de Fer. Happé par le tourbillon de l'histoire en 1793, il est nommé chef de brigade (colonel) 6 ans plus-tard et gagne ses étoiles à Austerlitz. Après avoir participé aux grandes étapes qui ont jalonné l'épopée napoléonienne (campagne d'Italie, Austerlitz, Iéna, Eylau, Essling, Wagram, la Bérézina), il mourra de fièvre et à bout de force à Vilnius (Lituanie) après avoir couvert les arrières de la Grande Armée lors de la retraite de Russie. Qualifié d"oublié de la Grande Armée" par Jean Tulard dans son "Dictionnaire Napoléon" (Fayard, 1978), Viviès incarne l’engagement de ces hommes qui ne peut s’expliquer simplement par leur loyauté envers un chef charismatique et leur avidité de conquêtes, mais aussi et surtout parce qu’ils se sentaient les hérauts de valeurs, héritées du siècle des Lumières et ayant pour vocation à s'imposer aux monarchies féodales européennes, qui dépassaient leurs ambitions personnelles. Son souvenir est perpétué par une épitaphe invitant à la prière sur le caveau familial au centre du cimetière de Sainte-Colombe[6]
  • Jean Marc Antoine GAUDONVILLE, né à Sainte-Colombe-sur-l'Hers le 7 juin 1767, décédé le 28 janvier 1851 à Pamiers (Ariège). Avocat-avoué à Pamiers. Élu député de l'Ariège le 15 janvier 1815 "les Cent jours", conseiller municipal, adjoint au maire de Pamiers.
  • Jean Bonnail, né le 13 octobre 1852 à Rivel, industriel, dirigeait une manufacture de draperie locale. Président de la Société Mutuel, Bonnail est élu maire radical socialiste de Saint-Colombe-sur-l'Hers en 1878; en 1892 il est élu conseiller général du canton de Chalabre et le reste pendant 36 ans jusqu'à son décès le 27 juillet 1928 à Sainte-Colombe-sur-l'Hers. Jean Bonnail, a été élu le 17 mars 1912 député de l'Aude radical socialiste (arrondissement de Limoux) ; réélu le 26 avril 1914, il occupe son siège jusqu'au 16 mars 1919, date à laquelle il ne se représente pas.
  • Henri Dujardin-Beaumetz, célèbre peintre, cacique du Parti radical socialiste dans l'Aude, est élu sénateur de l'Aude. Il choisit de parrainer son dauphin Jean Bonnail. Les opposants d'Henri Dujardin-Beaumetz, qui vont de la droite maurrassienne à des socialistes autonomistes avec Ernest Ferroul, de Narbonne, en passant par des Radicaux dissidents avec Paulin Nicolau, maire de Quillan, incitent le célèbre aviateur Jules Védrines à se présenter face à Jean Bonnail. Pour battre la campagne électorale, Védrines utilise son avion et ses talents d'aviateur. Il sillonne le ciel audois. Il se pose dans un champ proche du village où il doit tenir une réunion électorale, ce qui en 1912 n'est pas commun. Mais Jean Bonnail est élu, avec une faible majorité.
  • Nicolae Fleissig, sculpteur.
  • David Vanorbeek, sculpteur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site officiel de la préfecture de l‘Aude - liste des maires (doc pdf)
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  6. Source : Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), librairie Saffroy,

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]